par Teano » mar. 27 oct. 2015, 16:59
Bonjour QuestionS,
Personne ne contredit le Seigneur Jésus et personne n'a annulé cet enseignement. Au contraire, l'Eglise en a approfondi la signification, à la lumière de l'Ecriture et de la Tradition Apostolique.
Voici comment Jésus définit la Loi :
Matthieu 22, 36-40
Quand les Pharisiens apprirent que Jésus avait fermé la bouche aux Saducéens, ils vinrent en groupe, 35 et l’un d’eux voulut mettre Jésus à l’épreuve avec cette question :
— 36 “Maître, quel est le grand commandement de la Loi ?”
37 Jésus lui dit :
— “Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. 38 Voilà le grand, le premier commandement. 39 Il y en a un deuxième tout à fait pareil : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. 40 Toute la Loi et les Prophètes tournent autour de ces deux commandements.”
Vous constaterez donc que, lorsque Jésus évoque la Loi, il ne s'agit pas d'observances rituelles et formelles, ou de pureté alimentaire. il ne s'agit pas de pratiquer les commandements de la Torah, en s'abstenant de ceci ou de cela, en se purifiant après avoir ou avant fait ceci ou cela. Il y avait, à l'époque de Jésus-Christ, des rabbins qui étaient très qualifiés pour expliquer cela au peuple juif et le propos de Jésus n'aurait eu aucun intérêt dans ce contexte.
Voici comment l'Eglise comprend la relation entre Jésus et la Loi :
I. Jésus et la Loi
577 Jésus a fait une mise en garde solennelle au début du Sermon sur la Montagne où Il a présenté la Loi donnée par Dieu au Sinaï lors de la Première alliance à la lumière de la grâce de la Nouvelle Alliance :
N’allez pas croire que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir mais accomplir. Car je vous le dis en vérité, avant que ne passent le ciel et la terre, pas un i, pas un point sur l’i ne passera de la Loi, que tout ne soit réalisé. Celui donc qui violera l’un de ces moindres préceptes, sera tenu pour moindre dans le Royaume des cieux ; au contraire, celui qui les exécutera et les enseignera, celui-là sera tenu pour grand dans le Royaume de cieux " (Mt 5, 17-19).
578 Jésus, le Messie d’Israël, le plus grand donc dans le Royaume des cieux, se devait d’accomplir la Loi en l’exécutant dans son intégralité jusque dans ses moindres préceptes selon ses propres paroles. Il est même le seul à avoir pu le faire parfaitement (cf. Jn 8, 46). Les Juifs, de leur propre aveu, n’ont jamais pu accomplir la Loi dans son intégralité sans en violer le moindre précepte (cf. Jn 7, 19 ; Ac 13, 38-41 ; 15, 10). C’est pourquoi à chaque fête annuelle de l’Expiation, les enfants d’Israël demandent à Dieu pardon pour leurs transgressions de la Loi. En effet, la Loi constitue un tout et, comme le rappelle S. Jacques, " aurait-on observé la Loi tout entière, si l’on commet un écart sur un seul point, c’est du tout que l’on devient justiciable " (Jc 2, 10 ; cf. Ga 3, 10 ; 5, 3).
579 Ce principe de l’intégralité de l’observance de la Loi, non seulement dans sa lettre mais dans son esprit, était cher aux Pharisiens. En le dégageant pour Israël, ils ont conduit beaucoup de Juifs du temps de Jésus à un zèle religieux extrême (cf. Rm 10, 2). Celui-ci, s’il ne voulait pas se résoudre en une casuistique " hypocrite " (cf. Mt 15, 3-7 ; Lc 11, 39-54), ne pouvait que préparer le Peuple à cette intervention de Dieu inouïe que sera l’exécution parfaite de la Loi par le seul Juste à la place de tous les pécheurs (cf. Is 53, 11 ; He 9, 15).
