15 Juillet : Saint Bonaventure

Règles du forum
Fêtes et vies des saints et bienheureux, prédécesseurs et modèles dans la Foi

Répondre


Cette question vous permet de vous prémunir contre les soumissions automatisées et intensives effectuées par des robots indésirables.
Émoticônes
:?: :!: :arrow: :nule: :coeur: :) ;) :( :mal: :D :-D :oops: :cool: :/ :oui: :> :diable: <: :s :hypocrite: :p :amoureux: :clown: :rire: :-[ :sonne: :ciao: :zut: :siffle: :saint: :roule: :incertain: :clap: :fleur: :-@ :non: :cry: :bomb: :exclamation: :dormir: :wow: :boxe: :furieux: :toast: :dance: :flash:
Plus d’émoticônes

Le BBCode est activé
La balise [img] est activée
La balise [url] est activée
Les émoticônes sont activées

Relecture du sujet
   

Agrandir Relecture du sujet : 15 Juillet : Saint Bonaventure

Re: 15 Juillet : Saint Bonaventure

par ami de la Miséricorde » mar. 15 juil. 2014, 10:59

Image

LOUANGES EN L'HONNEUR DE LA SAINTE CROIX.
De Saint Bonaventure


Souvenez-vous de la Croix sainte, ô vous qui menez une vie parfaite, trouvez-y en tout temps votre bonheur.
Souvenez-vous de la Croix sainte ; qu'elle soit l'objet de vos méditations sans jamais vous en lasser.
Demeurez sur la Croix avec Jésus, votre Maître, tant que vous êtes en cette vie, sans jamais hésiter un instant.
Ne ralentissez point votre course, ne vous laissez point aller à la tiédeur, mais, au contraire, croissez en l'amour de la Croix, et que votre coeur s'embrase de son désir.
Aimez la Croix : c'est la lumière du monde, et Jésus-Christ sera votre guide durant les siècles éternels.
Environnez votre corps de la Croix; unissez-le à la Croix d'une manière inséparable, et que votre main en imprime partout la trace.
Que votre coeur soit sur la Croix; que la Croix soit en votre coeur; qu'elle le trouve sans aucune tache et qu'elle y fasse régner la paix.
Que votre langue devienne une croix ; qu'elle enseigne et célèbre la Croix sans jamais se fatiguer.

Que la Croix soit en votre coeur, qu'elle soit en votre bouche ; qu'elle vous fasse goûter sa douceur et vous pénètre de sa suavité.
Que la Croix règne sur vos membres, et qu'en vous l'homme ne possède rien où son empire ne soit établi.
Que la Croix absorbe tout votre coeur; qu'il soit ravi en elle par un incendie d'amour.
Que les combats de la chair disparaissent ; que votre âme soit crucifiée tout entière dans les délices de l'esprit.
Portez un amour spécial, rendez un hommage singulier à la Croix d'où vous vient le salut. Efforcez-vous de l'aimer de toute l'ardeur de votre âme, de toute la puissance de vos forces.
Que cette Croix glorieuse soit l'objet de vos études ; faites-en le lieu de votre demeure avec une joie sans limites.
Avec Jésus, soyez attaché à la Croix, afin que vous puissiez ainsi parvenir avec lui dans les Cieux.
Cherchez la Croix, cherchez les clous, cherchez les mains et les pieds qu'ils ont transpercés, cherchez l'ouverture du côté de Jésus.
Et là, réjouissez-vous; là, faites entendre sans réserve et autant qu'il sera en vous les accents d'une allégresse et d'une louange suprêmes.
Voici une alliance qui doit être inébranlable : que la Croix précède chacun de vos actes, et ils vous seront toujours profitables.
La Croix est un remède excellent contre les traits de démon, un remède vraiment salutaire.  

Soyez tout en la Croix de Jésus, avec un dévouement sans limites, avec des accents de bonheur.
La Croix défend le serviteur de Dieu; elle le prend par la main et lui montre la voie qui conduit à la vie.
Lorsque la tentation et les chagrins viendront fondre sur vous ; lorsque vous serez abandonné, presque vaincu, et en proie à toutes les angoisses, oh ! alors, empressez-vous, hâtez-vous avec un soin pieux de fortifier votre front du signe de la croix.

