Indissolubilité, qu'est-ce à dire ?

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Re: Indissolubilité, qu'est-ce à dire ?

par Kerniou » jeu. 25 avr. 2024, 10:23

J'ai appris, de la bouche-même d'un prêtre que, désormais, les évêques sont habilités à annuler les mariages; ce qui n'a pas été le cas pendant longtemps. Je sais qu'en 1959, il fallait une autorisation pontificale pour qu'un catholique épouse, à l'église, "une païenne"comme on disait à l'époque. Le cas s'est produit dans ma famille. Le baptême a eu lieu après le mariage

Re: Indissolubilité, qu'est-ce à dire ?

par Coco lapin » jeu. 18 avr. 2024, 22:32

Bonjour Kerniou !
Kerniou a écrit :le mariage de votre ami n'est pas reconnu par l'Eglise s'il s'agit d'un mariage civil. En effet, pour l'Eglise catholique, le mariage civil représente une démarche administrative nécessaire pour accéder au mariage religieux. Si le mariage civil n'a pas valeur sacramentelle, pourquoi le refus de l'évêché?
Je crois bien que c'est parce que son mariage civil a une valeur naturelle reconnue par l'Eglise, et parce que c'est seulement le pape qui est habilité à l'annuler.

Re: Indissolubilité, qu'est-ce à dire ?

par Kerniou » lun. 15 avr. 2024, 13:40

le mariage de votre ami n'est pas reconnu par l'Eglise s'il s'agit d'un mariage civil. En effet, pour l'Eglise catholique, le mariage civil représente une démarche administrative nécessaire pour accéder au mariage religieux. Si le mariage civil n'a pas valeur sacramentelle, pourquoi le refus de l'évêché?
Par ailleurs, la préparation au mariage ne passe pas obligatoirement par les CPM _Centre de Préparation au Mariage_ mais peut avoir lieu "individuellement" avec un prêtre .C'est pourquoi, je ne comprends pas la réponse négative qui vous a été donnée....
Pourquoi ne pas consulter un archevêché proche de chez vous voire celui de Paris ...

Re: Indissolubilité, qu'est-ce à dire ?

par Coco lapin » dim. 14 avr. 2024, 22:12

Bonsoir AnnabelleK,

C'est au souverain pontife de dissoudre le précédent mariage de votre ami car il était déjà baptisé avant d'épouser cette femme musulmane. Votre prêtre aurait dû s'en apercevoir avant. Du coup, votre mariage devra être différé le temps qu'aboutisse la procédure. Je ne peux pas vous aider à l'accélérer, je n'y connais quasiment rien, désolé.

Re: Indissolubilité, qu'est-ce à dire ?

par Foxy » dim. 14 avr. 2024, 18:49

Bonsoir AnnabelleK

Avez-vous fait "la préparation au mariage" ? Si non, ça pourrait être cela qui coince...

Votre curé ne vous en n'a pas parlé ? Si non, vous pouvez le questionner.

D'autres de ce forum auront peut-être une autre idée.

Re: Indissolubilité, qu'est-ce à dire ?

par AnnabelleK » dim. 14 avr. 2024, 12:13

Bonjour à tous et d'ores et déjà, merci pour vos échanges que je trouve très intéressants.
Je me permets de soumettre à votre bienveillante compétence mon problème. Je vous avoue être en grand désarrois.

J'ai pour projet de me marier avec mon conjoint en mai prochain. Dans 1 mois.
Je suis baptisée catholique et jamais mariée.
Mon conjoint est baptisé protestant. Il a été marié civilement à une femme musulmane pratiquante donc le mariage n'a jamais été consacré d'aucune manière ni béni par quiconque.

Nous avons déposé une demande il y a plus d'un an pour nous permettre de nous marier à l'église de mon village.
Une réponse favorable nous a été envoyée par Versailles il y a 1 an.

Vendredi dernier notre bon prêtre vient nous annoncer terriblement embêté que Paris a indiqué qu'il y avait eu une erreur et que nous ne pouvions finalement pas nous marier religieusement en mai. Nous devions faire une demande auprès de Rome...

Je ne comprends pas comment cela est possible... quel recours avons nous ? Aucun mariage religieux n'a été prononcé !! Pourquoi mon futur époux est ainsi rejeté alors même qu'il a fait sa demande de pleine acceptation dans la foi catholique. Comment est-il possible de nous le refuser à 1 mois du mariage alors que nous avions déjà eu une autorisation ?

