par MB » jeu. 19 juil. 2007, 13:32
Bonjour
Beaucoup des solutions données ici ont été intéressantes, mais il y a un problème plus général : l'attitude des décideurs politiques vis-à-vis des questions judiciaires en général.
Fpondamentalement, ils n'en ont rien à f..., sauf quand elles les concernent directement. Quel intérêt électoral y a-t-il à créer plus de juges ? à les payer mieux ? A construire des prisons (ce qui suppose d'avoir dépassé les protestations des gens du coin qui ne veulent pas avoir de prison à côté de chez eux) ? Quel intérêt y a-t-il à faire en sorte qu'un détenu ne se fasse pas violer, ne sorte pas de prison avec le sida ?
Absolument aucun. Pour les décideurs, une dénonciation éloquente, comme celle du Dr Vasseur, fait quelque mal pendant quelques semaines ; mais une amélioration générale de la situation ne leur procurera aucun avantage.
Il y a aussi un effet de milieu : ce n'est pas assez de dire que les élites françaises soient coupées du peuple ; c'est que tout ce qui touche le menu fretin, la piétaille (en l'occurrence les détenus, qui effectivement, en général, ne proviennent pas de la crème de la société), est avant tout une affaire de ploucs. Ca ne concerne pas l'énarque moyen, sans parler du notable local, et n'a aucune chance d'arriver ; ils ne peuvent pas se sentir "concernés" par ces enjeux, car ils n'y ont jamais pensé, et si une personne le leur suggérait, ils hausseraient les épaules devant elle, la considérant comme un niais. Parler à un décideur politique de la condition de vie du Français moyen, c'est à peu près comme évoquer l'enjeu de la vie des petits enfants à un terroriste islamiste. La France, de ce point de vue, est restée un pays d'Ancien régime, mais uniquement avec des défauts.
Cordialement
MB
Bonjour
Beaucoup des solutions données ici ont été intéressantes, mais il y a un problème plus général : l'attitude des décideurs politiques vis-à-vis des questions judiciaires en général.
Fpondamentalement, ils n'en ont rien à f..., sauf quand elles les concernent directement. Quel intérêt électoral y a-t-il à créer plus de juges ? à les payer mieux ? A construire des prisons (ce qui suppose d'avoir dépassé les protestations des gens du coin qui ne veulent pas avoir de prison à côté de chez eux) ? Quel intérêt y a-t-il à faire en sorte qu'un détenu ne se fasse pas violer, ne sorte pas de prison avec le sida ?
Absolument aucun. Pour les décideurs, une dénonciation éloquente, comme celle du Dr Vasseur, fait quelque mal pendant quelques semaines ; mais une amélioration générale de la situation ne leur procurera aucun avantage.
Il y a aussi un effet de milieu : ce n'est pas assez de dire que les élites françaises soient coupées du peuple ; c'est que tout ce qui touche le menu fretin, la piétaille (en l'occurrence les détenus, qui effectivement, en général, ne proviennent pas de la crème de la société), est avant tout une affaire de ploucs. Ca ne concerne pas l'énarque moyen, sans parler du notable local, et n'a aucune chance d'arriver ; ils ne peuvent pas se sentir "concernés" par ces enjeux, car ils n'y ont jamais pensé, et si une personne le leur suggérait, ils hausseraient les épaules devant elle, la considérant comme un niais. Parler à un décideur politique de la condition de vie du Français moyen, c'est à peu près comme évoquer l'enjeu de la vie des petits enfants à un terroriste islamiste. La France, de ce point de vue, est restée un pays d'Ancien régime, mais uniquement avec des défauts.
Cordialement
MB