Contre l'option finale dans la mort

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Re: Contre l'option finale dans la mort

par Olivier JC » lun. 23 déc. 2024, 9:26

Gaudens a écrit : ven. 20 déc. 2024, 20:05Je ne souhaite pas me prononcer dans ce débat (je suppose quand même que cette sioux du VIIIè siècle est inventée, comme un cas d'école théorique...) mais il me semble que la référence systématique et exclusive à Saint Thomas d'Aquin , si fréquente dans les forums catholiques ,est excessive.Certes le Docteur Angélique est une somptueuse référence et un bel appui à une réflexion théologique mais enfin il n'est pas" la Loi et les Prophètes". Il faudrait à chaque question théologique se posant à nous aujourd'hui ou demain rechercher également ce qu'en disent tel ou tel Père de l'Eglise (ou Docteur autre que Saint Thomas). Peut-être y-a-t-il d'ailleurs un fil à ce sujet, je n'ai pas cherché.
La Sioux est effectivement théorique... S. Thomas est une référence essentielle et son travail repose beaucoup sur les Pères de l'Eglise.

Cela étant, sans remonter jusqu'à la Loi et aux Prophètes, les évangiles suffisent à fournir une réponse, notamment celui de Jean (3, 17-21) :
Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ; mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu.
C'est ainsi que la condamnation résulte du fait de ne pas croire au nom du Fils unique de Dieu, c'est-à-dire au fait de refuser le salut puisqu'il est écrit en Ac 4, 12 qu'il n'y a "aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. En d'autres termes, le blasphème contre l'Esprit Saint tel que S. Jean-Paul II en parle dans son encyclique Dominum et vivificantem.

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Re: Contre l'option finale dans la mort

par Gaudens » ven. 20 déc. 2024, 20:05

Je ne souhaite pas me prononcer dans ce débat (je suppose quand même que cette sioux du VIIIè siècle est inventée, comme un cas d'école théorique...) mais il me semble que la référence systématique et exclusive à Saint Thomas d'Aquin , si fréquente dans les forums catholiques ,est excessive.Certes le Docteur Angélique est une somptueuse référence et un bel appui à une réflexion théologique mais enfin il n'est pas" la Loi et les Prophètes". Il faudrait à chaque question théologique se posant à nous aujourd'hui ou demain rechercher également ce qu'en disent tel ou tel Père de l'Eglise (ou Docteur autre que Saint Thomas). Peut-être y-a-t-il d'ailleurs un fil à ce sujet, je n'ai pas cherché.

Re: Contre l'option finale dans la mort

par Olivier JC » ven. 20 déc. 2024, 11:59

Cinci a écrit : mer. 26 juin 2019, 16:39Nous avons vu que, pour les partisans de l'hypothèse de l'option finale, une dernière possibilité de conversion doit être donnée au pécheur pour qu'il puisse équitablement être passible d'une peine éternelle. En d'autres termes, ce qu'on désigne habituellement par le nom de péché mortel ne peut pas conduire en enfer s'il n'y a pas, en plus, un rejet définitif de Dieu, en toute lucidité, au moment de la mort. Il semble que cette façon de voir conduise logiquement à redéfinir purement et simplement le péché mortel : le seul péché vraiment mortel serait celui qui est commis dans ou après la mort, lorsque l'âme se trouve "face à face" avec Dieu.
Source : Dom Pius Mary Noonan, id,, p. 464
Il me semble, révérence gardée pour l'auteur de ces lignes, que la difficulté réside dans une correcte articulation du péché mortel et du blasphème contre l'Esprit Saint, qui n'est "remis ni en ce monde ni dans l'autre". S. Jean-Paul II, dans Dominum et vivificantem, enseigne que ce blasphème "consiste à refuser de recevoir le salut que Dieu offre à l'homme par l'Esprit Saint".

Selon l'enseignement de S. Thomas d'Aquin qui suit en cela Pierre Lombard, il y a six espèces de péché contre l'Esprit Saint : le désespoir, la présomption, l'impénitence, l'obstination, l'opposition à la vérité reconnue, l'envie des grâces accordées à nos frères. Il appert cependant qu'il n'y a pas de matière propre au péché contre l'Esprit Saint, et que celui-ci, en réalité, présuppose l'existence d'un péché qu'il vient en quelque sorte qualifier, lequel péché est nécessairement un péché mortel.