580 L’accomplissement parfait de la Loi ne pouvait être l’œuvre que du divin Législateur né sujet de la Loi en la personne du Fils (cf. Ga 4, 4). En Jésus, la Loi n’apparaît plus gravée sur des tables de pierre mais " au fond du cœur " (Jr 31, 33) du Serviteur qui, parce qu’il " apporte fidèlement le droit " (Is 42, 3) est devenu " l’alliance du peuple " (Is 42, 6). Jésus accomplit la Loi jusqu’à prendre sur Lui " la malédiction de la Loi " (Ga 3, 13) encourue par ceux qui ne " pratiquent pas tous les préceptes de la Loi " (Ga 3, 10) car " la mort du Christ a eu lieu pour racheter les transgressions de la Première alliance " (He 9, 15).
581 Jésus est apparu aux yeux des Juifs et de leurs chefs spirituels comme un " rabbi " (cf. Jn 11, 38 ; 3, 2 ; Mt 22, 23-24. 34-36). Il a souvent argumenté dans le cadre de l’interprétation rabbinique de la Loi (cf. Mt 12, 5 ; 9, 12 ; Mc 2, 23– 27 ; Lc 6, 6-9 ; Jn 7, 22-23). Mais en même temps, Jésus ne pouvait que heurter les docteurs de la Loi car il ne se contentait pas de proposer son interprétation parmi les leurs, " il enseignait comme quelqu’un qui a autorité et non pas comme les scribes " (Mt 7, 28-29). En lui, c’est la même Parole de Dieu qui avait retenti au Sinaï pour donner à Moïse la Loi écrite qui se fait entendre de nouveau sur la Montagne des Béatitudes (cf. Mt 5, 1). Elle n’abolit pas la Loi mais l’accomplit en fournissant de manière divine son interprétation ultime : " Vous avez appris qu’il a été dit aux ancêtres (...) moi je vous dis " (Mt 5, 33-34). Avec cette même autorité divine, il désavoue certaines " traditions humaines " (Mc 7, 8) des Pharisiens qui " annulent la Parole de Dieu " (Mc 7, 13).
582 Allant plus loin, Jésus accomplit la Loi sur la pureté des aliments, si importante dans la vie quotidienne juive, en dévoilant son sens " pédagogique " (cf. Ga 3, 24) par une interprétation divine : " Rien de ce qui pénètre du dehors dans l’homme ne peut le souiller (...) – ainsi il déclarait purs tous les aliments. Ce qui sort de l’homme, voilà ce qui souille l’homme. Car c’est du dedans, du cœur des hommes que sortent les desseins pervers " (Mc 7, 18-21). En délivrant avec autorité divine l’interprétation définitive de la Loi, Jésus s’est trouvé affronté à certains docteurs de la Loi qui ne recevaient pas son interprétation de la Loi garantie pourtant par les signes divins qui l’accompagnaient (cf. Jn 5, 36 ; 10, 25. 37-38 ; 12, 37). Ceci vaut particulièrement pour la question du sabbat : Jésus rappelle, souvent avec des arguments rabbiniques (cf. Mc 2, 25-27 ; Jn 7, 22-24), que le repos du sabbat n’est pas troublé par le service de Dieu (cf. Mt 12, 5 ; Nb 28, 9) ou du prochain (cf. Lc 13, 15-16 ; 14, 3-4) qu’accomplissent ses guérisons.
Enfin, quand Jésus parle d'accomplir la Loi et les Prophètes, il est question également des nombreuses annonces de sa mort et de sa résurrection contenues dans l'Ancien Testament et que Jésus a réalisées.
Je vous propose enfin, le commentaire de la Bible des peuples sur ce passage qui semble vous troubler :
"Ici commence la présentation de la nouvelle Loi. Nous sommes loin de ce qu’on cherche souvent dans une religion : des pratiques à observer, des jeûnes, des prières et des bonnes œuvres par lesquelles on mérite le salut. Jésus n’en parlera guère car la Bible s’est déjà longuement étendue à ce sujet, et l’étude même de la Bible montre que ces lois et pratiques sont toujours liées à une certaine culture, et qu’elles doivent s’adapter avec le temps.
