Vatican II c'est 1789 dans l'Eglise

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Re: Vatican II c'est 1789 dans l'Eglise - Cardinal Ratzinger

par Denis Stockmann » mar. 18 mars 2008, 14:16

Coucou, c'est encore moi, désolé de revenir si tard sur la discussion, désolé aussi pour mon anonymat, mais je n'y peut rien puisque je ne souhaite pas m'inscrire sur le forum.

Je suis retombé (comme la 1ère fois) par hasard (même si l'on sait qu'il n'existe pas :D) sur le forum.
Et là, je vois l'occasion d'intervenir.

Par rapport à Saint-Augustin d'Hippone, si mes souvenirs sont bons, je ne crois pas qu'il ai jamais voulut dire que N.-S. puisse nous prédestiner à l'Enfer ou au Ciel.
Je crois plutôt, qu'il a simplement mis en lumière le fait que N.-S. connaît la fin de tout homme. C'est tout. Et c'est d'ailleurs ainsi que l'a compris la Sainte Eglise.
Alors il ne faut pas aller faire dire des choses aux Saints qu'ils n'ont pas dites comme les jansénistes. Et se garder des jugements péremptoires sur la grâce.
Jamais Saint-Augustin n'aurait pû souffrir que Dieu puisse prédestiner des âmes innocentes (non encore créées) à l'Enfer.

Alors évidemment, la question qui intervient immédiatement après c'est: mais si Dieu sait qu'une âme va se damner pourquoi la créé-elle quand même? Car si puisque Dieu ne peut être que suprême bonté (l'unique bonté), il ne peut prédestiner personne à brûler éternellement!

C'est évident, eh pourtant! Il y en eut quand même pour le contester, soit pour se dispenser de ne pas faire le mal, soit pour se prétendre orgueilleusement des éluts. Dans les deux cas cela conduit au péché.

Ca c'est ce que Saint-Thomas d'Aquin a bien souligné (au XIIIème siècle).

Dieu donc donne à chacun la grâce suffisante à son salut (c'est d'ailleurs écrit explicitement dans la Sainte-Bible je l'ai lut dans le Missel de 1962 mais je ne saurait vous le rendre maintenant).
Attention! Dieu donne la grâce, donc l'homme ne se sauve pas de lui-même (hérésie pélagienne)! L'homme ne participe pas non plus à son salut (hérésie semi-pélagienne, soutenue encore par les soit-disant "orthodoxes")! Car l'homme n'a pas le pouvoir de se sauver (même pas à moitié ;) ). Tout pouvoir humain vient de Dieu. Dieu propose et donne à l'homme uniquement le pouvoir de répondre oui/non, dans ses choix.
Voilà, N.-S. donne la grâce suffisante au salut de tous, mais pas tout le monde répond oui et se maintient en état de grâce.
Nous pouvons aussi obtenir des grâces supplémentaires, si généreusement dispensées par Notre-Dame, nous n'avons qu'à l'en prier. Il suffit d'avoir une intention juste, droite, pure, et de le mériter par notre exemple, nos oeuvres, notre état. Mais cela n'entre pas dans le débat.

Mais la déduction logique de Saint-Thomas ne répond pas réellement à la question: pourquoi donc Dieu créé-t-il des âmes dont il sait qu'il devra éternellement châtier.

La réponse vient au XVIe siècle, avec le R.P. Molina S.J. qui déduit que Dieu ne peut créer de telle âmes que pour un bien plus grand.
Lequel?
L'exercice de la vertu pour les fidèles, pour que ceux-ci puissent prouver leur fidélité alors même que d'autres par leurs mauvaises oeuvres, les pousseront au mal.
Donc au final, on en revient à la propre glorification de Dieu au travers de ses grâces qu'il répand au travers des Saint-Anges (qui nous inspirent la volonté divine), puis des fidèles, de leurs oeuvres.

N'utilisons pas pour autant la casuistique (pour un bien plus grand) pour tenter de justifier nos bassesses. Rome a condamné ces errances.
Dieu dans son infinie bonté (heureusement pour nous) l'utilise pour la Rédemption des justes.
Nous n'avons aucun pouvoir de Rédemption donc gardons-nous en!

La querelle entre les thomistes et les molinistes est due justement à cette explication casuistique de Molina. Mais je vous passe mon commentaire pour vous donner celui M.Labauche, cité dans le livre "Saint-François de Sales, Directeur d'Ames" de Françis Vincent (Nihil Obstat et Imprimatur en 1922):
"La différence entre les des partis consiste en ce que l'inefficacité de la prédestination est redevable aux mauvaises dispositions de la volonté libre, d'après les molinistes, tandis que, d'après les thomistes, elle est redevable à Dieu qui, de tout éternité, a décrété de donner la grâce efficace aux hommes, mais seulement dans la mesure où l'exige sa gloire."