Le péché mortel est le péché intervenant dans une matière grave, commis en pleine connaissance de cause et volontairement, c'est-à-dire que pèche mortellement celui qui connaît que son acte est un péché intervenant dans une matière grave et qu'il y adhère néanmoins par choix personnel suffisamment lucide.

Tant que l'auteur de l'acte demeure dans les mêmes dispositions et ne présente aucun début de repentir, ce péché mortel constitue en même temps un blasphème contre l'Esprit Saint, ce qu'il ne cesse d'être que lorsque le pécheur se repent. S'il meurt sans s'être repenti, il ira en Enfer.

Mourir en état de péché mortel, c'est équivalemment mourir "en état" de péché contre l'Esprit Saint puisque c'est mourir en persistant dans le refus de recevoir le salut que Dieu offre à l'homme par l'Esprit Saint. Or, dans l'extrait précité, Dom Pius Mary Noonan semble effectuer une séparation nette entre ces deux notions, ce qui me semble problématique.

Il y a un autre aspect qu'il me semble important de garder à l'esprit, c'est que cette recherche théologique ne vise pas à rassurer les catholiques pour leur permettre de pécher à loisir (qui seraient au contraire bien inspirés d'être encore plus inquiets de leur salut), mais à s'interroger sur le sort d'Abeytu, ressortissante d'une tribu Sioux aux alentours du VIIIème siècle, morte sans avoir pu connaître Notre Seigneur faute de prédicateur.

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Re: Contre l'option finale dans la mort

par Cinci » mer. 26 juin 2019, 16:39

Juste pour illustrer ... pour aider tout le monde à voir ...

Le péché mortel

Nous avons vu que, pour les partisans de l'hypothèse de l'option finale, une dernière possibilité de conversion doit être donnée au pécheur pour qu'il puisse équitablement être passible d'une peine éternelle. En d'autres termes, ce qu'on désigne habituellement par le nom de péché mortel ne peut pas conduire en enfer s'il n'y a pas, en plus, un rejet définitif de Dieu, en toute lucidité, au moment de la mort. Il semble que cette façon de voir conduise logiquement à redéfinir purement et simplement le péché mortel : le seul péché vraiment mortel serait celui qui est commis dans ou après la mort, lorsque l'âme se trouve "face à face" avec Dieu. Nous avions vu également que certains auteurs modernes rejettent le fait que des actes temporels puissent engager pour toujours. Or, une telle doctrine semble être en désaccord avec l'enseignement autorisé du Catéchisme :

Le péché mortel est une possibilité radicale de la liberté humaine comme l'amour lui-même. Il entraîne la perte de la charité et la privation de la grâce sanctifiante, c'est à dire de l'état de grâce. S'il n'est pas racheté par le repentir et le pardon de Dieu, il cause l'exclusion du Royaume du Christ et la mort éternelle de l'enfer, notre liberté ayant le pouvoir de faire des choix pour toujours, sans retour. (Catéchisme de l'Église, 1861)

Commettre un péché mortel, c'est par définition perdre la grâce divine, l'amitié de Dieu, à cause du choix désordonné d'un bien crée. Un tel choix, s'il n'est pas racheté par le repentir et le pardon de Dieu, conduit à la damnation éternelle. Voilà pourquoi des générations de catholiques ont cru que, pour être sauvé, il faut mourir en "état de grâce", après avoir reçu le pardon de Dieu dans le sacrement de pénitence. Voilà aussi pourquoi des générations de prêtres se sont sacrifiés pour que leurs ouailles puissent recevoir, avant de mourir, ce pardon à travers le sacrement de pénitence en même temps que l'onction des malades [...] Que signifie tout cela dans l'hypothèse de l'option finale ? On peut se demander ce qui peut bien motiver les ministres de l'Église à sacrifier leur temps et leur repos (en pleine nuit, par exemple) si, de toute façon, il est donné à toutes les âmes de choisir Dieu dans la mort et ainsi de se réconcilier avec lui.

[...]