Mille mercis pour votre aide

Re: Indissolubilité, qu'est-ce à dire ?

par Ombiace » mer. 03 avr. 2024, 16:30

J'avais occulté la fin de votre intervention :
Olivier JC a écrit : mer. 03 avr. 2024, 15:48
Ombiace a écrit : mer. 03 avr. 2024, 11:40PS Je suis désolé de faire dévier le fil.
Il s'agissait, pour rassembler un peu nos diverses considérations, de débattre de si la dissolution d'un mariage pouvait ou non peiner Dieu.

A cet égard, je citerais ce qui, si ce n'est pas de la peine, serait à mon avis au moins un reproche, (déception ?) dans la bouche du Fils, dans Mt19,
NB : Il ne s'agit ici plus du Père mais de réactions qui auraient pu être accessibles au Fils, dont il est question, en son humanité
La dissolution d'un mariage est possible ou impossible. Si elle est possible, i.e. autorisée par le droit en certaines circonstances, alors ce ne saurait être un péché. Si elle est impossible, la question ne se pose pas.
Ma remarque ne visait pas le caractère éventuellement peccamineux d'une dissolution, mais le vocabulaire qu'emploie Jésus pour en désigner la cause en Mt19, 08 (dureté de coeur)

Re: Indissolubilité, qu'est-ce à dire ?

par Ombiace » mer. 03 avr. 2024, 16:22

Olivier JC a écrit : mer. 03 avr. 2024, 15:48 C'est que je n'y vois pas des objections. L'application d'un principe général à une situation particulière ne le transforme pas en principe particulier.
Je ne comprends pas de quels principes vous parlez.

Mais à votre intention, je vais mettre en gras les objections auxquelles je faisais allusion, n'y voyez pas malice :
Ombiace a écrit : mer. 03 avr. 2024, 12:07
Olivier JC a écrit : mer. 03 avr. 2024, 8:03 Dieu l'a également expressément révélé. Ainsi en Malachie 3, 6 : "je suis l'Eternel, je ne change pas". Dans l'épître de S. Jacques également (1, 17) : "tout bienfait et tout don parfait viennent d'en haut ; ils descendent du Père des lumières, en qui il n'y a ni changement ni l’ombre d’une variation".
Voici le contexte , en Malachie 3,
05 Je m’approcherai de vous pour le jugement ; sans attendre, je témoignerai contre les magiciens, contre les adultères, contre ceux qui font de faux serments, contre ceux qui oppriment le salarié, la veuve et l’orphelin, qui excluent l’immigré et qui ne me craignent pas, – dit le Seigneur de l’univers.

06 Moi, le Seigneur, je n’ai pas changé, mais vous, fils de Jacob, vous n’en finissez pas de changer :

07 depuis les jours de vos pères, vous vous écartez de mes décrets et ne les gardez pas. Revenez à moi, et je reviendrai à vous, – dit le Seigneur de l’univers. Vous demandez : « En quoi devrons-nous revenir ? »
Je constate que Dieu y met l'accent sur la partie liée aux jugement et décrets, qu'il est logique de maintenir invariants.
Le changement mentionné au verset 06 pourrait ne concerner que cette partie profonde de ses décisions. Je trouve en tout cas que ça aurait du sens

Voici maintenant le contexte de Jacques 1, 17 (tiré de l'aelf) :
14 Chacun est tenté par sa propre convoitise qui l’entraîne et le séduit.

15 Puis la convoitise conçoit et enfante le péché, et le péché, arrivé à son terme, engendre la mort.

16 Ne vous y trompez pas, mes frères bien-aimés,

17 les présents les meilleurs, les dons parfaits, proviennent tous d’en haut, ils descendent d’auprès du Père des lumières, lui qui n’est pas, comme les astres, sujet au mouvement périodique ni aux éclipses.

