La théologie de l'enfer d'Arnaud Dumouch

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Re: La théologie de l'enfer d'Arnaud Dumouch

par Trinité » mer. 27 déc. 2023, 23:07

catholique zombie a écrit : mer. 20 déc. 2023, 8:41 Reprendre le fil de la réflexion.

Comme avec le baptême du désir, il n'est aucune «tapette à rat» (dixit Dumouch). Non. Et pas davantage de «tapette à rat» (sic.) avec le saint privé de possibilité de vivre le sacrement de pénitence par une force étrangère à la sienne. Nul n'est forcé de l'imaginer précipité en enfer éternel, comme si Dieu serait cette sorte de gendarme abominable uniquement intéressé par la loi et son respect scrupuleux, Dieu esclave de sa règle qui ne lui permet même plus de sauver de la damnation un croyant intègre, malgré que le manquement et non respect du règlement tiennent ici à une cause étrangère et plus forte que le pauvre homme. Faut être sérieux.

Le péché mortel qui suffit à damner reste un péché grave vécu de manière impénitente. Comme le suggérait aussi Olivier JC, il serait hautement improbable qu'un vrai saint, un catholique intègre qui assimile toute sa vie la doctrine de l'Église et s'efforce de l'appliquer, suivant les conseils lui-même, en arriverait à s'enferrer dans un vrai péché grave à la toute fin sans sourciller, sans rien, ni conscience pour le reprendre ni détresse, pas la moindre volonté de se retourner ou condamner lui-même sa faute. On croirait ne pas avoir affaire au même homme. Pour l'impénitence, il y faut joindre le vice habituellement, une longue habitude, une insensibilité acquise, une déformation qui en vient pratiquement à faire du comportement délinquant une seconde nature, une nécessité vitale pour l'intéressé bien plus que devoir s'attacher à Dieu.
Bonsoir catholique Zombie,

C'est bien pour cela qu'il ne faut pas prendre le péché mortel comme "une tapette à rat"..en l'occurrence lire de façon littérale...
Nul ne connait ici-bas la miséricorde de DIeu...

Re: La théologie de l'enfer d'Arnaud Dumouch

par Trinité » mer. 20 déc. 2023, 14:44

Merci catholique Zombie,

Intéressant ce que vous dites , surtout au niveau des NDE.
Il faut dire que je suis très affecté par le départ , d'un de mes proches , il y a quelques années (j'en ai parlé ici...) ancien séminariste et devenu anti clérical . Nos confrontations étaient animées , alors que nous étions en osmose pour beaucoup de choses...
En l'occurrence, la théorie d'Arnaud me séduit, car elle me garde le secret espoir de le revoir un jour... :(
Mais c'est un autre débat...
Joyeux Noël :fleur: .

Re: La théologie de l'enfer d'Arnaud Dumouch

par catholique zombie » mer. 20 déc. 2023, 8:41

Reprendre le fil de la réflexion.


Cmoi écrit :

«Quant à la maxime que vous reprenez, pas besoin de remonter à ses origines qu'elle a oublié.
Le père Léonard Feeney a été excommunié en 1953 à l’âge de 56 ans (bien avant l’éventuelle dérive de Vatican II, par conséquent, et cela valait réaffirmation de la vraie doctrine Traditionnelle) pour avoir pris dans son sens le plus littéral et obtus cette fameuse sentence en sa version raccourcie qui l’a rendue célèbre et que vous critiquez à peine perdue d'obsolescence.»

Oui.

Contre l'enseignement traditionnel de l'Église, ce père Feeney refusait personnellement la notion de baptême de désir. Condamné par Pie XII, il entendait nier toutes les possibilités de salut pour le catéchumène ayant eu le malheur de mourir avant d'avoir pu recevoir le baptême. Et donc c'est Pie XII en personne, et avec lui toute la tradition de l'Église, qui déconstruisait l'équivalent de cette «tapette à rat» ou soit cette projection fausse dont aime bien se servir Arnaud Dumouch, pour essayer de justifier la prétendue nécessité d'un correctif à apporter à l'ancienne doctrine de l'Église. Ici c'est le père Feeney qui comprenait mal la doctrine classique de l'Église tout simplement, comme ça risque d'être le cas d'Arnaud Dumouch.

