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par ChristianK » dim. 05 mars 2023, 18:42
par Cinci » mar. 29 juin 2021, 20:08
par Kerygme » lun. 28 juin 2021, 19:28
ademimo a écrit : ↑lun. 28 juin 2021, 16:29 Ho moi, je n'ai pas d'opinion sur les limbes des enfants. Ni sur le reste d'ailleurs. La question n'est pas là.
... mais les damnés qui choisissent librement cet état. Donc depuis le début, on me conteste le recours à cet exemple pour ne pas avoir à reconnaître que le sort des damnés n'est pas forcément consenti de leur part.
par ademimo » lun. 28 juin 2021, 19:09
Perlum Pimpum a écrit : ↑lun. 28 juin 2021, 18:53 Et quel serait exactement l’enseignement magistériel que j’aurais nié ?
par Perlum Pimpum » lun. 28 juin 2021, 18:53
par Perlum Pimpum » lun. 28 juin 2021, 18:51
par ademimo » lun. 28 juin 2021, 16:29
Kerygme a écrit : ↑lun. 28 juin 2021, 15:49 ademimo a écrit : ↑lun. 28 juin 2021, 12:17 Le problème, c'est que vous n'avez aucune source antérieure à Vatican II, qui mette en question cette lecture qu'il faut bien qualifier de traditionnelle Tout comme il n'y a pas de lectures antérieures au IIIème siècle sur l'enfer , comme nous le concevons, qui conforterait la lecture Thomiste ou Augustinienne. La lecture de la parabole est faite a posteriori et selon une théologie du XIVeme. Elle a évolué avant, évolue au XIVème et évolue après. On peut donc dire que si cette lecture a été traditionnelle pendant 7 siècles à partir de st Thomas, elle ne l'a pas été forcément selon les 14 siècles précédents et ne le sera plus à compter d'un moment précis pour les siècles à venir. Prenons un exemple. La pensée Thomiste (dans sa question 69) définit par exemple 5 demeures pour les âmes dont le limbe des anciens justes et le limbe des enfants. Cette hypothèse théologique est devenue doctrinale à ce moment précis car elle était l'hypothèse théologique la plus raisonnable et acceptée par l'ensemble des évêques. Elle est donc devenue vérité de foi à un moment précis et pendant des siècles, mais ne l'était pas avant et n'a pas vocation à l'être éternellement; comme un dogme. L'Église enseignante a donc enseignée les 5 demeures, telle était sa foi depuis. (si on se réfère à la référence à Vatican II, les gens du XIIIème siècle se sont peut être dits "mais où est ce inscrit dans les sources antérieures ?"). Quand il parle de Jésus (toujours dans la question 69) présent au ciel, saint Thomas parle de vérité de foi, quand il parle des 5 demeures il dit bien dans la conclusion de l'article 7 "c'est avec raison qu'on compte cinq demeures". Est-ce à dire qu'il s'est planté ? Non, au regard des travaux théologiques son hypothèse était la plus raisonnable, elle est devenue une vérité de foi mais pas un dogme pour autant. En 2007, suite aux travaux de la CTI qui avait rendu ses conclusions en 2004, le limbe des enfants a été définitivement écarté. Non par envie de faire table rase mais la théologie de la Miséricorde a aussi évoluée parallèlement (et je dirais même tout particulièrement après Vatican II et en 2016). Si je suis votre raisonnement, vous acceptez donc par les documents officiels, que l'hypothèse théologique des limbes des enfants n'est plus valide. Et c'est en cela que la doctrine est vivante, elle évolue et si ce point a été écarté, cela ne remet pas en question la théologie Thomiste concernant le reste. Mais sur ce point la pensée Thomiste n'était pas un absolu. Saint Thomas, toujours dans sa conclusion, s'interroge cruellement concernant les divers états à base de "mais ..." , "ou ..." L'Église dit simplement qu'à ce jour ce en quoi nous pouvons croire c'est que l'enfer est un état plutôt qu'un lieu. Cela devient doctrinal, une vérité de foi mais toujours pas dogmatique. C'est le problème que nous rencontrons souvent et notamment dans cet échange sur le mauvais riche. Il y a une certaine confusion entre méthode théologique et philosophie apologétique, et entre doctrine et dogme. Concernant l'enfer : sa réalité est un dogme, l'enfer existe et nul ne peut remettre cela en question et définitivement, seules les définitions du dogme peuvent être ajustées. Quant à "est-ce un lieu ou un état ?","Ou se trouve t'il ?","Qui s'y trouve ?" etc c'est du domaine doctrinale et cela peut évoluer selon les recherches des théologiens et des exégètes. Mais cela doit être approuvé par l'ensemble du peuple de Dieu représenté par ses évêques; car on ne fait pas tout ce qu'on veut. Pour le cas du mauvais riche l'Eglise enseignante dit à ce jour : nous ne nous prononçons pas sur le fait que le mauvais riche est en enfer ou au purgatoire". Ni plus, ni moins.