18 Il a voulu nous engendrer par sa parole de vérité, pour faire de nous comme les prémices de toutes ses créatures.
Pour moi, je verrais plutôt dans le verset 17 l'idée que Dieu ne serait pas influençable dans ses souveraines décisions

Re: Indissolubilité, qu'est-ce à dire ?

par Olivier JC » mer. 03 avr. 2024, 15:48

Ombiace a écrit : mer. 03 avr. 2024, 15:18Je note que vous ne réagissez pas à mes objections du message qui suit. Les valideriez vous ?
C'est que je n'y vois pas des objections. L'application d'un principe général à une situation particulière ne le transforme pas en principe particulier.
Ombiace a écrit : mer. 03 avr. 2024, 11:40PS Je suis désolé de faire dévier le fil.
Il s'agissait, pour rassembler un peu nos diverses considérations, de débattre de si la dissolution d'un mariage pouvait ou non peiner Dieu.

A cet égard, je citerais ce qui, si ce n'est pas de la peine, serait à mon avis au moins un reproche, (déception ?) dans la bouche du Fils, dans Mt19,
NB : Il ne s'agit ici plus du Père mais de réactions qui auraient pu être accessibles au Fils, dont il est question, en son humanité
La dissolution d'un mariage est possible ou impossible. Si elle est possible, i.e. autorisée par le droit en certaines circonstances, alors ce ne saurait être un péché. Si elle est impossible, la question ne se pose pas.

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Re: Indissolubilité, qu'est-ce à dire ?

par Ombiace » mer. 03 avr. 2024, 15:18

Merci encore, Olivier.
Je note que vous ne réagissez pas à mes objections du message qui suit. Les valideriez vous ? :
Ombiace a écrit : mer. 03 avr. 2024, 12:07
Olivier JC a écrit : mer. 03 avr. 2024, 8:03 Dieu l'a également expressément révélé. Ainsi en Malachie 3, 6 : "je suis l'Eternel, je ne change pas". Dans l'épître de S. Jacques également (1, 17) : "tout bienfait et tout don parfait viennent d'en haut ; ils descendent du Père des lumières, en qui il n'y a ni changement ni l’ombre d’une variation".
Voici le contexte , en Malachie 3,
05 Je m’approcherai de vous pour le jugement ; sans attendre, je témoignerai contre les magiciens, contre les adultères, contre ceux qui font de faux serments, contre ceux qui oppriment le salarié, la veuve et l’orphelin, qui excluent l’immigré et qui ne me craignent pas, – dit le Seigneur de l’univers.

06 Moi, le Seigneur, je n’ai pas changé, mais vous, fils de Jacob, vous n’en finissez pas de changer :

07 depuis les jours de vos pères, vous vous écartez de mes décrets et ne les gardez pas. Revenez à moi, et je reviendrai à vous, – dit le Seigneur de l’univers. Vous demandez : « En quoi devrons-nous revenir ? »
Je constate que que Dieu y met l'accent sur la partie liée aux jugement et décrets, qu'il est logique de maintenir invariants.
Le changement mentionné au verset 06 pourrait ne concerner que cette partie profonde de ses décisions. Je trouve en tout cas que ça aurait du sens

Voici maintenant le contexte de Jacques 1, 17 (tiré de l'aelf) :
14 Chacun est tenté par sa propre convoitise qui l’entraîne et le séduit.

15 Puis la convoitise conçoit et enfante le péché, et le péché, arrivé à son terme, engendre la mort.

16 Ne vous y trompez pas, mes frères bien-aimés,

17 les présents les meilleurs, les dons parfaits, proviennent tous d’en haut, ils descendent d’auprès du Père des lumières, lui qui n’est pas, comme les astres, sujet au mouvement périodique ni aux éclipses.

18 Il a voulu nous engendrer par sa parole de vérité, pour faire de nous comme les prémices de toutes ses créatures.
Pour moi, je verrais plutôt dans le verset 17 l'idée que Dieu ne serait pas influençable dans ses souveraines décisions
De même, la fin de mon message qui visait à renouer avec le thème de ce fil :
Ombiace a écrit : mer. 03 avr. 2024, 11:40PS Je suis désolé de faire dévier le fil.
Il s'agissait, pour rassembler un peu nos diverses considérations, de débattre de si la dissolution d'un mariage pouvait ou non peiner Dieu.