Durant votre repos, au milieu du travail, dans l'allégresse et dans les larmes, dans la douleur et dans la joie; que vous alliez , que vous veniez; dans les consolations et les peines, que la Croix soit en votre coeur.
Au milieu des tribulations de tout genre, dans l'affliction et les calamités, la Croix est un remède souverain.
Dans les peines et les tourments , la Croix est la douceur qui récrée l'âme pieuse ; elle est son refuge assuré.
La Croix est la porte du ciel. Les saints ont mis en elle leur confiance, et ils ont été partout vainqueurs.
La Croix est la médecine du monde ; c'est par elle que la bonté divine a opéré des merveilles.
La Croix est le salut des âmes; elle est la lumière véritable et brillante, le baume qui réjouit les coeurs.
La Croix est la vie des bienheureux ; elle est le trésor des parfaits ; elle est leur gloire et leur félicité.  

La Croix est le miroir de la vertu; elle est le guide glorieux du salut et toute l'espérance des fidèles.
La Croix est l'étendard d'honneur des élus ; elle est leur consolation et tout leur désir.
La Croix est un vaisseau; elle est un port; elle est un jardin de délices, où tout fleurit avec éclat.
La Croix est une armure impénétrable ; elle est un rempart assuré contre lequel le démon voit se briser ses efforts.
La Croix est un arbre magnifique, arrosé par le sang de Jésus-Christ, et abondant en fruits de toute espèce.
C'est par là que l'âme s'arrache de l'abîme, qu'elle se nourrit des célestes aliments dont jouissent les habitants de la patrie.
Oh! quel sera votre bonheur si, dès maintenant et durant votre vie mortelle, vous dirigez toutes vos pensées vers la Croix !
Oui ! vous serez heureux sans fin, vous qui courez à la recherche de la Croix sainte, si la persévérance couronne vos efforts.
Cherchez donc la Croix; portez la Croix; contemplez la Croix de Jésus-Christ jusqu'à languir d'amour.
Regardez la Croix avec une foi profonde; mettez en elle une confiance sans limites, tant que vous demeurerez en cette vie.
Faites de la Croix l'occupation de vos pensées ; efforcez-vous de lui plaire en votre âme et de la porter en votre coeur.
C'est un travail salutaire de consacrer à la Croix son coeur, sa bouche et ses oeuvres.

Sept fois, durant le jour, souvenez-vous, mon frère bien-aimé, de la Passion du Seigneur.
C'est par elle que nous avons été délivrés ; par elle que la vie éternelle nous est donnée, et que nous jouissons de la céleste lumière.
Si vous l'aimez, si vous la vénérez, offrez-lui vos hommages avec un soin empressé à des moments déterminés.
Célébrez-la au milieu de la nuit, au lever du soleil, à la troisième, à la sixième et à la neuvième heure du jour ; célébrez-la le soir et avant votre sommeil.
Célébrez-la assis, debout, couché, dans le silence et dans vos entretiens, et lorsque, fatigué, vous goûtez les douceurs du repos.
Cherchez Jésus en qui se trouve votre espérance ; portez-le, crucifié en votre coeur, en quelque lieu que vous soyez. Reposez avec empressement votre esprit sur Jésus-Christ souffrant, et compatissez à ses douleurs.
O chrétien! pleurez la mort de Jésus ; pleurez-la le soir et le matin, et que votre bonheur réside en vos larmes.
Combien le Roi des cieux s'est humilié ! Combien il s'est abaissé afin de sauver le monde !
Il a enduré et la soif et la faim ; il a vécu dans la misère et dans les privations, et il est mort. sur un gibet.
Souvenez-vous de sa pauvreté, de ses abaissements profonds et de son effroyable supplice.
Si vous voulez faire usage de votre raison, rappelez-vous ce supplice, rappelez vous et l'absinthe et le fiel.  