La Loi (18) : ce mot désignait parfois toute la religion d’Israël. La Loi et les Prophètes : c’était une manière de désigner toute la Bible.
Toute la Loi doit se réaliser (18). Ici, Jésus ne parle pas des commandements. Il affirme que la religion de l’Ancien Testament était une étape provisoire, mais nécessaire de l’histoire du salut. Les prophéties devaient se réaliser ; de même les rites et les sacrifices de cette religion qui exprimaient, à leur manière, le mystère du péché et de la miséricorde, devaient s’éclairer en la personne de Jésus.
C’est ainsi que pour nous l’observation des lois de la Bible n’est pas une fin en soi. Mais elles sont des expressions de l’amour vrai et elles en sont les garde-fous. En obéissant à ces lois, nous deviendrons capables d’une disponibilité à l’Esprit qui nous mènera beaucoup plus loin. C’est ainsi que nous découvrirons une “justice” ou perfection bien supérieure à celle des canonistes de ce temps qu’étaient les scribes et pharisiens (5.20).
Au moment où il va nous enseigner une nouvelle manière de comprendre la Loi de Dieu, Jésus nous met en garde contre la tentation de facilité. Beaucoup pourraient mal interpréter les paroles de Jésus et dire : Tant mieux, avec lui pas d’obligations, la religion devient facile ! C’est pourquoi Jésus précise que celui qui écarte un des plus petits commandements n’entrera pas dans le Royaume. Il en est de même pour tous ceux qui trouvent des prétextes pour excuser leur paresse : Ces commandements ne sont pas si importants ! Jésus montre l’esprit de la Loi à ceux qui se sont déjà soumis à une loi."
Il me semble important de relever dans ce passage de Matthieu 5 que les paroles de Jésus-Christ sur l'accomplissement de la Loi sont bien une introduction au Sermon sur la Montagne qui est le don de la Loi Nouvelle, de l'Alliance Nouvelle. C'est l'obéissance à cette Loi-là que le Seigneur encourage.
Dans la joie de Marie,
Teano
Bonjour QuestionS,
Personne ne contredit le Seigneur Jésus et personne n'a annulé cet enseignement. Au contraire, l'Eglise en a approfondi la signification, à la lumière de l'Ecriture et de la Tradition Apostolique.
Voici comment Jésus définit la Loi :
Matthieu 22, 36-40
[i]Quand les Pharisiens apprirent que Jésus avait fermé la bouche aux Saducéens, ils vinrent en groupe, 35 et l’un d’eux voulut mettre Jésus à l’épreuve avec cette question :
— 36 “Maître, quel est le grand commandement de la Loi ?”
37 Jésus lui dit :
— “Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. 38 Voilà le grand, le premier commandement. 39 Il y en a un deuxième tout à fait pareil : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. 40 Toute la Loi et les Prophètes tournent autour de ces deux commandements.”[/i]
Vous constaterez donc que, lorsque Jésus évoque la Loi, il ne s'agit pas d'observances rituelles et formelles, ou de pureté alimentaire. il ne s'agit pas de pratiquer les commandements de la Torah, en s'abstenant de ceci ou de cela, en se purifiant après avoir ou avant fait ceci ou cela. Il y avait, à l'époque de Jésus-Christ, des rabbins qui étaient très qualifiés pour expliquer cela au peuple juif et le propos de Jésus n'aurait eu aucun intérêt dans ce contexte.
Voici comment l'Eglise comprend la relation entre Jésus et la Loi :
[i]I. Jésus et la Loi
577 Jésus a fait une mise en garde solennelle au début du Sermon sur la Montagne où Il a présenté la Loi donnée par Dieu au Sinaï lors de la Première alliance à la lumière de la grâce de la Nouvelle Alliance :
N’allez pas croire que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir mais accomplir. Car je vous le dis en vérité, avant que ne passent le ciel et la terre, pas un i, pas un point sur l’i ne passera de la Loi, que tout ne soit réalisé. Celui donc qui violera l’un de ces moindres préceptes, sera tenu pour moindre dans le Royaume des cieux ; au contraire, celui qui les exécutera et les enseignera, celui-là sera tenu pour grand dans le Royaume de cieux " (Mt 5, 17-19).
