par Reminescence » ven. 21 avr. 2023, 17:20
Mat a écrit : ↑ven. 21 avr. 2023, 9:43
Reminescence a écrit : ↑jeu. 20 avr. 2023, 21:45
Il est vrai que personnellement, je n'entends pas beaucoup parler de "péchés", de "Jugement", "d'Enfer", ou de notions touchant à notre Salut, lors des homélies des prêtres de ma paroisse.
Par contre, en écoutant les homélies de certains prêtres traditionalistes, disponibles sur YouTube, on y trouve un discours plus axé sur ces notions, avec une volonté, peut-être, de "bousculer" les paroissiens qui écoutent l'homélie, mais bousculer dans un sens positif, bien entendu !
Peut-être que parler de tout cela à la fois serait un bon compromis, ce qui éviterait de tomber dans un discours trop "âpre" ou à l'inverse, trop "sirupeux"...
Lisons quelques chapitres de l'Imitation de Jésus-Christ ; le discours que nous pouvons entendre aujourd'hui n'est plus forcément le même que dans ce livre... Aujourd'hui, on semble insister vraiment sur un côté "thérapeutique" de Notre Seigneur, c'est presque du développement personnel ! Comme s'Il devait d'abord nous aider à être heureux, à être bien... Certes, oui, une rencontre avec Dieu, ça change un homme ! Mais L'imitation de Jésus-Christ parle bien de souffrances et de peines, et insiste bien sur l'aspect misérable de notre vie... C'est peut-être que cette vision de la spiritualité a bien du changer depuis le Moyen-Âge !
D'ailleurs, je n'entends pas non plus parler de confession... Certes, on en parle lors des annonces, à la messe, mais j'ai l'impression que c'est souvent lors des grandes fêtes de l'Église... À part cela, il n'y a pas d'exhortation à la confession...
J'espère que le ton de mon message ne passera pas pour moralisateur ; je ne juge pas, et et étant catéchumène, je ne peux même pas encore me confesser, c'est surtout dans le soucis de l'autre que je m'inquiète de tout cela.
Bonjour Reminescence, tout d'abord je vous souhaite un bon chemin vers le baptême.
Je vous comprends totalement notamment sur le Jésus "Thérapeute" qui doit apporter absolument le bien-être, qui hélas est bien réel.
Le soi-disant chemin spirituel que certains ont promu dans l'Eglise, notamment en instrumentalisant la petite Thérèse, a pu dévier de l'enseignement millénaire de l'Eglise en matière de spiritualité, qui passe notamment par le chemin de l'ascèse.
Il y a de gros déboires avec notamment le mélange entre psychologie et spiritualité, entre blessures psychologique (personnel à la personne) et blessure de l'âme (lié aux vices et au péché), et cela a toujours lieu dans l'Eglise, ce que je ne comprends pas... L'influence de la société moderne qui tourne notamment autour de l'émotion et le sensible n'est pas aussi étrange à ces déboires. On peut aussi parler de la mystique et les sensations à tout va, avec l'oubli de l'exercice de la raison.
Alors ce n'est pas partout, et heureusement, mais on le retrouve dans certains mouvements de l'Eglise (souvent dans les nouvelle communautés post-Vatican II). Cela ne veut pas dire que tout est mauvais chez ces communautés, attention.
Bonjour Mat,
Vous parlez de la Petite Thérèse !
J'ai personnellement l'impression que nous l'avons entouré de mièvrerie, comme si elle avait contribuée, - et malgré elle, bien évidemment ! -, à diffuser l'image d'un Dieu qui permet tout et pardonne tout !
Il y a un peu du thème de "On ira tous au Paradis", là-dedans ! Pourquoi ne pas penser que l'Enfer est vide, aussi ?
C'est cette même Thérèse de Lisieux qui disait : "[...] les âmes vont en enfer comme les flocons de neige en hiver.", alors je ne pense qu'on puisse accepter seulement le côté "bisounours" de la religion tout en occultant l'aspect qui fait le moins plaisir à entendre, car je suis certain qu'il en va de notre salut...
Cette manière de rendre la religion totalement mièvre, fade, excessivement romancée me déplaît vraiment... Les apôtres ont-ils vécus une vie simple, sans danger, ni épreuves ? Ils ont subi la persécution puis la mort !
Nous n'irons peut-être pas jusqu'au martyr puisque nous ne sommes pas encore ouvertement persécutés comme dans certains pays de l'Orient, mais reste que la souffrance existe...
En tout cas, merci de partager votre impression, cela fait plaisir de se sentir moins seul...
Skellig a écrit : ↑ven. 21 avr. 2023, 9:36
Bonjour Réminiscence,
Je ne peux que partager votre avis au sujet du degré d’exigence spirituelle et de profondeur des homélies des prêtres de rite extraordinaire bien que l’on puisse aussi trouver de très belles, profondes, exigeantes et spirituellement nourrissantes homélies dans le rite ordinaire.
Je me réjouis d’apprendre par votre témoignage que le (jeune, je suppose) catéchumène que vous êtes puise en partie sa « nourriture spirituelle» dans les homélies du rite extraordinaire car c’est une des raisons pour laquelle j’ai «franchi le pas» du rite extraordinaire après 50 années passées dans le rite ordinaire.
