Perlum Pimpum a écrit : ↑ven. 23 févr. 2024, 18:24
1. Les jansénistes (et Pascal en était) furent condamnés, entre autres choses, pour avoir nié la grâce suffisante.
2. Les jansénistes furent particulièrement surpris de voir les dominicains se rallier à la doctrine de la grâce suffisante, qui leur semblait caractéristique de la seule doctrine jésuite.
3. Les jansénistes escomptaient que les dominicains soutiendraient la doctrine janséniste affirmant que la grâce n’est donné qu’aux seuls élus. Ils l’escomptaient à raison de la conception dominicaine de la grâce efficace comme motion physique produisant infailliblement son effet (motion prédéterminante infaillible mais non-nécessitante), par opposition à la doctrine des jésuites affirmant que n’est aucune grâce efficace de soi, la grâce étant pour eux seulement suffisante, à charge pour la volonté d’y coopérer ou non. À quoi les dominicains opposaient que la libre coopération de la volonté à la grâce est-elle même une grâce produite par Dieu, n’est que l’effet de la grâce efficace de soi ; opposant encore aux jésuites qu’ils attentaient à la causalité universelle de Dieu sur l’être (puisque la coopération de la volonté, l’agir volontaire, est de l’être - l’action est une des déclinaisons prédicamentales de l’être) ; et aussi que leur conception de la liberté humaine telle que donnée dans leur doctrine de la science moyenne est une négation pure et simple de la liberté de choix (mais ça, pour le comprendre, faut d’abord étudier…)
Point d’arrêt ici. Estimant que vous êtes un des rares à pouvoir le faire, vous avez résumé le débat historique (pourquoi pas… ! Merci !) mais là, cette pique qui en sort tout droit est d’une erreur pour vous catastrophique.
Car pour le comprendre, il faut et il suffit d’en avoir reçu la grâce.
Votre affirmation n’est donc que de l’orgueil à peine déguisé (qui annule la possibilité de comprendre que par votre résumé vous ayez agi par charité). A défaut de grâce, oui, on peut quand même aussi « étudier » et espérer qu’elle nous vienne, mais au départ c’est pour y pallier.
Or cette « étude » donnera un petit aperçu de ce que la grâce révélerait avec bien plus de profondeur, et elle permettra en effet et sera suffisante pour devenir un « théologien » au sens où vous l’entendez, c’est à dire capable d’en manier les concepts de la façon superficielle dont vous le faites, et qui, incapable de les approfondir vraiment et de les donner à partager avec tout leur suc, dira ce que vous dites : il faut étudier !
Si c‘était vrai, pourquoi en donner le résumé à ceux qui s’en privent : ce serait vain…
La grâce suffit, et Dieu sait quand et à qui la donner, pour quoi.
Mais étudier vous aura appris bien d’autres choses, des nuances et des subtilités dont vous ne rendez pas compte et c’est normal dans un résumé. Mais dont vous vous prévalez alors qu’elles ne sont que celles d’un perroquet. Sauf que présumer que les autres ne les auraient pas saisies ni comprises, est une grossière erreur car elles proviennent de la réalité de la vie que vos études vous ont épargné de connaître – l’auriez-vous fuie, ou à défaut d’autres libertés permises, est-ce votre façon de l’asservir à votre volonté ?
Or les apprendre dans un livre ne remplacera jamais l’expérience vivante, elles ne peuvent que l’éclairer et nous aider.
Pas besoin de dominicains, de jésuites ni de jansénistes, chacun peut réfléchir à ces questions et en avoir construit quelque chose de sain, avec l’assistance de l’Esprit-Saint et sans tomber dans le défaut d’une raison qui est partie en roue libre. Qui plus est, si entre eux s’est parti en querelle, c’est qu’il leur a manqué à tous quelque chose d’essentiel.
Au passage, dans votre résumé (car il n’est que le vôtre) se trouve soulevées bien des ambiguïtés, alors que votre intention de départ aurait manifestement été de les abolir.
