par cmoi » sam. 16 avr. 2022, 17:01
Toi le tout petit a écrit : ↑jeu. 14 avr. 2022, 19:36
"
Maman, est-ce juste de mourir à 18 ans ?", "Je ne sais pas si c'est juste. Mais si Dieu a ce dessein sur toi, nous devons faire sa volonté"
Donc, mon neveu se demande : "
Comment est-ce possible que Dieu ait un tel dessein ?"
Qu'en pensez-vous ?
Je pense et pour le relancer qu'il y a plusieurs autres questions par-derrière ce sujet qui peut être inspirant...
- N'est-ce pas exagéré d'y voir le dessein "direct" de Dieu ? Il y a du pour (providence) et du contre (lois immuables de la création) La réponse peut-elle être individualisée (pour éviter de trancher le débat, mais le rendre polémique...) et donc possible dans certains cas, impossible dans d'autres ?
Dieu préfère-t-il que nous ne fassions pas ( ou moins) de péchés, ou que nous accumulions plus de mérites et de bonnes actions ? (Pour autant que la réponse ne soit pas individualisée...) Où et comment notre amour pour lui se montre-t-il le plus ?
Certains répondront : « peu importe, pourvu de remplir sa mission/vocation ». Mais alors, est-il possible de mourir sans avoir connu laquelle était-ce ? N’est-ce pas fréquent et est-ce un échec ?
En avons-nous vraiment une qui soit « céleste » et particulière (ou là encore, est-ce au cas par cas) ?
Le sens profond de la vie sur terre peut-il se limiter à "préparer le ciel"? N'y a-t-il pas déjà quelque chose ici-bas du ciel à vivre ? Cela peut-il être "rattrapé"/compensé dans l'au-delà (cas d'un assassinat) ?
Je pense que le plus important n’est pas tant la réponse, que les réflexions qui en cherchent une. Mais ces réflexions sont-elles « bonnes » en soi, ou relèveraient-elles de ce que Pascal appelait « divertissement » ?
Si la psychologie aide à comprendre le présent par le passé, et le passé par le présent, il me semble que la prophétie ou plutôt la foi aide à comprendre le présent par l’avenir. Le point d’intersection, c’est quand le présent devient passé…
Parfois, cet avenir n’interviendra qu’après la mort. Est-ce le plus fréquent ? Est-ce préférable ? Peut-on pour autant parler de « dessein divin » ?
Je pense que le bénéfice de cette question se trouvera toujours dans un accroissement nécessaire d’humilité, qui évoque aussi la porte étroite.
Pour contredire l’impression spontanée de votre neveu : mais quelle chance de « savoir » d’avance, même si cela doit nous coûter quelques années, (certes ce n’est pas « absolu », quoique…) que nous y passerons !
Cet espoir devrait compenser la perte et l’inquiétude qu’elle provoque – car il y en a bien une et qui ne tient pas au médical.
C’est à priori plus fréquent quand on est jeune…
Par rapport à la justice, je crois qu’un jeune croyant est souvent prêt à porter les croix les plus lourdes, mais à 2 conditions : les choisir et qu’elles soient justes. Ce en quoi il ne se trompe qu’un peu : ce sont celles qui font les croix légères !
L’égalité de ce temps, s’il y en a une pour tous (notion de justice), le profit de la vie, se mesure-t-il en durée, ou en intensité ? Si la durée ne nous appartient pas, sachons rendre chaque instant fécond…
Ce qui n’a rien à voir avec l’activisme et peut se faire dans le repos, pourvu d’être « présent » de tout son être.
Face à la question de cette adolescente, peu importe la réponse et elle peut changer (elle contiendra toujours « je ne sais pas », sachant qu’elle saura la bonne avant nous !), pourvu qu’elle soit celle qui l’aide à ce qu’elle puisse vivre les instants qui lui restent de tout son cœur !
Pour conclure, je citerai bien cette anecdote concernant je crois St Louis de Gonzague (mort à 23 ans), à qui on demandait dans son enfance en l’interrompant ce qu’il ferait s’il apprenait qu’il devait mourir dans l’heure.
Il répondit... qu’il continuerait à jouer au ballon.
Parce que et signe que, il le faisait de tout son cœur !
Aimons chaque seconde de cette vie que Dieu nous a donné... et quand il le faudra rendons-là lui de tout notre coeur au moment qui s'imposera : lui nous dira s'il y est pour quelque chose ou pas, nous pouvons d'ailleurs lui demander que cela soit ou qu'il fasse un miracle, pour ne pas l'offenser de la perdre ; et sachons pardonner à celui (ou ce) qui lui en aura éventuellement usurpé le droit et la place - il en avait en tout cas le pouvoir, et nous ne l'aurons volé à personne.