"A cette époque, (au XVIe siècle), les molinistes sont les sont les continuateurs de la pensée grecque, renouvelée au commencement du XIIIe siècle par Albert le Grand. Les thomistes sont plutôt les continuateurs de la pensée augustinienne"

N'allez pas croire que ce soit par amour de la grèce antique et de ses philosophes, on parle de continuation dans le sens où il y a ressemblance, concordance.

"Saint-Thomas avait écrit en effet: "Deus antecedenter vult hominem salvari, sed consequenter vult quosdam damnari secundum exigentiam suae justitiae.""

Les thomistes ont accusé d'hérésie les partisans de Molina. Un procès s'est ouvert, mais l'Eglise (je crois que c'est S.S. Paul III), sous le conseil de Saint-François de Sales (dont les plus fidèles ennemis furent l'Abbé de Saint-Cyran, Pascal, Calvin, etc...) ne tranchera pas le débat.
Cette non-condamnation du molinisme face au thomisme apparaît en fait comme une prise de parti (après une dispute il ne peut rester de contradiction, l'une des cause gagne, l'autre est marqué au fer pour son infâmie).
Mais étant donné que ce n'est pas une dispute de fond, mais d'explication, prendre parti pour l'une ou l'autre cause ne fera pas de vous un hérétique (on parle alors d'optimisme ou de pessimisme, Saint-François fut résolument optimiste, Bossuet plutôt pessimiste). Les Jésuites sont plutôt optimistes, alors que les Dominicains sont plutôt pessimistes (à l'époque). Ceux qui ne sont ni l'un ni l'autre sont hérétiques (ils nient le fond de la religion, lui qui n'est pas sujet à dispute).

Le P. de Régnon a bien marqué le noeud de différend entre thomistes et molinistes:
"En d'autres termes, dit-il, et pour prendre la disjonctive posée par Acquaviva, faut-il admettre que Dieu prédétermine d'avance la volonté humaine à chacun de ses actes par une prémotion toute-puissante qui entraîne nécessairement le Consentement? Ou bien faut-il reconnaître que la grâce actuelle n'est pas efficace de soi et par sa nature, et par conséquent, n'obtient pas nécessairement l'acte auquel elle pousse? Encore une fois, là est le noeud, là est la question dégagée de toutes ambages et de toute subtilité de plaideurs. Suivant que l'on se prononcera dans un sens ou dans un autre, on donnera des solution différentes aux grandes questions..."

Saint-François de Sales (pour qui j'avoue suivre l'optimisme) s'est prononcé dans le second sens, comme le prouve son "Traité de l'Amour".
Et l'Eglise l'a porté en exemple à tous par sa canonisation.

Rappellons-nous aussi qu'il n'appartient pas aux simples fidèles de débattre entre-eux de tels sujets. Ils n'en ont tout simplement pas la science nécessaire et n'ont pas de vision globale de la religion.
Laissons-ça aux prêtres!
Pour une fois que je suis daccord avec M. Arouet.

D'autant plus qu'il serait parfaitement inutile à notre salut d'en débattre.

UDP

Re: Vatican II c'est 1789 dans l'Eglise

par Nanimo » dim. 13 janv. 2008, 23:00

Popeye a écrit :
Image
Je déclare la guerre aux visages pâles.
Meu non. Les Amérindiens, j'aime bien les écouter, notamment lorsqu’ils me racontent tout ce qu’ils ont pris du bateau dans les temps anciens. Le vaste océan leur apportait de quoi.
:p

Re: Vatican II c'est 1789 dans l'Eglise - Cardinal Ratzinger

par Christophe » dim. 13 janv. 2008, 21:26

popeye a écrit :Et comment dois-je faire pour avoir plus de smiley ?
1) Vous trouvez un site proposant des smileys. Ex. : http://www.emoticons.free.fr/
2) Vous postez le smiley sous la forme d'une image. Voir le support

Voilà ! :nargue:

Re: Vatican II c'est 1789 dans l'Eglise - Cardinal Ratzinger

par Popeye » dim. 13 janv. 2008, 21:22

Et comment dois-je faire pour avoir plus de smiley ?