Lorsque celui qui est infini fut conduit et suspendu à la Croix, en ce moment ses Disciples prirent la fuite.
On perça ses pieds et ses mains ; on l'abreuva de vinaigre; et il était le Roi suprême des siècles!
Ses yeux, qui répandent le bonheur, se sont obscurcis sur la Croix, et son visage s'est couvert d'une pilleur effrayante.
Aucune beauté ne demeura en son corps nu et dépouillé, et tout éclat disparut.
C'est à cause des péchés des hommes que sa chair fut déchirée au milieu des horreurs de la flagellation.
Ses membres se roidirent au milieu de tourments effroyables et des blessures profondes dont ils furent couverts.
En proie à des douleurs cruelles, sur la Croix il pleura et il rendit l'esprit.
Pleurons aussi et soupirons ; pleurons du fond de notre coeur, comme on pleure sur un fils unique.
O vous qui entendez ces choses, gémissez amèrement et mêlez à ces douleurs les amertumes et la tristesse de votre âme.
Livrez votre corps aux angoisses, remplissez votre coeur d'affliction ; que votre esprit se brise et que votre main se repose sur les plaies sacrées de Jésus expirant.
Contemplez l'homme de douleurs; il est le dernier des hommes, et, dans le supplice, il demeure inébranlable.
Qu'il nous soit doux, qu'il nous soit cher de mourir avec lui sur la Croix et de partager l'ignominie de ses tourments.
Lorsque vous êtes plongé dans l'affliction, lorsque la désolation vous assiège et que, vaincu, vous vous sentez presque défaillir ;
Alors pensez aux douleurs de Jésus ; rappelez-vous ses peines et ses chagrins cruels, les crachats dont il fut couvert, les injures dont il fut l'objet.
O bon frère ! quoique vous fassiez, contemplez les blessures de Jésus crucifié et soyez-lui toujours compatissant.
Qu'en tout temps ces plaies soient pour votre âme comme des mets délicieux; jouissez-en avec bonheur.
O Jésus crucifié! rendez-moi fort afin que, durant ma vie entière, je me plaise à pleurer votre mort.
Je veux être avec vous couvert de blessures ; je désire, dans l'ardeur de mon âme, vous embrasser sur la Croix.
Répandez en moi la douleur, comme la rosée du matin, afin que je pleure sur vous, ô Jésus mon rédempteur, afin que vous renaissiez en mon coeur.
Non, vous ne me cacherez pas ces cicatrices bienheureuses, ces cicatrices qui sont à vous à tant de titres; mais vous me les montrerez avec amour existantes en vous-même.
Que tout ce que je viens d'exprimer soit à l'honneur de Jésus crucifié; qu'il soit à sa louange et à sa gloire ;
Afin que ce roi triomphant des cieux daigne m'accorder le pardon des fautes dont mon coeur est souillé.
Ainsi soit-il.

Source : abbaye-saint-benoit. ch

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

Re: 15 Juillet : Saint Bonaventure

par ami de la Miséricorde » lun. 15 juil. 2013, 10:50

EXERCICES SPIRITUELS. de Saint Bonaventure

Si vous voulez vous conserver dans la vertu, il vous faut avoir des exercices spirituels afin d'occuper votre esprit, autrement vous ne sauriez vous promettre la persévérance.

I.

Exercez-vous d'abord à la prière ainsi qu'il suit , quant au temps et à la manière. Au commencement de toute action et de tout travail vous invoquerez le Seigneur et vous lui adresserez cette courte invocation : O mon Dieu! venez à mon secours. Ayez pitié de moi, mon Dieu! ou autre semblable. Vous prierez encore lorsque vous entendrez sonner la cloche ou l'horloge; mais contentez-vous de le faire intérieurement et avec ferveur, de façon que vous trouvant avec les autres, ils ne s'en aperçoivent pas.

II.

Secondement, toutes les fois que la cloche sonnera , formez en général, mais de tout votre coeur, la résolution de vous corriger de vos fautes, et ajoutez-y une courte prière de la durée d'un Notre Père. Avant toute action considérable pensez un peu comment, dans vos résolutions, vous vous étiez proposé d'agir.

Ayez toujours soin le matin d'arrêter comment vous voulez vous conduire durant tout le jour; et ensuite avant chaque action extérieure et durant cette action, vous vous rappellerez brièvement vos résolutions.

De même trois ou quatre fois le jour, renouvelez de tout votre coeur vos bonnes dispositions contre le péché d'orgueil.

III.

Votre troisième exercice consistera à avoir quelque sujet particulier pour occuper votre pensée dans le temps libre. Vous en aurez un spécial pour chaque jour; vous vous en occuperez souvent et vous y reviendrez de temps à autre.

Le dimanche, pensez au royaume des cieux.

Le lundi, au jugement dernier.

Le mardi , aux bienfaits de Dieu.

Le mercredi , à la mort.

Le jeudi, aux peines de l'enfer.

Le vendredi , à la Passion du Seigneur.

Le samedi, à la bienheureuse Vierge, notre souveraine, et à vos péchés.

