par L'athée » dim. 29 nov. 2015, 2:18
Je n'ai plus le livre sous la main et ne connais pas par coeur leur histoire. Bcp ont été trouvé à Qumran,
Les Oracles sibyllins ont été écrit au Ier siècle sauf le 5e chapitres écrit plus tard, peut être au IIe
Les Rouleaux du Temple est un livre qui daterai de la période du Grand Prêtre, Jean Hyrcan, soit entre 134 ou 104 av
Hénoch est effectivement dans le canon d'Ethiopie.
Pour les autres, je ne m'en souviens plus. Esdras, Henoch, et Baruch sont les plus connu, vous pouvez les trouver facilement en format PDF sur internet.
Pour en revenir au sujet, dans ces textes on trouve de très nombreuses traces de rois mauvais, parfois comparés à des bêtes sauvages, qui amènent quelques fois avec eux, la peste la famine et la guerre.
Quelques exemples
I Hénoch : Dans ce texte au moment du Jugement et du dernier combat devant Jérusalem, Dieu envoie ses anges sur terre et plus précisément «chez les Parthes et les Mèdes» (56,5), afin de mettre «en branle les rois». Ce passage est important car le cavalier du premier sceau est souvent considéré comme la représentation d’un roi Parthe, dû à son arc, l’arme par excellence de ce peuple. Le texte continue ainsi : «Et les rois sortiront comme des lions de leurs antres, comme des loups affamés parmi leur troupeau» (56, 5-6). Ces rois arriveront devant Jérusalem mais ils y seront coincés, et se mettront alors à s’entretuer et le Shéol (l’Hadès) «ouvrira sa gueule {et} ils s’y engloutiront» On retrouve, comme dans le texte de l’Apocalypse, les bêtes sauvages, les hommes qui s’entretuent et l’Hadès qui vient chercher les hommes. Le roi est ici un personnage négatif, s’inscrivant dans le plan divin et intervenant parmi une série de fléaux.
L’Apocalypse d’Élie :
Ce texte est lui aussi assez évocateur. Dieu invoque deux rois (2,2), un de la paix et un de l’injustice. Le roi de l’injustice «multipliera les guerres» en Égypte, alors que le roi de la Paix est appelé pour lui faire la guerre et le tuer, dans l’unique but d’apporter la paix. (2,9). Dans le même chapitre, l’auteur écrit que l’un des fils du roi de la paix prendra le visage du Diable et que quatre rois sortiront de lui. L’un d’eux ira même jusqu’à le tuer (2,15) et apportera la guerre, ordonnera que les femmes soient livrées «au poison des flèches»(2,27) et qu’à cause de la violence des guerres, même les enfants de douze ans doivent apprendre «à lancer des flèches» (2,29). On remarque alors que l’arc, les flèches et le roi représentent ici une figure négative, qui apportera les guerres. Finalement un roi venant de la «ville du soleil» viendra «exterminer les païens» (2,39-40) et détruire les temples afin de restaurer la paix. Celui là représente le Verbe de Dieu, le Roi des rois. Le chapitre suivant rapporte la manifestation de l’Antichrist. Celui ci viendra disant qu’il est l’oint, bien qu’en réalité il ne le soit pas. Il aura les mêmes caractéristiques et les mêmes pouvoirs «excepté la résurrection des morts» (3,10) Il est décrit physiquement comme un «jeune» avec une «touffe de cheveux blancs» (3,13), mais il est capable de se transformer en «vieillard», ou en «jeune enfant» (3,14).
Le Testament de Juda :
L’auteur regroupe dans le même passage les rois qui «engraisseront de façon ignoble les corbeaux et les rapaces» (les bêtes sauvages) avec la «multitude de cadavres» (21,6) qu’ils vont provoquer, et les faux prophètes qui seront alors «comme des ouragans» (21,9). Dieu décide alors de punir les hommes qui suivent ces rois là, par la série de fléaux «famine, peste, mort et épée...» (23,3).
Psaumes de Salomon :
Dans ce livre il est écrit que le Messie Seigneur, le «roi juste» (17,32) viendra sur terre au moment du Jugement, et qu’il «n’espérera pas dans le cheval, le cavalier et l’arc» (17,33). Le Messie est alors considéré comme un roi juste, peut être en comparaison à d’autres rois qui eux sont des rois de l’injustice, et qui placent tous leurs espoirs dans le cheval, le cavalier et l’arc. Le Cavalier de l’Apocalypse serait alors ce roi de l’injustice?
