par Phylos » jeu. 13 déc. 2018, 19:28
Bonjour,
Je relis aujourd'hui à tête reposée et je comprends enfin pourquoi j'ai cru me tromper par 2 fois hier sur votre intention que j'ai qualifiée d'angélisme. Car l'angélisme veut se libérer de toute substance pour ne plus y revenir, mais vous voulez y revenir. L'angélisme de votre intention reste de vous en libérer de cette culture, quitte à y revenir.
Je m'aperçois en vous relisant que votre acception de ce qu'est la culture est athée. Vous vous méprenez sur ce qu'elle est.
Vous avez dit que vous doutiez que toute culture mène à Dieu.
Alors il faut commencer à vous instruire par là : la culture est le culte rendu à Dieu. Sinon le mot n'a plus aucun sens.
Au paradis, Adam est le premier cultivateur dont la fonction est de ramener la création à Dieu. Adam rend un culte à Dieu, et toute culture ultérieure continue cette culture adamique (il faut lire la genèse en entier).
Vous voudriez vous libérer de tout déterminisme puis par retour, choisir votre culture. Cela est impossible car notre naissance est une détermination par des conditions de temps, de lieu, de langue, de relations déterminées, de culture en sommes. Être créature, c'est être déterminé. Seul Dieu est indéterminé puisqu'il n'est pas créé.
À partir de là, quel est ce lieu d'indetermination, hors du temps, de l'espace, de toute langue, etc... d'où vous vous tiendriez, comme au dessus de toute la création, pour choisir librement de nouvelles déterminations ? Là est l'angélisme : se prendre pour un pur esprit qui sortirait de cette matière et choisirait ensuite d'autres déterminations. Pouvez-vous être autre que ce que vous êtes ? Et comment vous determineriez-vous autrement si ce n'est à partir de votre culture de naissance: vous voudriez devenir bouddhiste mais à partir/et en gardant une pensée cartésienne et française. Vous pensez que parler chinois, c'est avoir la mentalité chinoise ? Que vous pouvez assentir naturellement les beautés de l'art bouddhique, sa logique du tetralemme inconnu en occident, comme ça l'est naturellement pour eux. Vous ne pouvez pas changer d'âme contrairement à ce que vous prétendez.
Vous avez une acception négative de la détermination. En général, toute règle est bonne, mais lorsque cette règle n'est plus comprise, on cherche à s'en libérer (une liberté négative) comme d'un esclavage. Ainsi l'athéisme de la religion. Ainsi vous de la détermination.
Vouloir s'élever de la terre (de toute détermination ne serait-ce que pour y revenir ensuite) est de l'orgueil. C'est vouloir l'impossible qui n'est la prérogative que de Dieu, comme dit Jésus, et non des hommes
. Marie, est notre terre chrétienne à cultiver (et je ne sais pas où vous avez lu que j'ai écrit que toute terre, toute culture, était Marie).
Vous déformez inexplicablement mes propos. Je ne mets pas toutes les cultures au même niveau, je dis exactement le contraire enfin. Le Christ accomplit toute culture (chrétienne et autres), comme étant leur finalité, leur Vérité. En quoi doivent-elles avoir la même forme pour ce faire ? L'islam n'affirme-t-il pas Jésus comme le Messie, le Verbe de Dieu et annonce son retour ? Les traditions diverses n'ont-elles pas de cosmogonie équivalentes ? Les amérindiens ne vénèrent-ils pas le grand Esprit, comme les musulmans l'esprit muhammedien et les chrétiens le saint Esprit ? Et leur forme culturelle ont-elles besoin d'être différente pour cela ? La Terre entière ne gémit-elle pas dans les mêmes douleurs de l'enfantement en dépit de toutes ses differences culturelles ?
Toutes les religions et croyances attendent le Christ sans le savoir, comme l'unique tête sur tous ces corps cultivés différemment.
Où est le relativisme dont vous me taxez ?
Le relativisme est la négation de l'absolu (mais en l'affirmant absolument, d'où sa contradiction). Quand est-ce que je nie l'absolu ? J'écris exactement le contraire.
Je m'arrête là. Je vous lirai par fraternité mais je ne répondrai probablement pas car je pense en avoir dit suffisamment. Si je ne suis pas compris, tant pis.