Cependant unissez chaque jour la Passion du Seigneur et le souvenir des bienfaits de Dieu au sujet ordinaire de la journée. Et à chacune des heures, comme matines, prime, tierce, etc., aimez à vous rappeler ce que le Seigneur souffrit à cette heure, après avoir pensé brièvement à votre sujet ordinaire. J'ai l'espérance qu'en méditant et en agissant de la sorte, vous passerez votre temps d'une manière convenable.

IV.

Exercez-vous chaque jour à des oeuvres d'humilité et d'abjection , comme de choisir toujours la dernière place, de vous mépriser vous-même du fond du coeur, de vous estimer indigne des louanges de qui que ce soit, et de tout renvoyer à Dieu. Soit qu'on vous loue , soit qu'on vous blâme , ne vous en inquiétez pas; considérez-vous vous-même, et vous trouverez que vous ne méritez aucun éloge ; que vous êtes, au contraire, vraiment digne de tout opprobre. Et lorsque vous serez avec les autres, demeurez silencieux, modeste et plein de douceur, sans cependant sortir des limites convenables.

V.

Evitez tout ce qui est un signe d'orgueil , comme de crier trop haut en parlant, et autres choses semblables.

VI.

Considérez souvent en quelles fautes vous tombez dans vos diverses actions, et ne souffrez pas que le désordre le plus léger passe inaperçu et sans réprobation; car celui qui ne fait aucun cas des petites choses , tombe souvent en de plus grandes.

VII.

Veillez avec un soin tout particulier à la garde de vos yeux en quelque lieu que vous soyez, car la négligence en ce point entraîne des maux infinis. Gardez-les donc par-dessus tout.

VIII.

Considérez les actions des autres , soit bonnes , soit mauvaises. Lorsque vous verrez quelqu'un commettre le péché , vous penserez que si Dieu lui accordait une grâce aussi grande qu'à vous, il se corrigerait avec beaucoup plus de ferveur que vous ne le faites. Lorsque, au contraire, une bonne action viendra frapper vos regards, vous examinerez comment vous pouvez l'imiter.

IX.

Tout ce que vous verrez et entendrez chez les autres, interprétez-le en bonne part; de la sorte vous ne ferez aucun jugement téméraire.

X.

En quelque lieu que vous soyez, conservez un extérieur modeste et bien réglé, pour ne point donner aux autres de mauvais exemple ; car un extérieur désordonné est l'indice d'une âme sans piété.

XI.

Ayez soin aussi de ne jamais rien faire, nulle part, qui puisse être une occasion de scandale ou inspirer des soupçons peu avantageux; car le mauvais exemple est toujours bien dangereux.

XII.

Résistez courageusement aux tentations ; abstenez-vous des choses de la chair et rejetez-les bien loin , car le salut ne saurait se trouver en de semblables choses.

XIII.

Enfin, soyez toujours dans la crainte ; conservez-vous dans la plus grande modestie , et agissez lorsque vous êtes seul comme vous feriez en présence des autres ; car Dieu est témoin de toutes vos actions.

Vous vous appliquerez à pratiquer en général ces exercices, autant que vous le pourrez ; et vous prierez instamment le Seigneur de vouloir bien vous donner la grâce dont vous avez besoin pour cela, car sans lui vous ne pouvez rien faire.

* Je passerai donc de ce qui est extérieur aux choses intérieures , et des choses intérieures je m'élèverai à celles qui sont au-dessus de moi, afin de connaître d'où je viens et où je vais. Je me demanderai ce que je suis et quelle est mon origine , afin d'arriver par la connaissance de moi-même à la connaissance de Dieu ; car plus j'avancerai dans ma
propre connaissance, plus je m'approcherai de celle de Dieu. Quelle est mon origine? Selon l'homme extérieur je viens de ceux qui m'ont donné la vie; j'étais condamné avant que d'être montré au jour. Pécheurs eux-mêmes, mes parents m'ont engendré dans le péché, et coupable comme eux, ils m'ont nourri de leur péché. Que suis-je? Un homme formé d'une vile boue. J'ai été conçu , comme le reste des mortels, de la substance de l'homme; bientôt cette substance, prenant des accroissements successifs, s'est changée en chair; ensuite j'ai paru en l'exil de ce monde au milieu des larmes et des gémissements ; et devenu plus grand, je me suis trouvé rempli d'iniquités. Maintenant je vais me présenter devant le Juge sévère, et il dira de moi : Voici l'homme et ses oeuvres. — Méditez toutes ces choses le plus profondément possible.