S'il est vrai que l'Église enseigne toujours l'obligation de recevoir le baptême pour entrer dans l'Église, il serait faux d'affirmer que Dieu lui-même serait esclave en propre du sacrement qu'il aurait lui-même institué, et esclave au point qu'il n'en pourrait pas sauver le moindre individu, absolument personne n'ayant pu recevoir le sacrement, même ceux ne l'ayant pu pour une raison majeure étrangère à leur volonté.

Il faut comprendre plutôt que le baptême est un précepte d'obligation pour l'Église, pour les fidèles, pour quiconque s'étant converti de demander à la recevoir s'il ne lui a jamais été administré, pour les parents catholiques fidèles de faire baptiser leurs enfants et ensuite les instruire des choses de la foi. Un précepte d'obligation religieuse et parce que Dieu agit pour vrai et toujours dans ses sacrements qu'il institue lui-même, pour qu'ils nous soient profitables, salvateurs et tout. C'est la voie normale, sacramentelle régulière et qu'aucun croyant bien instruit devrait essayer de contourner ou laisser tomber. Donc un précepte d'obligation pour nous, non pas pour Dieu, non pas comme si Dieu ne pourrait jamais agir sans le sacrement ou hors du sacrement matériellement reçu. Faut quand même laisser Dieu être Dieu, «nom de Dieu !», comme disait l'autre.

Toute cette réflexion que j'expose ici vaut pour le cas du saint, notre bon catholique, ce malchanceux à qui il arriverait hypothétiquement ou réellement de chuter en fin de parcours, et alors que - hélas ! - pour n'y avoir pas le temps, ensuite, de passer au confessionnal ou voir le prêtre, parce qu'un cas de force majeure l'en aurait empêché. Pour cause ! Tout juste après avoir pu chuter, un accident lui aurait enlevé la vie .

Comme avec le baptême du désir, il n'est aucune «tapette à rat» (dixit Dumouch). Non. Et pas davantage de «tapette à rat» (sic.) avec le saint privé de possibilité de vivre le sacrement de pénitence par une force étrangère à la sienne. Nul n'est forcé de l'imaginer précipité en enfer éternel, comme si Dieu serait cette sorte de gendarme abominable uniquement intéressé par la loi et son respect scrupuleux, Dieu esclave de sa règle qui ne lui permet même plus de sauver de la damnation un croyant intègre, malgré que le manquement et non respect du règlement tiennent ici à une cause étrangère et plus forte que le pauvre homme. Faut être sérieux.

Le péché mortel qui suffit à damner reste un péché grave vécu de manière impénitente. Comme le suggérait aussi Olivier JC, il serait hautement improbable qu'un vrai saint, un catholique intègre qui assimile toute sa vie la doctrine de l'Église et s'efforce de l'appliquer, suivant les conseils lui-même, en arriverait à s'enferrer dans un vrai péché grave à la toute fin sans sourciller, sans rien, ni conscience pour le reprendre ni détresse, pas la moindre volonté de se retourner ou condamner lui-même sa faute. On croirait ne pas avoir affaire au même homme. Pour l'impénitence, il y faut joindre le vice habituellement, une longue habitude, une insensibilité acquise, une déformation qui en vient pratiquement à faire du comportement délinquant une seconde nature, une nécessité vitale pour l'intéressé bien plus que devoir s'attacher à Dieu.

Re: La théologie de l'enfer d'Arnaud Dumouch

par cmoi » mer. 20 déc. 2023, 1:53

Trinité a écrit : mar. 19 déc. 2023, 16:10 Cher c moi,
Que je sois à l'ouest , c'est fort possible, du moins géographiquement , c'est indéniable... :D
D'autre part, il ne me semble pas avoir reformulé plusieurs fois cette question...quoique avec mon âge canonique on ne sait jamais... :D
Enfin, dans l'esprit , j'attendais simplement de mes frères, une position relative à ce sujet...
Vous me direz (à juste titre...) lisez , lisez...et vous aurez évidemment raison, en l'occurrence, j'aurais trouvé les réponses. Dans ce domaine, vous connaissez mon peu d'investissement, en la matière. :)
Tout cela n'est pas bien grave.
Joyeux Noël :fleur:
Merci pour ce ton léger, fort bienvenu en ce temps d’avent – d’autant que je repartirai avant qu’il y ait eu un après….
Si je vous comprends bien, vous jouiez la provocation : soit. Cela voudrait dire que votre souci du salut de vos amis a trouvé une certaine paix…
(mais en effet relisez :Christian a dû vous répondre 2 fois. Ce qui il est vrai devenait hors sujet par rapport à votre préoccupation, mais vous l'aviez "lancé" sur ce dérivatif...)