Car enfin, il faudrait éclaircir et là serait vraiment votre travail, ou un travail de théologien, or plus vous avancez plus s’amoncelle le contraire, jusque cette parenthèse : (puisque la coopération de la volonté, l’agir volontaire, est de l’être - l’action est une des déclinaisons prédicamentales de l’être) dont la vérité du « puisque » mériterait d’être discutée et non présentée comme acquise, car sinon tout s’écroule et il faut repartir de zéro dans votre explication.
Au lieu de cela vous avez placé un mot technique « prédicamentales » qui serait douteux hors du contexte fondamentalement scolastique d’une certaine époque, et ajouté une autre affirmation discutable, à savoir que « leur conception de la liberté humaine telle que donnée dans leur doctrine de la science moyenne est une négation pure et simple de la liberté de choix » qui vous a permis de vous en sortir par une pirouette et de tout laisser « en plan » : il faut étudier pour comprendre.
Vous l’avez-vous-même écrit et mis longtemps en exergue : « ceux qui savent, savent… ». Oui mais c’est tout et c’est trop peu… !
Poursuivons la lecture de ce qui n’a pas été censuré (il m’a fallu du temps pour comprendre votre histoire d’aval et d’amont, ce qui finalement vous profite car une partie de ce que j’avais écrit à Gaudens en a perdu son sens, et je ne peux plus rebondir sur certains de vos propos dont je n’ai pas perdu mémoire. Mais bon, si c’est pour votre santé… Je la crois néanmoins assez robuste pour « endurer » quelque assaut dès à présent…
Mais il n’en reste pas moins que sans douceur et bienveillance, notamment entre chrétiens, la chrétienté deviendra vite mourante, et cette simple parole vaut plus que tout le débat dont le ton en fait fi qui est surtout relancé par un camp et ses partisans et cela à soi seul en dit long... Il n’y a pas l’ombre d’une méchanceté dans le post de Gaudens à Coco Lapin ; au contraire, des tonnes de gentillesse… Vous n’en avez retenu qu’un aparté en vous identifiant bien ! Seriez-vous allergique aux critiques ? Alors il vous faudrait vous exprimer autrement car vous les attirez comme l’aimant…
Perlum Pimpum a écrit : ↑ven. 23 févr. 2024, 18:24
4. Les jansénistes - dont l’une des caractéristiques est le mépris et conséquemment l’ignorance de la scolastique (ce qui explique pourquoi ils défigurèrent la théologie augustinienne, incapables qu’ils étaient d’exprimer sa spécificité en des termes scolastiques précis
Voilà enfin une vraie opinion qui est la vôtre et que nous allons pourvoir analyser.
1 « On ne méprise souvent que ce que l’on ignore, et ce n’est donc pas respectable » : c’est juste, mais pour cela j’y ai ajouté le « souvent » que votre fanatisme exclut, la conclusion aussi est juste à cette réserve près mais aussi celle que l’on peut aussi mépriser des choses que l’on connaît et en connaissance de cause, que ce soit ou non justifié : tout mépris n’est pas méprisable.
Même s’il vous arrive d’avoir de ces nuances, vous les perdez quand vous poursuivez comme ici (et toujours) un objectif précis et donc ces nuances en vous sont des contradictions, non des nuances, et méritent correction.
Il ne s’agit pas que d’omission ou d’oubli, non, car trop souvent vous appuyez dessus votre critique.
J’ai aussi atténué ce mot de méprisable par « respectable », car vous auriez plutôt sous-entendu : « et ce n’est que méprisable » !
2 Selon vous les jansénistes défigurent la théologie augustinienne (dont vous avez souvent revendiqué d’être le disciple) parce qu’ils méprisent et ignorent la scolastique.
