par Altior » jeu. 15 févr. 2018, 0:24
Il faut avouer que nous n'avons pas une image de ce qu'est la mémoire orale. Je peux témoigner d'une perte évidente qui s'est passée sous mes yeux. Mes grands-parents connaissaient par cœur environ 100 poèmes et chansons. Des uns, très longues. De surcroît, mon grand-père, pope, connaissait par cœur le Missel et le Rituel (au moins le rituel du baptême). Il tenait les livres ouverts parce que c'est une règle obligatoire, il avait rarement besoin d'y jeter un coup d'oeil. Mes parents connaissaient, quand même, une vingtaine de poèmes et chansons, étant émerveillés de la mémoire de leurs parents. Moi, je connais par cœur une dizaine. Mes enfants n'en connaissent aucun.
Je parle seulement d'une perte au cours de 4 générations successives, celles desquelles je peux témoigner. Mais, on est en droit de déduire, que la vraie fracture a été au moment de l'entrée en usage de l'écriture et de la lecture.
Les poèmes homériques ont été créés, probablement, au Xème siècle av J. Ils ont circulé, pendant des siècles, en forme orale. Leur première mise en forme écrite a eu lieu environ 350 ans plus tard, sous l'ordre du tyran Pisistrates. Ces parchemins-là ont été perdus. Nous n'avons que des copies d'Iliade et d'Odyssée. Tout comme pour les Évangiles, il y a des gens qui contestent qu'Homère en serait l'auteur. Il y a même qui contestent qu'Homère ait jamais existé. Il y a même des gens qui contestent que Shakespeare ait existé et encore plus nombreux sont ceux qui disent qu'il a existé, mais qu'il n'est pas l'auteur de la plupart des pièces shakespeariennes. Mais, si de nos jours il y a des gens sérieux, en col et cravate, qui disent que jamais un être humain n'a visité la Lune, pourquoi nous étonner de ceux qui disent que Shakespeare n'a pas écrit un seul mot, pourquoi nous étonner de ceux qui disent qu'Homère est une invention de la propagande grecque ? Finalement, pourquoi nous étonner de ceux qui contestent l'existence historique de notre Seigneur Jésus Christ ? Et d'autant moins nous étonner de ceux qui disent que les Saints Évangélistes n'ont pas existé, ou qu'ils ont écrit autre chose, ou rien du tout.
En réalité, pour tous ceux qui ont lu la Bible à esprit ouvert, la preuve qu'il s'agit d'un oeuvre surhumaine est contenue en elle-même. Et il n'y a pas une seule preuve, mais deux.
La première est le constat, tout simplement, que les gens humains seuls ne pourraient pas écrire une chose pareille. Les plus grandes oeuvres littéraires de nos plus grands écrivains sont profondes, mais on sent bien que leur profondeur est limitée. Une écriture géniale (prenons l'Iliade, par exemple) a deux, trois quatre ou plusieurs niveaux. Mais leur nombre est fini. On lit, on relit, éventuellement on sape, on met sur colonnes, on compare et on arrive au bout. Elles sont comme ça, les oeuvres des artisans humains: comme des lacs, plus petits ou plus larges, mais des lacs qui, avec endurance et science, peuvent être franchis. La Bible seule est comme on océan, car plus on lit, plus on a une image claire qu'une vie reste insuffisante pour parvenir de l'autre côté. La Bible seule est comme une fontaine. Une fontaine qui ne sèche pas, une fontaine qui, en même temps, rassasie la soif en donnant envie de boire davantage.
Mais il y a au moins une autre preuve interne. Ce sont les prophéties contenues. Les prophéties rigoureusement exactes et accomplies à la lettre. À développer sur d'autres fils, où, sans doute, des confrères et des consoeurs plus savants le feront mieux que moi.
Il faut avouer que nous n'avons pas une image de ce qu'est la mémoire orale. Je peux témoigner d'une perte évidente qui s'est passée sous mes yeux. Mes grands-parents connaissaient par cœur environ 100 poèmes et chansons. Des uns, très longues. De surcroît, mon grand-père, pope, connaissait par cœur le Missel et le Rituel (au moins le rituel du baptême). Il tenait les livres ouverts parce que c'est une règle obligatoire, il avait rarement besoin d'y jeter un coup d'oeil. Mes parents connaissaient, quand même, une vingtaine de poèmes et chansons, étant émerveillés de la mémoire de leurs parents. Moi, je connais par cœur une dizaine. Mes enfants n'en connaissent aucun.
Je parle seulement d'une perte au cours de 4 générations successives, celles desquelles je peux témoigner. Mais, on est en droit de déduire, que la vraie fracture a été au moment de l'entrée en usage de l'écriture et de la lecture.
Les poèmes homériques ont été créés, probablement, au Xème siècle av J. Ils ont circulé, pendant des siècles, en forme orale. Leur première mise en forme écrite a eu lieu environ 350 ans plus tard, sous l'ordre du tyran Pisistrates. Ces parchemins-là ont été perdus. Nous n'avons que des copies d'Iliade et d'Odyssée. Tout comme pour les Évangiles, il y a des gens qui contestent qu'Homère en serait l'auteur. Il y a même qui contestent qu'Homère ait jamais existé. Il y a même des gens qui contestent que Shakespeare ait existé et encore plus nombreux sont ceux qui disent qu'il a existé, mais qu'il n'est pas l'auteur de la plupart des pièces shakespeariennes. Mais, si de nos jours il y a des gens sérieux, en col et cravate, qui disent que jamais un être humain n'a visité la Lune, pourquoi nous étonner de ceux qui disent que Shakespeare n'a pas écrit un seul mot, pourquoi nous étonner de ceux qui disent qu'Homère est une invention de la propagande grecque ? Finalement, pourquoi nous étonner de ceux qui contestent l'existence historique de notre Seigneur Jésus Christ ? Et d'autant moins nous étonner de ceux qui disent que les Saints Évangélistes n'ont pas existé, ou qu'ils ont écrit autre chose, ou rien du tout.
En réalité, pour tous ceux qui ont lu la Bible à esprit ouvert, la preuve qu'il s'agit d'un oeuvre surhumaine est contenue en elle-même. Et il n'y a pas une seule preuve, mais deux.
La première est le constat, tout simplement, que les gens humains seuls ne pourraient pas écrire une chose pareille. Les plus grandes oeuvres littéraires de nos plus grands écrivains sont profondes, mais on sent bien que leur profondeur est limitée. Une écriture géniale (prenons l'Iliade, par exemple) a deux, trois quatre ou plusieurs niveaux. Mais leur nombre est fini. On lit, on relit, éventuellement on sape, on met sur colonnes, on compare et on arrive au bout. Elles sont comme ça, les oeuvres des artisans humains: comme des lacs, plus petits ou plus larges, mais des lacs qui, avec endurance et science, peuvent être franchis. La Bible seule est comme on océan, car plus on lit, plus on a une image claire qu'une vie reste insuffisante pour parvenir de l'autre côté. La Bible seule est comme une fontaine. Une fontaine qui ne sèche pas, une fontaine qui, en même temps, rassasie la soif en donnant envie de boire davantage.
Mais il y a au moins une autre preuve interne. Ce sont les prophéties contenues. Les prophéties rigoureusement exactes et accomplies à la lettre. À développer sur d'autres fils, où, sans doute, des confrères et des consoeurs plus savants le feront mieux que moi.