Le pape Jean-Paul II cite à cet effet : "Lorsqu'une âme est déréglée par le péché jusqu'à être détournée de sa fin ultime, c'est à dire de Dieu, à qui nous sommes unis par la charité, alors la faute est mortelle [...]" ( Saint Thomas, Ia-IIa, q, 72 dans Jean-Paul II, Reconciliato et poenitentia (2 décembre 1984, 17)

Source : Dom Pius Mary Noonan, id,, p. 464

Re: Contre l'option finale dans la mort

par Cinci » mer. 26 juin 2019, 16:08

Mon auteur ajoutait cette autre remarque :
Dom Pius :

"... lorsqu'il prendra conscience de lui-même lors du jugement particulier, il sera pour l'éternité ce qu'il aura voulu se faire par ses choix quotidiens. En somme, il ne faut pas confondre péché mortel et péché contre l'Esprit Saint; rien d'ailleurs dans la Tradition théologique ne l'autorise.

C'est pourquoi on ne peut qu'être surpris de lire (A. Dumouch, Traité des fins dernières, note 292) : "actuellement, l'Église préfère appeler péché mortel le seul péché contre le Saint Esprit". Une telle affirmation dénote une grave méconnaissance de l'enseignement de l'Église et une grave confusion concernant la véritable nature du péché mortel. "

p. 478

Re: Contre l'option finale dans la mort

par Cinci » mer. 26 juin 2019, 15:49

Péché contre l'Esprit Saint

Ce vocable, d'origine évangélique a donné lieu à un grand nombre d'interprétations que saint Thomas regroupe sous trois chefs sans toutefois trancher. Il semblerait néanmoins qu'il penche plutôt pour l'avis de saint Augustin qu'il rapporte ainsi :
Saint Thomas :

Saint Augustin dit que le blasphème ou péché contre l'Esprit Saint, c'est l'impénitence finale, lorsqu'un homme persévère dans le péché mortel jusqu'à sa mort. Et cela ne se fait pas seulement par la parole de bouche, mais aussi par la parole du coeur et de l'action, non en une seule fois, mais à de multiples reprises. Or, on dit que cette parole, ainsi entendue, est dite contraire à l'Esprit Saint parce qu'elle s'oppose à la rémission des péchés, qui s'opère par l'Esprit Saint, amour du Père et du Fils.
Un tel péché est impardonnable, non pas en lui-même, comme si Dieu avait condamné l'homme dès cette vie; il est impardonnable parce que l'homme s'exclut et se prive de la miséricorde divine et s'obstine dans son état irrémédiable.

Il semble donc qu'on peut affirmer que, pour saint Augustin comme pour saint Thomas, le péché contre l'Esprit Saint consiste dans le refus répété de la grâce de conversion en cette vie, et se consomme dans le fait de ne pas demander pardon avant la mort pour ses péchés graves. Il ne s'agit pas d'un autre péché surajouté, juste avant la mort, par-dessus ceux qui existent déjà, bien que cela puisse arriver; il s'agit encore moins d'un choix fait lorsque l'âme est déjà "dans la mort". En effet, l'homme est bien capable, avant sa dernière heure, de se couper de Dieu par des actes concrets qui ne sont pas forcément des actes de haine formelle [...]

Le texte suivant de la Commission théologique internationale réaffirme avec force et de manière répétée la doctrine traditionnelle en rappelant l'unicité et le sérieux de la vie terrestre, la gravité du péché, et la responsabilité éternelle que l'on a pour les choix qui y sont posés; ainsi ce passage, nous semble-t-il, appuie la thèse défendue dans ces pages :
CTI :

Non seulement Dieu a crée l'homme, mais il l'a aussi placé au paradis (Gn 2,4). Par cette image, l'Écriture Sainte veut dire que le premier homme a été constitué dans la proximité et l'amitié de Dieu. On comprend alors que, par un péché contre un précepte grave de Dieu, le paradis ait été perdu (Gn 3,23-24), puisque ce péché détruit l'amitié de l'homme avec Dieu [...] Tant que le chrétien demeure en cette vie, il se sait placé sous le jugement futur du Christ : "Car il faut que tous nous soyons mis à découvert devant le tribunal du Christ, pour que chacun recouvre ce qu'il aura fait pendant qu'il était dans son corps, soit en bien, soit en mal" (2 Co 5,10) [...] Puisque le cours de notre vie terrestre est unique (He 9, 27), et puisque l'amitié et l'adoption divine nous y sont gratuitement offertes, avec le danger de les perdre par le péché, le sérieux de cette vie apparaît clairement. En effet, les décisions que nous y prenons ont des conséquences éternelles. Le Seigneur nous a placés devant "le chemin de la vie et le chemin de la mort" (Jr 21,8). Bien que, par la grâce prévenante et adjuvante, il nous invite au chemin de la vie, nous pouvons choisir l'un des deux chemins. Après notre choix, Dieu respecte sérieusement notre liberté, sans cesser d'offrir sa grâce salvifique ici sur terre même à ceux qui se séparent de lui. (Commission théologique internationale, "Eschatologie", chap. 2, 3. p. 136)
Source : Dom Pius Mary Noonan, L'option finale dans la mort. Réalité ou mythe ?, p. 478