Bonjour,
Je relis aujourd'hui à tête reposée et je comprends enfin pourquoi j'ai cru me tromper par 2 fois hier sur votre intention que j'ai qualifiée d'angélisme. Car l'angélisme veut se libérer de toute substance pour ne plus y revenir, mais vous voulez y revenir. L'angélisme de votre intention reste de vous en libérer de cette culture, quitte à y revenir.
Je m'aperçois en vous relisant que votre acception de ce qu'est la culture est athée. Vous vous méprenez sur ce qu'elle est.
Vous avez dit que vous doutiez que toute culture mène à Dieu.
Alors il faut commencer à vous instruire par là : la culture est le culte rendu à Dieu. Sinon le mot n'a plus aucun sens.
Au paradis, Adam est le premier cultivateur dont la fonction est de ramener la création à Dieu. Adam rend un culte à Dieu, et toute culture ultérieure continue cette culture adamique (il faut lire la genèse en entier).
Vous voudriez vous libérer de tout déterminisme puis par retour, choisir votre culture. Cela est impossible car notre naissance est une détermination par des conditions de temps, de lieu, de langue, de relations déterminées, de culture en sommes. Être créature, c'est être déterminé. Seul Dieu est indéterminé puisqu'il n'est pas créé.
À partir de là, quel est ce lieu d'indetermination, hors du temps, de l'espace, de toute langue, etc... d'où vous vous tiendriez, comme au dessus de toute la création, pour choisir librement de nouvelles déterminations ? Là est l'angélisme : se prendre pour un pur esprit qui sortirait de cette matière et choisirait ensuite d'autres déterminations. Pouvez-vous être autre que ce que vous êtes ? Et comment vous determineriez-vous autrement si ce n'est à partir de votre culture de naissance: vous voudriez devenir bouddhiste mais à partir/et en gardant une pensée cartésienne et française. Vous pensez que parler chinois, c'est avoir la mentalité chinoise ? Que vous pouvez assentir naturellement les beautés de l'art bouddhique, sa logique du tetralemme inconnu en occident, comme ça l'est naturellement pour eux. Vous ne pouvez pas changer d'âme contrairement à ce que vous prétendez.
Vous avez une acception négative de la détermination. En général, toute règle est bonne, mais lorsque cette règle n'est plus comprise, on cherche à s'en libérer (une liberté négative) comme d'un esclavage. Ainsi l'athéisme de la religion. Ainsi vous de la détermination.
Vouloir s'élever de la terre (de toute détermination ne serait-ce que pour y revenir ensuite) est de l'orgueil. C'est vouloir l'impossible qui n'est la prérogative que de Dieu, comme dit Jésus, et non des hommes
. Marie, est notre terre chrétienne à cultiver (et je ne sais pas où vous avez lu que j'ai écrit que toute terre, toute culture, était Marie).
Vous déformez inexplicablement mes propos. Je ne mets pas toutes les cultures au même niveau, je dis exactement le contraire enfin. Le Christ accomplit toute culture (chrétienne et autres), comme étant leur finalité, leur Vérité. En quoi doivent-elles avoir la même forme pour ce faire ? L'islam n'affirme-t-il pas Jésus comme le Messie, le Verbe de Dieu et annonce son retour ? Les traditions diverses n'ont-elles pas de cosmogonie équivalentes ? Les amérindiens ne vénèrent-ils pas le grand Esprit, comme les musulmans l'esprit muhammedien et les chrétiens le saint Esprit ? Et leur forme culturelle ont-elles besoin d'être différente pour cela ? La Terre entière ne gémit-elle pas dans les mêmes douleurs de l'enfantement en dépit de toutes ses differences culturelles ?
Toutes les religions et croyances attendent le Christ sans le savoir, comme l'unique tête sur tous ces corps cultivés différemment.
Où est le relativisme dont vous me taxez ?
Le relativisme est la négation de l'absolu (mais en l'affirmant absolument, d'où sa contradiction). Quand est-ce que je nie l'absolu ? J'écris exactement le contraire.
Je m'arrête là. Je vous lirai par fraternité mais je ne répondrai probablement pas car je pense en avoir dit suffisamment. Si je ne suis pas compris, tant pis.