par Perlum Pimpum » jeu. 03 mars 2022, 11:28
Le Temps du Carême
Temps de Jeûne, Temps de Mortification.
Quarante jours de Jeûne, à l’image du Christ. Quarante jours, après quoi seulement il eut faim. Car l’exercice spirituel du Jeûne s’accomplit par la grâce, qui surélève la nature à des sommets inconnus de ceux qui, morts au Christ, vivent au péché. Le Jeûne chrétien est surnaturel autant par son principe (la grâce) que par son objet (la sanctification) et sa fin (Dieu : le Dieu de la foi théologale, Trine, Incarné, Sauveur et Juge, unique fin dernière absolue des créatures ; par où, manifestement, le saint Carême diffère du Ramadan des infidèles).
Le Jeûne, prescrit par le Christ, est fondamental. Par le Jeûne, nous contenons l’appétit, le dominons, le maîtrisons, au-delà même de ce qui est ordinairement prescrit par la droite raison, subjuguant nos appétits, non seulement celui du manger et du boire, mais tout appétit, pour les tenir tout entiers sous la poigne de la volonté sanctifiée par la grâce. Le Jeûne est l’acte de la domination de soi par la domination de la triple concupiscence héritée d’Adam. Parce que le Jeûne chrétien, surnaturel, est maîtrise de soi en vue de Dieu, et parce que cette maîtrise doit concerner toutes les puissances de l’âme (et du corps), le Jeûne ne vise pas seulement à la maîtrise de la seule concupiscence charnelle, mais à la mortification de la triple concupiscence, qui procède du péché et conduit au péché. Bref, ce que le Jeûne permet, c’est d’ôter la graisse du cœur.
C’est ainsi qu’en jeûnant on va jusqu’à se taire. Non pas seulement extérieurement, mais par delà, et surtout, intérieurement, supprimant tant qu’on peut tout verbe exprimé, soit vocal soit mental, afin qu’en ce silence intérieur, lieu de calme et de paix, de force et de plénitude, la grâce de Dieu puisse, mieux qu’avant, nous façonner le cœur, en l’emplissant de ferveur et componction. Et parce que la pensée, qui est regard, s’accompagne de mots, en purifiant la parole par le silence intime, nous initions ainsi la purification du regard intellectuel et sensible. Nous cessons de tourner notre regard intellectuel réflexivement sur nous, nous oubliant nous-mêmes pour nous plonger en Dieu. De même quant au regard sensible, voyant les créatures sans désormais les voir, le regard purifié de toute concupiscence, pour vouloir y voir Dieu, si tant est qu’elles le portent.
Ainsi le Jeûne s’accompagne de Veille, laquelle est vigilance, d’autant plus forte que se prolongeant jusqu’en les veilles de la nuit. Et ces veilles sont prières, silencieuses, selon ce cœur à cœur partagé que nous expérimentons dans nos visites au Très Saint Sacrement.
Voilà ce qu’est le Carême. Un Temps liturgique particulier où la grâce du Christ nous est principalement donnée pour sanctifier selon l’esprit de ce Temps. Et ainsi nous nous préparons pour celui de Pâques.
[b]Le Temps du Carême[/b]
Temps de Jeûne, Temps de Mortification.
Quarante jours de Jeûne, à l’image du Christ. Quarante jours, après quoi seulement il eut faim. Car l’exercice spirituel du Jeûne s’accomplit par la grâce, qui surélève la nature à des sommets inconnus de ceux qui, morts au Christ, vivent au péché. Le Jeûne chrétien est surnaturel autant par son principe (la grâce) que par son objet (la sanctification) et sa fin (Dieu : [size=80]le Dieu de la foi théologale, Trine, Incarné, Sauveur et Juge, unique fin dernière absolue des créatures ; par où, manifestement, le saint Carême diffère du Ramadan des infidèles[/size]).
Le Jeûne, prescrit par le Christ, est fondamental. Par le Jeûne, nous contenons l’appétit, le dominons, le maîtrisons, au-delà même de ce qui est ordinairement prescrit par la droite raison, subjuguant nos appétits, non seulement celui du manger et du boire, mais tout appétit, pour les tenir tout entiers sous la poigne de la volonté sanctifiée par la grâce. Le Jeûne est l’acte de la domination de soi par la domination de la triple concupiscence héritée d’Adam. Parce que le Jeûne chrétien, surnaturel, est maîtrise de soi en vue de Dieu, et parce que cette maîtrise doit concerner toutes les puissances de l’âme (et du corps), le Jeûne ne vise pas seulement à la maîtrise de la seule concupiscence charnelle, mais à la mortification de la triple concupiscence, qui procède du péché et conduit au péché. Bref, ce que le Jeûne permet, c’est d’ôter la graisse du cœur.
C’est ainsi qu’en jeûnant on va jusqu’à se taire. Non pas seulement extérieurement, mais par delà, et surtout, intérieurement, supprimant tant qu’on peut tout verbe exprimé, soit vocal soit mental, afin qu’en ce silence intérieur, lieu de calme et de paix, de force et de plénitude, la grâce de Dieu puisse, mieux qu’avant, nous façonner le cœur, en l’emplissant de ferveur et componction. Et parce que la pensée, qui est regard, s’accompagne de mots, en purifiant la parole par le silence intime, nous initions ainsi la purification du regard intellectuel et sensible. Nous cessons de tourner notre regard intellectuel réflexivement sur nous, nous oubliant nous-mêmes pour nous plonger en Dieu. De même quant au regard sensible, voyant les créatures sans désormais les voir, le regard purifié de toute concupiscence, pour vouloir y voir Dieu, si tant est qu’elles le portent.
Ainsi le Jeûne s’accompagne de Veille, laquelle est vigilance, d’autant plus forte que se prolongeant jusqu’en les veilles de la nuit. Et ces veilles sont prières, silencieuses, selon ce cœur à cœur partagé que nous expérimentons dans nos visites au Très Saint Sacrement.
Voilà ce qu’est le Carême. Un Temps liturgique particulier où la grâce du Christ nous est principalement donnée pour sanctifier selon l’esprit de ce Temps. Et ainsi nous nous préparons pour celui de Pâques.