par Laurent 56 » sam. 09 janv. 2016, 16:50
@ Christophe67 : Merci de votre empathie et de vos encouragements !
J'obéis, c'est ainsi...
Reste entière la question de l'interprétation par le clergé lui même... Effectivement, vous n'avez pas réagi à cette partie du message où je disais que, certes, la réponse reçue de mon Evêque me "chatouillait" un peu mais que je la faisais mienne (honnêtement, je ne m'attendais pas, inconsciemment peut être, à autre chose...) mais qu'ayant eu l'opportunité de parler du sujet auprès d'un autre curé de paroisse (autre que la mienne) ce dernier m'a répondu que je devais faire en mon âme et conscience et que, si je le souhaitais, je pouvais très bien communier (ce que je ne faire pas). Déroutant non ? J'aimerais, cher Christophe, avoir votre avis là dessus...
@ PierreSuzanne : Le prêtre couteau-suisse ? Intéressant comme concept !
Non, plus sérieusement, cela reste des hommes, même si l'ordination leur confère ce "plus" que nous autres, laïques, n'avons pas...
Mais être aussi peu emphatiques face au désarroi que peuvent l'être certains prêtres, par ailleurs plutôt "bons" dans leurs homélies (paradoxal non ?) cela m'interroge quand même un peu, non ?
@ Madrigal : Vous semblez connaître ce que je vis. Votre épouse n'est pas baptisée, c'est cela ? la mienne l'est mais a perdu la foi face au nombre incroyable d'épreuves qu'elle a du supporter dans sa pourtant courte vie. D'autres l'auraient gardée, elle l'a perdue... c'est ainsi.
Donc, pour résumé ce long Topic:
Mariage en mairie, pas à l'église que je ne fréquentais pas à l'époque, puis je suis devenu protestant, je pouvais très bien communier (mais chez eux c'est seulement symbolique) et enfin retour à la case catholique (je dis retour car j'ai été baptisé à la naissance) et là... blocage (sur l'eucharistie)
Sa Sainteté "ouvre le débat" sur la communion pour les divorcés et les homosexuels, je ne suis ni l'un ni l'autre, je suis en couple avec la même femme depuis bientôt 24 ans dont 10 mariés, nous avons un enfant, il est baptisé. Je me dis que je peux avoir "une dispense ?" J'écris à mon Evêque, c'est la procédure, et après quelques temps la réponse tombe, c'est non (nous devons nous marier à l'église un point c'est tout, mais mon épouse ne veut pas et, pour tout dire, moi non plus)
Pour les divorcés et les homos, ce sera peut être possible, pour moi c'est non.
Alea jacta est.
Je ne communie donc plus. J'accepte quand même, avec un bémol, celui de penser obéir ainsi à l'église en tant qu'institution et non au Seigneur, je ne sais pas ce qu'il en penserait , et je trouverais bien présomptueux celui (ou celle) qui m'affirmerait que j'obéis à un commandement divin.
Je renouvelle à toutes et à tous tous mes voeux de sainteté pour cette nouvelle année de la miséricorde.
@ Christophe67 : Merci de votre empathie et de vos encouragements !
J'obéis, c'est ainsi...
Reste entière la question de l'interprétation par le clergé lui même... Effectivement, vous n'avez pas réagi à cette partie du message où je disais que, certes, la réponse reçue de mon Evêque me "chatouillait" un peu mais que je la faisais mienne (honnêtement, je ne m'attendais pas, inconsciemment peut être, à autre chose...) mais qu'ayant eu l'opportunité de parler du sujet auprès d'un autre curé de paroisse (autre que la mienne) ce dernier m'a répondu que je devais faire en mon âme et conscience et que, si je le souhaitais, je pouvais très bien communier (ce que je ne faire pas). Déroutant non ? J'aimerais, cher Christophe, avoir votre avis là dessus...
@ PierreSuzanne : Le prêtre couteau-suisse ? Intéressant comme concept !
Non, plus sérieusement, cela reste des hommes, même si l'ordination leur confère ce "plus" que nous autres, laïques, n'avons pas...
Mais être aussi peu emphatiques face au désarroi que peuvent l'être certains prêtres, par ailleurs plutôt "bons" dans leurs homélies (paradoxal non ?) cela m'interroge quand même un peu, non ?
@ Madrigal : Vous semblez connaître ce que je vis. Votre épouse n'est pas baptisée, c'est cela ? la mienne l'est mais a perdu la foi face au nombre incroyable d'épreuves qu'elle a du supporter dans sa pourtant courte vie. D'autres l'auraient gardée, elle l'a perdue... c'est ainsi.
Donc, pour résumé ce long Topic:
Mariage en mairie, pas à l'église que je ne fréquentais pas à l'époque, puis je suis devenu protestant, je pouvais très bien communier (mais chez eux c'est seulement symbolique) et enfin retour à la case catholique (je dis retour car j'ai été baptisé à la naissance) et là... blocage (sur l'eucharistie)
Sa Sainteté "ouvre le débat" sur la communion pour les divorcés et les homosexuels, je ne suis ni l'un ni l'autre, je suis en couple avec la même femme depuis bientôt 24 ans dont 10 mariés, nous avons un enfant, il est baptisé. Je me dis que je peux avoir "une dispense ?" J'écris à mon Evêque, c'est la procédure, et après quelques temps la réponse tombe, c'est non (nous devons nous marier à l'église un point c'est tout, mais mon épouse ne veut pas et, pour tout dire, moi non plus)
Pour les divorcés et les homos, ce sera peut être possible, pour moi c'est non.
Alea jacta est.
Je ne communie donc plus. J'accepte quand même, avec un bémol, celui de penser obéir ainsi à l'église en tant qu'institution et non au Seigneur, je ne sais pas ce qu'il en penserait , et je trouverais bien présomptueux celui (ou celle) qui m'affirmerait que j'obéis à un commandement divin.
Je renouvelle à toutes et à tous tous mes voeux de sainteté pour cette nouvelle année de la miséricorde.