par p.cristian » lun. 12 sept. 2016, 13:56
Bonjour à tous,
L'âme française en danger? Je n'en sais rien, pas plus que je n'imagine ce que peut bien être cette âme. Est-ce que c'est ces images d'Épinal avec un petit village et son vieux clocher, ses petites têtes blondes toutes sages devant leur tables et leur encrier? S'agit-il du savoir vivre et de ce mélange méditerranéen et nordique qui fait notre spécificité? Ou bien ce sens cartésien, ce goût pour les belles constructions de l'esprit des lettres etc...
Je n'en sais rien. Mais ce que je sais de mon regard de fils de réfugiés politiques, né en France et français jusqu'au bout des ongles, c'est que si elle existe elle ne risque pas grand chose avec moi, au contraire.
Je ne pense pas que la désaffection des français pour leur église principale soit le plus grand danger, c'est un mouvement de fond qui va de pair avec le matérialisme ambiant. Le plus grand danger est dans la perte de connaissance du français, de son histoire, dans la soumission au mondialisme, et quand je parle de mondialisme, je ne parle pas d'ouverture vers la diversité du monde qui est plutôt une bonne chose, je parle de réduction de l'univers des possibles, de déracinement, de petitesse des objectifs, d'oubli et de decerebrement.
Il y a plus à craindre d'une France léthargique, dont l'idéologie consumériste est guidée par les plus gros annonceurs, par le pain et les jeux proposés par les médias principaux, que d'une France qui se détourne de l'Église catholique, même s'il est probable qu'il existe une relation entre ces deux faits.
Enfin, l'existence d'une minorité de français de culture musulmane doit être prise en compte. Ces français ne sont pas moins français que les autres, n'en déplaise à certains.
Enfin, le salut de la France ne passe pas par l'Église ( malgré toute ma sympathie pour elle), mais par la culture de l'esprit critique, de cet esprit d'insoumission qui nous est propre d'une part. D'autre part il nous faut garder une mémoire de nos racines, de notre histoire commune. On ne peut être des moutons (ou des veaux) lobotomisés par des slogans publicitaires ou politiques, si on s'est donné les clefs pour comprendre, la culture et l'éducation nécessaire pour ne pas prendre pour argent comptant le charabia du premier bonimenteur venu.
Malgré tout cela, de façon un peu irrationnelle sans doute, je garde une confiance sur la capacité des français à me surprendre, à n'être pas toujours des moutons de Panurge, à éviter les écueils qui nous attendent. Bref j'ai foi en ma France.
Bonjour à tous,
L'âme française en danger? Je n'en sais rien, pas plus que je n'imagine ce que peut bien être cette âme. Est-ce que c'est ces images d'Épinal avec un petit village et son vieux clocher, ses petites têtes blondes toutes sages devant leur tables et leur encrier? S'agit-il du savoir vivre et de ce mélange méditerranéen et nordique qui fait notre spécificité? Ou bien ce sens cartésien, ce goût pour les belles constructions de l'esprit des lettres etc...
Je n'en sais rien. Mais ce que je sais de mon regard de fils de réfugiés politiques, né en France et français jusqu'au bout des ongles, c'est que si elle existe elle ne risque pas grand chose avec moi, au contraire.
Je ne pense pas que la désaffection des français pour leur église principale soit le plus grand danger, c'est un mouvement de fond qui va de pair avec le matérialisme ambiant. Le plus grand danger est dans la perte de connaissance du français, de son histoire, dans la soumission au mondialisme, et quand je parle de mondialisme, je ne parle pas d'ouverture vers la diversité du monde qui est plutôt une bonne chose, je parle de réduction de l'univers des possibles, de déracinement, de petitesse des objectifs, d'oubli et de decerebrement.
Il y a plus à craindre d'une France léthargique, dont l'idéologie consumériste est guidée par les plus gros annonceurs, par le pain et les jeux proposés par les médias principaux, que d'une France qui se détourne de l'Église catholique, même s'il est probable qu'il existe une relation entre ces deux faits.
Enfin, l'existence d'une minorité de français de culture musulmane doit être prise en compte. Ces français ne sont pas moins français que les autres, n'en déplaise à certains.
Enfin, le salut de la France ne passe pas par l'Église ( malgré toute ma sympathie pour elle), mais par la culture de l'esprit critique, de cet esprit d'insoumission qui nous est propre d'une part. D'autre part il nous faut garder une mémoire de nos racines, de notre histoire commune. On ne peut être des moutons (ou des veaux) lobotomisés par des slogans publicitaires ou politiques, si on s'est donné les clefs pour comprendre, la culture et l'éducation nécessaire pour ne pas prendre pour argent comptant le charabia du premier bonimenteur venu.
Malgré tout cela, de façon un peu irrationnelle sans doute, je garde une confiance sur la capacité des français à me surprendre, à n'être pas toujours des moutons de Panurge, à éviter les écueils qui nous attendent. Bref j'ai foi en ma France.