[quote="Toi le tout petit" post_id=449061 time=1649957818 user_id=18188]
"[i]Maman, est-ce juste de mourir à 18 ans ?", "Je ne sais pas si c'est juste. Mais si Dieu a [b]ce dessein sur toi[/b], nous devons faire sa volonté[/i]"
Donc, mon neveu se demande : "[i]Comment est-ce possible que Dieu ait un tel dessein ?"[/i]
[b]Qu'en pensez-vous [/b]?
[/quote]
Je pense et pour le relancer qu'il y a plusieurs autres questions par-derrière ce sujet qui peut être inspirant...
[list=]N'est-ce pas exagéré d'y voir le dessein "direct" de Dieu ? Il y a du pour (providence) et du contre (lois immuables de la création) La réponse peut-elle être individualisée (pour éviter de trancher le débat, mais le rendre polémique...) et donc possible dans certains cas, impossible dans d'autres ?
Dieu préfère-t-il que nous ne fassions pas ( ou moins) de péchés, ou que nous accumulions plus de mérites et de bonnes actions ? (Pour autant que la réponse ne soit pas individualisée...) Où et comment notre amour pour lui se montre-t-il le plus ?
Certains répondront : « peu importe, pourvu de remplir sa mission/vocation ». Mais alors, est-il possible de mourir sans avoir connu laquelle était-ce ? N’est-ce pas fréquent et est-ce un échec ?
En avons-nous vraiment une qui soit « céleste » et particulière (ou là encore, est-ce au cas par cas) ?
Le sens profond de la vie sur terre peut-il se limiter à "préparer le ciel"? N'y a-t-il pas déjà quelque chose ici-bas du ciel à vivre ? Cela peut-il être "rattrapé"/compensé dans l'au-delà (cas d'un assassinat) ?[/list]
Je pense que le plus important n’est pas tant la réponse, que les réflexions qui en cherchent une. Mais ces réflexions sont-elles « bonnes » en soi, ou relèveraient-elles de ce que Pascal appelait « divertissement » ?
Si la psychologie aide à comprendre le présent par le passé, et le passé par le présent, il me semble que la prophétie ou plutôt la foi aide à comprendre le présent par l’avenir. Le point d’intersection, c’est quand le présent devient passé…
Parfois, cet avenir n’interviendra qu’après la mort. Est-ce le plus fréquent ? Est-ce préférable ? Peut-on pour autant parler de « dessein divin » ?
Je pense que le bénéfice de cette question se trouvera toujours dans un accroissement nécessaire d’humilité, qui évoque aussi la porte étroite.
Pour contredire l’impression spontanée de votre neveu : mais quelle chance de « savoir » d’avance, même si cela doit nous coûter quelques années, (certes ce n’est pas « absolu », quoique…) que nous y passerons !
Cet espoir devrait compenser la perte et l’inquiétude qu’elle provoque – car il y en a bien une et qui ne tient pas au médical.
C’est à priori plus fréquent quand on est jeune…
Par rapport à la justice, je crois qu’un jeune croyant est souvent prêt à porter les croix les plus lourdes, mais à 2 conditions : les choisir et qu’elles soient justes. Ce en quoi il ne se trompe qu’un peu : ce sont celles qui font les croix légères !
L’égalité de ce temps, s’il y en a une pour tous (notion de justice), le profit de la vie, se mesure-t-il en durée, ou en intensité ? Si la durée ne nous appartient pas, sachons rendre chaque instant fécond…
Ce qui n’a rien à voir avec l’activisme et peut se faire dans le repos, pourvu d’être « présent » de tout son être.
Face à la question de cette adolescente, peu importe la réponse et elle peut changer (elle contiendra toujours « je ne sais pas », sachant qu’elle saura la bonne avant nous !), pourvu qu’elle soit celle qui l’aide à ce qu’elle puisse vivre les instants qui lui restent de tout son cœur !
Pour conclure, je citerai bien cette anecdote concernant je crois St Louis de Gonzague (mort à 23 ans), à qui on demandait dans son enfance en l’interrompant ce qu’il ferait s’il apprenait qu’il devait mourir dans l’heure.
Il répondit... qu’il continuerait à jouer au ballon.
Parce que et signe que, il le faisait de tout son cœur !
Aimons chaque seconde de cette vie que Dieu nous a donné... et quand il le faudra rendons-là lui de tout notre coeur au moment qui s'imposera : lui nous dira s'il y est pour quelque chose ou pas, nous pouvons d'ailleurs lui demander que cela soit ou qu'il fasse un miracle, pour ne pas l'offenser de la perdre ; et sachons pardonner à celui (ou ce) qui lui en aura éventuellement usurpé le droit et la place - il en avait en tout cas le pouvoir, et nous ne l'aurons volé à personne.