Le Testament de Moïse :
Le roi demeure encore comme un personnage négatif dans ce texte où un roi d’Orient viendra avec sa cavalerie pour exiler les tribus d’Israël. Ce roi serait Nabuchodonosor (note : La Pléiade p.1002).
Les Oracles Sibyllins : un «grand roi, aigle fauve couvrira le pays entier de gens de pied et de cavalier, brisera tout, emplira tout de maux» (3,611). On peut reconnaitre dans ce dernier les bêtes sauvages, un chef d’armée (si l’on considère le premier cavalier comme le chef de file des trois autres) et les maux que l’on retrouve dans l’Apocalypse de Saint Jean. Dans le même texte, en signe avant coureur du dernier Jour, Dieu annonce qu’un «roi capturera le roi voisin» (3,635), que «la peste s'abattra» (3,633) sur la terre, que «les nations ravageront les nations et détruiront les peuples» (3,636), «les vautours et les bêtes sauvages de la terre détruiront leur chair» (3,644) et que pour finir la terre «toute entière restera sans labours ni semailles» (3,647). On reconnait ici les quatre fléaux des cavaliers de l’Apocalypse. Ici le roi est alors un personnage temporel, qui s’inscrit dans tout un processus de destruction et de mort, incarnant donc un personnage exclusivement négatif. Dans le chapitre V du même livre, «un roi se lèvera» (il s’agit certainement de Néron), il «triomphera longuement dans les guerres» et apparait alors comme un «reptile affreux» (5,29). Puis il se présente alors comme «l’égal de Dieu» (5,34). Ce roi fait des massacres, la guerre sévit dans le monde entier à cause de lui, et il soumettra l’univers (5,365), mais Dieu passe après lui et apporte la paix sur tous les hommes. Le roi est donc encore une fois un personnage négatif, bien que prévu dans le plan divin.
IV Esdras :
Lorsque le Seigneur annonce à Esdras les signes du temps final, il débute par «la voie de la vérité {qui} sera caché» et le pays qui sera «dépourvu de foi» (5,1) et un temps «livré à la confusion». Il enchaine ensuite par des bêtes sauvages qui sortent des bois (5,8) des amis qui se combattront entre eux (5,9) et finit par une famine (6,22). Sans que cela soit clairement dit, on peut transposer ce premier signe du temps final dans la figure du cavalier blanc. Il cache la vérité derrière son apparence divine, essaye de confondre les fidèles de Dieu afin qu’ils ne croient plus en lui. Esdras reçoit ensuite une vision d’un aigle à trois têtes. Dieu lui explique que les trois têtes sont trois rois qui seront suscités par Dieu «à la fin» (12,23). Puis le Seigneur avertit le prophète qu’«ils domineront la terre et ses habitants en oppresseurs pires que tous leurs prédécesseurs». La figure du roi envoyé comme signe de la fin des temps est ici encore négative, représentant l’oppression, les violences, à une période qui est très similaire à celle de l’Apocalypse de Jean. (note : Cette partie du texte aurait été écrite par un Zélote vers 90 ap. J.-C. selon René Basset : Les apocryphes éthiopiens 1899)
Apocalypse Syriaque de Baruch :
Le Seigneur annonce qu’avec «les dernières eaux noires {viendra}un égarement de l’esprit et une terreur du coeur» (70,1), qu’ensuite les hommes s’entretueront (70,3) puis qu’enfin les survivants mourront de la famine (70,8).
Paralipomènes de Jérémie :
Dans ce livre, Dieu demande à Jérémie de partir de la Ville avec Baruch, afin de n’être pas touchés par le malheur qui va venir sur la ville. Ce malheur c’est un roi et son armée. Ce roi est en vérité un roi sans gloire, ni sans véritable puissance, puisque si Dieu n’ouvre pas les portes de la Ville, «ils ne pourront rentrer en elle» (1,8). Il ne peut gagner que parce que Dieu lui permet, comme pour les cavaliers de l’Apocalypse, auxquels Dieu confère un pouvoir de destruction.
Rouleau du Temple :
Dans ce texte que l’on considère comme ayant été écrit du temps de Jean Hyrcan, grand prêtre de 134 à 104 av. J.-C. (note La Pléiade p.62), Dieu envoie parmi les hommes des faux prophètes afin de les «mettre à l’épreuve» (54,12).
