par Thurar » jeu. 10 févr. 2022, 11:04
Bonjour,
Kerygme a écrit : ↑mer. 23 juin 2021, 10:21
Ce qui fait dire à qui veut le faire entendre, ou ceux qui s'intéressent à l'économie sociale, que pour que ce système ne soit pas une utopie ou se généralise, il faudrait une catastrophe mondiale (économique ? guerre ? ) pour ne plus dépendre des lois dictées par les marchés et actionnaires du monde .
Ou alors il faudrait un pouvoir fort qui imposerait sa loi, qui reprendrait sa souveraineté monétaire. Autrefois, sous l'ancien régime, seul le roi avait le droit de battre monnaie. Les faux monnayeurs étaient très durement punis. (sous le règne du bon saint Louis, ils étaient ébouillantés. Un supplice qui me semble cruel et excessif, mais qui était quand même très dissuasif)
Il faudrait des dirigeants soucieux du bien commun, et qui ne seraient pas soumis à la loi du Marché et aux banques. Aujourd'hui, ce sont ces dernières qui ont le pouvoir. Nos dirigeants ne sont que les obligés des grandes puissances d'argent et des banques privées, vous l'admettez vous-même.
Cela reste une philosophie économique, de la part d'auteurs qui ne sont pas économistes et cherchaient à l'origine une voie dans le socialisme avant de découvrir la doctrine sociale de l'Eglise. C'est en cela qu'elle fut qualifiée de 3ème voie : entre le grand capitalisme et le socialisme étatique.
Nul besoin d'être "économiste" pour faire de l'économie. Ce terme n'existait même pas il y a un siècle et l'économie n'était même pas considérée comme une science sous l'ancien régime. Quand une mère de famille va faire les courses, elle fait de l'économie, et à mon avis elle s'y connaît bien mieux que les économistes officiels qu'on voit sur les plateaux télé (c'est mon avis).
La doctrine sociale de l'Eglise me semble intéressante, mais je ne connais pas assez bien le sujet. Je m'intéresse aussi beaucoup aux théories marxistes, bien que je ne sois pas communiste. Les concepts de Marx - notamment l'extorsion de la plus-value, ou la valeur-travail - me semblent quand même incontournables. Je trouve dommage de se priver d'un tel outil sous prétexte que certains s'en sont servi pour faire des horreurs au siècle dernier. (Staline, etc. ) Grâce à Karl Marx, on sait que c'est la quantité de travail humain contenue dans un bien qui détermine sa valeur. (en réalité l'Eglise le savait déjà ou du moins l'avait déjà pressenti. En particulier les bénédictins, je crois, dont la devise est
Ora et labora : prie et travaille. Comme l'explique le professeur catholique E. Michel Jones, si l'Allemagne est encore une très grande puissance industrielle aujourd'hui, c'est parce qu'elle a été évangélisée par les bénédictins au moyen âge. L'Eglise catholique avait compris que c'était le travail qui créait la richesse, à une époque où il était méprisé et réservé aux esclaves).
On pourrait fixer un étalon-travail pour la monnaie, par exemple. Cela a déjà été proposé par des socialistes français comme Francis Delaisi au XXème siècle, et a déjà donné d'excellents résultats dans certain pays.
Bonjour,
[quote=Kerygme post_id=436355 time=1624436464 user_id=17273]
Ce qui fait dire à qui veut le faire entendre, ou ceux qui s'intéressent à l'économie sociale, que pour que ce système ne soit pas une utopie ou se généralise, il faudrait une catastrophe mondiale (économique ? guerre ? ) pour ne plus dépendre des lois dictées par les marchés et actionnaires du monde .
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Ou alors il faudrait un pouvoir fort qui imposerait sa loi, qui reprendrait sa souveraineté monétaire. Autrefois, sous l'ancien régime, seul le roi avait le droit de battre monnaie. Les faux monnayeurs étaient très durement punis. (sous le règne du bon saint Louis, ils étaient ébouillantés. Un supplice qui me semble cruel et excessif, mais qui était quand même très dissuasif)
Il faudrait des dirigeants soucieux du bien commun, et qui ne seraient pas soumis à la loi du Marché et aux banques. Aujourd'hui, ce sont ces dernières qui ont le pouvoir. Nos dirigeants ne sont que les obligés des grandes puissances d'argent et des banques privées, vous l'admettez vous-même.
[quote]Cela reste une philosophie économique, de la part d'auteurs qui ne sont pas économistes et cherchaient à l'origine une voie dans le socialisme avant de découvrir la doctrine sociale de l'Eglise. C'est en cela qu'elle fut qualifiée de 3ème voie : entre le grand capitalisme et le socialisme étatique.[/quote]
Nul besoin d'être "économiste" pour faire de l'économie. Ce terme n'existait même pas il y a un siècle et l'économie n'était même pas considérée comme une science sous l'ancien régime. Quand une mère de famille va faire les courses, elle fait de l'économie, et à mon avis elle s'y connaît bien mieux que les économistes officiels qu'on voit sur les plateaux télé (c'est mon avis).
La doctrine sociale de l'Eglise me semble intéressante, mais je ne connais pas assez bien le sujet. Je m'intéresse aussi beaucoup aux théories marxistes, bien que je ne sois pas communiste. Les concepts de Marx - notamment l'extorsion de la plus-value, ou la valeur-travail - me semblent quand même incontournables. Je trouve dommage de se priver d'un tel outil sous prétexte que certains s'en sont servi pour faire des horreurs au siècle dernier. (Staline, etc. ) Grâce à Karl Marx, on sait que c'est la quantité de travail humain contenue dans un bien qui détermine sa valeur. (en réalité l'Eglise le savait déjà ou du moins l'avait déjà pressenti. En particulier les bénédictins, je crois, dont la devise est [i]Ora et labora[/i] : prie et travaille. Comme l'explique le professeur catholique E. Michel Jones, si l'Allemagne est encore une très grande puissance industrielle aujourd'hui, c'est parce qu'elle a été évangélisée par les bénédictins au moyen âge. L'Eglise catholique avait compris que c'était le travail qui créait la richesse, à une époque où il était méprisé et réservé aux esclaves).
On pourrait fixer un étalon-travail pour la monnaie, par exemple. Cela a déjà été proposé par des socialistes français comme Francis Delaisi au XXème siècle, et a déjà donné d'excellents résultats dans certain pays.