par catholique zombie » mer. 20 déc. 2023, 8:41
Reprendre le fil de la réflexion.
Cmoi écrit :
«Quant à la maxime que vous reprenez, pas besoin de remonter à ses origines qu'elle a oublié.
Le père Léonard Feeney a été excommunié en 1953 à l’âge de 56 ans (bien avant l’éventuelle dérive de Vatican II, par conséquent, et cela valait réaffirmation de la vraie doctrine Traditionnelle) pour avoir pris dans son sens le plus littéral et obtus cette fameuse sentence en sa version raccourcie qui l’a rendue célèbre et que vous critiquez à peine perdue d'obsolescence.»
Oui.
Contre l'enseignement traditionnel de l'Église, ce père Feeney refusait personnellement la notion de baptême de désir. Condamné par Pie XII, il entendait nier toutes les possibilités de salut pour le catéchumène ayant eu le malheur de mourir avant d'avoir pu recevoir le baptême. Et donc c'est Pie XII en personne, et avec lui toute la tradition de l'Église, qui déconstruisait l'équivalent de cette «tapette à rat» ou soit cette projection fausse dont aime bien se servir Arnaud Dumouch, pour essayer de justifier la prétendue nécessité d'un correctif à apporter à l'ancienne doctrine de l'Église. Ici c'est le père Feeney qui comprenait mal la doctrine classique de l'Église tout simplement, comme ça risque d'être le cas d'Arnaud Dumouch.
S'il est vrai que l'Église enseigne toujours l'obligation de recevoir le baptême pour entrer dans l'Église, il serait faux d'affirmer que Dieu lui-même serait esclave en propre du sacrement qu'il aurait lui-même institué, et esclave au point qu'il n'en pourrait pas sauver le moindre individu, absolument personne n'ayant pu recevoir le sacrement, même ceux ne l'ayant pu pour une raison majeure étrangère à leur volonté.
Il faut comprendre plutôt que le baptême est un précepte d'obligation pour l'Église, pour les fidèles, pour quiconque s'étant converti de demander à la recevoir s'il ne lui a jamais été administré, pour les parents catholiques fidèles de faire baptiser leurs enfants et ensuite les instruire des choses de la foi. Un précepte d'obligation religieuse et parce que Dieu agit pour vrai et toujours dans ses sacrements qu'il institue lui-même, pour qu'ils nous soient profitables, salvateurs et tout. C'est la voie normale, sacramentelle régulière et qu'aucun croyant bien instruit devrait essayer de contourner ou laisser tomber. Donc un précepte d'obligation pour nous, non pas pour Dieu, non pas comme si Dieu ne pourrait jamais agir sans le sacrement ou hors du sacrement matériellement reçu. Faut quand même laisser Dieu être Dieu, «nom de Dieu !», comme disait l'autre.
Toute cette réflexion que j'expose ici vaut pour le cas du saint, notre bon catholique, ce malchanceux à qui il arriverait hypothétiquement ou réellement de chuter en fin de parcours, et alors que - hélas ! - pour n'y avoir pas le temps, ensuite, de passer au confessionnal ou voir le prêtre, parce qu'un cas de force majeure l'en aurait empêché. Pour cause ! Tout juste après avoir pu chuter, un accident lui aurait enlevé la vie .
Comme avec le baptême du désir, il n'est aucune «tapette à rat» (dixit Dumouch). Non. Et pas davantage de «tapette à rat» (sic.) avec le saint privé de possibilité de vivre le sacrement de pénitence par une force étrangère à la sienne. Nul n'est forcé de l'imaginer précipité en enfer éternel, comme si Dieu serait cette sorte de gendarme abominable uniquement intéressé par la loi et son respect scrupuleux, Dieu esclave de sa règle qui ne lui permet même plus de sauver de la damnation un croyant intègre, malgré que le manquement et non respect du règlement tiennent ici à une cause étrangère et plus forte que le pauvre homme. Faut être sérieux.
Le péché mortel qui suffit à damner reste un péché grave vécu de manière impénitente. Comme le suggérait aussi Olivier JC, il serait hautement improbable qu'un vrai saint, un catholique intègre qui assimile toute sa vie la doctrine de l'Église et s'efforce de l'appliquer, suivant les conseils lui-même, en arriverait à s'enferrer dans un vrai péché grave à la toute fin sans sourciller, sans rien, ni conscience pour le reprendre ni détresse, pas la moindre volonté de se retourner ou condamner lui-même sa faute. On croirait ne pas avoir affaire au même homme. Pour l'impénitence, il y faut joindre le vice habituellement, une longue habitude, une insensibilité acquise, une déformation qui en vient pratiquement à faire du comportement délinquant une seconde nature, une nécessité vitale pour l'intéressé bien plus que devoir s'attacher à Dieu.