ademimo a écrit : ↑lun. 28 juin 2021, 12:17 Le problème, c'est que vous n'avez aucune source antérieure à Vatican II, qui mette en question cette lecture qu'il faut bien qualifier de traditionnelle
Bonjour Didyme, Je crois que je vous avais posé la question. Auriez-vous des sources anciennes, antérieures à Vatican II, qui exposent cette doctrine (que le damné choisirait délibérément sa damnation, pour résumer) ? Parce que je peux vous citer au moins un passage qui ne s'accorde pas avec cette idée, dans la parabole du pauvre Lazare : lorsque le mauvais riche souffre les tourments de l'Enfer, il s'adresse à Abraham pour lui demander de soulager ses maux, ce qu'Abraham ne peut faire à cause d'un grand abyme qui les sépare. Si réellement les damnés avaient choisi la damnation, je ne vois pas pourquoi le mauvais riche demanderait l'intervention d'Abraham en sa faveur ou en celle de ses frères.
par Kerygme » lun. 28 juin 2021, 16:26
ademimo a écrit : ↑lun. 28 juin 2021, 16:01 vous tombez dans le travers solascripturiste et du libre-examen, ce qui n'est pas tellement conforme à la position que vous cherchez à camper depuis le début
par Kerygme » lun. 28 juin 2021, 16:25
Perlum Pimpum a écrit : ↑lun. 28 juin 2021, 14:49 D’abord il ne s’agir pas de ce que l’Église dit mais de ce que le Christ dit ; première nuance. Et il n’y a pas besoin d’un jugement magistériel pour découvrir que le sens de la parabole est que le mauvais riche est en Enfer : le raisonnement théologique suffit.
Mais peut être que pour vous n’est pas certain que Jésus ait enseigné la réalité de la damnation et le fait qu’il y a des damnés ? Si l’on admet qu’il a enseigné qu’il y a des damnés, on se fout bien de savoir si l’Eglise se prononce sur l’identité des damnés, puisque ce n’est pas le sujet : le sujet (le sens de la parabole) est que les damnés subissent des peines infernales et que le justes ne peuvent plus intercéder pour eux. Ça y est, vous avez enfin compris ?
Non mais vous rigolez ? Me reprocher de ne pas argumenter. Si on doit me reprocher quelque chose, c’est l’excès d’argumentation, à preuve la longueur récurrente de mes messages.
par ademimo » lun. 28 juin 2021, 16:01
Perlum Pimpum a écrit : ↑lun. 28 juin 2021, 14:49 Kerygme a écrit : ↑lun. 28 juin 2021, 13:02 Propos influencé par votre seule lecture. L'Eglise ne dit pas que le mauvais riche est en enfer ou qu'il n'y est pas; elle dit qu'elle ne se prononce pas, contrairement à vous. Je ne vois pas où est la difficulté de saisir cette nuance. D’abord il ne s’agir pas de ce que l’Église dit mais de ce que le Christ dit ; première nuance. Et il n’y a pas besoin d’un jugement magistériel pour découvrir que le sens de la parabole est que le mauvais riche est en Enfer : le raisonnement théologique suffit.
Kerygme a écrit : ↑lun. 28 juin 2021, 13:02 Propos influencé par votre seule lecture. L'Eglise ne dit pas que le mauvais riche est en enfer ou qu'il n'y est pas; elle dit qu'elle ne se prononce pas, contrairement à vous. Je ne vois pas où est la difficulté de saisir cette nuance.
par Kerygme » lun. 28 juin 2021, 15:49
par Perlum Pimpum » lun. 28 juin 2021, 14:49
par Kerygme » lun. 28 juin 2021, 13:02
Perlum Pimpum a écrit : ↑lun. 28 juin 2021, 11:19 Bien sûr que vous l’avez avancé : balancer que l’Église n’a jamais dit qui est damné est un moyen de dire que le mauvais riche n’est pas en Enfer.