Re: Vatican II c'est 1789 dans l'Eglise - Mgr Lebfevre

par Christophe » dim. 13 janv. 2008, 20:51

Ugh ! Image

Il est exact que c'est reconnu par le Magistère comme un droit naturel, et on comprend pourquoi. On suppose que la nature a des droits face la grâce, en ce sens qu'on ne pourrait, au nom de la grâce, violer la nature, la grâce ne faisant que surélever la nature. La nature, ou le droit naturel, est ici conçu comme la naturelle autorité du père sur l'enfant, et sur le caractère sacré de la famille. [...]
Nous poursuivrons cette discussion dans le fil sur Dignitatis humanae. La question me semble être celle de l'autorité : dans le premier cas, qui est compétent pour éduquer ; dans le second, qui est compétent pour obliger la conscience ? Les partisans du totalitarisme catholique s'imaginent que - sous prétexte que les pouvoirs publics seraient catholiques - ceux-ci seraient en droit d'imposer par la contrainte leurs vues sur toute la vie personnelle et sociale, violant ainsi la légitime autonomie (ou subsidiarité) des corps sociaux dits intermédiaires.
Mon précédent propos n'était qu'une réponse ad hominem.
Au temps pour moi ! :oops: Les premiers messages de ce fil datent de trois ans...
Popeye a écrit : :?: Serions-nous d'accord sur ce point ?
Que nenni, mon bon ! :zut:

PaX
Christophe

Re: Vatican II c'est 1789 dans l'Eglise - Cardinal Ratzinger

par Popeye » dim. 13 janv. 2008, 20:12

Christophe a écrit :Salut l'ami ! :)
:) Ugh !

(y a pas d'smiley indien :oops: )

Je faisais allusion à la doctrine de saint Thomas, confirmée par Pie XI dans Divini illius magistri sur le droit imprescriptible des parents à éduquer leurs enfants (droit naturel à la liberté civile en matière d'éducation). Ce droit subsiste même lorsque les parents n'éduquent pas leurs enfants dans la vraie religion.
Il est exact que c'est reconnu par le Magistère comme un droit naturel, et on comprend pourquoi. On suppose que la nature a des droits face la grâce, en ce sens qu'on ne pourrait, au nom de la grâce, violer la nature, la grâce ne faisant que surélever la nature. La nature, ou le droit naturel, est ici conçu comme la naturelle autorité du père sur l'enfant, et sur le caractère sacré de la famille.

Ceci dit, l'exemple choisi oblige à poser que la nature à des droits contre la grâce, si la nature peut légitimement faire obstacle à la grâce. Or s'il est vrai que la grâce complète la nature en la surélevant, il est tout aussi vrai qu'il est de droit naturel la créature doit l'assentiment au Créateur. Or si la nature est ordonnée à Dieu comme à sa fin dernière surnaturel, et si cet ordonnancement surnaturel à Dieu ne peut se réaliser qu'avec la grâce habituelle et sanctifiante, la loi naturelle exige que la nature se soumette ou soit soumise au surnaturel. Et c'est pourquoi les conversions forcées des saxons par l'empereur Charlemagne et ses francs me parait oeuvre pie : « fais les entrer ».

C'est tout le débat de l'augustinisme et du thomisme qui me semble engagé là. Si l'on admet que la nature sans la grâce est une nature pure, la doctrine thomasienne à laquelle vous faites référence s'impose. À l'inverse, si la nature sans la grâce n'est qu'une nature déchue, corrompue, impure, la vraie nature est la nature surnaturalisée, auquel cas ... Je ne voudrais surtout pas dire de bétises, mais il me semble qu'historiquement l'Église a légitimé l'approche augustinienne avant d'opter pour la thomasienne, ce qui permettrait lors d'opter sans scrupule pour l'augustinisme. La chose doit évidemment être vérifiée.

Doit-on donc parler - pour paraphraser notre invité - de la liberté d'éducation comme étant la liberté de l'erreur, la liberté d'imprimer dans les jeunes cerveaux tout ce que Satan admire ?
M'est avis qu'on peut, si l'on opte pour la visée augustinienne. Mais avant de le dire, le mieux serait de trouver des textes magistériels l'affirmant, histoire de se couvrir en faisant jouer l'opposition de doctrines dans l'enseignement magistériel lui même.

comment recevoir les textes conciliaires qui ne sont pas exclusivement pastoraux ? :incertain: (Notamment, celui sur la liberté religieuse...)
Le Concile de Vatican II n'est pas purement pastoral. La Constitution Dei Verbum est une Constitution doctrinale. De même, les assertions conciliaires sur la liberté religieuse. La question est, à mon sens, de savoir quel degré d'autorité magistérielle est impliqué dans l'enseignement conciliaire sur la liberté religieuse : enseignement faillible ou infaillible ?

Mon précédent propos n'était qu'une réponse ad hominem.

Une question à laquelle M. Popeye tarde à répondre ? :p
Petit fripon ! :>

Popeye a écrit :La Royauté Sociale du Christ inclut - en droit - la Sainte Inquisition ...
:bise:
:?: Serions-nous d'accord sur ce point ?