Il y a d’ailleurs un point sur lequel je vous suivrai : celui du saint qui commet un péché mortel. Si j’entends bien les objections qui vous ont été faites par notamment Olivier, je le crois grandement possible : parce qu’un saint abhorre la tiédeur, que tous les saints ont « tremblé », qu’il ne faut pas oublier que les tentations du diable sont redoublées contre eux et sa malice, etc.
Toutefois, le diable aime se servir de ce risque (car qui peut savoir si son péché est vraiment mortel, sinon celui qui ne s’en pose même pas la question et donc certainement pas un saint, aurait-il chuté, car le cœur de Dieu est plus grand que leurs cœurs à tous) pour les désespérer – alors qu’il encourage les autres à suivre leur penchant…
Ce serait même un sujet à part entière et à distinguer du sujet de ce fil, car il le mériterait. Mais je doute qu’il susciterait beaucoup d’échanges, car faudrait-il oser se sentir concerné !

Il y a une sainte (parmi tant d’autres…) dont la vie est intéressante à ce sujet : Jeanne d’Arc. Par ses hésitations pendant son procès. Car un saint n’a pas la prétention de toujours détenir la science infuse, que la grâce peut se cacher de lui pour l’éprouver.
Celui qui coupa sa langue en la mordant pour « résister » quand une femme utilisait son corps pour lui donner de la volupté (rien que cette « solution » indique une grâce particulière car la faisabilité me parait fort insolite) relève de l’exceptionnel même parmi les saints. Et les tentations très folkloriques que nous connaissons comme ayant été celles par exemple du curé d’Ars, trouvent un équivalent dans l’entraînement des soldats d’élite, et ne rendent pas compte ou mal de ce qu’est vraiment une tentation diabolique, de sa force et de sa puissance sur l’esprit – pour prendre deux exemples opposés.
Or le « cas » des saints relève bien de la même doctrine que celui de tout le monde. Il vaudrait donc la peine de s’y pencher, de voir comment dans une telle situation, réagissent-ils.
J’ai dit que Satan chercherait à les désespérer, mais ce n’est là qu’une introduction et qui vous donne raison : ils ne le doivent pas. J’irai bien plus loin mais quand je le fais plus personne ne me comprend…
Joyeux noël à vous aussi...

Re: La théologie de l'enfer d'Arnaud Dumouch

par catholique zombie » mer. 20 déc. 2023, 1:43

Trinité a écrit :

Ne serait ce pas cela , l'ultime chance , ou passage vers la mort évoquée par Arnaud.
Je ne crois pas.

Car il faudrait penser que le bénéficiaire d'une NDE, après être revenu de son expérience, pourra vivre encore plusieurs années et jusqu'à ce qu'il finisse bien par devoir mourir un moment donné. Avec la théorie d'Arnaud Dumouch, mais c'est bien lorsque l'on atteint l'étape sans retour qu'il y faut prendre la décision déterminante. Il faudrait encore que le bénéficiaire d'une NDE il y trois ou cinq ans passé ait droit lui aussi à sa visite de Lucifer venant le tenter au dernier moment, pour lui montrer l'insipidité d'une vie d'esclave à jamais en compagnie d'une divinité décevante. Lucifer doit pouvoir proposer son plan de liberté. C'est d'autant plus important que cette proposition avec possibilité de choisir une fois pour toutes vint se substituer au jugement particulier, dans son système de représentation des choses. Le choix vaudrait comme jugement.

Re: La théologie de l'enfer d'Arnaud Dumouch

par catholique zombie » mer. 20 déc. 2023, 1:08

(Xavi)
Il y a trop de caricature dans ce fil.

Il y a certes chez Arnaud Dumouch une difficulté non surmontée à admettre que c’est en cette vie terrestre que l’humain détermine sa vie éternelle. Sur ce point, il tente vainement d’écarter l’enseignement de l’Église[/i].»
En d'autres termes, Arnaud Dumouch refuse l'enseignement de l'Église. C'est ce que je dis. Merci quand même pour la caricature.
Trinité a écrit :
Alors, que faites vous de ces personnes qui ne sont pas mortes, victimes d'une NDE , et qui se trouvent devant le Christ , ou l'être de lumière (pas toutes) et qui ont la grâce de revenir sur cette terre , et changent complètement de mode de vie après cette expérience... Ne serait ce pas cela , l'ultime chance , ou passage vers la mort évoquée par Arnaud.
Je dirais que ces histoires de NDE ne nous apprennent rien réellement au sujet de la personne qui meurt pour vrai et ne reviendra pas. Et je pense que l'ancien médecin du bureau médical à Lourdes disaient à peu près la même chose. Il n'est pas question non plus d'un choix à faire lors de ces expériences étranges.