Bonjour Skellig !
J'ai lu un certain nombres de vos interventions sur le forum et je me réjouis de voir que vous avez trouvé la paix et une base solide dans la communauté dite "traditionnaliste".
Je partage votre opinion sur les homélies puisqu'il y en a aussi de très bonnes dans le rite ordinaire, effectivement !
Étant dans une paroisse non-traditionnaliste, je n'ai jamais eu la joie d'assister à une messe dans le rite tridentin, mais je brûle d'impatience de pouvoir un jour y assister... La messe de mes ancêtres m'attire plus que tout, et il suffit de voir que la plupart des jeunes catholiques préfèrent cette messe à celle du rite ordinaire pour conclure que la messe du rite ordinaire a visiblement "raté quelque chose" avec les jeunes, du moins, c'est ce que je pense et mon avis n'engage que moi.
Il y a un moment où il est difficile de grandir spirituellement si nous nous sentons mal dans la communauté ; personnellement, je ne me sens pas à ma place dans ma paroisse puisque tout ce qui m'irrite, et j'espère pas injustement, s'y trouve... Autant, la présence de beaucoup de retraités ne me dérangent pas, même si j'ai dix-huit, mais c'est surtout le relativisme, du genre "On ira tous au Paradis", dont je parlais un peu plus haut, les chants de la messe, l'attitude des autres paroissiens lors de la messe... Non, je ne veux pas taper dans les mains et chanter à tue-tête lors du renouvellement du Sacrifice de Notre-Seigneur... Si certains y trouvent leur compte, tant mieux, mais personnellement, je préfère le recueillement sobre, le silence et l'intériorité à des comportements démonstratifs (ce qui n'est pas forcément mauvais!) et qui me font pas sentir à ma place...
Vraiment, merci de partager votre opinion et d'oser écrire ce que vous ressentez.
Il est vraiment réconfortant de voir que finalement, un certain nombres de personnes ne se retrouvent pas dans l'après Vatican II. Tout n'est pas à jeté dans ce concile, non, loin de là ! Mais la direction qu'a pris l'Église suite à cet évènement ne me plaît personnellement pas, même si tout n'est pas noir ou blanc...
Je suis peut-être née bien après Vatican II, mais c'est cette Église que j'aime ! c'est cette Sainte Messe que j'aime, qui a vu tant de Saints y assister ! C'est ces prêtres zélés, ce catéchisme solide, qui m'attire !
Alors oui, continuons à professer notre amour de la Tradition...
[quote=Mat post_id=457656 time=1682063025 user_id=18378]
[quote=Reminescence post_id=457644 time=1682019919 user_id=18434]
Il est vrai que personnellement, je n'entends pas beaucoup parler de "péchés", de "Jugement", "d'Enfer", ou de notions touchant à notre Salut, lors des homélies des prêtres de ma paroisse.
Par contre, en écoutant les homélies de certains prêtres traditionalistes, disponibles sur YouTube, on y trouve un discours plus axé sur ces notions, avec une volonté, peut-être, de "bousculer" les paroissiens qui écoutent l'homélie, mais bousculer dans un sens positif, bien entendu !
Peut-être que parler de tout cela à la fois serait un bon compromis, ce qui éviterait de tomber dans un discours trop "âpre" ou à l'inverse, trop "sirupeux"...
Lisons quelques chapitres de l'Imitation de Jésus-Christ ; le discours que nous pouvons entendre aujourd'hui n'est plus forcément le même que dans ce livre... Aujourd'hui, on semble insister vraiment sur un côté "thérapeutique" de Notre Seigneur, c'est presque du développement personnel ! Comme s'Il devait d'abord nous aider à être heureux, à être bien... Certes, oui, une rencontre avec Dieu, ça change un homme ! Mais L'imitation de Jésus-Christ parle bien de souffrances et de peines, et insiste bien sur l'aspect misérable de notre vie... C'est peut-être que cette vision de la spiritualité a bien du changer depuis le Moyen-Âge !
D'ailleurs, je n'entends pas non plus parler de confession... Certes, on en parle lors des annonces, à la messe, mais j'ai l'impression que c'est souvent lors des grandes fêtes de l'Église... À part cela, il n'y a pas d'exhortation à la confession...
J'espère que le ton de mon message ne passera pas pour moralisateur ; je ne juge pas, et et étant catéchumène, je ne peux même pas encore me confesser, c'est surtout dans le soucis de l'autre que je m'inquiète de tout cela.
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Bonjour Reminescence, tout d'abord je vous souhaite un bon chemin vers le baptême.
Je vous comprends totalement notamment sur le Jésus "Thérapeute" qui doit apporter absolument le bien-être, qui hélas est bien réel.
Le soi-disant chemin spirituel que certains ont promu dans l'Eglise, notamment en instrumentalisant la petite Thérèse, a pu dévier de l'enseignement millénaire de l'Eglise en matière de spiritualité, qui passe notamment par le chemin de l'ascèse.
