Mgr Lustiger

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Jean-Marie Lustiger: du judaïsme au christianisme

par Léon » sam. 08 juin 2019, 6:47

Bonjour à tous,

je vous partage le témoignage de Jean-Marie Lustiger dans ce livre "Le choix de Dieu", issu d'entretiens avec Jean-Louis Missika et Dominique Wolton en 1987.
Parcours étonnant de cet homme prénommé également Aron (-Jean-Marie), qui a grandi dans une famille d'immigrés polonais peu avant la seconde guerre mondiale.
Il répond aux questions des deux journalistes qui ont construit cet ouvrage en 5 parties:
- Les racines
- Croire et savoir
- L'Eglise et la société
- vers un renouveau spirituel
- L'Eglise universelle

Cet ouvrage se lit facilement, sous forme de dialogue, parfois musclé mais le plus souvent plein de réalisme et d'humanité... Avec également un témoignage spirituel solide de cet homme de foi.
Je termine seulement la première partie évoquant sa jeunesse où il découvrit le christianisme et s'y engagea, non sans obstacles.

Si vous voulez lire ce témoignage, cet ouvrage, alors partageons nos observations, questionnements et émerveillements...
Bonne journée!

Re: Mgr Lustiger

par Cinci » mar. 16 déc. 2014, 0:50

Bonjour Papounet,

D'accord sous l'angle par lequel vous prenez la chose. On pourrait certainement opposer des types de personnalités, pratiquement des extrêmes.

Mais je pensais à autre chose. Je figurais le fait de vivre en marge de la société chrétienne, en avoir été repoussé contre son gré ou bien préférer résolument par soi-même la vie dans un ghetto, la tradition de résistance, le fait de s'élever contre le système des chrétiens pour survivre. La culture juive moderne traîne avec elle tout un patrimoine de résistance. Et c'est juste pour dire ici que le généreux propos «lustigérien» serait difficile à avaler pour un juif normal, un juif tout ce qu'il y a de plus normal.

Les grandes Église ou les catholiques dans l'ensemble négligeront pour eux ce qui fait le cadre d'expression social de la société juive : la célébration des fêtes, le respect du sabbat, un certain rapport au monde. Il serait difficile de faire croire à des juifs que notre pape émérite Benoit XVI serait juif parce que catholique, mais presque aussi dur de faire croire au même que le cardinal Lustiger n'aurait pas trahi (abandonné, pris ses distances) en rompant avec le respect du sabbat. Il serait dur de faire avaler à des masses que le cardinal Lustiger serait "plus juif" en étant catholique.

;)

Re: Mgr Lustiger

par papounet » dim. 14 déc. 2014, 19:51

Oui, certainement avec les juifs orthodoxes, fondamentalistes...mais sans doute pas avec les autres...

Re: Mgr Lustiger

par Cinci » jeu. 11 déc. 2014, 4:58

Bonjour Papounet,

Je ne pensais pas en terme de tolérance/intolérance ou "personne spécialement agressive et méchante". Non, je voulais faire allusion au «malaise» qu'un propos comme celui du cardinal Lustiger à l'époque ne pouvait que susciter chez la plupart des juifs pieux probablement, des rabbins soucieux de sauvegarder l'intégrité de leur judaïsme et la conviction qui l'accompagne (une erreur pour nous) à l'effet de la fausseté du christianisme. Il n'était pas nécéssaire d'être un enragé ou une brute parmi les juifs pour être "dérangé" par un mot comme celui de l'ex-archevêque.

On irait se ballader en Israël, par exemple, répétant là-bas qu'il n'y aurait «aucun problème à être juif et chrétien en même temps» ou quelques choses comme «Je n'ai jamais été plus juif que depuis ma conversion au catholicisme!» Je crains que l'expression ne passerait pas si facilement qu'une lettre à la poste. Il est assuré que le mot semblerait absurde à beaucoup.