Rapidement

On y rencontre toujours que deux cas de figure 1. La personne voit des visages sympathiques, peut-être des parents proches souriants. On s'y sent très bien. Planant. Comme un avant-goût du paradis. Puis c'est le retour brutal à la réalité d'ici-bas. 2. la personne se trouve au contraire plongé comme dans un affreux cauchemar. Elle est envahit d'affects angoissant. Comme des chiens qui lui courent après pour lui déchirer les mollets. Un sentiment d'oppression. Avec le retour à la réalité, la personne comprend qu'elle serait en danger si elle ne change pas de vie.

Le choix ? Mais quel choix ! Il n' y a pas vraiment de choix à faire.

Dans les deux cas, la personne ne fait que se trouver sous le coup d'une expérience très forte, riche en émotions. Dans les deux cas, il arrivera que notre témoin sera poussé irrésistiblement à se convertir d'une manière. C'est soit l'un voudrait à tout prix retrouver cette sorte de paradis et donc faire ce qu'il faut pour conserver cette place merveilleuse entrevue , soit l'autre fera tout pour éviter d'avoir jamais à repasser dans un tel champ vibratoire négatif. D'une manière ou l'autre, les sujets vont devenir des bons et en route pour le paradis à la fin de leurs jours.

Le point important

Ce qu'ils expérimentent seraient plutôt de l'ordre d'une grâce et non pas un choix à faire. Quand le Christ s'est révélé à Paul sur le chemin de Damas, - «Qui es-tu, Seigneur ?» «Je suis Jésus que tu persécute» : c'est une grâce. Il n'y avait pas là matière à faire un choix. De persécuteur qu'il était Paul n'a eu désormais comme seul choix celui d'être obligé de reconnaître Jésus pour ce qu'il était.

Je dis cela pour faire remarquer comment ces histoires de NDE pouvant toujours s'apparenter à l'expérience de Paul , au moins sous l'angle d'une mystérieuse expérience forte vécue dans un état hors de l'ordinaire , ne nous placent pas sur le terrain de la théorie dumouchienne. Je parle de sa théorie d'une personne placée devant le choix final à faire, entre d'un côté un Christ aperçu tel un petit enfant très humble et le diable tentateur de l'autre bord cherchant à vendre les avantages de la liberté solitaire. Je ne sais pas vous voyez bien ce que je dis.

[Le vouvoiement est d'usage dans la Cité. La modération]

Re: La théologie de l'enfer d'Arnaud Dumouch

par ChristianK » mar. 19 déc. 2023, 19:08

Trinité a écrit : mar. 19 déc. 2023, 16:10 é les réponses. Dans ce domaine, vous connaissez mon peu d'investissement, en la matière. :)
La cause ultime de ceci reside dans le caractère a-dogmatique ou antidogmatique de la prédication postconciliaire locale, aux mains du biblisme, plus manipulable donc plus vulnerable aux pressions cucilisantes mondaines (consumérisme mediatique) depuis 1950 env.

Re: La théologie de l'enfer d'Arnaud Dumouch

par ChristianK » mar. 19 déc. 2023, 18:43

cmoi a écrit : mar. 19 déc. 2023, 7:34 Arnaud lui-même y cède par sa doctrine, même si elle part d'une analyse juste des lacunes d'un existant qui demanderait certes un réajustement mais tout en finesse ;
Exactement, c’est pas blanc-noir, c’est juste une affaire d’ajustement et de vocabulaire, de nuances subtiles.
Olivier JC a écrit : ven. 15 déc. 2023, 9:12 Il me semble que la position de Monsieur Dumouch revient à dire que les peines du sens sont à la stricte mesure des péchés dont l'âme demeure coupable lorsqu'elle meurt et qu'il n'y a pas de supplément de peine qui ne serait pas justifiée par quelque péché. La distinction interne/externe m'apparaît quelque peu oiseuse dès lors que toute peine trouve ultimement son origine en Dieu en tant qu'il est cause première.
Pour ce qui concerne les peines dans l’éternité, ce n’est pas totalement oiseux au point de vue pasto, car Dieu est juge et vengeur, c’est biblique, et avec la position d’Arnauld on sera tenté de censurer ca en pasto (cuculisation). Ensuite dans le Dam, Dieu ne fait pas que respecter un choix, il rejette activement loin de lui suite au choix.