* Tout ce passage est tiré en grande partie du petit livre intitulé : Méditations de saint Bernard.

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

Re: 15 Juillet : Saint Bonaventure

par PaxetBonum » lun. 16 juil. 2012, 12:51

Image


JÉSUS NÉ DE DIEU
1 Lorsque tu entends que Jésus est engendré de Dieu, prends garde que, aux yeux
charnels de ton esprit, ne se présente quelque pensée charnelle déficiente ; crois
plutôt avec la simplicité de la colombe et contemple avec la perspicacité de l’aigle, ce
qui nait de cette lumière éternelle, à la fois immense et très simple, éblouissante et
suprêmement mystérieuse : une splendeur coéternelle, coégale et consubstantielle,
qui est la force et la sagesse de qui l’engendre, en qui, de toute éternité, le Père a
tout disposé [He 1,2], par qui, également, il a fait les siècles, et ce qu’il a fait, il le
gouverne et l’ordonne à sa gloire, en partie par la nature, en partie par la grâce, en
partie par la justice, en partie par la miséricorde, si bien qu’en ce monde, il ne laisse
rien qui ne soit ordonné.

Arbre de vie
http://www.freres-capucins.fr/IMG/pdf/L ... vie_fr.pdf

Re: 15 Juillet : Saint Bonaventure

par ami de la Miséricorde » dim. 15 juil. 2012, 12:51

Biographie
http://nominis.cef.fr/contenus/saint/15 ... nture.html


CHAPITRE III. Degrés de l'humilité.
de Saint Bonaventure


I. C'est un haut degré d'humilité de se soumettre volontairement à celui qui est au-dessus de nous; mais c'est justice. C'en est un plus haut de se soumettre à son égal , et c'est abondance. Enfin c'en est un très-haut de se soumettre à son inférieur, et c'est surabondance. C'est en ce dernier degré que fut Jésus-Christ lorsque , venant au Jourdain, il se soumit à Jean , en lui disant : « Laissez pour le moment, car il convient que nous accomplissions toute justice , » c'est-à-dire que nous pratiquions une humilité surabondante, comme dit la Glose.

II. C'est de même un haut degré d'humilité d'être humble en ses paroles. C'en est un plus haut de l'être en ses actions, et c'en est un très-haut de l'être en son coeur. C'est là que réside la vertu , et non dans les paroles ni dans les actes, puisqu'il y en a qui s'humilient d'une manière perverse dans leurs discours, leurs actions, leur maintien, leurs vêtements et leurs démarches. Pour Jésus-Christ, il a été humble en son coeur , car il a dit : « Apprenez de moi que je suis humble de coeur ; humble en ses paroles, car il s'est écrié : Je suis un ver de terre et non un homme ; et aussi : Ma doctrine n'est pas ma doctrine. mais la doctrine de celui qui m'a envoyé ; et encore: Les paroles que j'annonce ne sont pas de moi-même. Humble en ses actions, car il s'est abaissé devant ses Apôtres pour leur laver les pieds.

III. C'est aussi un haut degré d'humilité de s'humilier à cause de la grandeur et de la multitude de ses défauts, selon cette parole du Prophète : « Que votre humiliation soit au milieu de vous , c'est-à-dire, que le sujet de votre humiliation soit en votre coeur, que ce soit vos défauts. C'est un degré plus élevé de s'humilier à cause de l'abondance des vertus et des dons spirituels, de même qu'un arbre excellent s'incline sous l'abondance de ses fruits , et c'est pour cela qu'il est dit : « Plus vous êtes grand, plus vous devez vous humilier en toutes choses . » Enfin c'en est un très-élevé que de s'abaisser pour suivre les exemples d'humilité donnés par Jésus-Christ.

IV. C'est encore un degré élevé de cette vertu de s'humilier de tout le mal qu'on a commis; un plus élevé de s'humilier de tout, le bien qu'on a omis et de toutes les choses qu'on a profanées, et un très-élevé de s'humilier de tous les bienfaits reçus inutilement. Cet ordre se tire de la rareté, car un degré est d'autant plus élevé qu'il est plus rare. Rien de tout cela ne put avoir lieu en Jésus-Christ, car il ne connut jamais le mal , il ne négligea aucun bien , de même qu'il n'en profana aucun, et jamais il ne reçut un bienfait en vain.

