par Ombiace » dim. 19 févr. 2023, 6:19
Bonjour,
Je souhaite partager cette réflexion avec vous. Vous êtes bienvenus pour réagir
Dociles, ils l'étaient tous au lavement des pieds. Pour Pierre, cependant, Jésus a du mettre le paquet. Cela signifie t il que Pierre était moins docile que les autres ? Je ne suis pas sûr..
Peu importe! Je voulais répertorier quelques exemples de docilité :
--Adam et Eve : Satan fait la promesse qu'ils seront comme Dieu, et ils semblent vouloir posséder ce statut. Une fois le fruit mangé, ils semblent effectivement devenus semblables à Dieu, en ce sens qu'ils sont émancipés. Mais au passage, ils ont péché
--Marie, docile dans son oui à l'ange Gabriel, ne semble pas, elle, jalouse de sa prérogative maternelle
--Jésus, docile à Dieu pendant les tentations, et jusqu'à sa mort sur la croix, ne semble pas non plus jaloux de son statut de Fils de Dieu
--Pierre (encore lui), se faisant introniser pierre de l'Eglise, semble vouloir posséder ce statut que Jésus lui donne pourtant, comme si Satan l'avait inspiré, comme avec Adam et Eve
Il me semble que la docilité est prise pour cible par l'adversaire, comme on le voit avec Adam, Eve, Pierre et même Jésus sauf que lui en sort vainqueur.
On peut l'interpréter aussi ainsi avec la foule, docile à Jésus un jour, et rebelle, un autre jour.
Mais de tous ces exemples de docilité, il semble que c'est seulement avec Adam et Eve qu'au final un péché est bel et bien "consommé" par la personne désignée comme docile, puisqu'avec Marie et Jésus, il ne saurait en être question, et quant à Pierre, il est interrompu dans le processus.
Autre considération : Le fin du fin pour certains en politique semble de prendre les décisions les plus délicates en paraissant toujours aller dans le sens de l'électorat le plus docile, car il incarne une forme vertueuse de savoir être qu'aucun politicien ne peut négliger de prendre en compte, mais cette attitude politique n'est qu'une attitude, qui permet au type de politicien ici en question de se dédouaner au détriment de cet électorat.
C'est ainsi que la foule devenue houleuse, le politicien Pilate était privé d'un soutien coutumièrement docile. C'est donc sans doute par défaut, mais probablement aussi parce que, par habitude, la foule est l'élément le plus stable en docilité, qu'il accorde la tête de Jésus à sa demande. Le lavement des mains illustre à merveille le souci le plus commun en politique : se dédouaner des décisions les plus délicates.
Je ne suis pas en train de chercher à disculper la foule, ni Adam et Eve; il y a eu péché. Mon propos serait plutôt d'essayer de mettre en lumière la ruse de l'adversaire. Car, de dociles qu'ils étaient, il les a rendu indociles. Lui-même, pour sa réputation, s'en tire à bon compte en ce sens que ce n'est pas lui-même qui pèche, mais bien les créatures qu'il inspire.
Bonjour,
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Dociles, ils l'étaient tous au lavement des pieds. Pour Pierre, cependant, Jésus a du mettre le paquet. Cela signifie t il que Pierre était moins docile que les autres ? Je ne suis pas sûr..
Peu importe! Je voulais répertorier quelques exemples de docilité :
--Adam et Eve : Satan fait la promesse qu'ils seront comme Dieu, et ils semblent vouloir posséder ce statut. Une fois le fruit mangé, ils semblent effectivement devenus semblables à Dieu, en ce sens qu'ils sont émancipés. Mais au passage, ils ont péché
--Marie, docile dans son oui à l'ange Gabriel, ne semble pas, elle, jalouse de sa prérogative maternelle
--Jésus, docile à Dieu pendant les tentations, et jusqu'à sa mort sur la croix, ne semble pas non plus jaloux de son statut de Fils de Dieu
--Pierre (encore lui), se faisant introniser pierre de l'Eglise, semble vouloir posséder ce statut que Jésus lui donne pourtant, comme si Satan l'avait inspiré, comme avec Adam et Eve
Il me semble que la docilité est prise pour cible par l'adversaire, comme on le voit avec Adam, Eve, Pierre et même Jésus sauf que lui en sort vainqueur.
On peut l'interpréter aussi ainsi avec la foule, docile à Jésus un jour, et rebelle, un autre jour.
Mais de tous ces exemples de docilité, il semble que c'est seulement avec Adam et Eve qu'au final un péché est bel et bien "consommé" par la personne désignée comme docile, puisqu'avec Marie et Jésus, il ne saurait en être question, et quant à Pierre, il est interrompu dans le processus.
Autre considération : Le fin du fin pour certains en politique semble de prendre les décisions les plus délicates en paraissant toujours aller dans le sens de l'électorat le plus docile, car il incarne une forme vertueuse de savoir être qu'aucun politicien ne peut négliger de prendre en compte, mais cette attitude politique n'est qu'une attitude, qui permet au type de politicien ici en question de se dédouaner au détriment de cet électorat.
C'est ainsi que la foule devenue houleuse, le politicien Pilate était privé d'un soutien coutumièrement docile. C'est donc sans doute par défaut, mais probablement aussi parce que, par habitude, la foule est l'élément le plus stable en docilité, qu'il accorde la tête de Jésus à sa demande. Le lavement des mains illustre à merveille le souci le plus commun en politique : se dédouaner des décisions les plus délicates.
Je ne suis pas en train de chercher à disculper la foule, ni Adam et Eve; il y a eu péché. Mon propos serait plutôt d'essayer de mettre en lumière la ruse de l'adversaire. Car, de dociles qu'ils étaient, il les a rendu indociles. Lui-même, pour sa réputation, s'en tire à bon compte en ce sens que ce n'est pas lui-même qui pèche, mais bien les créatures qu'il inspire.