Re: Contre l'option finale dans la mort

par Carolus » mer. 26 juin 2019, 15:10

Trinité a écrit : mer. 26 juin 2019, 12:34Trinité :
Je crois que vous aurez du mal à convaincre notre frère Carolus, de raisonner autrement que par la lecture du C.E.C ! :D
Vous avez presque raison, cher Trinité. :clap:

Il vaudrait mieux dire : « Je crois que vous aurez du mal à convaincre notre frère Carolus, de raisonner autrement que par la lecture du C.E.C [et l’Écriture Sainte] » ! :D :D :D

Re: Contre l'option finale dans la mort

par Cinci » mer. 26 juin 2019, 15:01

Salut apatride,
apatride :

Pour vraiment clore ce débat, il me semble qu'il faudrait contre-argumenter les six voies de la damnation identifiées par Arnaud Dumouch, qui sont autant d'objections à l'idée qu'on pourrait privilégier la vie dans le monde puis soudain retourner sa veste à l'heure de la mort.
Il n'entrait pas dans mes vues de me dépenser ici pour faire le procès complet de tous les arguments d'Arnaud Dumouch. Vous le comprendrez. J'indique un ouvrage qui, d'après ce que je peux voir, suffirait "assez" pour que vous puissiez avoir des doutes légitimes sur la validité de ce que raconte notre ami avec son idée d'option finale.

Personnellement, je ne crois pas au bien fondé de cette idée à laquelle s'accroche monsieur Dumouch. Je le dis d'emblée : je n'y crois pas. Il ne m'aura pas convaincu. J'ai eu un temps de flottement au début. j'ai pu recevoir l'exposé de ses idées avec sympathie, bienveillance, ouverture et tout. Mais, après mûre réflexion, après des lectures de textes du Magistère de l'Église sur le sujet notamment, il me sera apparu que son truc "ne collait pas".

Et, pour moi, ce livre dont je parle maintenant viendrait juste me confirmer davantage en quoi mon intuition serait juste par rapport à cette thèse qui ne fait pas partie du dépôt de la foi rappelons-le. Je n'aime pas le fait (entre autres) qu'avec cette histoire d'option finale, l'on s'essayerait de nous faire croire qu'en l'absence de celle-ci c'est toute la théologie classique de l'Église qui serait vicieuse, sans coeur, monstrueuse, dénuée de charité et etc. Ça, je trouve que c'est profondément faux. Je m'inquiéterais du fait qu'un théologien puisse le penser.

Un commentaire ?

Les six voies de la damnation ? Ce sont des réflexions personnelles de notre ami. Et comme tout le monde pouvant émettre des réflexions, il s'y trouvera certaines choses vraies, certaines plausibles et d'autres beaucoup plus discutables voire très douteuses. Je trouve qu'il dit beaucoup de choses qui peuvent apparaître un peu comme une tentative de nous jeter de la poudre aux yeux. Je le dis en considération du genre de conclusion dans laquelle tout ceci devrait déboucher.

Notre ami va nous faire faire un long détour sur ces considérations touchant l'enfer et comme pour bien asseoir cette idée qu'il ne s'écarterait en rien de la théologie de l'Église. Eh oui, Arnaud n'attaque pas le fait qu'il puisse finalement se trouver "quand même" des pécheurs en enfer. Merci. C'est bon à savoir. Très bien. Mais l'essentiel ne se trouve pas là.