Re: Vatican II c'est 1789 dans l'Eglise - Cardinal Ratzinger

par Christophe » dim. 13 janv. 2008, 18:36

Salut l'ami ! :)
popeye a écrit :Vatican II c'est 1789 dans l'Eglise - Cardinal Ratzinger

La citation n'est pas du Cardinal Ratzinger mais de Monseigneur Lefebvre ...
C'est plus vraisemblable, effectivement...
Popeye a écrit :S. Thomas ayant expliqué en long et en large pourquoi les bûchers de l'Inquisition sont légitimes pour réprimer les hérétiques - et oui -, la seule liberté d'enseignement dont il peut être question est celle de l'Église ayant de droit divin le droit d'enseigner les Nations.
Je faisais allusion à la doctrine de saint Thomas, confirmée par Pie XI dans Divini illius magistri sur le droit imprescriptible des parents à éduquer leurs enfants (droit naturel à la liberté civile en matière d'éducation). Ce droit subsiste même lorsque les parents n'éduquent pas leurs enfants dans la vraie religion. Doit-on donc parler - pour paraphraser notre invité - de la liberté d'éducation comme étant la liberté de l'erreur, la liberté d'imprimer dans les jeunes cerveaux tout ce que Satan admire ?
Donc ... "La vérité est que le Concile lui-même n'a défini aucun dogme et qu'il a voulu consciemment s'exprimer à un niveau plus modeste, simplement comme un Concile pastoral."
Une affirmation à laquelle j'ai toujours eu, je l'avoue, du mal à adhérer... Car dans ce cas, comment recevoir les textes conciliaires qui ne sont pas exclusivement pastoraux ? :incertain: (Notamment, celui sur la liberté religieuse...)
Popeye a écrit :Il faut regarder l'avenir enraciné dans le passé (la Tradition). Le Concile l'a-t-il fait pour la liberté religieuse - that's the question.
Une question à laquelle M. Popeye tarde à répondre ? :p
Popeye a écrit :La Royauté Sociale du Christ inclut - en droit - la Sainte Inquisition ...
:bise:

PaX
Christophe

Re: Vatican II c'est 1789 dans l'Eglise - Cardinal Ratzinger

par Popeye » dim. 13 janv. 2008, 14:15

Vatican II c'est 1789 dans l'Eglise - Cardinal Ratzinger

La citation n'est pas du Cardinal Ratzinger mais de Monseigneur Lefebvre ...
:) Bonjour Christophe
Christophe a écrit :Cher Anonyme
Invité a écrit :Le Concile Vatican II c'est la révolution dans l'Eglise, tout le monde l'a admis, les chaîne de télévisions proclamées.
Ainsi donc, votre seule preuve que "les déclarations doctrinales et infaillibles du Concile Vatican I, du Saint Concile de Trente, l'enseignement des Saints, et le magistère de l'Eglise Catholique s'opposent formellement et très explicitement à ce qui fut déclaré au Concile Vatican II, et par les Papes issus du Concile" serait donc : "Ils l'ont dit à la télé !" ? :sonne:
:rire:
Christophe a écrit :
Mais pour l'amour du ciel, ne jouez pas aux apprentis théologiens et utilisez votre cerveau, la liberté religieuse c'est la liberté de l'erreur, la liberté de publier sur la voie publique tout ce que Satan admire.
Il existe un fil ouvert sur Dignitatis humanae et la liberté religieuse. La doctrine de la liberté civile pose que le pouvoir temporel n'est pas habilité à user de coercition dans certains domaines. Saint Thomas d'Aquin l'avait posé pour la liberté de l'enseignement, le Concile de Vatican II l'a fait pour la liberté religieuse. C'est la reconnaissance de la subsidiarité, qui est au cœur de la conception chrétienne de l'ordre social... Je préfère cela à l'ordre totalitaire voulu par Mgr Lefebvre...
S. Thomas ayant expliqué en long et en large pourquoi les bûchers de l'Inquisition sont légitimes pour réprimer les hérétiques - et oui -, la seule liberté d'enseignement dont il peut être question est celle de l'Église ayant de droit divin le droit d'enseigner les Nations.
Christophe a écrit :
Quand à un Concile empoisonné puisque dont l'unique but de diminuer les vérités, vouloir le lire "à la lumière de la Tradition" est pas plus possible que de vouloir lire Luther à partir de cette même lumière.
Et que faîtes-vous de la promesse de perpétuelle assistance du Christ à son Eglise ? Les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre Elle, même lors d'un Concile !
De même qu'un Pape peut, dans le cadre de son Magistère simplement ordinaire, donner un enseignement soit erroné, soit constitutif d'une erreur dans la foi, soit hérétique, de même un Concile Oecuménique. En effet, si le recours à un Concile Oecuménique est de soi un acte extraordinaire du Magistère, ne s'en suit pas que l'infaillibilité soit nécessairement engagée par le dit Concile. Donc ... "La vérité est que le Concile lui-même n'a défini aucun dogme et qu'il a voulu consciemment s'exprimer à un niveau plus modeste, simplement comme un Concile pastoral."
Christophe a écrit :
Quand au passé Christophe, oui, dans le passé la société était meilleure parce-qu'elle était encore un tant soit peu chrétienne. Et plus ça va, moins elle l'est...
Cela signifie-t-il qu'il ne faille jamais plus porter les yeux vers l'avenir et se contenter de lorgner vers le passé ? C'est cette attitude passéiste qui a été rejetée par le Concile Vatican II, rien d'autre !
Il faut regarder l'avenir enraciné dans le passé (la Tradition). Le Concile l'a-t-il fait pour la liberté religieuse - that's the question.