V. Enfin c'est un haut degré d'humilité de s'estimer aussi vil qu'on l'est réellement aux yeux de Dieu. C'en est un plus haut de se considérer devant Dieu aussi vil qu'on l'eût été s'il ne nous eût soutenu de sa grâce. Et c'est un degré très-haut de se regarder comme aussi vil qu'on pourrait le devenir encore si le Seigneur ne nous gardait contre les tentations.

Source : abbaye-saint-benoit.ch

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

15 juillet Saint Bonaventure de Bagnorea

par ami de la Miséricorde » ven. 15 juil. 2011, 12:47

Prière à la Sainte Vierge de Saint Bonaventure

Gouvernez-moi, Ô ma Reine ! Et ne m'abandonnez pas à moi-même.
Commandez-moi et faites de moi tout ce que Vous voudrez, et après, châtiez-moi quand je ne Vous obéirai pas.
Oh ! Combien me sont salutaires les châtiments qui me viennent de Votre main !
Je m'estime plus heureux d'être à Votre service que d'être le maître de toute la terre, je ne veux plus être à moi, mais à Vous.
Acceptez-moi comme Vôtre, Sainte-Marie et, comme Vôtre, pensez à me sauver.
Si, par le passé, je Vous ai mal servi, si j'ai laissé échapper tant d'occasions de Vous honorer, je veux désormais m'unir à Vos serviteurs les plus affectionnés et les plus fidèles ; je veux qu'à partir de ce jour, personne ne Vous honore et ne Vous aime plus que moi, Ô mon aimable Reine !
C'est ce que je promets et ce que j'espère exécuter avec Votre secours.

Ainsi soit-il.

Source : parousie.over-blog.fr

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

15 juillet : Saint Bonaventure

par ami de la Miséricorde » mer. 15 juil. 2009, 11:29

PRIERE

Transpercez mon âme, très doux Seigneur Jésus, dans tout ce qu'elle a de plus profond et de plus intime ; transpercez-la du dard tout suave et tout salutaire de votre amour, de ce dard de la véritable et pure charité, de cette charité très sainte qu'a eue votre apôtre saint Jean ; en sorte que mon âme languisse et se fonde sans cesse d'amour et de désir pour vous seul. Qu'elle soupire après vous et se sente défaillir à la pensée de vos tabernacles ; qu'elle n'aspire qu'à sa délivrance et à son union avec vous. Faites que mon âme ait faim de vous qui êtes le pain des anges, aliment des âmes saintes, notre pain quotidien supersubstantiel ayant en lui toute douceur et toute suavité délectable. O vous que le désir des anges est de contempler, puisse mon coeur être toujours affamé et toujours se nourrir de vous, mon âme être remplie jusque dans ses profondeurs de la suavité de vos délices. Que mon coeur ait toujours soif de vous, source de vie, source de sagesse et de science, source d'éternelle lumière, torrent de délices, abondance de la maison de Dieu. Qu'il n'aspire jamais qu'à vous, ne cherche et ne trouve que vous ; qu'il tende vers vous et parvienne jusqu'à vous ; qu'il ne pense qu'à vous, ne parle que de vous, et qu'il accomplisse toutes choses pour l'honneur et la gloire de votre nom, avec humilité et discernement, avec amour et plaisir, avec facilité et affection, avec persévérance jusqu'à la fin. Soyez toujours mon seul espoir et toute ma confiance, mes richesses et mes délices, mon plaisir et ma joie, mon repos et ma tranquillité, ma paix et ma suavité, mon parfum et ma douceur, ma nourriture et ma force, mon refuge et mon secours, ma sagesse et mon partage, mon bien et mon trésor. Qu'en vous seul, mon esprit et mon coeur soient à jamais fixés, affermis et inébranlablement enracinés. Amen.

Saint Bonaventure

Source : missel.free.fr

Union de prière
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

15 juillet : Saint Bonaventure Docteur de l'Eglise

par ami de la Miséricorde » mar. 15 juil. 2008, 20:04

SALVE REGINA commenté par Saint Bonaventure

Salve
Salut ! Vierge des vierges, étoile du matin, remède véritable des crimes les plus infâmes, consolatrice des hommes en proie au malheur, ennemie irréconciliable du péché.

Regina.
Reine de ceux qui règnent, Vierge immaculée, Mère unique entre les mères, vous avez mis au monde un Fils, et l'on vous appelle le palais sacré du Seigneur : versez donc sur nous les secours abondants du Ciel.

Mater Misericordiae.
Vous avez mérité d'être nommée la source de la Miséricorde et la Mère de la grâce, car vous avez conçu le Roi suprême de gloire, vous lui avez donné la vie, et vous avez offert au monde l'auteur de tout pardon.