A cet égard, je citerais ce qui, si ce n'est pas de la peine, serait à mon avis au moins un reproche, (déception ?) dans la bouche du Fils, dans Mt19,
08 Jésus leur répond : « C’est en raison de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n’en était pas ainsi.
NB : Il ne s'agit ici plus du Père mais de réactions qui auraient pu être accessibles au Fils, dont il est question, en son humanité
Olivier JC a écrit : mer. 03 avr. 2024, 13:10 Toutes les réponses sont là :
Concile Vatican I, Constitution Dei Filius a écrit : La sainte Église catholique apostolique romaine croit et confesse qu’il y a un seul Dieu vrai et vivant, Créateur et Seigneur du ciel et de la terre, tout-puissant, éternel, immense, incompréhensible, infini en intelligence et en volonté et en toute perfection ; qui, étant une substance spirituelle unique, absolument simple et immuable, doit être proclamé comme réellement et par essence distinct du monde, très-heureux en soi et de soi, et indiciblement élevé au-dessus de tout ce qui est et peut se concevoir en dehors de lui.
Je ne recite que le premier paragraphe dans la citation de votre précédent message ; les deux autres qui suivent n'en sont, me semble t il, que des conséquences sur la création, non sur le Créateur, dont nous traitons.
Ce passage me semble soucieux de restituer que Dieu serait en effet inaccessible à l'entendement, peut-être inaccessible tout court. J'avoue avoir du mal à trouver le sens de ces distances

Re: Indissolubilité, qu'est-ce à dire ?

par Olivier JC » mer. 03 avr. 2024, 13:10

Ombiace a écrit : mer. 03 avr. 2024, 11:40Il est aussi le Créateur des autres dimensions, je suppose.
Or, on m'a souvent dit que "Dieu était omniprésent" (présence physique ou au temps présent, je ne sais pas ce que mes interlocuteurs voulaient dire).
Quoiqu'il en soit, si cette affirmation est vraie, elle suppose, je suppose, que, bien que Créateur, Dieu n'est pas "hors la création".

Ainsi, de même,
Le Créateur du temps est Il forcément hors du temps?

Et aussi :
Comment peut- Il Être, si c'est hors du temps ? voire même hors du présent (c'est là qu'auparavant je situais, ce que j'appellerais : son hyper-présence, évidement omniprésente)
Toutes les réponses sont là :
Concile Vatican I, Constitution Dei Filius a écrit :La sainte Église catholique apostolique romaine croit et confesse qu’il y a un seul Dieu vrai et vivant, Créateur et Seigneur du ciel et de la terre, tout-puissant, éternel, immense, incompréhensible, infini en intelligence et en volonté et en toute perfection ; qui, étant une substance spirituelle unique, absolument simple et immuable, doit être proclamé comme réellement et par essence distinct du monde, très-heureux en soi et de soi, et indiciblement élevé au-dessus de tout ce qui est et peut se concevoir en dehors de lui.

Ce seul vrai Dieu, par sa bonté et sa vertu toute-puissante, non pas pour augmenter son bonheur, ni pour acquérir sa perfection, mais pour la manifester par les biens qu’il distribue aux créatures, et de sa volonté pleinement libre, a créé de rien, dès le commencement du temps, l’une et l’autre créature, la spirituelle et la corporelle, c’est-à-dire l’angélique et celle qui appartient au monde, et ensuite la créature humaine formée, comme étant commune, d’un esprit et d’un corps1.

Or, Dieu protège et gouverne par sa Providence tout ce qu’il a créé, atteignant avec force d’une fin à l’autre et disposant toutes choses avec suavité (Sagesse, VIII, 1), car, toutes choses sont nues et ouvertes devant ses yeux (Cf. Hébr. IV, 13), même celles qui doivent arriver par l’action libre des créatures.
+

Re: Indissolubilité, qu'est-ce à dire ?

par Ombiace » mer. 03 avr. 2024, 12:07

Olivier JC a écrit : mer. 03 avr. 2024, 8:03 Dieu l'a également expressément révélé. Ainsi en Malachie 3, 6 : "je suis l'Eternel, je ne change pas". Dans l'épître de S. Jacques également (1, 17) : "tout bienfait et tout don parfait viennent d'en haut ; ils descendent du Père des lumières, en qui il n'y a ni changement ni l’ombre d’une variation".
Voici le contexte , en Malachie 3,
05 Je m’approcherai de vous pour le jugement ; sans attendre, je témoignerai contre les magiciens, contre les adultères, contre ceux qui font de faux serments, contre ceux qui oppriment le salarié, la veuve et l’orphelin, qui excluent l’immigré et qui ne me craignent pas, – dit le Seigneur de l’univers.