Pour les faux prophètes voir également : I Hén 98,15 ; 99,2, Oracles Sibyllins 3,496
Je n'ai plus le livre sous la main et ne connais pas par coeur leur histoire. Bcp ont été trouvé à Qumran,
Les Oracles sibyllins ont été écrit au Ier siècle sauf le 5e chapitres écrit plus tard, peut être au IIe
Les Rouleaux du Temple est un livre qui daterai de la période du Grand Prêtre, Jean Hyrcan, soit entre 134 ou 104 av
Hénoch est effectivement dans le canon d'Ethiopie.
Pour les autres, je ne m'en souviens plus. Esdras, Henoch, et Baruch sont les plus connu, vous pouvez les trouver facilement en format PDF sur internet.
Pour en revenir au sujet, dans ces textes on trouve de très nombreuses traces de rois mauvais, parfois comparés à des bêtes sauvages, qui amènent quelques fois avec eux, la peste la famine et la guerre.
Quelques exemples
I Hénoch : Dans ce texte au moment du Jugement et du dernier combat devant Jérusalem, Dieu envoie ses anges sur terre et plus précisément «chez les Parthes et les Mèdes» (56,5), afin de mettre «en branle les rois». Ce passage est important car le cavalier du premier sceau est souvent considéré comme la représentation d’un roi Parthe, dû à son arc, l’arme par excellence de ce peuple. Le texte continue ainsi : «Et les rois sortiront comme des lions de leurs antres, comme des loups affamés parmi leur troupeau» (56, 5-6). Ces rois arriveront devant Jérusalem mais ils y seront coincés, et se mettront alors à s’entretuer et le Shéol (l’Hadès) «ouvrira sa gueule {et} ils s’y engloutiront» On retrouve, comme dans le texte de l’Apocalypse, les bêtes sauvages, les hommes qui s’entretuent et l’Hadès qui vient chercher les hommes. Le roi est ici un personnage négatif, s’inscrivant dans le plan divin et intervenant parmi une série de fléaux.
L’Apocalypse d’Élie :
Ce texte est lui aussi assez évocateur. Dieu invoque deux rois (2,2), un de la paix et un de l’injustice. Le roi de l’injustice «multipliera les guerres» en Égypte, alors que le roi de la Paix est appelé pour lui faire la guerre et le tuer, dans l’unique but d’apporter la paix. (2,9). Dans le même chapitre, l’auteur écrit que l’un des fils du roi de la paix prendra le visage du Diable et que quatre rois sortiront de lui. L’un d’eux ira même jusqu’à le tuer (2,15) et apportera la guerre, ordonnera que les femmes soient livrées «au poison des flèches»(2,27) et qu’à cause de la violence des guerres, même les enfants de douze ans doivent apprendre «à lancer des flèches» (2,29). On remarque alors que l’arc, les flèches et le roi représentent ici une figure négative, qui apportera les guerres. Finalement un roi venant de la «ville du soleil» viendra «exterminer les païens» (2,39-40) et détruire les temples afin de restaurer la paix. Celui là représente le Verbe de Dieu, le Roi des rois. Le chapitre suivant rapporte la manifestation de l’Antichrist. Celui ci viendra disant qu’il est l’oint, bien qu’en réalité il ne le soit pas. Il aura les mêmes caractéristiques et les mêmes pouvoirs «excepté la résurrection des morts» (3,10) Il est décrit physiquement comme un «jeune» avec une «touffe de cheveux blancs» (3,13), mais il est capable de se transformer en «vieillard», ou en «jeune enfant» (3,14).
Le Testament de Juda :
L’auteur regroupe dans le même passage les rois qui «engraisseront de façon ignoble les corbeaux et les rapaces» (les bêtes sauvages) avec la «multitude de cadavres» (21,6) qu’ils vont provoquer, et les faux prophètes qui seront alors «comme des ouragans» (21,9). Dieu décide alors de punir les hommes qui suivent ces rois là, par la série de fléaux «famine, peste, mort et épée...» (23,3).
Psaumes de Salomon :
Dans ce livre il est écrit que le Messie Seigneur, le «roi juste» (17,32) viendra sur terre au moment du Jugement, et qu’il «n’espérera pas dans le cheval, le cavalier et l’arc» (17,33). Le Messie est alors considéré comme un roi juste, peut être en comparaison à d’autres rois qui eux sont des rois de l’injustice, et qui placent tous leurs espoirs dans le cheval, le cavalier et l’arc. Le Cavalier de l’Apocalypse serait alors ce roi de l’injustice?