Vita.
La vie, la voie, la vérité est sortie de la terre, et votre virginité est demeurée sans tache, car votre humilité vous a rendue digne d'être choisie de Dieu lorsqu'Il se revêtit de notre chair.

Dulcedo.
La douceur par excellence, Celui qui est appelé l'Agneau de Dieu, Celui dont le sang, comme un bain salutaire, a lavé les crimes de l'homme abandonné, Celui qui a vaincu le démon, est le fruit béni de votre sein.

Et spes nostra.
Vierge Marie, vous êtes notre espérance inébranlable, vous la tige fleurie de Jessé, vous que le Prophète nous a montrée couverte de la rosée du Ciel, vous qui êtes belle comme la neige la plus pure, tendre Mère de Dieu.

Salve.
Salut! Lumière des Fidèles, brillante comme l'aurore, plus ravissante et plus suave que le lis. Eloignez de nous sans retard tout ce qui peut nous être un danger, et implorez pour nous le secours du Seigneur.

Ad te.
Malheureux, plongés dans une infortune profonde, nous élevons nos cris jusqu'à vous; ouvrez à nos prières les oreilles de votre Cœur Sacré, afin que, délivrés par vous des gouffres de l'abîme, nous puissions librement suivre la voie montrée par votre Fils.

Clamamus.
Nous poussons vers vous des soupirs pleins de ferveur, et nous vous supplions avec un tendre amour : « détruisez tout ce que nos pensées perverses ont pu produire au dehors d'actions criminelles.

Exules.
Nous sommes tous condamnés à un dur exil. En punition du crime de nos pères, nous avons été privés de la gloire et déshérités des félicités du Ciel; mais le don de votre tendresse nous a rendu tous nos droits.

Filii.
Vos enfants ne peuvent qu'exprimer par leurs gémissements les misères dont ils sont assiégés de toutes parts en ce monde. Sans cesse ils se sentent, entraînés vers des crimes dignes des châtiments éternels; mais ils sont affermis par votre Miséricorde.

Evæ.
La chute d'Eve nous a causé un tort irréparable; elle nous a ravi la joie bienheureuse du Ciel. Mais après Eve, elle nous a valu, incarné de la Vierge, Celui qui a brisé la mort et détruit le péché.

Ad te.
Vos serviteurs crient sans cesse vers vous et font entendre des soupirs fidèles; ils implorent humblement le secours de votre puissance. Que votre Miséricorde écoute leurs prières.

Suspiramus.
Nous soupirons et nous versons des larmes, nous gémissons sans cesse sur les péchés que nous avons commis. Mais, ô Mère de piété! Nous avons mis en vous notre confiance; vous obtiendrez grâce et Miséricorde au pécheur brisé par un vrai repentir.

Gementes.
Nous nous rappelons les fautes de nos jours anciens les fautes dont notre esprit pervers s'est souillé librement, et nous en gémissons. Mais en même temps, ô Vierge immaculée ! Nous espérons en vous, et nous vous demandons que nos vœux soient exaucés.

Et flentes.
Nous pleurons et notre âme est en proie à la honte et à la douleur ; versez donc en nous la lumière. Vierge bienfaisante, purifiez avec amour les taches que le péché imprima en nos cœurs; aimable Marie, veuillez nous réunir aux habitants de la céleste patrie.

In hâc valle.
En cette vallée misérable et environnée de ténèbres, je vois des hommes sans nombre dont la vie est détestable et hideuse; leurs exemples se propagent à raison des crimes qu'ils ont commis et des hontes dont ils sont couverts.

Lacrymarum.
Des larmes abondantes ont coulé vainement de nos yeux : « les vieillards, les enfants et le peuple tout entier craignent de perdre ce que l'ambitieux cherche avec ardeur et ce que l'homme du monde poursuit en tous lieux.

Eia ergo.
Relevez donc nos âmes de leurs chutes; dirigez leur course vers vous. Fortifiez ceux qui tremblent, redressez ceux qui se sont égarés et vous cherchent avec amour; soyez le guide assuré des malheureux qui se confient en vous.

Advocata.
Vous êtes notre puissante avocate auprès du Sauveur : « hâtez-vous donc d'intercéder pour nous, selon votre Miséricorde accoutumée. Que votre amour maternel nous fasse sentir sa bénigne influence; qu'il apaise votre Fils en faveur d'un peuple infortuné.

