par Boris » jeu. 25 oct. 2007, 20:26
J'ai survolé.
Je note que la notion d'âme a totalement disparu dans la version française. Or notre pèlerinage sur la terre a bien pour vocation entre autres de sauver notre âme "et sanabitur anima mea" devons-nous dire juste avant la communion.
Il manque une partie sur les préfaces où la notion de dignité disparait :
"Vere dignum et iustum est, aequum et salutáre, "[Vraiment il est digne et juste, équitable et salutaire, ...]
Missel français :
"Vraiment, il est juste et bon "
Dire que c'est un résumé, c'est peu !
Globalement, les traductions n'en sont pas : ce sont des adaptations. Et comme le dit l'introduction, si on change le texte de la prière, on change la Foi également : lex orandi lex credendi !
Exemple :
- on ne parle plus de l'âme. Donc on donne à penser que l'âme n'existe pas (ou plus) et donc il n'y a aucun intérêt à sauver son âme. Si on n'a plus à se préoccuper de l'âme, il ne reste que le corps. Aspect bien matériel ! Or le corps est appelé à mourir (contrairement à l'âme). Quel est l'intérêt de sauver un corps qui va de toute manière mourir ? On voit bien alors le vide qu'introduit ce défaut de vocabulaire.
- "pour LA multide" au lieu de "pour UNE multitude". La notion de "LA multitude" introduit la notion de "tous", d'où le "on ira tous au paradis". Or il n'y a rien de plus faut : relisons la parabole des Talents dans St Matthieu. Elle se conclue par cette parole du Christ "là il y aura des pleurs et des grincements de dents". On voit alors que certains n'irons pas au paradis. C'est pour cela qu'il ne s'agit que de "UNE multitude".
...
Certains nous ont dit "on nous change la religion" : oui, mais ... il faut bien expliquer comment et en quoi on tente de nous changer de religion.
C'est finalement ce que ce texte fait.
J'ai survolé.
Je note que la notion d'âme a totalement disparu dans la version française. Or notre pèlerinage sur la terre a bien pour vocation entre autres de sauver notre âme "[i]et sanabitur [u]anima [/u]mea[/i]" devons-nous dire juste avant la communion.
Il manque une partie sur les préfaces où la notion de dignité disparait :
"Vere dignum et iustum est, aequum et salutáre, "[Vraiment il est digne et juste, équitable et salutaire, ...]
Missel français :
"Vraiment, il est juste et bon "
Dire que c'est un résumé, c'est peu !
Globalement, les traductions n'en sont pas : ce sont des adaptations. Et comme le dit l'introduction, si on change le texte de la prière, on change la Foi également : lex orandi lex credendi !
Exemple :
- on ne parle plus de l'âme. Donc on donne à penser que l'âme n'existe pas (ou plus) et donc il n'y a aucun intérêt à sauver son âme. Si on n'a plus à se préoccuper de l'âme, il ne reste que le corps. Aspect bien matériel ! Or le corps est appelé à mourir (contrairement à l'âme). Quel est l'intérêt de sauver un corps qui va de toute manière mourir ? On voit bien alors le vide qu'introduit ce défaut de vocabulaire.
- "pour LA multide" au lieu de "pour UNE multitude". La notion de "LA multitude" introduit la notion de "tous", d'où le "on ira tous au paradis". Or il n'y a rien de plus faut : relisons la parabole des Talents dans St Matthieu. Elle se conclue par cette parole du Christ "là il y aura des pleurs et des grincements de dents". On voit alors que certains n'irons pas au paradis. C'est pour cela qu'il ne s'agit que de "UNE multitude".
...
Certains nous ont dit "on nous change la religion" : oui, mais ... il faut bien expliquer comment et en quoi on tente de nous changer de religion.
C'est finalement ce que ce texte fait.