Donc, vous dites qu’ils la connaissent puisqu’ils la défigurent, ce qui est les estimer très mauvais en compréhension et sans en apporter de preuve. Peut-être et il serait plus probable qu’ils ont soulevé des objections inconnues ou oubliées par Augustin ? Or vous les balayez d’un revers facile de la manche, même pas de la main. Si cela avait été si facile, pourquoi ont-ils « duré » si longtemps, avant de s’identifier dans les erreurs qui leur ont valu condamnation ? Et ce n’est ni pour avoir ignoré la théologie augustinienne (dont l’Eglise ne retient plus certains points) ni par mépris de la scolastique.
3 N’allez-vous pas un peu « trop vite » dans votre survol historique, évitant ainsi des sujets difficiles ?
4 Sur le mépris de la scolastique, vous vous êtes fait plus précis car vous la défendez, et vous la défendez en sa version d’époque et non plus d’aujourd’hui qui a fort évoluée au point qu’elle n’en porte plus le nom mais reste « d’école » et qui fait école, porte sa valeur d’aujourd’hui.
5 Vous dites que les jansénistes furent incapables d’exprimer la spécificité de la théologie augustinienne en des termes scolastiques précis. Bon : Augustin aussi puisqu’il a vécu avant cette scolastique, donc il est possible d’exprimer et de comprendre sa pensée sans ! Par cette affirmation vous ne faites qu’exprimer à nouveau votre mépris pour ceux qui n’auront pas suivi votre « voie des études » et sans préjuger du travail de la grâce.
6 Vous ne dites rien sur l’avantage qu’il y aurait eu à exprimer la spécificité de la théologie augustinienne en des termes scolastiques précis. Or ne faudrait-il pas nous permettre d’en juger et pour cela donner des exemples ? C’est un fait récurrent chez vous que sous prétexte de ce que les autres ignorent ce que vous savez, vous rendez votre opinion non critiquable et la proposez comme accréditée. Vous ne démontrez rien de ce que vous dites, il faut vous croire sur parole. Si vous pensez que cela ne nous intéresserait pas, alors taisez-vous et laissez-nous tranquilles… Il n’y a rien de plus déplaisant et d’impossible que de devoir s’amuser ensemble pour 2 qui n’ont pas les mêmes pôles d’intérêt ! Or vous nous privez toujours de connaître ce qui pourrait rendre intéressant votre « pratique ».
Si nous ne sommes pas capables d’apprécier votre intelligence, laissez-nous et tournez-vous vers ceux qui le seraient. Pourquoi n’y aura-t-il alors personne est une autre question qu’il vous faudra alors résoudre au lieu de sans cesse l’éluder.
Dommage : il est probable que tout cela ne servira vraiment à rien… Vous ne voulez/pouvez même pas être un professeur, car un professeur serait ici entré dans les détails du sujet autrement, l’aurait argumenté et expliqué, l’aurait rendu palpitant. Car si nous sommes des ignorants (en dépit des nombreuses preuves du contraire qui vous ont été apportées par beaucoup), alors enseignez-nous au lieu de nous le reprocher !
Et si nous sommes des idiots, alors vous l’êtes 2 fois plus à vouloir discuter avec nous et nous apprendre quelque chose : soyez logique et cohérent.
La vérité n’est pas logique, elle est que vous avez besoin de nous. Et pour quoi ?
Je vous laisse chercher la réponse, elle devrait vous conduire au respect de votre prochain, non au contraire…
Merci de m’avoir lu et bravo, c’est cadeau, un cadeau non pas empoisonné comme certains propos de toujours coco Lapin en semblable circonstance pourraient le laisser entendre pour cacher ses propres défauts, et parce qu’aussi je crois qu’il vous reste un atome de bon sens.
Qu’avez-vous fait des promesses de votre baptême ? Car ce post de vous a la prétention de les accomplir, n’est-ce pas ? Seriez-vous de ceux qui pour briller d’une doctrine exacte, vous soucieriez peu de lapider un innocent et n’en auriez aucun remord ?