578 Jésus, le Messie d’Israël, le plus grand donc dans le Royaume des cieux, se devait d’accomplir la Loi en l’exécutant dans son intégralité jusque dans ses moindres préceptes selon ses propres paroles. Il est même le seul à avoir pu le faire parfaitement (cf. Jn 8, 46). Les Juifs, de leur propre aveu, n’ont jamais pu accomplir la Loi dans son intégralité sans en violer le moindre précepte (cf. Jn 7, 19 ; Ac 13, 38-41 ; 15, 10). C’est pourquoi à chaque fête annuelle de l’Expiation, les enfants d’Israël demandent à Dieu pardon pour leurs transgressions de la Loi. En effet, la Loi constitue un tout et, comme le rappelle S. Jacques, " aurait-on observé la Loi tout entière, si l’on commet un écart sur un seul point, c’est du tout que l’on devient justiciable " (Jc 2, 10 ; cf. Ga 3, 10 ; 5, 3).
579 Ce principe de l’intégralité de l’observance de la Loi, non seulement dans sa lettre mais dans son esprit, était cher aux Pharisiens. En le dégageant pour Israël, ils ont conduit beaucoup de Juifs du temps de Jésus à un zèle religieux extrême (cf. Rm 10, 2). Celui-ci, s’il ne voulait pas se résoudre en une casuistique " hypocrite " (cf. Mt 15, 3-7 ; Lc 11, 39-54), ne pouvait que préparer le Peuple à cette intervention de Dieu inouïe que sera l’exécution parfaite de la Loi par le seul Juste à la place de tous les pécheurs (cf. Is 53, 11 ; He 9, 15).
580 L’accomplissement parfait de la Loi ne pouvait être l’œuvre que du divin Législateur né sujet de la Loi en la personne du Fils (cf. Ga 4, 4). En Jésus, la Loi n’apparaît plus gravée sur des tables de pierre mais " au fond du cœur " (Jr 31, 33) du Serviteur qui, parce qu’il " apporte fidèlement le droit " (Is 42, 3) est devenu " l’alliance du peuple " (Is 42, 6). Jésus accomplit la Loi jusqu’à prendre sur Lui " la malédiction de la Loi " (Ga 3, 13) encourue par ceux qui ne " pratiquent pas tous les préceptes de la Loi " (Ga 3, 10) car " la mort du Christ a eu lieu pour racheter les transgressions de la Première alliance " (He 9, 15).
581 Jésus est apparu aux yeux des Juifs et de leurs chefs spirituels comme un " rabbi " (cf. Jn 11, 38 ; 3, 2 ; Mt 22, 23-24. 34-36). Il a souvent argumenté dans le cadre de l’interprétation rabbinique de la Loi (cf. Mt 12, 5 ; 9, 12 ; Mc 2, 23– 27 ; Lc 6, 6-9 ; Jn 7, 22-23). Mais en même temps, Jésus ne pouvait que heurter les docteurs de la Loi car il ne se contentait pas de proposer son interprétation parmi les leurs, " il enseignait comme quelqu’un qui a autorité et non pas comme les scribes " (Mt 7, 28-29). En lui, c’est la même Parole de Dieu qui avait retenti au Sinaï pour donner à Moïse la Loi écrite qui se fait entendre de nouveau sur la Montagne des Béatitudes (cf. Mt 5, 1). Elle n’abolit pas la Loi mais l’accomplit en fournissant de manière divine son interprétation ultime : " Vous avez appris qu’il a été dit aux ancêtres (...) moi je vous dis " (Mt 5, 33-34). Avec cette même autorité divine, il désavoue certaines " traditions humaines " (Mc 7, 8) des Pharisiens qui " annulent la Parole de Dieu " (Mc 7, 13).
