Bonjour Kerniou,
Nous ne faisons que discuter évidemment.
Comme dans bien des discussions, il y va d'une part théorique en passant par des cas extrêmes. Ainsi, en théorie, l'on pourrait aisément imaginer un État politique et dans lequel la notion de pédophilie ne renverrait pas à celle de
crime ou celle du
péché contre Dieu, ou contre les dieux. Et comment parler de
péché quand on vit dans une république athée?
Fée Violine :
le crime, le délit, sont des notions juridiques
le bien, le mal, sont des notions morales
le péché est une notion spirituelle
Ces trois domaines se superposent en partie, mais pas entièrement. D'où les ambiguïtés.
Bien sûr.
On le voit bien avec la question de l'homosexualité. La chose peut être tantôt un crime, tantôt ne pas l'être. La moralité sera invoquée par tous. "
Oui, mais ce qui est mal pour moi ..." La notion de
péché ne fait du sens qu'en lien avec l'idée du "Saint Esprit qui convainc intérieurement le sujet", qui aurait déjà pu le convaincre antérieurement.
Paxetbonum,
Vous oubliez que cette alliance existe toujours.
L'alliance naturaliste ou celle à l'effet qu'il existerait une puissance créatrice divine (sans révéler son identité) et que, par suite, il faudrait lui rendre un certain culte.
Oui, pour les païens.
Si
on fait abstraction de la révélation biblique, il reste bien une sorte d'alliance. Sauf, cette alliance ne dicte pas ce qui serait bien ou mal en matière sexuelle par exemple. Un païen peut être polygame et sa religion naturaliste ne va pas lui faire un
péché de l'être. L'individu n'aura pas conscience de
pécher en ayant plusieurs femmes, et ne sera pas non plus, pour le reste, dans cette sorte d'état d'esprit twisté, ce déchirement propre à
celui qui croirait tricher avec Dieu, à mépriser Dieu en ayant plusieurs femmes au lieu d'une seul, ce sentiment intime de contrarier sa propre conviction (le divin aimé et reconnu par soi-même, ce qu'il faudrait croire au plan métaphysique) en faisant ce qu'il fait.
C'est pareil pour la pédophilie. Quand j'écris
pédophilie, je ne pense pas ici à des violeurs d'enfants de deux ans et encore pire. Mais je pense à toute la gamme des rapports sexuels plus ou moins explicites entre des adultes et de jeunes adolescents.