La nouveauté de son option réside dans le fait de ce qu'il peut dire touchant le fameux péché contre le Saint Esprit. A l'en croire, les conditions pour entrer là-dedans seraient proprement incroyables. Il faudrait que le sujet réalisât lui-même une performance presque impossible à réaliser humainement - puis face à Jésus en personne pour finir - pour aboutir dans les ténèbres extérieures. Cette orientation dynamique d'Arnaud s'écarte complètement, complètement mais complètement, de toute la Tradition de l'Église. C'est la critique déjà dite ailleurs que dans ce fil à l'effet qu'Arnaud fait disparaître les péchés mortels en nous assimilant "tout ça" à ce seul péché grave ultime et vu comme "le" grand péché irrémissible commis soi-disant en pleine lumière. Ce n'est pas du tout ce que nous raconte l'Église catholique.

Dans son exemple exploitant la figure du défunt Führer : nulle part vous ne trouverez que la damnation éventuelle du sujet pourrait être liée directement et principalement à la qualité même des actes qu'il aura pu réaliser dans sa vie (avec des omissions telles ne pas s'être confessé et repenti de divers crimes majeurs) mais bien à cette seule volition ultime du sujet et à partir de quoi c'est le sujet qui déciderait alors de se réaliser définitivement dans une voie ou dans l'autre. Se réaliser soi-même en optant pour le mal imaginez ! L'Église n'a jamais cru une telle chose.

Arnaud ne va pas nier que le genre de vie adopté puisse prédisposer le sujet à incliner dans un sens plutôt que dans l'autre. C'est sûr ! Mais ce que je dis c'est que la "somme des péchés mortels commis et non repentis du vivant de notre bonhomme" n'en pourrait pas entraver la possibilité pour lui de pouvoir faire malgré tout un bon choix ("Je choisis Jésus ..."). L'hypothèse de l'option finale fonctionne comme le sacre de la société individualiste moderne.

Où donc est passé le "croyant" qui est pourtant condamné par Jésus dans la parabole du Jugement chez Matthieu ? "Allez au feu, maudit ! " - "Seigneur, Seigneur ... J'ai prophétisé en ton nom ... " - "Je ne vous connais pas ! "

Il ne semble pas que le sujet soit si "en plein contrôle" de son propre destin que cela. Pas au moment d'entrer dans l'éternité.

Le fait pour un sujet d'avoir pu opter pour des décisions d'injustices de son vivant semble bien conditionner la réponse de Dieu en bout de ligne. Dans la mort, il n'est pas du tout certain que ce soit le quidam qui puisse avoir les manettes en main ou alors n'étant juste que soumis à une offensive de charme de l'un ou l'autre.

Re: Contre l'option finale dans la mort

par Trinité » mer. 26 juin 2019, 12:34

Mon cher Apatride,

Je crois que vous aurez du mal à convaincre notre frère Carolus, de raisonner autrement que par la lecture du C.E.C ! :D

Re: Contre l'option finale dans la mort

par Carolus » mer. 26 juin 2019, 3:55

apatride a écrit : mer. 26 juin 2019, 2:04apatride :
Carolus a écrit : mer. 26 juin 2019, 1:17Carolus :
Est-ce que vous ignorez le contre-argumentaire de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, cher apatride :?:
Cher Carolus,
Merci de votre réponse, cher apatride. :)
apatride a écrit : mer. 26 juin 2019, 2:04apatride :
Je suis bien mal placé pour savoir si le contre-argumentaire de Jésus s'oppose aux vues de Arnaud Dumouch, qui est lui aussi prompt à s'appuyer sur des citations du CEC et de notre Seigneur.
Vous m’invitez à lire les six voies de la damnation identifiées par Arnaud Dumouch.

J’ai lu la première voie (1 - Refus de croire à la vérité suffisamment révélée).

Malheureusement, Arnaud Dumouch n’est pas prompt « à s'appuyer sur des citations du CEC et de notre Seigneur. »

Concernant la première voie, il ne s’agit que de spéculations d’Arnaud Dumouch, n’est-ce pas ? :(

Re: Contre l'option finale dans la mort

par apatride » mer. 26 juin 2019, 2:04

Carolus a écrit : mer. 26 juin 2019, 1:17Est-ce que vous ignorez le contre-argumentaire de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, cher apatride :?:
Cher Carolus,

Je suis bien mal placé pour savoir si le contre-argumentaire de Jésus s'oppose aux vues de Arnaud Dumouch, qui est lui aussi prompt à s'appuyer sur des citations du CEC et de notre Seigneur.