582 Allant plus loin, Jésus accomplit la Loi sur la pureté des aliments, si importante dans la vie quotidienne juive, en dévoilant son sens " pédagogique " (cf. Ga 3, 24) par une interprétation divine : " Rien de ce qui pénètre du dehors dans l’homme ne peut le souiller (...) – ainsi il déclarait purs tous les aliments. Ce qui sort de l’homme, voilà ce qui souille l’homme. Car c’est du dedans, du cœur des hommes que sortent les desseins pervers " (Mc 7, 18-21). En délivrant avec autorité divine l’interprétation définitive de la Loi, Jésus s’est trouvé affronté à certains docteurs de la Loi qui ne recevaient pas son interprétation de la Loi garantie pourtant par les signes divins qui l’accompagnaient (cf. Jn 5, 36 ; 10, 25. 37-38 ; 12, 37). Ceci vaut particulièrement pour la question du sabbat : Jésus rappelle, souvent avec des arguments rabbiniques (cf. Mc 2, 25-27 ; Jn 7, 22-24), que le repos du sabbat n’est pas troublé par le service de Dieu (cf. Mt 12, 5 ; Nb 28, 9) ou du prochain (cf. Lc 13, 15-16 ; 14, 3-4) qu’accomplissent ses guérisons.[/i]
Enfin, quand Jésus parle d'accomplir la Loi et les Prophètes, il est question également des nombreuses annonces de sa mort et de sa résurrection contenues dans l'Ancien Testament et que Jésus a réalisées.
Je vous propose enfin, le commentaire de la Bible des peuples sur ce passage qui semble vous troubler :
[i]
"Ici commence la présentation de la nouvelle Loi. Nous sommes loin de ce qu’on cherche souvent dans une religion : des pratiques à observer, des jeûnes, des prières et des bonnes œuvres par lesquelles on mérite le salut. Jésus n’en parlera guère car la Bible s’est déjà longuement étendue à ce sujet, et l’étude même de la Bible montre que ces lois et pratiques sont toujours liées à une certaine culture, et qu’elles doivent s’adapter avec le temps.
La Loi (18) : ce mot désignait parfois toute la religion d’Israël. La Loi et les Prophètes : c’était une manière de désigner toute la Bible.
Toute la Loi doit se réaliser (18). Ici, Jésus ne parle pas des commandements. Il affirme que la religion de l’Ancien Testament était une étape provisoire, mais nécessaire de l’histoire du salut. Les prophéties devaient se réaliser ; de même les rites et les sacrifices de cette religion qui exprimaient, à leur manière, le mystère du péché et de la miséricorde, devaient s’éclairer en la personne de Jésus.
C’est ainsi que pour nous l’observation des lois de la Bible n’est pas une fin en soi. Mais elles sont des expressions de l’amour vrai et elles en sont les garde-fous. En obéissant à ces lois, nous deviendrons capables d’une disponibilité à l’Esprit qui nous mènera beaucoup plus loin. C’est ainsi que nous découvrirons une “justice” ou perfection bien supérieure à celle des canonistes de ce temps qu’étaient les scribes et pharisiens (5.20).
Au moment où il va nous enseigner une nouvelle manière de comprendre la Loi de Dieu, Jésus nous met en garde contre la tentation de facilité. Beaucoup pourraient mal interpréter les paroles de Jésus et dire : Tant mieux, avec lui pas d’obligations, la religion devient facile ! C’est pourquoi Jésus précise que celui qui écarte un des plus petits commandements n’entrera pas dans le Royaume. Il en est de même pour tous ceux qui trouvent des prétextes pour excuser leur paresse : Ces commandements ne sont pas si importants ! Jésus montre l’esprit de la Loi à ceux qui se sont déjà soumis à une loi."[/i]
Il me semble important de relever dans ce passage de Matthieu 5 que les paroles de Jésus-Christ sur l'accomplissement de la Loi sont bien une introduction au Sermon sur la Montagne qui est le don de la Loi Nouvelle, de l'Alliance Nouvelle. C'est l'obéissance à cette Loi-là que le Seigneur encourage.
Dans la joie de Marie,
Teano