Et surtout les peines mondaines (dogme de Trente) ne peuvent pas ne pas être externes puisque Dieu est cause des lois de la nature à chaque seconde. Comment seront-elles maintenues si les peines de l’enfer sont uniquement internes? La cuculisation va encore jouer (Cf. un document de théologiens d’une commission des évêques de France de 1996 qui écrit que le sida n’est pas une punition (sous entendu en aucun cas) divine pcq il a ses propres causes!!!)
Il me semble d'ailleurs que l'on trouve chez S. Thomas cette idée selon laquelle les peines de l'Enfer seraient, par miséricorde, 'sous-proportionnées' aux péchés qu'elles ont pour objet de punir.
Oui c’est là. Il y a juste mesure, puis à partir de là une certaine remise de peine.
Il me semble que cela n'a rien à voir puisque l'hypothèse de l'option fondamentale revient à considérer, en dernière analyse, qu'il n'existe aucun péché mortel dès lors que l'option fondamentale posée est dirigée vers Dieu. Cette théologie n'explique d'ailleurs pas vraiment où se situerait cette option fondamentale, et sous quelle espèce elle est susceptible de se présenter.
Je pense pas. Il distingue des degrés dans les péchés mortels, et sa façon de parler du degré maximal rappelle la notion d’option fondamentale, en tout cas une notion de celle-ci

Re: La théologie de l'enfer d'Arnaud Dumouch

par Trinité » mar. 19 déc. 2023, 16:10

Cher c moi,
Que je sois à l'ouest , c'est fort possible, du moins géographiquement , c'est indéniable... :D
D'autre part, il ne me semble pas avoir reformulé plusieurs fois cette question...quoique avec mon âge canonique on ne sait jamais... :D
Enfin, dans l'esprit , j'attendais simplement de mes frères, une position relative à ce sujet...
Vous me direz (à juste titre...) lisez , lisez...et vous aurez évidemment raison, en l'occurrence, j'aurais trouvé les réponses. Dans ce domaine, vous connaissez mon peu d'investissement, en la matière. :)
Tout cela n'est pas bien grave.
Joyeux Noël :fleur:

Re: La théologie de l'enfer d'Arnaud Dumouch

par cmoi » mar. 19 déc. 2023, 7:34

ChristianK a écrit : lun. 18 déc. 2023, 16:30
Trinité a écrit : lun. 18 déc. 2023, 15:08 Merci à Catholique zombie et christian K , pour votre information ,sur ce sujet.

D'ailleurs, si je ne m'abuse, et dans l'attente d'une confirmation de ce fil me semble qu'il n'y ait pas si longtemps , avant Vatican II , la devise était : "En dehors de l'Eglise point de salut" , il n'était pas prévu "d'ignorance invincible". Comme quoi , l'Eglise peu évoluer , sans toucher aux dogmes, mais je sors du sujet.
Réponse ci haut (à retardement un peu). L'ignorance invincible était prévue et est tradie.
Cher Trinité, vous vous répétez et c'est vexant pour vos interlocuteurs : de qui attendez-vous confirmation qui pour vous serait seulement crédible ? Il semble que vous y soyez en plein dans ce que l'Eglise qualifie par ignorance invincible,
Ne confondez pas l'Eglise Catholique avec cela : https://www.vaticancatholique.com/ignor ... tructrice/
En période de trouble et de relativisme, c'est une tentation fréquente de réagir par un surcroît de rigidité. D'ailleurs, Arnaud lui-même y cède par sa doctrine, même si elle part d'une analyse juste des lacunes d'un existant qui demanderait certes un réajustement mais tout en finesse ; Il est si tentant de s'engouffrer dans une brèche pour se donner un nom.
Depuis le temps, le mieux qu'il aurait à faire serait de réajuster lui-même ses thèses (au lieu d'éviter de se déjuger) et de trouver un emploi à la manière de St Paul, seulement voilà...