Christophe a écrit :En union de prières pour la Royauté Sociale du Christ...
La Royauté Sociale du Christ inclut - en droit - la Sainte Inquisition ...

Re: Vatican II c'est 1789 dans l'Eglise - Cardinal Ratzinger

par Christophe » dim. 13 janv. 2008, 13:36

Cher Anonyme
Invité a écrit :Le Concile Vatican II c'est la révolution dans l'Eglise, tout le monde l'a admis, les chaîne de télévisions proclamées.
Ainsi donc, votre seule preuve que "les déclarations doctrinales et infaillibles du Concile Vatican I, du Saint Concile de Trente, l'enseignement des Saints, et le magistère de l'Eglise Catholique s'opposent formellement et très explicitement à ce qui fut déclaré au Concile Vatican II, et par les Papes issus du Concile" serait donc : "Ils l'ont dit à la télé !" ? :sonne:
Mais pour l'amour du ciel, ne jouez pas aux apprentis théologiens et utilisez votre cerveau, la liberté religieuse c'est la liberté de l'erreur, la liberté de publier sur la voie publique tout ce que Satan admire.
Il existe un fil ouvert sur Dignitatis humanae et la liberté religieuse. La doctrine de la liberté civile pose que le pouvoir temporel n'est pas habilité à user de coercition dans certains domaines. Saint Thomas d'Aquin l'avait posé pour la liberté de l'enseignement, le Concile de Vatican II l'a fait pour la liberté religieuse. C'est la reconnaissance de la subsidiarité, qui est au cœur de la conception chrétienne de l'ordre social... Je préfère cela à l'ordre totalitaire voulu par Mgr Lefebvre...
Quand à un Concile empoisonné puisque dont l'unique but de diminuer les vérités, vouloir le lire "à la lumière de la Tradition" est pas plus possible que de vouloir lire Luther à partir de cette même lumière.
Et que faîtes-vous de la promesse de perpétuelle assistance du Christ à son Eglise ? Les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre Elle, même lors d'un Concile !
Quand au passé Christophe, oui, dans le passé la société était meilleure parce-qu'elle était encore un tant soit peu chrétienne. Et plus ça va, moins elle l'est...
Cela signifie-t-il qu'il ne faille jamais plus porter les yeux vers l'avenir et se contenter de lorgner vers le passé ? C'est cette attitude passéiste qui a été rejetée par le Concile Vatican II, rien d'autre !


En union de prières pour la Royauté Sociale du Christ...
Christophe

Re: Vatican II c'est 1789 dans l'Eglise - Cardinal Ratzinger

par Invité » sam. 12 janv. 2008, 17:10

Pour vous répondre en quelques mots, messieurs. Pour éclairer votre esprit "porteur du Christ".
Vous allez pouvoir voir de vos yeux que les déclarations doctrinales et infaillibles du Concile Vatican I, du Saint Concile de Trente, l'enseignement des Saints, et le magistère de l'Eglise Catholique s'opposent formellement et très explicitement à ce qui fut déclaré au Concile Vatican II, et par les Papes issus du Concile.

Lisez de vos propres yeux sur: http://lesbonstextes.fr.st/

Lisez bien et comprenez bien Quo Primum Tempore de Saint-Pie V.
Mais aussi Quanta Cura, et l'enseignement de Saint-Pie X.

Allez-y de bon coeur, leur enseignement est parfaitement juste. Quoi de mieux que d'être instruit par les Saints.

Ensuite vous irez ici, sur: [ Lien prosélyte | Christophe ] et vous constaterez l'ampleur du désastre.

Puis vous pourrez dire à ces gens qui prétendent à l'image des francs-maçons et protestants au XIXe siècle que la Tradition on est libre d'en faire ce que l'on veut.
Que les principes issus de la volonté de Notre Seigneur Jésus-Christ sont immuables, et ne peuvent être modifiés "ni dans leur explication, ni dans leur fondement" (S.S. Léon X)

Mais pour l'amour du ciel, ne jouez pas aux apprentis théologiens et utilisez votre cerveau, la liberté religieuse c'est la liberté de l'erreur, la liberté de publier sur la voie publique tout ce que Satan admire.
Vouloir concilier la philosophie subjectiviste, les principes de Voltaire, Rousseau, Diderot, Luther avec la religion c'est IMPOSSIBLE. C'est de l'irénisme, les auteurs ont été condamné, leurs idées pareillement, l'Eglise a plubliée, soulignée la vérité. Anathèmisée ces théories d'incroyants. Et vous voudriez nous faire croire que deux siècles après elle doive se rénover pour se mettre à jour sur les sociétés basées précisément sur ces principes monstrueux! Mais vous plaisantez!

