par cmoi » mer. 26 août 2020, 8:05
Ma réponse ira dans le sens de celle d’Apatride et complétera celle que je viens de vous faire sous le fil du conservatisme (je remarque souvent ces complémentarités dans l’instant). Il y a un but à atteindre et vers lequel il faut tendre. Il faut donc le désigner, lui et rien d’autre. Et si nous-mêmes nous échouons, nous ne pouvons qu’en savoir la raison, et que nous sommes dans l’erreur bien que d’une façon ou d’une autre, nous la tenons pour bonne.
La donner fait partie du devoir de charité, d’une part pour solliciter du secours, d‘autre part pour servir d’étape, de marchepied. Certains seront devant nous et n’en aurons pas besoin, d’autres derrière et pourront éviter notre chemin ou s’appuyer sur nous, au choix, pour « passer ». Ce qu'il ne faut pas, c'est mentir : présenter les choses sous un jour en lequel nous ne croyons pas nous-même !
Ce qui manque dans votre exposé c’est de savoir à qui l’on s’adresse et qui nous lui sommes. On ne doit pas exposer les choses pareillement à ses enfants, aux enfants des autres, à des écoliers dont nous sommes le professeur, à de jeunes époux, à des parents adultes, chrétiens ou païens, à des célibataires ou des veufs, des « abandonnés » ou des "contraints", etc.
Aussi, la même chose ne se dit pas pareil selon que l'on est dans une retraite spirituelle, un groupe de thérapie, au travail, en famille, en paroisse, etc. Et si nous n'avons pas l'habileté verbale ou d'esprit pour adopter la bonne tournure, alors il vaut mieux restreindre son propos.
Là encore, comme pour les « ismes », il est important de ne pas se contenter de généralité. S’il s’agit de chasteté et que nous ne le sommes pas, chaste (puisque c’est l’exemple priorisé), dans certains cas il n’y aura pas de tort à le taire, sinon il faut en donner l’explication, notre façon de voir les choses et pourquoi nous ne sommes pas en accord avec ce que nous croyons « le mieux » (s’avouer seulement pécheur est trop facile !), en quoi/comment nous nous sommes égarés et comment nous cherchons (ou pas !) à retrouver le chemin. Ce que déjà nous avons découvert et quels précipices nous savons éviter. Non pour se justifier, mais dans un esprit d’entraide : « faites mieux que moi, je ne peux dire mieux que mon chemin ou ceux que j’ai croisé ».
Notre « sagesse ou expérience personnelle » peut être en désaccord, nous pouvons « ignorer quelque chose de ce qu’il faudrait savoir », mais la sincérité ne consiste pas à cacher la vérité mais à la désigner pour ce qu’elle est, tout en rendant compte de ce en quoi nous pensons la posséder et de ce en quoi elle nous semble nous échapper. Ce qui est important, c’est de montrer que nous sommes en recherche sincère – et d’y être, dans cette recherche, honnête : sinon il faut se reconnaître un coeur mauvais, se taire et s’éloigner, ne pas chercher à se justifier ou à tricher.
Ce point a déjà été abordé sur ce forum à propos de la confession (ou comment s’accuser de ce qu’on ne regrette pas) je crois..
Dois-je encore le préciser, que les "ismes" sont dangereux car pour ne pas se désolidariser d'un ensemble on en vient à refuser de se reconnaître des torts que l'on sait avérés, seraient-ils secondaires (à nos yeux et souvent pour cela) et refuser des vérités qui dérangent leurs positions.
Ce qu’il faut comprendre, c’est que notre cas personnel n’a rien qui ne soit qu’un cas parmi d’autres et qui se résolvent dans l’intimité de la confession et du pardon Divin. Ceux qui aujourd’hui se tiennent bien demain tomberont peut-être, le contraire est aussi vrai, c’est en Jésus que se trouve la vérité que nous exposons, non en nous.
Et puis comme les apparences sont souvent trompeuses, dévoiler parfois leur dessous (l'espoir qu'un jour nous pourrons être "en accord", par exemple).
Il y a aussi un devoir de discrétion : parler de nos péchés peut-être encore plus embarrassant pour les autres que pour nous, s’ils ne sont pas « apparents ». Ce qui compte c’est de s’en relever… et pour cela tout est bon si c’est ce qui y convient, l’aveu comme le silence, et qui en d’autres circonstances pourrait servir au contraire...
La théorie c'est une chose, nous pouvons l'enseigner, mais les mécanismes de vie font que ceux qui n'en savaient rien pourraient bien en savoir plus que nous sur ce qui la supporte et en permet l'accomplissement. L'Esprit parle par la bouche de qui il veut, à nous de savoir l'inviter et l'écouter.
