par DavidB » dim. 02 déc. 2007, 23:07
Bonjour Sophye,
en fait, ça dépend de plusieurs points.
Premièrement, il y a plusieurs version de la Torah et plusieurs versions de l'Ancien Testament.
La torah la plus utilisée, il me semble, est la torah des massorètes, un groupe de docteurs juifs des premiers siècles de notre ère.
Pour les chrétiens, il y a des dizaines de traductions, mais celle qui se rapproche le plus du "mot à mot" est la traduction de "Chouraki" à ce qu'on m'a dit. Celle de Osty et Trinquet sera aussi très appréciable.
La traduction de la Bible de Jérusalem est, quant à elle, assez loin du texte hébreux pour ne pas suffir à plusieurs cours de théologie. Toutefois, cette bible recherche une écriture qui respecte la grammaire et la logique latine de la langue française ce qui demande parfois de difficiles pirouettes de traduction.
Le gros du problème est que l'Hébreux est une langue d'image, surtout. Le mots renvoient à des images et c'est une des langues qui performe le mieux dans ce domaine. Le français quant à lui est une langue de "concepts", qui pourrait être presque à l'opposé de l'Hébreux. L'Hébreux n'a pas de mot "concept". Par exemple "finalement" ça n'existe pas en Hébreux, ça doit passer absolument par "à la fin". Donc toutes les Bible qui débutent pas "Au commencement" viennent déjà de perdre des points dans la comparaison à l'Hébreux. Alors si on traduisait au mot à mot l'hébreux, on n'y comprendrait plus rien en français, très peu en latin et en grec.
Le latin et le grec ont été les pricipales langues de transmission des textes canoniques chrétiens et non l'hébreux, ce qui peut expliquer déjà un bon nombre de différences. Ensuite, la Bible de Jérusalem est régulièrement réédité car l'équipe qui travaille sur cette Bible se remet régulièrement à jour dans sa façon de rendre la traduction du texte qui s'améliore au fil du temps, nous l'espérons.
Pour ce qui est des coupures, au début, ça devait servir non pas à couper le texte, mais à repérer des passages. Dans plus de 2000 pages, chercher un verset, ça peut devenir très long.
Pour ce qui est de chercher la vérité des Écritures, si vous êtes chrétienne, il me semble que vous avez des chances d'être d'accord avec moi que c'est l'Esprit Saint qui conduit à la vérité et que les Écritures valident la vie dans l'Esprit Saint et non l'inverse. D'Ailleurs la fameuse Torah a été mise à écrit et modifié, parfois jusqu'à quatre fois sans doutes possible et sur certains textes on a déjà suggéré plus de retouches encore. Cela dit, une Bible bien traduite donne un bon coup de pouce pour valider notre Vie dans la relation avec Dieu. L'apprentissage de l'Hébreux et du grec me tente d'ailleurs à cause de cela.
Un dernier point, les mots évoluent dans le temps et l'espace, ici au Québec on peut utiliser le mot "écoeurant" pour parler de quelque chose de sensasionel et qui nous rend très heureux. Voilà 50 ans seulement, écoeurant était un mot qui voulait dire à peu près abjecte, ce qui est loin, en général, de rendre heureux. Il y a beaucoup de ces mots aussi qui ont été changés pour cela, et aussi, et surtout, parce que certains mots, traduits dans le "mot à mot" ne respectaient pas du tout l'esprit de la phrase ou du texte, alors on a préféré un équivalent, qui, dans l'Hébreux donne effectivement complètement autre chose. L'Anglais et le français ne sont pas si loins, mais pourtant j'ai constaté entre ces deux langues que des mots se traduisent dans un sens, mais pas dans l'autre, c'est très fréquent avec des langues actuelles, imaginez avec une langue sémantique, c'est multiplié par plusieurs fois.
En gros, ça prend toute une tête pour traduire l'Hébreux et le rendre "accessible" en langue latine, ou même saxone.