Quant à la maxime que vous reprenez, pas besoin de remonter à ses origines qu'elle a oublié.
Le père Léonard Feeney a été excommunié en 1953 à l’âge de 56 ans (bien avant l’éventuelle dérive de Vatican II, par conséquent, et cela valait réaffirmation de la vraie doctrine Traditionnelle) pour avoir pris dans son sens le plus littéral et obtus cette fameuse sentence en sa version raccourcie qui l’a rendue célèbre et que vous critiquez à peine perdue d'obsolescence.
Aucun mystique, fine fleur de l'Eglise, ne l'a défendue, sinon qu'en voulant montrer leur affection égale pour l'Eglise cela a été déformé par les bigots et adeptes de bondieuseries, les fanatiques du rattrapage de leurs péchés par le verbe haut et la rigidité doctrinale : la foi les sauvait y compris de leurs bêtises et de leurs erreurs. La foi ou l'ignorance invincible, car les incroyants n'en ont pas le monopole hélas, et même des théologiens en sont atteints. Il arrive que la majorité ait tort, même dans l'Eglise !

Bref, vous êtes complétement à l'ouest avec vos arguments, à se demander si vous avez fréquenté ce forum...!
Ressaisissez-vous, car vous nous avez habitué à plus de finesse et de pertinence, récemment encore.

Re: La théologie de l'enfer d'Arnaud Dumouch

par Invité » lun. 18 déc. 2023, 16:49

Trinité a écrit : lun. 18 déc. 2023, 15:08D'ailleurs, si je ne m'abuse, et dans l'attente d'une confirmation de ce fil me semble qu'il n'y ait pas si longtemps , avant Vatican II , la devise était : "En dehors de l'Eglise point de salut" , il n'était pas prévu "d'ignorance invincible". Comme quoi , l'Eglise peu évoluer , sans toucher aux dogmes, mais je sors du sujet.
Alors, juste en aparté, cette maxime est bien connue mais elle doit être bien comprise : Hors de l'Église point de salut ?

Re: La théologie de l'enfer d'Arnaud Dumouch

par ChristianK » lun. 18 déc. 2023, 16:30

Trinité a écrit : lun. 18 déc. 2023, 15:08 Merci à Catholique zombie et christian K , pour votre information ,sur ce sujet.

D'ailleurs, si je ne m'abuse, et dans l'attente d'une confirmation de ce fil me semble qu'il n'y ait pas si longtemps , avant Vatican II , la devise était : "En dehors de l'Eglise point de salut" , il n'était pas prévu "d'ignorance invincible". Comme quoi , l'Eglise peu évoluer , sans toucher aux dogmes, mais je sors du sujet.
Réponse ci haut (à retardement un peu). L'ignorance invincible était prévue et est tradie.

Re: La théologie de l'enfer d'Arnaud Dumouch

par Trinité » lun. 18 déc. 2023, 15:14

Je suis têtu . :)

Alors, que faites vous de ces personnes qui ne sont pas mortes, victimes d'une NDE , et qui se trouvent devant le Christ , ou l'être de lumière (pas toutes) et qui ont la grâce de revenir sur cette terre , et changent complètement de mode de vie après cette expérience...

Ne serait ce pas cela , l'ultime chance , ou passage vers la mort évoquée par Arnaud.

Oui, je sais, elle ne sont pas mortes...

Re: La théologie de l'enfer d'Arnaud Dumouch

par Trinité » lun. 18 déc. 2023, 15:08

Merci à Catholique zombie et christian K , pour votre information ,sur ce sujet.

D'ailleurs, si je ne m'abuse, et dans l'attente d'une confirmation de ce fil me semble qu'il n'y ait pas si longtemps , avant Vatican II , la devise était : "En dehors de l'Eglise point de salut" , il n'était pas prévu "d'ignorance invincible". Comme quoi , l'Eglise peu évoluer , sans toucher aux dogmes, mais je sors du sujet.

Re: La théologie de l'enfer d'Arnaud Dumouch

par Olivier JC » lun. 18 déc. 2023, 14:48

L'indécis a écrit : lun. 18 déc. 2023, 12:54Même si je suis loin d'exclure la possibilité d'une vie extérieurement sainte et d'un ultime faux pas, malgré tout.
Si elle n'est qu'extérieurement sainte, alors elle n'est pas sainte et l'ultime faux pas ne serait finalement que la manifestation visible d'un certain pharisaïsme. Si elle est vraiment sainte, je ne vois pas comment un "ultime faux pas", interviendrait-il en matière grave, pourrait sérieusement atteindre les critères subjectif du péché mortel, à savoir une volonté libre et sans contraintes physiques, psychologiques ou spirituelles.

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