Le Concile Vatican II c'est la révolution dans l'Eglise, tout le monde l'a admis, les chaîne de télévisions proclamées. Tous les traits de la vie de l'Eglise on été modifiés. Mariage, sacrement, nouvelle messe, nouveau cathéchisme, nouvelle doctrine...

Non messieurs, lorsque je vois Jean-Paul II embrasser le Coran, prier dans les temples boudhistes, Benoît XVI dans la mosquée bleue, je fais mon choix. Et je dit qu'en vertu de presque 2000 ans de christiannisme, de la Sainte-Bible elle même (pas les traductions tronquées de la TOB), et de tous les Saints (pas ceux canonisés par masses après modification de la procédure). Benoît XVI se trompe lorsqu'il affirme des choses contraire à la Tradition et la Sainte-Bible.
Pour autant je le reconnais en tant que Pape et accepte son autorité, tant qu'elle ne conteste pas justement celle de Dieu.

Car ce qu'il vous faurdrait commencer par comprendre, c'est que le Pape ne fait pas la religion. Le Pape doit la garder de façon intègre et l'aplliquer scrupuleusement à l'image de tous les Papes.

Quand à un Concile empoisonné puisque dont l'unique but de diminuer les vérités, vouloir le lire "à la lumière de la Tradition" est pas plus possible que de vouloir lire Luther à partir de cette même lumière.
Précisément parce-que lorsqu'on le fait il ne reste plus rien. Justement parce-que le concile s'oppose en tout à tout ce qui avait été tjrs fait (dans son déroulement, et dans ses affirmations, et dans ses applications). "Lorsqu'un gâteau est empoisonné, on jette le tout à la poubelle"... Mgr Williamson

Quand au passé Christophe, oui, dans le passé la société était meilleure parce-qu'elle était encore un tant soit peu chrétienne. Et plus ça va, moins elle l'est... Et je ne crois pas que Taizé aide à la rechristiannisation du monde, mais aille plutôt dans le sens d'une espèce de "religion" universelle, tant souhaitée par les "droits de l'homme" et les technocrates de l'ONU.

Pie XI, "Ubi Arcano Dei":
"C'est qu'il n'est point d'institution humaine en mesure d'imposer à toutes les nations une sorte de Code international, adapté à notre époque, analogue à celui qui régissait au moyen âge cette véritable Société des Nations qui s'appelait la chrétienté. Elle aussi a vu commettre en fait beaucoup trop d'injustices ; du moins la valeur sacrée du droit demeurait incontestée, règle sûre d'après laquelle les nations avaient à rendre leurs comptes.

Mais il est une institution divine capable de garantir l'inviolabilité du droit des gens ; une institution qui, embrassant toutes les nations, les dépasse toutes, qui jouit d'une autorité souveraine et du glorieux privilège de la plénitude du magistère, c'est l'Église du Christ : seule elle se montre à la hauteur d'une si grande tâche grâce à sa mission divine, à sa nature, à sa constitution même, et au prestige que lui confèrent les siècles ; et les vicissitudes mêmes des guerres, loin de l'amoindrir, lui apportent de merveilleux développements.

Il ne saurait donc y avoir aucune paix véritable - cette paix du Christ si désirée - tant que tous les hommes ne suivront pas fidèlement les enseignements, les préceptes et les exemples du Christ, dans l'ordre de la vie publique comme de la vie privée ; il faut que, la famille humaine régulièrement organisée, l'Église puisse enfin, en accomplissement de sa divine mission, maintenir vis-à-vis des individus comme de la société tous et chacun des droits de Dieu.

Tel est le sens de notre brève formule : le règne du Christ."


Alors cessez de considèrer ceux qui veulent un retour à la Tradition, le rétablissement de la Chrétienté. Du Règne Social de Notre Seigneur pour le salut des âmes, comme des nostalgiques du Moyen-Age.
Comme l'a dit Pie X: la civilisation n'est pas à inventer, elle a été, et elle est. C'est la civilisation chrétienne, un point c'est tout.
Et ceux qui sont contre le Règne du Christ sur les pays, son contre la paix, et contre Lui ("celui qui n'est pas avec moi est contre moi"). C'est clair comme de l'eau de roche, parce-que la religion n'est pas un chose ambigüe, Jésus n'est pas ambigü, les Saints non plus.

Et en parlant de Saints, je crois que leurs dires surpassent en qualité et en autorité largement les votres.

Soyez tous assurés de mes prières, en union à Notre-Dame.
Sans rancunes.