Dans l’évident procès informel que vous faites à Gaudens, permettez que j’intervienne par cette plaidoirie qui invitera des jurés fantômes à la relaxe. Car elle offre une grille de lecture si évidente après quoi je me demande bien ce qui reste de votre accusation.
Ce n’était de toute évidence qu’un enfantillage, et qui ne mérite pas toute l’attention ici que je lui porte, mais le problème, c’est que vous le renouvelez sans cesse, alors il faut bien tenter cette autre approche pour que vous cessiez cette répétition…
Voici une autre ouverture pour vous permettre de faire diversion : il m’arrive fort peu souvent de considérer que mes interventions sur ce forum relèvent de la théologie, ce qui est à mon avis la preuve que celle-ci est bien peu utile, à part pour prospecter certaines zones d’ombre et de mystère.
Si vous « voulez en faire », alors allez sur des sites islamistes ou protestants, évangéliques, israélites, et développez vos arguments pour défendre le christianisme. Vous y apprendrez au moins à vous abstenir de tout ce fatras qui vous est encore consubstantiel et qui relève de l’intolérance et du jugement, d’un mauvais caractère ou d’une personnalité imparfaitement achevée. Vous ne devrez pas chipoter sur des détails, pas sans les avoir auparavant bien bordés et définis. Mais saurez-vous seulement y être accueilli pour y rester et intervenir ? Voilà un vrai défi…
Je doute en effet que leurs modérations s’y montrent aussi conciliantes que la nôtre à votre égard…
Je me souviens de votre première intervention/apparition sur le forum. Il s’agissait pour vous de démontrer que la position du pape concernant les divorcés remariés et l’eucharistie était typiquement « jésuite ». Vous l’aviez supprimée ensuite et vous étiez plaint que ce forum vous accueillait mal. On aurait dit que vous auriez attendu nos « hourras, voilà un génie qui va nous expliquer enfin les choses, rendez-le-nous ! » Car apparemment, vous vous en preniez (si tôt et vite !) à la modération intolérante. Sur ce point vous avez compris qu’il vous faudrait au moins faire cette concession pour « durer »… Vous aviez menacé de partir, mais vous êtes encore là…
Qu’en avez-vous appris, au lieu de poursuivre vos illusions, dont vous n’avez pu que perdre une partie ? Vous pourriez nous en faire un résumé, ce serait vraiment intéressant, à condition de parvenir à éviter de critiquer quiconque, pas même sans le nommer.
Voilà un autre exercice salutaire pour vous….
Une grande mystique aura écrit : « j’avais un très grand défaut qui me nuisit gravement ; dès que je sentais que quelqu’un avait de l’affection pour moi, s’il me plaisait, je m’en infatuais à tel point que ma mémoire lui inféodait ma pensé ; sans intention d’offenser Dieu, j’étais pourtant heureuse de le voir, de penser à lui et aux bonnes choses que je voyais en lui. C’était si néfaste que mon âme en était toute égarée (elle parle pourtant principalement de ses confesseurs envers lesquels elle exerça non sans bons résultats sa charité !) Après avoir vu la grande beauté du Seigneur, personne, en comparaison ne me sembla bien, ni digne de m’occuper… » Je ne la cite pas pour dire que vous êtes pareil, loin de là (sans avoir vu le Seigneur, vous augurez de cette rencontre pour plutôt le contraire…), mais que votre défaut à vous c’est de considérer que toute personne qui vous contredit (sans parfois même que ce soit en s’adressant ou pensant à vous) vous veut du mal, vous calomnie (comme si la vérité vous appartenait, que vous étiez Jésus…) et se trouve évidemment dans l’erreur.
Tant que vous ne vous en déferez pas… Ce que vous allez faire à présent, je l’ignore, mais il est probable que cela ne fera que retarder ou différer la suite presque inévitable…
A savoir continuer comme si de rien n’était...