Il y a de gros déboires avec notamment le mélange entre psychologie et spiritualité, entre blessures psychologique (personnel à la personne) et blessure de l'âme (lié aux vices et au péché), et cela a toujours lieu dans l'Eglise, ce que je ne comprends pas... L'influence de la société moderne qui tourne notamment autour de l'émotion et le sensible n'est pas aussi étrange à ces déboires. On peut aussi parler de la mystique et les sensations à tout va, avec l'oubli de l'exercice de la raison.
Alors ce n'est pas partout, et heureusement, mais on le retrouve dans certains mouvements de l'Eglise (souvent dans les nouvelle communautés post-Vatican II). Cela ne veut pas dire que tout est mauvais chez ces communautés, attention.
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Bonjour Mat,
Vous parlez de la Petite Thérèse !
J'ai personnellement l'impression que nous l'avons entouré de mièvrerie, comme si elle avait contribuée, - et malgré elle, bien évidemment ! -, à diffuser l'image d'un Dieu qui permet tout et pardonne tout !
Il y a un peu du thème de "On ira tous au Paradis", là-dedans ! Pourquoi ne pas penser que l'Enfer est vide, aussi ?
C'est cette même Thérèse de Lisieux qui disait : "[...] les âmes vont en enfer comme les flocons de neige en hiver.", alors je ne pense qu'on puisse accepter seulement le côté "bisounours" de la religion tout en occultant l'aspect qui fait le moins plaisir à entendre, car je suis certain qu'il en va de notre salut...
Cette manière de rendre la religion totalement mièvre, fade, excessivement romancée me déplaît vraiment... Les apôtres ont-ils vécus une vie simple, sans danger, ni épreuves ? Ils ont subi la persécution puis la mort !
Nous n'irons peut-être pas jusqu'au martyr puisque nous ne sommes pas encore ouvertement persécutés comme dans certains pays de l'Orient, mais reste que la souffrance existe...
En tout cas, merci de partager votre impression, cela fait plaisir de se sentir moins seul...
[quote=Skellig post_id=457655 time=1682062589 user_id=18480]
Bonjour Réminiscence,
Je ne peux que partager votre avis au sujet du degré d’exigence spirituelle et de profondeur des homélies des prêtres de rite extraordinaire bien que l’on puisse aussi trouver de très belles, profondes, exigeantes et spirituellement nourrissantes homélies dans le rite ordinaire.
Je me réjouis d’apprendre par votre témoignage que le (jeune, je suppose) catéchumène que vous êtes puise en partie sa « nourriture spirituelle» dans les homélies du rite extraordinaire car c’est une des raisons pour laquelle j’ai «franchi le pas» du rite extraordinaire après 50 années passées dans le rite ordinaire.
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Bonjour Skellig !
J'ai lu un certain nombres de vos interventions sur le forum et je me réjouis de voir que vous avez trouvé la paix et une base solide dans la communauté dite "traditionnaliste".
Je partage votre opinion sur les homélies puisqu'il y en a aussi de très bonnes dans le rite ordinaire, effectivement !
Étant dans une paroisse non-traditionnaliste, je n'ai jamais eu la joie d'assister à une messe dans le rite tridentin, mais je brûle d'impatience de pouvoir un jour y assister... La messe de mes ancêtres m'attire plus que tout, et il suffit de voir que la plupart des jeunes catholiques préfèrent cette messe à celle du rite ordinaire pour conclure que la messe du rite ordinaire a visiblement "raté quelque chose" avec les jeunes, du moins, c'est ce que je pense et mon avis n'engage que moi.
Il y a un moment où il est difficile de grandir spirituellement si nous nous sentons mal dans la communauté ; personnellement, je ne me sens pas à ma place dans ma paroisse puisque tout ce qui m'irrite, et j'espère pas injustement, s'y trouve... Autant, la présence de beaucoup de retraités ne me dérangent pas, même si j'ai dix-huit, mais c'est surtout le relativisme, du genre "On ira tous au Paradis", dont je parlais un peu plus haut, les chants de la messe, l'attitude des autres paroissiens lors de la messe... Non, je ne veux pas taper dans les mains et chanter à tue-tête lors du renouvellement du Sacrifice de Notre-Seigneur... Si certains y trouvent leur compte, tant mieux, mais personnellement, je préfère le recueillement sobre, le silence et l'intériorité à des comportements démonstratifs (ce qui n'est pas forcément mauvais!) et qui me font pas sentir à ma place...
Vraiment, merci de partager votre opinion et d'oser écrire ce que vous ressentez.
Il est vraiment réconfortant de voir que finalement, un certain nombres de personnes ne se retrouvent pas dans l'après Vatican II. Tout n'est pas à jeté dans ce concile, non, loin de là ! Mais la direction qu'a pris l'Église suite à cet évènement ne me plaît personnellement pas, même si tout n'est pas noir ou blanc...
Je suis peut-être née bien après Vatican II, mais c'est cette Église que j'aime ! c'est cette Sainte Messe que j'aime, qui a vu tant de Saints y assister ! C'est ces prêtres zélés, ce catéchisme solide, qui m'attire !
Alors oui, continuons à professer notre amour de la Tradition...