par Pierre Carhaix » dim. 23 avr. 2017, 15:21
Chers condisciples.
Que préférez vous entre une église plongée dans la pénombre, éclairée par d'étroits vitraux filtrant puissamment la lumière au travers de leurs verrières teintées d'un bleu ou d'un rouge profond et intense, lumière entravée par de nombreux et massifs piliers, derrière lesquels vous pouvez vous tenir tapis dans l'ombre, invisibles aux yeux des mortels,
ou alors dans une basilique tellement vaste que son espace béant vous permet de vous perdre dans le lointain et d'échapper à la vue de toute ombre errantes dans cette nef immense,
ou bien dans une église de taille ramassée, presque intime, à la lumière crue jetée, sans fard, par des néons ou des lampes modernes à l'éclairage implacable, débusquant de l'ombre le moindre recoin, mettant en déroute toute tentative de repli, révélant au grand jour votre visage et toute votre personne, dont chaque mouvement, chaque remuement, chaque frémissement, chaque expression, se trouvera amplifié comme en écho se ricochant sans fin et rayonnant au beau milieu de la place publique, tandis que le célébrant vous invite à vous rapprocher car il y a des places libres devant ?
Dans lequel de ces trois lieux vous sentez-vous le mieux (suivant peut-être votre humeur) ?
Chers condisciples.
Que préférez vous entre une église plongée dans la pénombre, éclairée par d'étroits vitraux filtrant puissamment la lumière au travers de leurs verrières teintées d'un bleu ou d'un rouge profond et intense, lumière entravée par de nombreux et massifs piliers, derrière lesquels vous pouvez vous tenir tapis dans l'ombre, invisibles aux yeux des mortels,
ou alors dans une basilique tellement vaste que son espace béant vous permet de vous perdre dans le lointain et d'échapper à la vue de toute ombre errantes dans cette nef immense,
ou bien dans une église de taille ramassée, presque intime, à la lumière crue jetée, sans fard, par des néons ou des lampes modernes à l'éclairage implacable, débusquant de l'ombre le moindre recoin, mettant en déroute toute tentative de repli, révélant au grand jour votre visage et toute votre personne, dont chaque mouvement, chaque remuement, chaque frémissement, chaque expression, se trouvera amplifié comme en écho se ricochant sans fin et rayonnant au beau milieu de la place publique, tandis que le célébrant vous invite à vous rapprocher car il y a des places libres devant ?
Dans lequel de ces trois lieux vous sentez-vous le mieux (suivant peut-être votre humeur) ?