Je vous invite à lire les six voies de la damnation qu'il aurait identifiées, et à me faire part de votre avis.

Re: Contre l'option finale dans la mort

par Carolus » mer. 26 juin 2019, 1:17

apatride a écrit : mar. 25 juin 2019, 23:43apatride :
Il me sera difficile de ne pas considérer son hypothèse comme plausible sans un vrai contre-argumentaire.
Est-ce que vous ignorez le contre-argumentaire de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, cher apatride :?:
CEC 1816 Le service et le témoignage de la foi sont requis pour le Salut : " Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, je me déclarerai, moi aussi, pour lui devant mon Père qui est aux cieux ; mais celui qui me reniera devant les hommes, je le renierai, moi aussi, devant mon Père qui est aux cieux " (Mt 10, 32-33).
Il faut se déclarer pour notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ devant les hommes avant la mort.

Re: Contre l'option finale dans la mort

par Trinité » mer. 26 juin 2019, 0:05

apatride a écrit : mar. 25 juin 2019, 23:43 Pour vraiment clore ce débat, il me semble qu'il faudrait contre-argumenter les six voies de la damnation identifiées par Arnaud Dumouch, qui sont autant d'objections à l'idée qu'on pourrait privilégier la vie dans le monde puis soudain retourner sa veste à l'heure de la mort.

Pour ma part je trouve la réflexion d'Arnaud Dumouch intellectuellement intéressante, disons que cela me donne à réfléchir sans y adhérer pour autant, mais j'avoue que certains des arguments qu'il avance font mouche. Il me sera difficile de ne pas considérer son hypothèse comme plausible sans un vrai contre-argumentaire.
Je suis entièrement de votre avis mon cher Apatride!

Re: Contre l'option finale dans la mort

par apatride » mar. 25 juin 2019, 23:43

Pour vraiment clore ce débat, il me semble qu'il faudrait contre-argumenter les six voies de la damnation identifiées par Arnaud Dumouch, qui sont autant d'objections à l'idée qu'on pourrait privilégier la vie dans le monde puis soudain retourner sa veste à l'heure de la mort.

Pour ma part je trouve la réflexion d'Arnaud Dumouch intellectuellement intéressante, disons que cela me donne à réfléchir sans y adhérer pour autant, mais j'avoue que certains des arguments qu'il avance font mouche. Il me sera difficile de ne pas considérer son hypothèse comme plausible sans un vrai contre-argumentaire.

Re: Contre l'option finale dans la mort

par Carolus » mar. 25 juin 2019, 22:49

Cinci a écrit : mar. 25 juin 2019, 18:17Cinci :
Dom Pius écrivait qu'il serait une sorte de "perversion de la foi" consistant à penser que ceux hors de l'Église serait finalement dans une situation meilleure que tous les baptisés réputés en être membres.
Merci de clarifier les choses, cher Cinci. :)
CEC 1694 A la suite du Christ et en union avec lui (cf. Jn 15, 5), les chrétiens peuvent " chercher à imiter Dieu comme des enfants bien-aimés et suivre la voie de l’amour " (Ep 5, 1), en conformant leurs pensées, leurs paroles et leurs actions aux " sentiments qui sont dans le Christ Jésus " (Ph 2, 5) et en suivant ses exemples (cf. Jn 13, 12-16).
Notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ nous enseigne : Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. (Jn 15, 5)

Uniquement en union avec notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ (cf. Jn 15, 5), « les chrétiens peuvent " chercher à imiter Dieu comme des enfants bien-aimés et suivre la voie de l’amour " » (CEC 1694).

Il « serait une sorte de "perversion de la foi" consistant à penser que ceux hors de [la vigne = notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ] serait finalement dans une situation meilleure que tous les baptisés réputés en être membres. »
CEC 526 " Devenir enfant " par rapport à Dieu est la condition pour entrer dans le Royaume (cf. Mt 18, 3-4).
Les enfants de Dieu et les sarments de la Vigne représentent la même idée.

Il faut donc être sarment de la vigne, c’est-à-dire enfant bien-aimé de Dieu, « pour entrer dans le Royaume » (CEC 526).

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