par Olivier JC » mer. 20 déc. 2023, 10:07
Ombiace a écrit : ↑mar. 19 déc. 2023, 19:27Si cette dernière métaphore vous parle, en quoi, svp, l'analogie dans la citation n'aurait elle pas légitimité à fonctionner, s'il ne s'agit donc que d'une volonté de Dieu de ne pas s'ingérer dans l'accusation de blasphème, et par suite dans le procès ?
Parce que la Volonté du Père n'est pas seulement que le Fils se trouve dans l'arène, mais bien que le Fils soit bouffé par les lions. Le Sacrifice de la Croix est la raison d'être de l'Incarnation, le but visé dès le départ, la feuille de route du Fils.
La limite de l'analogie est qu'elle s'inscrit dans le temps, or il est ici question de l'articulation entre l'éternité et le temps. L'Incarnation, depuis l'Annonciation jusqu'à la Crucifixion, est la réalisation dans le temps d'un dessein arrêté de toute éternité en Dieu. D'une certaine manière, la Très Sainte Trinité a conçu, en son éternité, un plan complet dont le monde dans lequel nous vivons n'est que la projection dans le temps, la réalisation. Le scénario est éternel, la réalisation est en cours.
Et dans le scénario, qui en quelque sorte
"précède" (mais vous aurez compris l'imperfection de l'analogie) le
"début" de la Création, il est prévu que les anges chuteront, mettant le bazar dans la Création matérielle, que le premier couple chutera, que le Verbe s'incarnera, qu'Il achèvera sa vie sur une Croix, qu'Il ressuscitera, qu'il reviendra à la fin de la projection, etc.
C'est ce que S. Pierre essaie d'expliquer en sa première épître :
"Dès avant la fondation du monde, Dieu l’avait désigné d’avance et il l’a manifesté à la fin des temps à cause de vous.".
Mais c'est compliqué, parce que pour nous autres créatures, le temps est une catégorie indépassable de l'entendement. Nous n'avons pas ici-bas, et ne pouvons avoir par définition, l'expérience concrète de l'éternité et donc comprendre clairement comment tout peut être pensé avant d'être exprimé, sans qu'il n'en résulte aucune atteinte à la liberté pleine et entière de ceux qui ont été pensés comme tels (les anges et les hommes). Le péché que j'ai commis hier, il relève de ma pleine et entière responsabilité, et pour autant,
"dès avant la fondation du monde", il fait partie du plan.
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[quote=Ombiace post_id=462774 time=1703006851 user_id=9364]Si cette dernière métaphore vous parle, en quoi, svp, l'analogie dans la citation n'aurait elle pas légitimité à fonctionner, s'il ne s'agit donc que d'une volonté de Dieu de ne pas s'ingérer dans l'accusation de blasphème, et par suite dans le procès ?[/quote]
Parce que la Volonté du Père n'est pas seulement que le Fils se trouve dans l'arène, mais bien que le Fils soit bouffé par les lions. Le Sacrifice de la Croix est la raison d'être de l'Incarnation, le but visé dès le départ, la feuille de route du Fils.
La limite de l'analogie est qu'elle s'inscrit dans le temps, or il est ici question de l'articulation entre l'éternité et le temps. L'Incarnation, depuis l'Annonciation jusqu'à la Crucifixion, est la réalisation dans le temps d'un dessein arrêté de toute éternité en Dieu. D'une certaine manière, la Très Sainte Trinité a conçu, en son éternité, un plan complet dont le monde dans lequel nous vivons n'est que la projection dans le temps, la réalisation. Le scénario est éternel, la réalisation est en cours.
Et dans le scénario, qui en quelque sorte [i]"précède"[/i] (mais vous aurez compris l'imperfection de l'analogie) le [i]"début"[/i] de la Création, il est prévu que les anges chuteront, mettant le bazar dans la Création matérielle, que le premier couple chutera, que le Verbe s'incarnera, qu'Il achèvera sa vie sur une Croix, qu'Il ressuscitera, qu'il reviendra à la fin de la projection, etc.
C'est ce que S. Pierre essaie d'expliquer en sa première épître : [i]"Dès avant la fondation du monde, Dieu l’avait désigné d’avance et il l’a manifesté à la fin des temps à cause de vous."[/i].
Mais c'est compliqué, parce que pour nous autres créatures, le temps est une catégorie indépassable de l'entendement. Nous n'avons pas ici-bas, et ne pouvons avoir par définition, l'expérience concrète de l'éternité et donc comprendre clairement comment tout peut être pensé avant d'être exprimé, sans qu'il n'en résulte aucune atteinte à la liberté pleine et entière de ceux qui ont été pensés comme tels (les anges et les hommes). Le péché que j'ai commis hier, il relève de ma pleine et entière responsabilité, et pour autant, [i]"dès avant la fondation du monde"[/i], il fait partie du plan.
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