par ademimo » lun. 28 juin 2021, 12:54
Fée Violine a écrit : ↑lun. 28 juin 2021, 11:06 ademimo a écrit : ↑dim. 27 juin 2021, 20:23 Je suis baptisé catholique. Donc déjà, je suis catholique, pour cette seule raison. Et j'étais encore un pratiquant régulier il y a environ un an. Si vous souhaitez que je ne m'exprime pas sur ce forum, je vous invite à en parler aux administrateurs. Bonjour ademimo, Thurar ne faisant pas partie de l'administration du forum, et pas même des membres inscrits, n'a pas vraiment à décider qui a le droit de s'exprimer ici !
ademimo a écrit : ↑dim. 27 juin 2021, 20:23 Je suis baptisé catholique. Donc déjà, je suis catholique, pour cette seule raison. Et j'étais encore un pratiquant régulier il y a environ un an. Si vous souhaitez que je ne m'exprime pas sur ce forum, je vous invite à en parler aux administrateurs.
par ademimo » lun. 28 juin 2021, 12:44
Altior a écrit : ↑dim. 27 juin 2021, 23:45 ademimo a écrit : ↑dim. 27 juin 2021, 22:14 Bien sûr, le Mauvais riche va dans la partie profonde de l'Enfer, exposée aux tourments et aux démons. Lazare va, quant à lui, dans les Limbes rejoindre les Patriarches. Mais c'est exact. Nous parlons de la même chose au plus en utilisant d'autres mots. Je ne lis nulle part qu'il aurait emmené avec lui les Justes dans le Paradis "d'en-haut". Donc rien ne change fondamentalement quant à la disposition des lieux, et à leurs hôtes respectifs. Voici ce que j'ai appris (en précisant quil s'agit de l'enseignement traditionaliste sur cet aspect): Juste après sa mort, Notre Seigneur (plus précisément son Esprit) descend dans le Limbus Patrum. Cet endroit, qui n'avait jamais connu que la pénombre spirituelle, se remplit de lumière et de joie, tout comme les coeurs des justes, dont certains étaient là depuis des milliers d'années. Eux, ils savaient (ou avaient l'intuition) que Dieu Rédempteur viendra, mais il ne savaient pas quand (un peu comme nous, en ce qui concerne le deuxième Avent). Il ne quiteront plus Jésus. Lui, il reste avec eux jusque Dimanche avant l'aube, quand a lieu la Ressurection comme un jaillissement de tous: visible pour Jésus, qui resuscite dans son corps, cachée des yeux matériels dans le cas des justes de l'Ancien Testament, car dans leurs cas il s'agit de leurs âmes. Pourtant, ce processus est suggéré par le fait qu'il y a eu des tombes qui se sont ouverts pour rendre les morts ressuscités visiblement (mais pas dans leurs corps de gloire). Ces âmes des justes ont accompagné Notre Seigneur pendant les 40 jours, puis il sont allés au Paradis à l'Ascension. Voici ce qui m'a été transmis, sous réserve qu'il se peut que je n'aie pas bien assimilé. Par ailleurs, peut être la Somme Theologique puisse, comme d'habitude, nous venir en aide en consultant Somme, III, Q 52, art 5 ? C'est ici. Ce qui ne colle pas, ce serait que le Mauvais riche ne serait pas frappé de damnation éternelle, et serait dans une sorte de Shéol indéterminé, à la manière des Justes, comme David et Abraham, Là, vous parlez des choses que je n'ai jamais lu. Si c'est comme ça, il s'agit d'une vision carrément moderniste. Ignorez toute cette maculature. Basez-vous sur le Magistère de l'Église, sur les interprétations des Saints et des Docteurs, sur ce qui vous a été laissé en héritage de foi.
ademimo a écrit : ↑dim. 27 juin 2021, 22:14 Bien sûr, le Mauvais riche va dans la partie profonde de l'Enfer, exposée aux tourments et aux démons. Lazare va, quant à lui, dans les Limbes rejoindre les Patriarches.
Je ne lis nulle part qu'il aurait emmené avec lui les Justes dans le Paradis "d'en-haut". Donc rien ne change fondamentalement quant à la disposition des lieux, et à leurs hôtes respectifs.
Ce qui ne colle pas, ce serait que le Mauvais riche ne serait pas frappé de damnation éternelle, et serait dans une sorte de Shéol indéterminé, à la manière des Justes, comme David et Abraham,
La Glose commente en disant que " le Christ a dépouillé les principautés et les puissances de l'enfer, et, ayant enlevé Abraham, Isaac, Jacob et les autres justes, les a emmenés au ciel loin de ce royaume de ténèbres".
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