par Cgs » mer. 04 oct. 2023, 8:09
Bonjour,
De ce que j'en ai compris, la diplomatie vaticane cherche toujours une ligne de crête dans les conflits : préserver le plus de vies possible, ne pas aggraver la situation et trouver des solutions pacifiques.
Dans l'épineux dossier de l'Arménie, le problème est que l'Azerbaïdjan et la Turquie ont un objectif séculaire et immuable : rayer l'Arménie de la carte, pour des raisons historiques, territoriales et religieuses. Dans un tel cas, la diplomatie est très très difficile.
Je suis d'accord avec Gaudens. A mon avis, plutôt que d'agir directement avec les 2 pays agresseurs concernés (ce qui ne donnera rien que des déclarations de principe qui ne changeront rien), il faudrait inciter les pays qui peuvent intervenir à le faire vraiment. Or, personne ne se bouscule au portillon, pour des raisons essentiellement économiques. Ce ne sont pas les modestes protestations de la France qui changeront quoi que ce soit, malheureusement.
Une croisade pourrait être envisageable, mais comme tout recours à la force, il faut être capable d'aller jusqu'au bout. Est-on prêt à mettre à genoux l'Azerbaïdjan ? A se fâcher durablement avec la Turquie, prompte à chercher la bagarre dès qu'elle est contrariée ? (il faut voir les chantages turcs avec l'UE sur de nombreux sujets)
A mon sens, une neutralisation indirecte du conflit pourrait permettre à l'Arménie de respirer, le temps qu'un traité contraignant soit signé. Cela pourrait prendre la forme :

d'un blocus économique de l'agresseur principal, l'Azerbaïdjan.

d'un blocus sur les armes que la Turquie envoie à son allié

d'une dénonciation des accords sur les hydrocarbures de Bakkou tant que la situation n'est pas clarifiée

d'un déstabilisation durable totale de l'Azerbaïdjan, ce qui suppose se débarrasser du dictateur Aliev et créer le chaos dans le pays
A part la solution économique, une solution politique me semble au mieux hasardeuse , au pire dans l'impasse totale, et une solution militaire nécessite d'aller très loin, là où aucun pays ne voudrait aller.
Quant à la Russie, elle a calmé le jeu en 2020, mais a complètement laissé tomber la région depuis 2022. Il ne faut donc rien en attendre.
En Christ,
Bonjour,
De ce que j'en ai compris, la diplomatie vaticane cherche toujours une ligne de crête dans les conflits : préserver le plus de vies possible, ne pas aggraver la situation et trouver des solutions pacifiques.
Dans l'épineux dossier de l'Arménie, le problème est que l'Azerbaïdjan et la Turquie ont un objectif séculaire et immuable : rayer l'Arménie de la carte, pour des raisons historiques, territoriales et religieuses. Dans un tel cas, la diplomatie est très très difficile.
Je suis d'accord avec Gaudens. A mon avis, plutôt que d'agir directement avec les 2 pays agresseurs concernés (ce qui ne donnera rien que des déclarations de principe qui ne changeront rien), il faudrait inciter les pays qui peuvent intervenir à le faire vraiment. Or, personne ne se bouscule au portillon, pour des raisons essentiellement économiques. Ce ne sont pas les modestes protestations de la France qui changeront quoi que ce soit, malheureusement.
Une croisade pourrait être envisageable, mais comme tout recours à la force, il faut être capable d'aller jusqu'au bout. Est-on prêt à mettre à genoux l'Azerbaïdjan ? A se fâcher durablement avec la Turquie, prompte à chercher la bagarre dès qu'elle est contrariée ? (il faut voir les chantages turcs avec l'UE sur de nombreux sujets)
A mon sens, une neutralisation indirecte du conflit pourrait permettre à l'Arménie de respirer, le temps qu'un traité contraignant soit signé. Cela pourrait prendre la forme :
:arrow: d'un blocus économique de l'agresseur principal, l'Azerbaïdjan.
:arrow: d'un blocus sur les armes que la Turquie envoie à son allié
:arrow: d'une dénonciation des accords sur les hydrocarbures de Bakkou tant que la situation n'est pas clarifiée
:arrow: d'un déstabilisation durable totale de l'Azerbaïdjan, ce qui suppose se débarrasser du dictateur Aliev et créer le chaos dans le pays
A part la solution économique, une solution politique me semble au mieux hasardeuse , au pire dans l'impasse totale, et une solution militaire nécessite d'aller très loin, là où aucun pays ne voudrait aller.
Quant à la Russie, elle a calmé le jeu en 2020, mais a complètement laissé tomber la région depuis 2022. Il ne faut donc rien en attendre.
En Christ,