David
Bonjour Sophye,
en fait, ça dépend de plusieurs points.
Premièrement, il y a plusieurs version de la Torah et plusieurs versions de l'Ancien Testament.
La torah la plus utilisée, il me semble, est la torah des massorètes, un groupe de docteurs juifs des premiers siècles de notre ère.
Pour les chrétiens, il y a des dizaines de traductions, mais celle qui se rapproche le plus du "mot à mot" est la traduction de "Chouraki" à ce qu'on m'a dit. Celle de Osty et Trinquet sera aussi très appréciable.
La traduction de la Bible de Jérusalem est, quant à elle, assez loin du texte hébreux pour ne pas suffir à plusieurs cours de théologie. Toutefois, cette bible recherche une écriture qui respecte la grammaire et la logique latine de la langue française ce qui demande parfois de difficiles pirouettes de traduction.
Le gros du problème est que l'Hébreux est une langue d'image, surtout. Le mots renvoient à des images et c'est une des langues qui performe le mieux dans ce domaine. Le français quant à lui est une langue de "concepts", qui pourrait être presque à l'opposé de l'Hébreux. L'Hébreux n'a pas de mot "concept". Par exemple "finalement" ça n'existe pas en Hébreux, ça doit passer absolument par "à la fin". Donc toutes les Bible qui débutent pas "Au commencement" viennent déjà de perdre des points dans la comparaison à l'Hébreux. Alors si on traduisait au mot à mot l'hébreux, on n'y comprendrait plus rien en français, très peu en latin et en grec.
Le latin et le grec ont été les pricipales langues de transmission des textes canoniques chrétiens et non l'hébreux, ce qui peut expliquer déjà un bon nombre de différences. Ensuite, la Bible de Jérusalem est régulièrement réédité car l'équipe qui travaille sur cette Bible se remet régulièrement à jour dans sa façon de rendre la traduction du texte qui s'améliore au fil du temps, nous l'espérons.
Pour ce qui est des coupures, au début, ça devait servir non pas à couper le texte, mais à repérer des passages. Dans plus de 2000 pages, chercher un verset, ça peut devenir très long.
Pour ce qui est de chercher la vérité des Écritures, si vous êtes chrétienne, il me semble que vous avez des chances d'être d'accord avec moi que c'est l'Esprit Saint qui conduit à la vérité et que les Écritures valident la vie dans l'Esprit Saint et non l'inverse. D'Ailleurs la fameuse Torah a été mise à écrit et modifié, parfois jusqu'à quatre fois sans doutes possible et sur certains textes on a déjà suggéré plus de retouches encore. Cela dit, une Bible bien traduite donne un bon coup de pouce pour valider notre Vie dans la [color=#BF0000]relation[/color] avec Dieu. L'apprentissage de l'Hébreux et du grec me tente d'ailleurs à cause de cela.
Un dernier point, les mots évoluent dans le temps et l'espace, ici au Québec on peut utiliser le mot "écoeurant" pour parler de quelque chose de sensasionel et qui nous rend très heureux. Voilà 50 ans seulement, écoeurant était un mot qui voulait dire à peu près abjecte, ce qui est loin, en général, de rendre heureux. Il y a beaucoup de ces mots aussi qui ont été changés pour cela, et aussi, et surtout, parce que certains mots, traduits dans le "mot à mot" ne respectaient pas du tout l'esprit de la phrase ou du texte, alors on a préféré un équivalent, qui, dans l'Hébreux donne effectivement complètement autre chose. L'Anglais et le français ne sont pas si loins, mais pourtant j'ai constaté entre ces deux langues que des mots se traduisent dans un sens, mais pas dans l'autre, c'est très fréquent avec des langues actuelles, imaginez avec une langue sémantique, c'est multiplié par plusieurs fois.
En gros, ça prend toute une tête pour traduire l'Hébreux et le rendre "accessible" en langue latine, ou même saxone.
David