par Sapin » mar. 18 sept. 2007, 18:26
Et en complément à la réponse de VexillumRegis
Voici l'enseignement de l'Église:
La transsubstantiation d’après les sources de la foi.
1. Preuve scripturaire
La transsubstantiation est contenue implicitement dans les paroles d’institution. En raison de sa véracité divine et de sa toute-puissance, il faut conclure des paroles du Christ que ce qu’il présentait à ses apôtres n’était plus du pain et du vin, mais son corps et son sang. Une conversion s’était donc opérée. Il était visible que les accidents n’étaient pas changés. Il en résulte donc que la conversion ne touche qu’à la substance.
La doctrine de la consubstantiation est inconciliable avec les paroles de l’institution. Autrement elles auraient dû être ainsi libellées : «Ici (dans ce pain) est mon corps»
2. Preuve de tradition
Les Pères des trois premiers siècles attestent la présence réelle, mais sans aborder de près la question : comment la présence réelle se produit-elle? Aussi, à cette époque, ne trouvons-nous que des allusions à la transsubstantiation. Tertullien par exemple, affirme : «Il prit du pain , le présenta à ses apôtres et le changea en son corps en disant : Ceci est mon corps» (Adv. Marc., IV 40). Depuis le Ive siècle, les Pères enseignent expressément qu’un changement a lieu à la consécration. Les principaux témoins de la doctrine de conversion sont : saint Cyrille de Jérusalem (Cat. Myst., IV 2 : V, 7) , saint Grégoire de Nysse (Or, cat. 37), saint Jean Chrysostome (De prodit. Judae Hom., I, 6; In Matth. Jom., LXXXII, 5) saint Cyrille d’Alexandrie (In Matth., XXVI, 27) et saint Jean Damascène (De fide orth., IV, 13) chez les Latins : saint Ambroise (De sacr., IV, 4, 13 sqq; V, 23; De myst., IX, 52) et le Pseudo-Eusèbe d’Emèse, un prédicateur du midi de la Gaule du V/VIe siècle (PL 67, 1052-1056). Les Pères grecs emploient les termes metaballein (S. Cyrille de Jérusalem, Théodore de Mopsueste), metapoiein (S. Grégoire de Nysse, S. Cyrille d’Alexandrie, S. Jean Damascène) metastoiceioun (S. Grégoire de Nysse, metapuqmizein (S. Jean Chrisostome) Les pères latins emploient les termes convertere, mutare. Saint Cyrille de Jérusalem affirme : «Il a autrefois, à Cana en Galilée, changé l’eau en vin par la simple volonté, et il ne serait pas digne de foi, quand il change le vin en son sang ? » (Cat. Myst., IV, 2)
(S.c.G. IV, 63; S. Thomas D’Aquin : III, 75, 2).
(ps: pour bien lire les mots en grec, avoir les polices: greek, Ionic.)
Et en complément à la réponse de VexillumRegis
Voici l'enseignement de l'Église:
La transsubstantiation d’après les sources de la foi.
1. Preuve scripturaire
La transsubstantiation est contenue implicitement dans les paroles d’institution. En raison de sa véracité divine et de sa toute-puissance, il faut conclure des paroles du Christ que ce qu’il présentait à ses apôtres n’était plus du pain et du vin, mais son corps et son sang. Une conversion s’était donc opérée. Il était visible que les accidents n’étaient pas changés. Il en résulte donc que la conversion ne touche qu’à la substance.
La doctrine de la consubstantiation est inconciliable avec les paroles de l’institution. Autrement elles auraient dû être ainsi libellées : «Ici (dans ce pain) est mon corps»
2. Preuve de tradition
Les Pères des trois premiers siècles attestent la présence réelle, mais sans aborder de près la question : comment la présence réelle se produit-elle? Aussi, à cette époque, ne trouvons-nous que des allusions à la transsubstantiation. Tertullien par exemple, affirme : «Il prit du pain , le présenta à ses apôtres et le changea en son corps en disant : Ceci est mon corps» (Adv. Marc., IV 40). Depuis le Ive siècle, les Pères enseignent expressément qu’un changement a lieu à la consécration. Les principaux témoins de la doctrine de conversion sont : saint Cyrille de Jérusalem (Cat. Myst., IV 2 : V, 7) , saint Grégoire de Nysse (Or, cat. 37), saint Jean Chrysostome (De prodit. Judae Hom., I, 6; In Matth. Jom., LXXXII, 5) saint Cyrille d’Alexandrie (In Matth., XXVI, 27) et saint Jean Damascène (De fide orth., IV, 13) chez les Latins : saint Ambroise (De sacr., IV, 4, 13 sqq; V, 23; De myst., IX, 52) et le Pseudo-Eusèbe d’Emèse, un prédicateur du midi de la Gaule du V/VIe siècle (PL 67, 1052-1056). Les Pères grecs emploient les termes metaballein (S. Cyrille de Jérusalem, Théodore de Mopsueste), metapoiein (S. Grégoire de Nysse, S. Cyrille d’Alexandrie, S. Jean Damascène) metastoiceioun (S. Grégoire de Nysse, metapuqmizein (S. Jean Chrisostome) Les pères latins emploient les termes convertere, mutare. Saint Cyrille de Jérusalem affirme : «Il a autrefois, à Cana en Galilée, changé l’eau en vin par la simple volonté, et il ne serait pas digne de foi, quand il change le vin en son sang ? » (Cat. Myst., IV, 2)
(S.c.G. IV, 63; S. Thomas D’Aquin : III, 75, 2).
(ps: pour bien lire les mots en grec, avoir les polices: greek, Ionic.)