Le Testament de Moïse :
Le roi demeure encore comme un personnage négatif dans ce texte où un roi d’Orient viendra avec sa cavalerie pour exiler les tribus d’Israël. Ce roi serait Nabuchodonosor (note : La Pléiade p.1002).
Les Oracles Sibyllins : un «grand roi, aigle fauve couvrira le pays entier de gens de pied et de cavalier, brisera tout, emplira tout de maux» (3,611). On peut reconnaitre dans ce dernier les bêtes sauvages, un chef d’armée (si l’on considère le premier cavalier comme le chef de file des trois autres) et les maux que l’on retrouve dans l’Apocalypse de Saint Jean. Dans le même texte, en signe avant coureur du dernier Jour, Dieu annonce qu’un «roi capturera le roi voisin» (3,635), que «la peste s'abattra» (3,633) sur la terre, que «les nations ravageront les nations et détruiront les peuples» (3,636), «les vautours et les bêtes sauvages de la terre détruiront leur chair» (3,644) et que pour finir la terre «toute entière restera sans labours ni semailles» (3,647). On reconnait ici les quatre fléaux des cavaliers de l’Apocalypse. Ici le roi est alors un personnage temporel, qui s’inscrit dans tout un processus de destruction et de mort, incarnant donc un personnage exclusivement négatif. Dans le chapitre V du même livre, «un roi se lèvera» (il s’agit certainement de Néron), il «triomphera longuement dans les guerres» et apparait alors comme un «reptile affreux» (5,29). Puis il se présente alors comme «l’égal de Dieu» (5,34). Ce roi fait des massacres, la guerre sévit dans le monde entier à cause de lui, et il soumettra l’univers (5,365), mais Dieu passe après lui et apporte la paix sur tous les hommes. Le roi est donc encore une fois un personnage négatif, bien que prévu dans le plan divin.
IV Esdras :
Lorsque le Seigneur annonce à Esdras les signes du temps final, il débute par «la voie de la vérité {qui} sera caché» et le pays qui sera «dépourvu de foi» (5,1) et un temps «livré à la confusion». Il enchaine ensuite par des bêtes sauvages qui sortent des bois (5,8) des amis qui se combattront entre eux (5,9) et finit par une famine (6,22). Sans que cela soit clairement dit, on peut transposer ce premier signe du temps final dans la figure du cavalier blanc. Il cache la vérité derrière son apparence divine, essaye de confondre les fidèles de Dieu afin qu’ils ne croient plus en lui. Esdras reçoit ensuite une vision d’un aigle à trois têtes. Dieu lui explique que les trois têtes sont trois rois qui seront suscités par Dieu «à la fin» (12,23). Puis le Seigneur avertit le prophète qu’«ils domineront la terre et ses habitants en oppresseurs pires que tous leurs prédécesseurs». La figure du roi envoyé comme signe de la fin des temps est ici encore négative, représentant l’oppression, les violences, à une période qui est très similaire à celle de l’Apocalypse de Jean. (note : Cette partie du texte aurait été écrite par un Zélote vers 90 ap. J.-C. selon René Basset : Les apocryphes éthiopiens 1899)
Apocalypse Syriaque de Baruch :
Le Seigneur annonce qu’avec «les dernières eaux noires {viendra}un égarement de l’esprit et une terreur du coeur» (70,1), qu’ensuite les hommes s’entretueront (70,3) puis qu’enfin les survivants mourront de la famine (70,8).
Paralipomènes de Jérémie :
Dans ce livre, Dieu demande à Jérémie de partir de la Ville avec Baruch, afin de n’être pas touchés par le malheur qui va venir sur la ville. Ce malheur c’est un roi et son armée. Ce roi est en vérité un roi sans gloire, ni sans véritable puissance, puisque si Dieu n’ouvre pas les portes de la Ville, «ils ne pourront rentrer en elle» (1,8). Il ne peut gagner que parce que Dieu lui permet, comme pour les cavaliers de l’Apocalypse, auxquels Dieu confère un pouvoir de destruction.
Rouleau du Temple :
Dans ce texte que l’on considère comme ayant été écrit du temps de Jean Hyrcan, grand prêtre de 134 à 104 av. J.-C. (note La Pléiade p.62), Dieu envoie parmi les hommes des faux prophètes afin de les «mettre à l’épreuve» (54,12).
Pour les faux prophètes voir également : I Hén 98,15 ; 99,2, Oracles Sibyllins 3,496