par Briscard » sam. 15 juin 2019, 17:17
C'est l'un des plus grands tabous de l'Église : les enfants de prêtres. Plusieurs d'entre eux ont décidé de se faire entendre, de raconter leur histoire. Et jeudi 13 juin, pour la première fois en France, des représentants de l'Église les ont reçus.
Début de reconnaissance par l'Église catholique de France ? Rien n'a transpiré de cette réunion peu ordinaire.
Elle-même fille d'un prêtre et d'une religieuse, la présidente d'EDS, Anne-Marie Jarzac-Mariani, 68 ans, y a représenté son association, avec deux autres membres (sur une soixantaine au total). "C'est un pas important pour nous, qui avons été culpabilisés, rejetés, traités de bâtards et d'enfants de Satan", affirme-t-elle.
L'archevêque de Bourges, Mgr Jérôme Beau et sa commission chargée des questions de formation et de vie des prêtres (la Commission épiscopale pour les ministres ordonnés et les laïcs en mission ecclésiale) ont accueilli la délégation, pour une réunion à huis clos dans les locaux de la Conférence des évêques de France.
"On nous a ouvert une porte".
Honte, tabou, secrets de famille, pressions de l'Église ou de l'entourage... ces enfants de prêtres ou de religieuses, devenus majeurs, attendent des signes de reconnaissance de l'institution catholique.
"Notre attitude, en premier lieu, sera d'écouter",avait expliqué Mgr Jérôme Beau avant la réunion. "Il faut comprendre quelle est leur souffrance, leur attente et appréhender l'ensemble d'une situation qu'on ne connaît pas vraiment dans l'Eglise", ajoute-t-il, précisant n'avoir pas de "projet pré-établi".
Un geste symbolique est-il possible ? "Je pense qu'on peut par exemple mettre en place une charte de fonctionnement travaillée ensemble" avec Enfants du silence. "On nous a ouvert une porte", se félicite Mme Jarzac-Mariani,
En tout cas, Mgr Jérôme Beau entendait bien rappeler la règle de l'Église : le prêtre doit "agir pour le bien de l'enfant" en abandonnant la prêtrise et en l'assumant, faisant en sorte de grandir à ses côtés. L'a-t-il fait lors de cette réunion ? On ne le sait pas encore.
C'est l'un des plus grands tabous de l'Église : les enfants de prêtres. Plusieurs d'entre eux ont décidé de se faire entendre, de raconter leur histoire. Et jeudi 13 juin, pour la première fois en France, des représentants de l'Église les ont reçus.
Début de reconnaissance par l'Église catholique de France ? Rien n'a transpiré de cette réunion peu ordinaire.
Elle-même fille d'un prêtre et d'une religieuse, la présidente d'EDS, Anne-Marie Jarzac-Mariani, 68 ans, y a représenté son association, avec deux autres membres (sur une soixantaine au total). "C'est un pas important pour nous, qui avons été culpabilisés, rejetés, traités de bâtards et d'enfants de Satan", affirme-t-elle.
L'archevêque de Bourges, Mgr Jérôme Beau et sa commission chargée des questions de formation et de vie des prêtres (la Commission épiscopale pour les ministres ordonnés et les laïcs en mission ecclésiale) ont accueilli la délégation, pour une réunion à huis clos dans les locaux de la Conférence des évêques de France.
"On nous a ouvert une porte".
Honte, tabou, secrets de famille, pressions de l'Église ou de l'entourage... ces enfants de prêtres ou de religieuses, devenus majeurs, attendent des signes de reconnaissance de l'institution catholique.
"Notre attitude, en premier lieu, sera d'écouter",avait expliqué Mgr Jérôme Beau avant la réunion. "Il faut comprendre quelle est leur souffrance, leur attente et appréhender l'ensemble d'une situation qu'on ne connaît pas vraiment dans l'Eglise", ajoute-t-il, précisant n'avoir pas de "projet pré-établi".
Un geste symbolique est-il possible ? "Je pense qu'on peut par exemple mettre en place une charte de fonctionnement travaillée ensemble" avec Enfants du silence. "On nous a ouvert une porte", se félicite Mme Jarzac-Mariani,
En tout cas, Mgr Jérôme Beau entendait bien rappeler la règle de l'Église : le prêtre doit "agir pour le bien de l'enfant" en abandonnant la prêtrise et en l'assumant, faisant en sorte de grandir à ses côtés. L'a-t-il fait lors de cette réunion ? On ne le sait pas encore.