:)



J'ai un petit texte ici qui aura été écrit par une des «colonnes» de l'Église à l'époque de Vatican II. Je trouve intéressant de relire la chose en fonction de ce que nous évoquerions brièvement par-ici, peut-être aussi en fonction de ceux qui aiment la tradition ou d'autres qui craindraient d'être totalement déboussolé par une diplomatie audacieuse de l'an 2000 au Vatican.

Ça va comme suit : La prière pour les juifs
[+] Texte masqué
« Le péché qui est à l'origine de la déviation religieuse d'Israël est cette forme d'infidélité qui a préféré la figure à la réalité, la promesse à l'accomplissement : infidélité par régression, infidelitas (perfidia) judaica. Il a laissé après lui ce qui à des yeux chrétiens, apparaît comme un héritage ou patrimoine d'infidélité, à savoir le judaïsme, où sont bloquées indissolublement des vérités divines et des déviations : en sorte que lorsque les juifs lisent Moïse, «un voile reste étendu sur leur coeur». II Cor, 3, 15

Mais il serait suprêmement injuste de regarder tous les sectateurs du judaïsme comme des coupables de l'infidélité judaïque originelle. Il y a parmi eux d'authentiques croyants, dont la foi est, il est vrai, pour une part entravée par des erreurs qui sont invincibles pour eux. Il y a aussi des athées. Du point de vue chrétien, on sera sûr d'être dans le vrai en parlant de l'erreur des juifs, et si l'on veut rappelé qu'ils furent les premiers invités à l'Évangile, de leur méprise tragique.

Lorsqu'elles rangent l'infidélité juive par ordre de malice, entre l'infidélité des hérétiques et celle des païens, les grandes oraisons du Vendredi saint pensent au péché dont se sont jadis rendu coupables ceux qui ont entraîné Israël dans le malheur, et dont peuvent se rendre aujourd'hui coupables ceux des juifs qui reprendraient à leur compte, en pleine clarté de conscience, l'anti-christianisme originel : «Prions aussi pour les juifs infidèles, pro perfidis Judaeis, afin que notre Dieu et Seigneur ôte le voile qui couvre leur coeur et qu'ils reconnaissent aussi Jésus-Christ notre Seigneur». Et la prière continue sans interruption :«Dieu tout-puissant et éternel, qui n'écartez pas de votre miséricorde l'infidélité juive elle-même, exaucez les prières que nous vous présentons pour dissiper l'aveuglement de ce peuple, afin que confessant la lumière de votre vérité qui est le Christ, ils soient délivrés de leurs ténèbres». Pourtant, il va de soi que tous les juifs ne sont pas infidèles, et que, si judaïsme est synonyme d'erreur, de malentendu, de déviation religieuse, il n'est pas synonyme d'infidélité.

Quand donc, sans vouloir rien préjuger au sujet de la foi ou de l'infidélité de chacun des juifs, on priera pour la religion juive comme telle, pour le judaïsme comme tel, pour ce qui apparaît comme l'erreur ou la méprise juive, on demandera encore que tombe le voile qu'ils ont sur le coeur lorsqu'ils expliquent les prophéties, et que se dissipent les ténèbres qui les empêchent de reconnaître la divinité de Jésus. Ainsi formulée, cette prière continuera de secourir ceux des juifs qui sont vraiment infidèles; mais elle sera plus attentive encore à aider ceux d'entre eux qui sont déjà dans la foi divine, à rejoindre la plénitude évangélique.

La consécration du genre humain au Sacré-Coeur de Jésus, dans le texte de Pie XI, considère les juifs non comme tous infidèles, mais comme tous appelés à participer à la plénitude de la Rédemption : «Regardez enfin avec miséricorde les enfants de ce peuple qui fut si longtemps votre élu; et que le Sang autrefois invoqué sur eux, descende sur eux aussi maintenant, en baptême de rédemption et de vie». [/quote]
- Card. Charles Journet, L'Église du Verbe incarné, tome II, p. 1344[/list]

Re: Mgr Lustiger

par papounet » mar. 09 déc. 2014, 18:25

Il s'agit là, je pense, de juifs extrémistes, fondamentalistes, qui considéraient le Christ et donc les chrétiens, comme l'ennemi des juifs...