06 Moi, le Seigneur, je n’ai pas changé, mais vous, fils de Jacob, vous n’en finissez pas de changer :

07 depuis les jours de vos pères, vous vous écartez de mes décrets et ne les gardez pas. Revenez à moi, et je reviendrai à vous, – dit le Seigneur de l’univers. Vous demandez : « En quoi devrons-nous revenir ? »
Je constate que que Dieu y met l'accent sur la partie liée aux jugement et décrets, qu'il est logique de maintenir invariants.
Le changement mentionné au verset 06 pourrait ne concerner que cette partie profonde de ses décisions. Je trouve en tout cas que ça aurait du sens

Voici maintenant le contexte de Jacques 1, 17 (tiré de l'aelf) :
14 Chacun est tenté par sa propre convoitise qui l’entraîne et le séduit.

15 Puis la convoitise conçoit et enfante le péché, et le péché, arrivé à son terme, engendre la mort.

16 Ne vous y trompez pas, mes frères bien-aimés,

17 les présents les meilleurs, les dons parfaits, proviennent tous d’en haut, ils descendent d’auprès du Père des lumières, lui qui n’est pas, comme les astres, sujet au mouvement périodique ni aux éclipses.

18 Il a voulu nous engendrer par sa parole de vérité, pour faire de nous comme les prémices de toutes ses créatures.
Pour moi, je verrais plutôt dans le verset 17 l'idée que Dieu ne serait pas influençable dans ses souveraines décisions

Re: Indissolubilité, qu'est-ce à dire ?

par Ombiace » mer. 03 avr. 2024, 11:40

Olivier JC a écrit : mer. 03 avr. 2024, 10:41 Dieu est hors du temps puisqu'Il en est le Créateur
Il est aussi le Créateur des autres dimensions, je suppose.
Or, on m'a souvent dit que "Dieu était omniprésent" (présence physique ou au temps présent, je ne sais pas ce que mes interlocuteurs voulaient dire).
Quoiqu'il en soit, si cette affirmation est vraie, elle suppose, je suppose, que, bien que Créateur, Dieu n'est pas "hors la création".

Ainsi, de même,
Le Créateur du temps est Il forcément hors du temps?

Et aussi :
Comment peut- Il Être, si c'est hors du temps ? voire même hors du présent (c'est là qu'auparavant je situais, ce que j'appellerais : son hyper-présence, évidement omniprésente)

PS Je suis désolé de faire dévier le fil.
Il s'agissait, pour rassembler un peu nos diverses considérations, de débattre de si la dissolution d'un mariage pouvait ou non peiner Dieu.

A cet égard, je citerais ce qui, si ce n'est pas de la peine, serait à mon avis au moins un reproche, (déception ?) dans la bouche du Fils, dans Mt19,
08 Jésus leur répond : « C’est en raison de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n’en était pas ainsi.

Re: Indissolubilité, qu'est-ce à dire ?

par Ombiace » mer. 03 avr. 2024, 11:07

Coco lapin a écrit : mer. 03 avr. 2024, 10:29
Dites moi, svp, en quoi ce que vous appelez semblance d'approbation, dans le cas du mensonge de Jacob, respectivement, le fait, pour Dieu d' ordonner une extermination de bébés, permettent de conclure infailliblement que Dieu n'éprouve pas de peine ?
Bonjour Ombiace,
Vous avez raison, ça n'implique pas forcément que Dieu n'éprouve pas de peine.
Merci pour votre réaction , cher Coco lapin

Re: Indissolubilité, qu'est-ce à dire ?

par Olivier JC » mer. 03 avr. 2024, 10:41

Ombiace a écrit : mer. 03 avr. 2024, 9:52Voilà les options telles que je me les représente, suite à nos échanges :
Dieu est l'Eternel supposerait ou bien :
-1- Il est de tous les instants du temps, passés, présents, futurs
-2- Il est hors du temps
-3- Il est éternellement du présent, ce que j'inclinais à croire avant nos échanges
-4- Autre option à définir
Dieu est hors du temps puisqu'Il en est le Créateur. Dire que l'éternité est similaire à un présent éternel n'est qu'une image pour tenter de se représenter l'éternité, représentation qui est au-delà de nos capacités puisque le temps est le cadre indépassable dans et par lequel nous pouvons connaître la réalité.

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