Nostra.
Toujours la Vierge Mère fut l'espoir des fidèles; elle l'est encore de nos jours, elle le sera à jamais. Elle est pour nous la cité royale qui nous met à l'abri des coups de nos ennemis; elle est le remède qui chasse tous les maux loin de nous.

Illos tuos Misericordes oculos ad nos converte.
Oui! Tournez ces yeux pleins de tendresse et de Miséricorde vers des serviteurs si peu unis dans le bien et si unanimes à courir au mal; détruisez l'aiguillon de notre chair, détruisez tous ses crimes.

Et Jesum benedictum fructum.
Jésus, votre Fils unique, est le fruit béni de votre sein ; daignez-le montrer à nos yeux : «Il est glorieux, plein de tendresse et ennemi du mensonge. C'est par Lui que le genre humain après s'être éloigné de Dieu et perdu pour un temps, s'est relevé invincible des liens de la mort.

Ventris tui.
Vos entrailles ont porté Jésus, et vos mamelles bienheureuses ont allaité Celui que plus tard les Juifs couvrirent de blessures cruelles et qu'ils condamnèrent à la mort de la Croix après l'avoir ainsi traité.

Nobis post hoc exilium ostende.
Après cet exil montrez-nous plein de Miséricorde, donnez-nous Jésus votre Fils. Etendez sur nous votre protection maternelle et puissante; daignez prendre notre défense en ce moment où nous serons jugés.

O clemens !
O clémence ineffable de la souveraine bonté ! Fille d'Adonaï, fleur de la virginité, pardon des pécheurs endurcis, mère de tendresse, joie des Vierges et manteau de la charité !

O pia!
O pieuse et tendre Reine des cieux! Vous êtes la plus digne et la plus riche des créatures sorties des mains de Dieu; vous êtes la Vierge prudente par excellence, la gloire des Confesseurs et l'honneur le plus éclatant des Apôtres.

O dulcis.
O Vierge d'une douceur inaltérable, plus douce que le miel et le rayon le plus suave, colombe très-pure, jamais le fiel le plus léger ne reposa en votre cœur. Mère de bénignité, repoussez loin de nous, nous vous en supplions, tout ce qui peut imprimer une tache à notre innocence.

Virgo Maria.
Bonne Marie, conjurez votre Fils de daigner recevoir en sa gloire quiconque, pour vous honorer, voudra redire avec amour ce que je viens d'écrire à votre louange.
SALVE, REGINA.

Source : jesusmarie.free.fr

Union de prière
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

Re: 15 Juillet : Saint Bonaventure

par Boris » dim. 15 juil. 2007, 22:22

Le 15 juillet tombant un dimanche, ceux qui veulent fêter St Bonaventure ont les choix suivants :
- comme c'est une mémoire obligatoire, ils peuvent attendre l'année prochaine
- s'ils sont franciscains ou affilier, ils peuvent le célébrer demain lundi
Attention, demain "Notre Dame du Mont Carmel" : mais c'est une mémoire facultative, donc la St Bonaventure primera dessus.

Pour les franciscains et affilier, la St Bonaventure est heureusement une fête et non une mémoire obligatoire, donc ND du Mont Carmel est remplacé sans problème !

15 Juillet : Saint Bonaventure

par ami de la Miséricorde » sam. 14 juil. 2007, 22:37

PRIERES DU DOCTEUR SERAPHIQUE SAINT BONAVENTURE

Dieu Tout- Puissant et Eternel ,
Qui pour nous avez daigné naître de la très chaste Vierge Marie ,
Faites que nous puissions vous servir avec la pureté du corps,
Et vous plaire par l'humilité de notre esprit.
Vous qui vivez et régnez avec Le Fils et le Saint – Esprit ,
Dans tous les siècles des siècles .
Ainsi soit-il.


NOUS VOUS LOUONS

Nous vous en prions encore,
O très pieuse Vierge Marie, Reine du monde et Souveraine des Anges,
Demandez pour tous ceux que tourmente le feu du Purgatoire,
Le soulagement, le pardon pour les pécheurs;
Et pour les justes la persévérance dans le bien;
Et nous, si faibles, défendez-nous contre tous les dangers auxquels nous sommes exposés.
Par les mérites de Jésus.- Christ , Notre Seigneur ,
Qui, avec le Père et le Saint-Esprit, vit et règne dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il.

Union de prière
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

Haut