Contre-Syllabus

par Christophe » ven. 18 févr. 2005, 8:39

"Mais ce qui a eu tant d’influence dans ce texte (Gaudium et spes), ce n’est pas le contenu, qui reste entièrement dans la ligne de la tradition chrétienne et épuise toutes ses possibilités : c’est bien plutôt l’intention générale de départ, laquelle s’est exprimée principalement dans l’avant-propos."

Cardinal Ratzinger, principes de théologie catholique p. 424

Voilà - il me semble - une pleine confirmation de ce que j'avançais.

Cordialement,
Christophe

Comprenez-vous que le monde entier lui-même....

par jaco » mer. 26 janv. 2005, 22:36

Bonsoir,
Comprenez-vous que le monde entier lui-même est le parvis de l'Eglise catholique ?
Le meurtre et le mensonge, la haine et les blasphèmes, le viol et la malveillance, la tromperie et la rancune...font-ils parties du monde? N'y a-t-il RIEN dans le monde qui ne doive entrer dans l'Église ?
Notre Seigneur ne dit-il pas qu'Il a VAINCU le monde ?
N'est-il pas dit : ".....dans le monde mais pas DU monde..."?

Dans l'amour chrétien tel qu'il est à l'origine, l'amour des ennemis est le commencement de tout amour ecclésial.
....tel qu'il est à l'origine ? Pourquoi " à l'origine "? N'en a-t-il pas toujours été ainsi ? Cet amour aurait été obscurci peu à peu à travers les siècles ? L'amour chrétien au 19e S, au 13e S ou au 20e S, n'est-il pas l'amour chrétien " tel qu'il est à l'origine."? L'origine de l'amour chrétien n'est elle pas dans le Christ "...nunc et semper et in secula seculorum... ? Ici et maintenant.

Je trouve, pour ma part, ce texte du Cardinal Balthasar ambigü. Redoutablement ambigü !

Rupture pastorale mais continuité doctrinale !

par Christophe » mer. 26 janv. 2005, 20:51

Bonsoir BGdC,

Il me semble que vous n'avez pas compris la citation tronquée que vous reproduisez... De la phrase "Le concile est une réconciliation avec le monde moderne", on passe à "le concile est 1789 dans l'Eglise"...

Relisez calmement le magnifique texte du cardinal Balthasar que Charles a eu la bonne idée de partager avec vous. Peut-être comprendrez-vous que le saint Concile de Vatican II est qualifié par le cardinal Ratzinger de contre-syllabus non parcequ'il enseignerait des dogmes qui lui seraient contraires, mais parce qu'il aurait une démarche toute différente et même - d'une certaine façon - opposée : alors que - depuis 1789 - l'Eglise était prostrée dans une position de perpétuelle condamnation du monde moderne, avec le saint Concile de Vatican II, l'Eglise catholique décide d'adapter sa stratégie à la nouvelle situation mondiale née de 1789. Bref, elle décide de cesser de se morfondre sur le thème du "C'était mieux avant !" pour avoir un discours, une approche et un rapport bien plus positif au monde de ce temps, attitude beaucoup plus conforme à l'exemple que lui donne Son divin fondateur, qui vivait lui aussi une période de ténèbres...

Je m'étonnes de votre lecture, puisque vous citez - juste en dessous de la précedente - une autre citation du même cardinal qui est tout-à-fait éclairante et en constitue la clef pour la comprendre : "La vérité est que le Concile lui-même n'a défini aucun dogme et qu'il a voulu consciemment s'exprimer à un niveau plus modeste, simplement comme un Concile pastoral." )

Enfin, une autre solution, certainement plus efficace, pour comprendre le cardinal aurait été de citer son texte dans son intégralité plutôt que de le tronquer pour lui faire dire tout autre chose que ce qu'il signifiait... Mais il est vrai que le site Scripta Manent a une déontologie très particulière en ce qui concerne l'art de la citation...


Cordialement
Christophe

Mauvaise foi?

par BGdC » mer. 26 janv. 2005, 19:43

Je pense que la première citation est assez claire, et tout est accompagné des références cette fois. Ou bien vous n'avez pas lu, ou bien vous faites preuve de mauvaise foi... ;-)

...

par BGdC » lun. 24 janv. 2005, 14:30

:oops: je n'ai pas récupérer le livre, mais je vous invite à méditer ces citations:

"De tous les textes du IIème Concile du Vatican, la constitution pastorale "Sur l'Eglise dans le monde de ce temps" (Gaudium et Spes) a été incontestablement le plus difficile, et aussi, du côté de la constitution sur la liturgie et du décret sur l'Oecuménisme, le plus riche en conséquences. (...)
Si l'on cherche un diagnostic global du texte, on pourrait dire qu'il est (en liaison avec les textes sur la liberté religieuse et sur les religions du monde) une révision du Syllabus de Pie IX, une sorte de contre-Syllabus. (...)
Contentons-nous ici de constater que le texte joue le rôle d'un contre-Syllabus, dans la mesure où il représente une tentative pour une réconciliation officielle de l'Eglise avec le monde tel qu'il était devenu depuis 1789."
(Joseph, cardinal Ratzinger, "Les principes de la théologie catholique - Esquisse et matériaux", Collection Croire et Savoir, ed. Téqui 1985, p.423-427)