Ma réponse ira dans le sens de celle d’Apatride et complétera celle que je viens de vous faire sous le fil du conservatisme (je remarque souvent ces complémentarités dans l’instant). Il y a un but à atteindre et vers lequel il faut tendre. Il faut donc le désigner, lui et rien d’autre. Et si nous-mêmes nous échouons, nous ne pouvons qu’en savoir la raison, et que nous sommes dans l’erreur bien que d’une façon ou d’une autre, nous la tenons pour bonne.
La donner fait partie du devoir de charité, d’une part pour solliciter du secours, d‘autre part pour servir d’étape, de marchepied. Certains seront devant nous et n’en aurons pas besoin, d’autres derrière et pourront éviter notre chemin ou s’appuyer sur nous, au choix, pour « passer ». Ce qu'il ne faut pas, c'est mentir : présenter les choses sous un jour en lequel nous ne croyons pas nous-même !
Ce qui manque dans votre exposé c’est de savoir à qui l’on s’adresse et qui nous lui sommes. On ne doit pas exposer les choses pareillement à ses enfants, aux enfants des autres, à des écoliers dont nous sommes le professeur, à de jeunes époux, à des parents adultes, chrétiens ou païens, à des célibataires ou des veufs, des « abandonnés » ou des "contraints", etc.
Aussi, la même chose ne se dit pas pareil selon que l'on est dans une retraite spirituelle, un groupe de thérapie, au travail, en famille, en paroisse, etc. Et si nous n'avons pas l'habileté verbale ou d'esprit pour adopter la bonne tournure, alors il vaut mieux restreindre son propos.
Là encore, comme pour les « ismes », il est important de ne pas se contenter de généralité. S’il s’agit de chasteté et que nous ne le sommes pas, chaste (puisque c’est l’exemple priorisé), dans certains cas il n’y aura pas de tort à le taire, sinon il faut en donner l’explication, notre façon de voir les choses et pourquoi nous ne sommes pas en accord avec ce que nous croyons « le mieux » (s’avouer seulement pécheur est trop facile !), en quoi/comment nous nous sommes égarés et comment nous cherchons (ou pas !) à retrouver le chemin. Ce que déjà nous avons découvert et quels précipices nous savons éviter. Non pour se justifier, mais dans un esprit d’entraide : « faites mieux que moi, je ne peux dire mieux que mon chemin ou ceux que j’ai croisé ».
Notre « sagesse ou expérience personnelle » peut être en désaccord, nous pouvons « ignorer quelque chose de ce qu’il faudrait savoir », mais la sincérité ne consiste pas à cacher la vérité mais à la désigner pour ce qu’elle est, tout en rendant compte de ce en quoi nous pensons la posséder et de ce en quoi elle nous semble nous échapper. Ce qui est important, c’est de montrer que nous sommes en recherche sincère – et d’y être, dans cette recherche, honnête : sinon il faut se reconnaître un coeur mauvais, se taire et s’éloigner, ne pas chercher à se justifier ou à tricher.
Ce point a déjà été abordé sur ce forum à propos de la confession (ou comment s’accuser de ce qu’on ne regrette pas) je crois..
[i]Dois-je encore le préciser, que les "ismes" sont dangereux car pour ne pas se désolidariser d'un ensemble on en vient à refuser de se reconnaître des torts que l'on sait avérés, seraient-ils secondaires (à nos yeux et souvent pour cela) et refuser des vérités qui dérangent leurs positions.
[/i]
Ce qu’il faut comprendre, c’est que notre cas personnel n’a rien qui ne soit qu’un cas parmi d’autres et qui se résolvent dans l’intimité de la confession et du pardon Divin. Ceux qui aujourd’hui se tiennent bien demain tomberont peut-être, le contraire est aussi vrai, c’est en Jésus que se trouve la vérité que nous exposons, non en nous.
Et puis comme les apparences sont souvent trompeuses, dévoiler parfois leur dessous (l'espoir qu'un jour nous pourrons être "en accord", par exemple).
Il y a aussi un devoir de discrétion : parler de nos péchés peut-être encore plus embarrassant pour les autres que pour nous, s’ils ne sont pas « apparents ». Ce qui compte c’est de s’en relever… et pour cela tout est bon si c’est ce qui y convient, l’aveu comme le silence, et qui en d’autres circonstances pourrait servir au contraire...
La théorie c'est une chose, nous pouvons l'enseigner, mais les mécanismes de vie font que ceux qui n'en savaient rien pourraient bien en savoir plus que nous sur ce qui la supporte et en permet l'accomplissement. L'Esprit parle par la bouche de qui il veut, à nous de savoir l'inviter et l'écouter.