par Jean-Mic » sam. 10 sept. 2022, 18:14
Une seul question se pose : les candidats acquéreurs ont-ils voulu négocier ?
S'ils sont prêts à payer le prix demandé sans négocier, vous ne pouvez plus vous retirer maintenant, sauf à garder durablement le bien pour vous-même ou pour l'un de vos ascendants, descendants, ou leurs conjoints. Ce serait un "refus de vente", un délit passible de la loi.
Après tout, rien ne vous interdit de leur "faire une fleur", une ristourne que vous n'avez pas besoin de justifier sur le prix qu'ils ont accepté sans le négocier. Mais, en plusieurs années de carrière dans des métiers proche de l'immobilier, je n'ai jamais, vraiment jamais, vu cela, et je pense même que (au mieux) cela fera rigoler tous les professionnels de la ville, ou (au pire) que cela leur déplaira très sérieusement. Cela s'appelle "casser le marché", c'est très très-mal vu, comme dans la plupart des métiers.
Enfin, en matière de "mauvais investissement" (arguments développés dans votre deuxième message), deux points en particulier sont à examiner.
1/ la question de l'énergie :
Vous avez bien fourni un DPE (diagnostic de performance énergétique) ? Les acquéreurs achètent donc en connaissance de cause, soit un logement énergétiquement performant, soit une passoire thermique. A eux donc de mettre en face les travaux qui s'imposent. Si c'est un investissement locatif, leur banquier regardera aussi ce point, et il est hautement probable que les candidats investisseurs se verront refuser le prêt pour un logement locatif qui s'avèrera interdit de location d'ici la prochaine RT (réglementation thermique) annoncée pour 2023.
Si c'est le cas, l'affaire s'achèvera avec le refus de la banque. Inconvénient pour vous : cela prendra des mois.
2/ la "bulle immobilière" :
Sur quelles bases avez-vous fixé votre prix de vente (prix d'annonce) ? Soit sur vos besoins réels de liquidité, soit en regardant ce qui se pratique dans le quartier, soit un mixte des deux. De toute façon dans les deux cas, si vous avez trouvé un acquéreur disposé à suivre à ce prix, il est trop tard pour vous retirer (cf. ci-dessus).
Cessez de mettre des scrupules là où vous n'êtes pas responsable. Le monde de l'immobilier n'est pas toujours des plus vertueux, c'est une évidence, mais ce n'est pas à vous d'en porter le poids.
Vous avez besoin de liquidités, et vous vendez un bien devenu inutile pour vous ? C'est tout de même parfaitement légitime, non ?
N'en faites pas trop dans la culpabilité. Demandez-vous plutôt si les nouveaux projets que vous permettront cet argent seront bien utilisés, vertueusement utilisés !
Une seul question se pose : les candidats acquéreurs ont-ils voulu négocier ?
S'ils sont prêts à payer le prix demandé sans négocier, vous ne pouvez plus vous retirer maintenant, sauf à garder durablement le bien pour vous-même ou pour l'un de vos ascendants, descendants, ou leurs conjoints. Ce serait un "refus de vente", un délit passible de la loi.
Après tout, rien ne vous interdit de leur "faire une fleur", une ristourne que vous n'avez pas besoin de justifier sur le prix qu'ils ont accepté sans le négocier. Mais, en plusieurs années de carrière dans des métiers proche de l'immobilier, je n'ai jamais, vraiment jamais, vu cela, et je pense même que (au mieux) cela fera rigoler tous les professionnels de la ville, ou (au pire) que cela leur déplaira très sérieusement. Cela s'appelle "casser le marché", c'est très très-mal vu, comme dans la plupart des métiers.
Enfin, en matière de "mauvais investissement" (arguments développés dans votre deuxième message), deux points en particulier sont à examiner.
1/ la question de l'énergie :
Vous avez bien fourni un DPE (diagnostic de performance énergétique) ? Les acquéreurs achètent donc en connaissance de cause, soit un logement énergétiquement performant, soit une passoire thermique. A eux donc de mettre en face les travaux qui s'imposent. Si c'est un investissement locatif, leur banquier regardera aussi ce point, et il est hautement probable que les candidats investisseurs se verront refuser le prêt pour un logement locatif qui s'avèrera interdit de location d'ici la prochaine RT (réglementation thermique) annoncée pour 2023.
Si c'est le cas, l'affaire s'achèvera avec le refus de la banque. Inconvénient pour vous : cela prendra des mois.
2/ la "bulle immobilière" :
Sur quelles bases avez-vous fixé votre prix de vente (prix d'annonce) ? Soit sur vos besoins réels de liquidité, soit en regardant ce qui se pratique dans le quartier, soit un mixte des deux. De toute façon dans les deux cas, si vous avez trouvé un acquéreur disposé à suivre à ce prix, il est trop tard pour vous retirer (cf. ci-dessus).
Cessez de mettre des scrupules là où vous n'êtes pas responsable. Le monde de l'immobilier n'est pas toujours des plus vertueux, c'est une évidence, mais ce n'est pas à vous d'en porter le poids.
Vous avez besoin de liquidités, et vous vendez un bien devenu inutile pour vous ? C'est tout de même parfaitement légitime, non ?
N'en faites pas trop dans la culpabilité. Demandez-vous plutôt si les nouveaux projets que vous permettront cet argent seront bien utilisés, vertueusement utilisés !