"La vérité est que le Concile lui-même n'a défini aucun dogme et qu'il a voulu consciemment s'exprimer à un niveau plus modeste, simplement comme un Concile pastoral."
(Cardinal Ratzinger, discours à la Conférence épiscopale chilienne. Cité in "Il Sabato" du 30 juillet-5 août 1988)


le Cardinal Ratzinger a admis que Gaudium et Spes est imprégné de l'esprit de Teilhard de Chardin
Cardinal Joseph Ratzinger, Principles of Catholic Theology (Les Principes de Théologie Catholique), (Ignatius Press, San Francisco, 1987), p. 334.


selon le Cardinal Ratzinger, «il ne peut y avoir aucun retour au Syllabus, qui a peut-être masqué la première étape de la confrontation avec le libéralisme, mais ne peut être la dernière étape.» Et quelle est cette dernière «étape» dans la «confrontation avec le libéralisme»? Apparemment, selon les vues du Cardinal Ratzinger, c'est, pour l'Eglise, l'acceptation des idées mêmes qu'Elle a autrefois condamnées! Confronter le libéralisme en se réconciliant avec lui. De quelle sorte de double langage s'agit-il? La «confrontation» de Ratzinger n'est rien de plus qu'une abjecte abdication.
Cardinal Joseph Ratzinger, Principles of Catholic Theology (Principes de Théologie Catholique). p191


A propos de "subsistit" remplacé par "est":
Quand les Pères du Concile ont remplacé le mot «est» par le mot «subsistit» (subsiste), ils l'ont fait pour une raison très précise. Le concept exprimé par «est» (être) est beaucoup plus large que celui exprimé par «subsiste.» «Subsister» est une manière très précise d'être, c'est-à-dire d'être comme sujet qui existe en lui- même. Ainsi les Pères du Concile ont voulu dire que l'être de l'Eglise en tant que telle est une entité plus large que l'Eglise Catholique Romaine, mais à l'intérieur de cette dernière, il acquiert de manière incomparable, le caractère d'un sujet propre et véritable
L'Osservatore Romano édition italienne, 8 octobre 2000, p. 4. «Quando i Padri conciliar sostituirono la parola “è” con la parola “subsistit,” lo fecera con un scopo ben preciso. Il concetto espresso da “è” (essere) è piu ampio di quello espresso da “sussistere.” “Sussistere” un modo ben preciso di essere, ossia essere come soggeto che esiste in sé. I Padri conciliari dunque intendevano dire che l'essere della Chiesa in quanto tale è un entità piu ampia della Chiesa cattolica romana. [Quand les Pères Conciliaires ont remplacé le mot “es” par le mot “subsiste,” ils l'ont fait avec un but bien précis. Le concept formel de “est” (être) est plus large que celui exprimé par “subsister”. “Subsister” une manière bien précise d'être, ou bien, être comme un sujet qui existe en soi. Les Pères Conciliaires ont donc voulu dire que l'existence de l'Eglise en tant que telle est une entité plus vaste que l'Eglise Catholique Romaine.]»


Kasper, au moins, dit ouvertement ce que la plupart des prélats d'aujourd'hui semblent croire de toute façon, sans jamais le confirmer ni le nier. La politique de Kasper en fait représente «l'esprit dominant de Vatican II.» Ceci fut confirmé par nul autre que le Cardinal Ratzinger, quand il était encore le Père Ratzinger, dans son livre de 1966: Theological Highlights of Vatican II (Points théologiques). Dans Points théologiques , Ratzinger prétend que le Concile avait donné à l'Eglise une nouvelle orientation vers les non-catholiques, qui dispense de tout appel à leur conversion:
L'Eglise Catholique n'a pas le droit d'absorber les autres Eglises. … Une unité de base — d'Eglises qui restent des Eglises, devient pourtant une seule Eglise — doit remplacer l'idée de conversion, même si la conversion garde sa signification pour ceux qui, en conscience, sont motivés pour la rechercher61
((C'est nous qui soulignons) Theological Highlights of Vatican II, (Lumières Théologiques de Vatican II), Père Joseph Ratzinger (Paulist Press, New York, 1966), pp. 65-66. Cette partie du livre insiste sur le motif œcuménique délibéré qui sert de base au document Lumen Gentium. Pour une discussion plus complète du livre du Père Ratzinger, voir «Vatican II vs the Unity Willed by Christ (Vatican II contre l'Unité Voulue par le Christ),» de John Vennari, Catholic Family News, décembre 2000)

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