Reprendre le fil de la réflexion.
Cmoi écrit :
«Quant à la maxime que vous reprenez, pas besoin de remonter à ses origines qu'elle a oublié.
Le père Léonard Feeney a été excommunié en 1953 à l’âge de 56 ans (bien avant l’éventuelle dérive de Vatican II, par conséquent, et cela valait réaffirmation de la vraie doctrine Traditionnelle) pour avoir pris dans son sens le plus littéral et obtus cette fameuse sentence en sa version raccourcie qui l’a rendue célèbre et que vous critiquez à peine perdue d'obsolescence.»
Oui.
Contre l'enseignement traditionnel de l'Église, ce père Feeney refusait personnellement la notion de baptême de désir. Condamné par Pie XII, il entendait nier toutes les possibilités de salut pour le catéchumène ayant eu le malheur de mourir avant d'avoir pu recevoir le baptême. Et donc c'est Pie XII en personne, et avec lui toute la tradition de l'Église, qui déconstruisait l'équivalent de cette «tapette à rat» ou soit cette projection fausse dont aime bien se servir Arnaud Dumouch, pour essayer de justifier la prétendue nécessité d'un correctif à apporter à l'ancienne doctrine de l'Église. Ici c'est le père Feeney qui comprenait mal la doctrine classique de l'Église tout simplement, comme ça risque d'être le cas d'Arnaud Dumouch.
S'il est vrai que l'Église enseigne toujours l'obligation de recevoir le baptême pour entrer dans l'Église, il serait faux d'affirmer que Dieu lui-même serait esclave en propre du sacrement qu'il aurait lui-même institué, et esclave au point qu'il n'en pourrait pas sauver le moindre individu, absolument personne n'ayant pu recevoir le sacrement, même ceux ne l'ayant pu pour une raison majeure étrangère à leur volonté.
Il faut comprendre plutôt que le baptême est un précepte d'obligation pour l'Église, pour les fidèles, pour quiconque s'étant converti de demander à la recevoir s'il ne lui a jamais été administré, pour les parents catholiques fidèles de faire baptiser leurs enfants et ensuite les instruire des choses de la foi. Un précepte d'obligation religieuse et parce que Dieu agit pour vrai et toujours dans ses sacrements qu'il institue lui-même, pour qu'ils nous soient profitables, salvateurs et tout. C'est la voie normale, sacramentelle régulière et qu'aucun croyant bien instruit devrait essayer de contourner ou laisser tomber. Donc un précepte d'obligation pour nous, non pas pour Dieu, non pas comme si Dieu ne pourrait jamais agir sans le sacrement ou hors du sacrement matériellement reçu. Faut quand même laisser Dieu être Dieu, «nom de Dieu !», comme disait l'autre.
Toute cette réflexion que j'expose ici vaut pour le cas du saint, notre bon catholique, ce malchanceux à qui il arriverait hypothétiquement ou réellement de chuter en fin de parcours, et alors que - hélas ! - pour n'y avoir pas le temps, ensuite, de passer au confessionnal ou voir le prêtre, parce qu'un cas de force majeure l'en aurait empêché. Pour cause ! Tout juste après avoir pu chuter, un accident lui aurait enlevé la vie .
Comme avec le baptême du désir, il n'est aucune «tapette à rat» (dixit Dumouch). Non. Et pas davantage de «tapette à rat» (sic.) avec le saint privé de possibilité de vivre le sacrement de pénitence par une force étrangère à la sienne. Nul n'est forcé de l'imaginer précipité en enfer éternel, comme si Dieu serait cette sorte de gendarme abominable uniquement intéressé par la loi et son respect scrupuleux, Dieu esclave de sa règle qui ne lui permet même plus de sauver de la damnation un croyant intègre, malgré que le manquement et non respect du règlement tiennent ici à une cause étrangère et plus forte que le pauvre homme. Faut être sérieux.
Le péché mortel qui suffit à damner reste un péché grave vécu de manière impénitente. Comme le suggérait aussi Olivier JC, il serait hautement improbable qu'un vrai saint, un catholique intègre qui assimile toute sa vie la doctrine de l'Église et s'efforce de l'appliquer, suivant les conseils lui-même, en arriverait à s'enferrer dans un vrai péché grave à la toute fin sans sourciller, sans rien, ni conscience pour le reprendre ni détresse, pas la moindre volonté de se retourner ou condamner lui-même sa faute. On croirait ne pas avoir affaire au même homme. Pour l'impénitence, il y faut joindre le vice habituellement, une longue habitude, une insensibilité acquise, une déformation qui en vient pratiquement à faire du comportement délinquant une seconde nature, une nécessité vitale pour l'intéressé bien plus que devoir s'attacher à Dieu.