par Cinci » jeu. 26 mai 2016, 16:46
Bonjour,
Pathos :
la république islamique d'Iran ne fonctionne pas si mal en terme électoral.
Certes ... mais les religieux conservent la main haute sur la direction politique dans le pays.
C'est en ce sens que l'auteur de l'article, je pense, disait que l'islam n'acceptait pas vraiment, en réalité, de partager le pouvoir avec des laïcs, à moins que ces laïcs soient eux-mêmes soumis aux conseils des religieux. L'islam n'accepte pas - en principe - que des pans entiers de la sphère publique puissent échapper à la régie d'Allah.
Tout en n'ayant jamais renoncé à un certain contrôle plus ou moins étroit sur la sphère publique : il arrivât bien que l'islam, dans certaines régions du monde, prit traditionnellement une tangente assez souple. Et c'est aussi ce que raconte le Père Boulad, quand il évoque l'islam du temps de sa jeunesse, à Alexandrie, en Égypte. Je me souviens d'avoir déjà vu une entrevue d'Enrico Macias et où le fameux chanteur disait la même chose à propos de l'islam, celui qui était vécu en Algérie du temps qu'il était gosse. C'est pourquoi l'on parle d'une dérive dans le radicalisme, dans le fondamentalisme le plus borné, obtus, totalitaire, dangereux.
Entre l'an 2006 et 2016, l'on passe de
zéro à quatre-vint pour cent des femmes qui seront voilées, là-bas, en Indonésie (dans une province, je suppose). Toute une performance! Comment une telle chose est-elle rendue possible? Qu'est-ce que ça suppose comme dynamique sociale en amont? Il en fait penser que le prestige religieux de l'Arabie saoudite (avec son rigorisme) est absolument irrésistible à notre époque, pour des esprits religieux musulmans. On peut supposer aussi que la force est utilisée pour contraindre les gens à se comporter de la sorte en grand nombre.
Bonjour,
[quote][b]Pathos :[/b]
la république islamique d'Iran ne fonctionne pas si mal en terme électoral.[/quote]
Certes ... mais les religieux conservent la main haute sur la direction politique dans le pays.
C'est en ce sens que l'auteur de l'article, je pense, disait que l'islam n'acceptait pas vraiment, en réalité, de partager le pouvoir avec des laïcs, à moins que ces laïcs soient eux-mêmes soumis aux conseils des religieux. L'islam n'accepte pas - en principe - que des pans entiers de la sphère publique puissent échapper à la régie d'Allah.
Tout en n'ayant jamais renoncé à un certain contrôle plus ou moins étroit sur la sphère publique : il arrivât bien que l'islam, dans certaines régions du monde, prit traditionnellement une tangente assez souple. Et c'est aussi ce que raconte le Père Boulad, quand il évoque l'islam du temps de sa jeunesse, à Alexandrie, en Égypte. Je me souviens d'avoir déjà vu une entrevue d'Enrico Macias et où le fameux chanteur disait la même chose à propos de l'islam, celui qui était vécu en Algérie du temps qu'il était gosse. C'est pourquoi l'on parle d'une dérive dans le radicalisme, dans le fondamentalisme le plus borné, obtus, totalitaire, dangereux.
Entre l'an 2006 et 2016, l'on passe de [u]zéro[/u] à quatre-vint pour cent des femmes qui seront voilées, là-bas, en Indonésie (dans une province, je suppose). Toute une performance! Comment une telle chose est-elle rendue possible? Qu'est-ce que ça suppose comme dynamique sociale en amont? Il en fait penser que le prestige religieux de l'Arabie saoudite (avec son rigorisme) est absolument irrésistible à notre époque, pour des esprits religieux musulmans. On peut supposer aussi que la force est utilisée pour contraindre les gens à se comporter de la sorte en grand nombre.