Mais beaucoup de juifs, comme de chrétiens, sont tolérants. Heureusement.

Re: Mgr Lustiger

par Cinci » mar. 09 déc. 2014, 14:09

oui ...

Et ce fait qu'exprimait l'ancien cardinal archevêque de Paris du temps de Jean Paul II, sans que ce soit faux d'un point de
vue catholique naturellement, pouvait passer pour une pensée autoréférentielle et absolument irrecevable pour des membres
de la communauté de destin juive et rabbinique moderne, surtout quand ladite communauté tiendrait mordicus à demeurer solidaire de la
politique défensive et identitaire fermée qui fut bien celle des pharisiens et du Sanhédrin post-catastrophisme de l'an 70 ap.
J.C.

Le cardinal Lustiger n'était pas sans savoir lui-même comment le passage d'un juif au christianisme aura toujours
été perçu depuis le début (ou presque) comme une trahison, une désertion, la façon de faire le jeu de ennemis d'Israël, diviser la
communauté, amener la ruine, etc.

C'est exactement pour cette même raison, dit-on, que le fameux philosophe français (et juif) Henri Bergson aurait naguère refusé
le passage par les eaux du baptême, et ce, bien qu'il aurait été converti et déjà gagné à la foi chrétienne. Un besoin dans le cas
de Bergson de ne pas choqué scandalisé démoralisé des «compatriotes juifs» en plein dans un temps qui était celui d'une montée
d'antisémitisme virulent pour évoquer ici les année 1930 à 1940.

;)

Re: Mgr Lustiger - le métis de Dieu

par papounet » dim. 07 déc. 2014, 18:29

"J'ai voulu être le corps de réconciliation entre juifs et chrétiens. Toute mon existence, j'ai essayé de faire tenir ensemble les deux branches du Testament. Je suis le métis de Dieu". Ainsi se définissait le cardinal Jean-Marie Lustiger.

Ce cardinal qui défendit avec autant de force ses origines juives que son catholicisme, répète à l'envi "En devenant chrétien, je n'ai rien renié. Je demeure juif comme les apôtres et Jésus lui-même".

Israël : inauguration du mémorial Lustiger

par etienne lorant » jeu. 24 oct. 2013, 15:45

Ce lieu dédié à l’ancien archevêque de Paris qui a toujours revendiqué sa double appartenance juive et chrétienne, se veut un appel à la rencontre et au dialogue.

« Le mystère d’Israël est indissolublement le mystère des chrétiens », « Prier, c’est donner prise à Dieu et repousser la folie meurtrière de la haine »… Gravées en français, en arabe et en hébreu sur des plaques de céramique, ces paroles du cardinal Lustiger s’offrent au visiteur, attiré par la fraîcheur de l’eau qui coule dans les rigoles et dévale les terrasses parmi les oliviers. Nulle statue, mais une oasis de paix invitant à la prière et à la méditation.

L’inauguration, mercredi 23 octobre, d’un mémorial consacré à un juif converti au catholicisme, devenu cardinal, dans un monastère bénédictin du domaine national français, mais installé dans un village arabe musulman, non loin de Jérusalem, revêtait un caractère symbolique extrêmement fort pour les représentants des trois religions présents. Mais plus qu’un symbole, il s’agissait pour Richard Prasquier, ancien président du Conseil représentatif des institutions juives de France et maître d’œuvre du projet, d’une sorte de « devoir sacré ».

Comme beaucoup l’ont rappelé au cours de l’émouvante cérémonie, l’existence de ce mémorial est en soi exceptionnelle. Lorsqu’il est venu pour la première fois en Israël, en 1995, le grand rabbin ashkénaze Israël Lau avait accusé « Aahron Lustiger, devenu Jean-Marie Lustiger », d’avoir trahi son peuple et sa religion. Mais avec ses voyages à Auschwitz et son travail discret pour résoudre l’affaire du carmel d’Auschwitz, pour aboutir à la déclaration de repentance des évêques français à Drancy, ainsi que ses rencontres inédites avec l’orthodoxie juive de New York, la méfiance a peu à peu fait place à l’amitié.

« SA CERTITUDE QUE L’AVENIR DE L’EGLISE EST FONDÉE DANS LE JUDAÏSME A ÉTÉ ESSENTIELLE »

Et c’est le Crif lui-même qui a lancé l’idée du projet en 2011, d’abord dans le désert du Néguev, avant d’opter pour Abu Gosh, sur une idée du P. Patrick Desbois, fondateur de l’association Yahad-In unum. Ce monastère, lieu de fraternité entre juifs et chrétiens dans un village arabe miraculeusement préservé de la guerre en 1948, où le cardinal Lustiger aimait se rendre lors de ses pèlerinages en Terre Sainte, symbolise, de fait, une coexistence harmonieuse entre croyants de diverses religions dans ce pays.

« Fidèle à la tradition catholique, il sut établir avec les juifs des relations d’une audace, oserais-je dire, évangélique », a rappelé dans son allocution le cardinal André Vingt-Trois, qui a travaillé durant 23 ans aux côtés de Jean-Marie Lustiger. Depuis le début de la semaine, l’archevêque de Paris accompagne le voyage « Aux sources de la Promesse » de près de 150 chrétiens et quelques juifs, très engagés dans le dialogue judéo-chrétien. Membres du Collège des Bernardins, Sœurs de Sion, Amitié judéo-chrétienne…

« Sa certitude que l’avenir de l’Eglise est fondée dans le judaïsme a été essentielle », salue Claudine Maison, cofondatrice de l’association Davar qui propose depuis 1985 aux juifs religieux et aux chrétiens de vivre ensemble de se rencontrer, d’étudier et de prier ensemble. « En France, le dialogue judéo-chrétien a bénéficié d’un climat d’amitié très particulier, mais en Israël, le dialogue est encore formel. L’Église au Moyen-Orient est arabe et donc palestinienne, ce qui n’est pas simple, aussi y a-t-il un besoin important de connaissance réciproque ».

« PASSAGE D’UN DISCOURS DU MÉPRIS À UN DISCOURS DE RESPECT »

Les rabbins d’Israël étaient effectivement peu nombreux. Une hospitalisation avait empêché René-Samuel Sirat, grand rabbin de France de 1981 à 1988, de venir. Mais la délégation française devrait être reçue cette semaine au rabbinat de Jérusalem. « J’ai été impressionné par son œuvre en faveur du rapprochement avec les juifs alors que son destin l’a placé sur des points pour le moins explosifs de la mémoire collective juive », remarque Ygal Palmor, porte-parole du ministère israélien des affaires étrangères. « Il a su transformer ces circonstances délicates en une promesse d’avenir et laissé une marque dans l’imaginaire des Israéliens, même s’il y a encore tout un travail pédagogique à accomplir pour faire comprendre son itinéraire ici ».

Prieure des bénédictines du Mont des Oliviers, Mère Christine-Marie a côtoyé le cardinal à la fin des années 1990. C’est du jardin de son couvent que provenait la terre, déposée sur le cercueil de Jean-Marie Lustiger, lors de ses funérailles en 2007. « La mémoire, c’est tellement important dans la conscience juive, que ce mémorial revêt ici une grande importance, même s’il est un peu dommage qu’il se situe dans un périmètre français. Il faudra du temps encore pour enraciner son héritage. »

http://www.la-croix.com/Religion/Actual ... 23-1050043

Voir aussi sur Zenit, le discours de Richard Prasquier, président du Fonds de Dotation pour le Mémorial du Cardinal Lustiger

http://www.zenit.org/fr/articles/le-mem ... -reflexion

23 octobre 2013

Re: Mgr Lustiger

par etienne lorant » mer. 11 sept. 2013, 16:44

A Paris, le "Petit Pont" portera le nom d'un grand cardinal
Hommage de la Mairie de Paris au card. Lustiger

Afin d’honorer la mémoire du cardinal Aron Jean-Marie Lustiger (1926-2007), la Mairie de Paris a décidé d’associer son nom au « Petit Pont » (4e et 5e arrondissements), situé à l’une des extrémités du « Parvis Notre-Dame – Place Jean-Paul II ».

Dorénavant ce pont sera dénommé « Petit pont – Cardinal Lustiger ».

"Nous nous réjouissons de cet hommage rendu par la Ville au cardinal Lustiger, lui qui était attaché à Paris par tant de liens", indique l'archevêché de Paris.

L'inauguration aura lieu le jeudi 19 septembre 2013, à 15h30, par le Maire de Paris, Bertrand Delanoë, en présence du cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris.

Symboliquement, l'alliance est bien trouvée: le cardinal Lustiger n'a-t-il pas été toute sa vie et encore aujourd'hui comme un pont jeté entre plusieurs mondes, par exemple entre le monde de la réflexion universitaire (Rive Gauche, on trouve la Sorbonne et le Collège de France, et aujourd'hui aussi le Collège des Bernardins), l'Académie française, dont il était membre, et surtout de monde des étudiants auquel il a tant donné, et l'Eglise, symbolisée par Notre-Dame et l'île de la Cité, antique berceau de la ville de Paris, là où il repose.

http://www.zenit.org/fr/articles/a-pari ... IT+French)

Un mois avec un auteur - Aron Jean-Marie Lustiger

par etienne lorant » lun. 02 sept. 2013, 11:34

Chères lectrices, chers lecteurs,

Après la pause "estivale" (Rome étant dans l'hémisphère Nord!), une série de "petites phrases" apparaîtra de nouveau au début de nos services quotidiens. Comme le bulletin de Zenit est le plus souvent centré sur la foi de l'Eglise ces "aphorismes" sont plutôt une expression de la raison et voudraient contribuer à la culture du dialogue.

L'an dernier, nous avons eu de bons échos de notre recherche des traces de la sagesse éternelle qui émaillent parfois sans que nous nous en rendions compte les répliques des films profanes. Car le Christ est partout présent, mais nos yeux ne le reconnaissent pas toujours, comme ceux de Marie-Madeleine au matin de Pâques, parce qu'il n'était pas là où et comme elle l'attendait...

A la reprise de l'année académique, nous vous proposons une nouvelle formule: un mois avec un auteur... Nous commençons par le cardinal Aron Jean-Marie Lustiger (1926-2007). Le journaliste trouve son inspiration dans l'actualité.

Or, la communauté juive mondiale fête ce mois-ci les trois grandes fêtes d'automne: le Nouvel an (du mercredi 4 septembre au soir au vendredi 6 septembre: début de l'année juive ; jour du jugement de la Création et du couronnement de D.ieu comme Roi de l'Univers ; début de la période des "Dix jours de Téchouva" - "conversion" - qui se termine le jour de Kippour), puis le Grand Pardon (Yom Kippour, du vendredi 13 septembre au soir au samedi 14 septembre à la tombée de la nuit: Jour de jeûne et d'expiation), et la Fête des Tentes/Cabanes (Souccot, du mercredi 18 au soir au mercredi 25 septembre, à la tombée de la nuit). Ces grands rendez-vous bibliques sont la tradition vivante de la communauté juive aujourd'hui.

Mais une autre actualité nous inspire aussi : la communauté juive de France dédiera à l'ancien archevêque de Paris un mémorial, en Terre Sainte, au monastère bénédictin d'Abu Gosh, en octobre prochain: une cérémonie prévue en mars et que les événements romains ont fait repousser (cf. Zenit du 10 janvier 2013, http://www.zenit.org/fr/articles/israel ... d-lustiger).

Deux bonnes raisons donc pour relire certaines de ses réflexions, ce mois-ci. En voilà une troisième: le 17 septembre, nous fêterons l'anniversaire de sa naissance.

En espérant que ce modeste écho éveillera chez certains le désir de continuer le chemin avec tel ou tel de nos auteurs.

Merci de votre fidélité à Zenit.

Bonne rentrée, bonne route!


( 1 septembre 2013) © Innovative Media Inc.

Re: Le métis de Dieu sur Arte à 13h55 : Cardinal Lustiger

par jean_droit » sam. 11 mai 2013, 9:28

Je ne sais si certains ont pu voir ce téléfilm.
Peut être va-t-il repasser dans quelque temps.
Malheureusement je n'ai pu le voir jusqu'à la fin.
Pouvez vous faire vos commentaires, s'il vous plait ?

Le métis de Dieu sur Arte à 13h55 : Cardinal Lustiger

par jean_droit » ven. 10 mai 2013, 13:18

Aujourd'hui vendredi un film sur Arte à 13h55.

Sur l'histoire du cardinal Lustiger.

Je suppose que ce téléfilm a déjà été diffusé.

Commentaire de Télé Loisir : Un parcours passionnant, admirablement mis en scène et interprété avec une énergie étonnante.

Re: Un mémorial au Cardinal Lustiger en Israël

par Kerniou » sam. 12 janv. 2013, 19:56

Bonne Nouvelle. Merci, Etienne, de nous l'avoir communiquée.

Un mémorial au Cardinal Lustiger en Israël

par etienne lorant » ven. 11 janv. 2013, 11:46

ISRAËL : UN MÉMORIAL DÉDIÉ AU CARD. LUSTIGER

Délégation autour du card. Vingt-Trois


Un mémorial dédié au cardinal Jean-Marie Aron Lustiger sera inauguré sur le site du monastère bénédictin d’Abu Gosh, à l’initiative du Conseil représentatif des Institutions juives de France (CRIF), le 14 mars prochain.

A cette occasion, le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, accompagnera une délégation en Israël du 7 au 14 mars 2013, sur le thème « Aux sources de la Promesse », annonce un communiqué du Service national pour les relations avec le judaïsme de la Conférence épiscopale de France. Un intitulé qui rappelle le livre du défunt archevêque de Paris: "La promesse".
Ce déplacement répond à une double occasion : le cardinal Vingt-Trois participera à divers événements universitaires, religieux et culturels, à l’invitation des Grands Rabbins d’Israël. Et il sera également présent à l’inauguration de ce mémorial dédié au cardinal Lustiger.

Les premiers jours, précise le communiqué, permettront « d’aborder quelques aspects de la société israélienne ». Ce temps s’achèvera par l’office de shabbat dans l’une de plus grandes synagogues de la ville de Tel-Aviv.
Ensuite, « à travers le Néguev et la remontée vers Jérusalem, la délégation sera confrontée à l’expérience du désert dans la tradition juive et dans la tradition chrétienne ».

Deux journées à Jérusalem donneront lieu à des rencontres, échanges et conférences avec les autorités rabbiniques et universitaires, ainsi qu’à des visites des principaux lieux saints.
Au programme notamment, le 11 mars : grande conférence initiée par les Grands Rabbins d’Israël, à laquelle participera le cardinal Vingt Trois. Cette initiative est « enjeu pour la paix » car elle rassemblera tous les leaders religieux du pays : chrétiens, musulmans, druzes, bahais…
Le lendemain, 12 mars, le cardinal Vingt-Trois donnera à nouveau une conférence en dialogue avec des autorités rabbiniques et académiques de l’Université Bar Ilan sur le thème « Religion et Démocratie ».
Au cours d’une journée à Bethléem, la délégation pourra à la fois prier et rencontrer diverses communautés installées en Palestine.

Enfin ce voyage se conclura à Abu Gosh par l’inauguration du mémorial dédié au cardinal Lustiger, dans le « monastère bénédictin qui accueille tout autant les juifs et les musulmans que les chrétiens ».
[+] Texte masqué
http://www.zenit.org/article-33076?l=french

Un documentaire sur la vie du Cardinal Lustiger

par etienne lorant » mer. 08 août 2012, 10:38

France : documentaire sur la vie du card. Lustiger
5e anniversaire de la mort de l'archevêque de Paris
Anita Bourdin

« Aron Jean-Marie Lustiger » : c’est le titre d’un documentaire de 52 mn sur la vie du cardinal Lustiger (1926-2007), réalisé par Jean-Yves Fischbach et coproduit par KTO et AnaFilms.

Une messe marquera ce 5e anniversaire, à Notre-Dame de Paris, dimanche 5 août également, à 18h30 : elle sera présidée par Mgr Jean-Yves Nahmias, évêque auxiliaire de Paris.

Le documentaire sera diffusé sur la chaîne catholique française KTO le 5 août 2012, à 20h40, à l’occasion du 5eanniversaire de la mort de l’archevêque de Paris.
Il sera rediffusé les jours suivants et disponible sur le site Internet de la chaîne.

Il présentera des interventions ou témoignages de Jean-Marie Lustiger, Olivier de Berranger, Michel Coloni, Maurice Druon, Jean Duchesne, Jean Dujardin, Jean-Marie Duthilleul, Michel Fourcade, Jean-Miguel Garrigues, Serge Klarsfeld, Jean-Luc Marion, Serge Moati, Richard Prasquier, Matthieu Rougé, René-Samuel Sirat, Henri Tincq, Arlette Vasselle.

Rappelons que l’Institut Lustiger propose en ligne une abondante documentation sur cet archevêque hors normes qui a renouvelé complètement l’Eglise de Paris entre 1981 et 2007.

L’article de wikipedia qui lui est consacré rappelle que c’est vers 10 ou 12 ans qu’il découvre une Bible protestante. Le Nouveau Testament s’impose à lui comme étant l’aboutissement de l’Ancien Testament.

Au lycée, à Paris, il découvre aussi l’antisémitisme : « À la porte du lycée Montaigne, je me suis fait casser la figure parce que juif. Quand je m'approchais des garçons qui discutaient entre eux, ils me disaient : « Ça ne te regarde pas, tu es un sale juif. » »

Il en fait aussi l'expérience à travers la littérature et à l’occasion d’un voyage dans l’Allemagne nazie, dans une famille protestante dans laquelle il découvre, en même temps que le nazisme, les premiers adultes chrétiens anti-nazis.

La guerre pousse ses parents à l'envoyer, avec sa sœur Arlette, se réfugier à Orléans, fin août 1939. Ils seront recueillis et hébergés par Suzanne Combes, jeune professeur de lettres classiques à l'école du Bourdon-Blanc et future directrice de cet établissement catholique d'enseignement.

Aron, devenu élève au lycée public Pothier fréquentera assidument le 14 rue Sainte-Anne, siège des Œuvres diocésaines, dirigées par MgrHenri Feuillâtre, « le Père Feu », également aumônier du lycée.

Durant la Semaine sainte 1940, en la cathédrale d’Orléans, Aron ressent le désir de devenir chrétien. Toute sa vie, il expliquera que son choix n'a jamais signifié un renoncement à son identité juive, souligne la même source.

Lors de ses funérailles, le 10 août 2007, cette double appartenance a été marquée, selon sa volonté, notamment par la prière juive des endeuillés, le Kaddish, dite sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris, avant la célébration eucharistique.

Sa devise épiscopale était :« Tout est possible à Dieu » (Matthieu 19, 26).

[+] Texte masqué
Aussi annoncé par Zénit : ZF12073105 - 31-07-2012
Permalink: http://www.zenit.org/article-31586?l=french

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