par L'indécis » ven. 24 mai 2024, 8:34
Bonjour Ombiace,
En fait, je pense que quasiment tout peut être perverti et " singé ", la notion même de joie n'y échappe pas.
La spiritualité de la joie, péjorativement et typiquement, mène souvent à un mépris des gens malheureux ou simplement, tristes.
Sous couvert de bonnes intentions, on manque de compassion.
D'ailleurs, bien que je pense que ce soit involontaire, " bonnes intentions " me paraît être une formulation galvaudée. En fait, remplacez " bonnes intentions " par " foi intense ", ça se rapproche davantage de ce que j'entendais. Les bonnes intentions, et surtout l'amélioration et une véritable charité, n'était possibles que par grâce.
Je suis convaincu aussi que l'athéisme, en matière d'ingérence, et de manipulation, est très militant aussi. Pareil pour l'Islam.. Et bien d'autres choses. En fait, l'absence de prosélytisme est fort rare si vous voulez mon avis... D'ailleurs, il me semble qu'en dépit des connotations négatives qu'a pris le mot " prosélytisme ", il y en a un bon ; c'est celui où ce qui est encouragé est véridique.
Et quand je vois toutes les attaques envers le catholicisme, ne serait-ce que sur le plan intellectuel, je pense qu'il est nécessaire que certains fassent de l'apologétique. Mais je reconnais volontiers que " la joie ", que personnellement je préfère appeler " charité ", est supérieure à de simples considérations. Ce qui n'empêche pas que ces dernières soient nécessaires, juste qu'elles sont un témoignage moins fort si on s'arrête à ces seules considérations.
Et n'oubliez pas que Dieu lui-même peut s'exprimer à travers nous, " manipulation ingérente " laisse entendre que cela vient surtout de nous et qu'on ne respecte pas le libre-arbitre des gens, alors que ça ne me paraît pas incompatible.
Cependant, j'admets volontiers un fondement à vos réserves : les discussions athée/catholique deviennent vite violentes et peu charitables. De plus, avec les meilleurs arguments du monde, certains n'y croiront pas pour x raison, parfois, ce n'est simplement pas le bon moment.
Pareil avec les musulmans, les protestants évangéliques, etc... En fait, changer d'avis implique des choses qui n'impliquent pas directement les connaissances : L'humilité d'admettre qu'on avait tort me vient spontanément à l'esprit, qui est manifestement source régulière de difficultés.
Bref, je pense que dans la plupart des cas, ce que vous dites est vrai : mieux vaut se taire et être charitable ( et peut-être prier discrètement ) ; mais pour certains, ce serait peut-être une réponse adéquate que d'argumenter, avec mesure et adéquation.
Encore une fois, pratiquement tout peut être perverti en nous, la joie, les prédications qu'on fait... sont parfois des travestissements de nos égoïsmes et orgueils.
En résumé, je suis fort d'accord avec vous, mais il manque un équilibre dans la considération que vous m'avez présentée il me semble : la contemplation est excellente avec la charité qui y mène mais tout le monde ne peut pas vivre en ermite, et parfois certaines situations exigent qu'on ne reste pas simplement silencieux.
A noter que je ne cherche pas à faire du moralisme ( que Dieu m'en préserve ), et qu'il m'est vraisemblablement arrivé de tomber dans ces travers, le tout étant d'essayer de s'améliorer avec l'assistance de la grâce.
Beau Vendredi

Bonjour Ombiace,
En fait, je pense que quasiment tout peut être perverti et " singé ", la notion même de joie n'y échappe pas.
La spiritualité de la joie, péjorativement et typiquement, mène souvent à un mépris des gens malheureux ou simplement, tristes.
Sous couvert de bonnes intentions, on manque de compassion.
D'ailleurs, bien que je pense que ce soit involontaire, " bonnes intentions " me paraît être une formulation galvaudée. En fait, remplacez " bonnes intentions " par " foi intense ", ça se rapproche davantage de ce que j'entendais. Les bonnes intentions, et surtout l'amélioration et une véritable charité, n'était possibles que par grâce.
Je suis convaincu aussi que l'athéisme, en matière d'ingérence, et de manipulation, est très militant aussi. Pareil pour l'Islam.. Et bien d'autres choses. En fait, l'absence de prosélytisme est fort rare si vous voulez mon avis... D'ailleurs, il me semble qu'en dépit des connotations négatives qu'a pris le mot " prosélytisme ", il y en a un bon ; c'est celui où ce qui est encouragé est véridique.
Et quand je vois toutes les attaques envers le catholicisme, ne serait-ce que sur le plan intellectuel, je pense qu'il est nécessaire que certains fassent de l'apologétique. Mais je reconnais volontiers que " la joie ", que personnellement je préfère appeler " charité ", est supérieure à de simples considérations. Ce qui n'empêche pas que ces dernières soient nécessaires, juste qu'elles sont un témoignage moins fort si on s'arrête à ces seules considérations.
Et n'oubliez pas que Dieu lui-même peut s'exprimer à travers nous, " manipulation ingérente " laisse entendre que cela vient surtout de nous et qu'on ne respecte pas le libre-arbitre des gens, alors que ça ne me paraît pas incompatible.
Cependant, j'admets volontiers un fondement à vos réserves : les discussions athée/catholique deviennent vite violentes et peu charitables. De plus, avec les meilleurs arguments du monde, certains n'y croiront pas pour x raison, parfois, ce n'est simplement pas le bon moment.
Pareil avec les musulmans, les protestants évangéliques, etc... En fait, changer d'avis implique des choses qui n'impliquent pas directement les connaissances : L'humilité d'admettre qu'on avait tort me vient spontanément à l'esprit, qui est manifestement source régulière de difficultés.
Bref, je pense que dans la plupart des cas, ce que vous dites est vrai : mieux vaut se taire et être charitable ( et peut-être prier discrètement ) ; mais pour certains, ce serait peut-être une réponse adéquate que d'argumenter, avec mesure et adéquation.
Encore une fois, pratiquement tout peut être perverti en nous, la joie, les prédications qu'on fait... sont parfois des travestissements de nos égoïsmes et orgueils.
En résumé, je suis fort d'accord avec vous, mais il manque un équilibre dans la considération que vous m'avez présentée il me semble : la contemplation est excellente avec la charité qui y mène mais tout le monde ne peut pas vivre en ermite, et parfois certaines situations exigent qu'on ne reste pas simplement silencieux.
A noter que je ne cherche pas à faire du moralisme ( que Dieu m'en préserve ), et qu'il m'est vraisemblablement arrivé de tomber dans ces travers, le tout étant d'essayer de s'améliorer avec l'assistance de la grâce.
Beau Vendredi :ciao: