Le Bouddhisme

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Forum de débats dialectiques entre personnes de bonne volonté autour de la religion chrétienne (catholicisme) et des objections formulées à son encontre

NB : L'attention des intervenants est particulièrement attirée sur la courtoisie et le respect ; les blasphèmes et provocations visant à blesser le sentiment religieux des lecteurs seront modérés ; les discussions inutilement polémiques seront verrouillées et leur initiateurs sanctionnés.

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Re: Le Bouddhisme

par Apocalypse21 » ven. 14 juin 2019, 21:11

Bonjour

En parlant bouddhisme. Est-ce que c'est que c'est une bénédiction ou une malédiction de se ré-incarner pour eux ?

Je confond peut-être avec l''hindouisme mais il me semble que c'est une malédiction. Est-ce vrai ?

Re: Le Bouddhisme

par Héraclius » lun. 08 juin 2015, 14:41

Oui, on en revient au débat au-dessus.

Affirmer des convictions exclusivistes n'est ni un manque de respect, ni une hostilité. Le choix n'est pas qu'entre le relativisme et l'intolérance. On peut heuresement penser que les gens ont tort et ne pas vouloir leur mettre son poing, son épée ou une balle dans la figure.

Re: Le Bouddhisme

par Belin » lun. 08 juin 2015, 14:00

aur15 a écrit : "ah! mais non, je détiens la vérité" et que l'autre dit la même chose, on tombe dans les querelles religieuses qui poussent certains à aller vers l'athéisme en pensant que les religions sont les moteurs de guerres et qu'elles n'apportent pas de bonnes choses.
Parceque les politiques athées n'ont pas provoqué des guerres, parce que les politiques athées n'ont pas persécuté et massacré en masse des croyants ! et l'athée dit aussi qu'il détient la vérité en disant que Dieu n'existe pas.

Si on est certain d'être dans la vérité on doit le dire et l'affirmer quand c'est nécessaire, et cela ne devrait pas être un motif pour se faire la guerre.

Re: Le Bouddhisme

par aur15 » dim. 07 juin 2015, 21:30

Je pense que les points commun bouddhisme-christianisme, c'est qu'ils ont une vision plutôt altruiste de la vie.
Aime ton prochain comme toi-même ou ne fais pas le mal pour pas avoir un mauvais karma.
Je pense qu'il faut respecter les croyances de chacun; si on se dit : "ah! mais non, je détiens la vérité" et que l'autre dit la même chose, on tombe dans les querelles religieuses qui poussent certains à aller vers l'athéisme en pensant que les religions sont les moteurs de guerres et qu'elles n'apportent pas de bonnes choses.

Re: Le Bouddhisme

par Héraclius » mer. 03 juin 2015, 1:10

Oui, une discussion serait sans doutes enrichissante. :)

Re: Le Bouddhisme

par axou » mer. 03 juin 2015, 0:22

Bienvenue JB Grenouille !

grâce à vous, nous pourrons peut-être y voir plus clair et plus vrai sur les liens et les différences entre christianisme et bouddhisme.

Axou

Re: Le Bouddhisme

par J-B Grenouille » mar. 02 juin 2015, 19:52

Tiens,

Si ça vous intéresse. Je suis moine bouddhiste, étudiant et traducteur, dans la tradition bouddhique scholastique par excellence (géloug).

Re: Le Bouddhisme

par Cinci » mar. 14 avr. 2015, 15:50

... en parlant de bouddhisme, il appert que Gilbert K. Chesterton avait son avis là-dessus. On pourrait toujours voir ce qu'il en disait.

Ici :

«Les experts en vulgarisation scientifique [...] ne se lassent pas de répéter que le christianisme et le bouddhisme se ressemblent beaucoup, le bouddhisme se rapprochant davantage du christianisme que le christianisme du bouddhisme. C'est une opinion fort répandue, et je l'ai moi-même partagée jusqu'à ce que je lise un livre qui en donnait les raisons : des analogies qui ne voulaient rien dire parce qu'elles étaient communes à l'humanité entière, et des analogies qui n'étaient aucunement des analogies. L'auteur nous expliquait sérieusement que les deux dogmes se ressemblaient par des aspects que l'on retrouve dans tous les dogmes, ou bien il leur trouvait des points communs là où à l'évidence, il n'y avait que des différences. Ainsi, à titre d'exemple [...] il observait que la voix divine qui appela le Christ et Bouddha venait dans les deux cas du ciel, comme si l'on pouvait s'attendre à ce qu'une voix divine vienne de la cave à charbon. Ou bien, autre exemple, il soulignait gravement le fait que les deux maîtres, par une singulière coïncidence, préconisaient l'un et l'autre le lavement des pieds. On pourrait tout aussi bien dire que ce fut une remarquable coÏncidence qu'ils aient eu tous deux des pieds à laver.

[...]

Que le bouddhisme exhorte à la compassion ou à la modération ne veut pas dire qu'il ressemble particulièrement au christianisme mais seulement qu'il ne diffère pas complètement de toute existence humaine. Les bouddhistes désapprouvent la cruauté ou l'excès parce que tout homme sensé désapprouve en théorie la cruauté ou les excès. Mais dire que le bouddhisme et le christianisme en donnent une même interprétation philosophique est tout simplement faux.

[...]

Je ne crois pas qu'il y ait deux institutions dans l'univers qui se contredisent plus catégoriquement que le bouddhisme et le christianisme. Même lorsque je croyais, avec la majorité des gens bien informés, mais peu érudits, à la ressemblance du bouddhisme et du christianisme, une chose me rendait toujours perplexe en ce qui les concernait : la prodigieuse différence entre leurs types d'art religieux. [...] L'opposition est partout, mais peut-être tient-elle au fait que le saint bouddhiste a toujours les yeux fermés alors que le saint chrétien [d'une cathédrale gothique] les a toujours ouverts. Le corps du saint médiéval est décharné jusqu'aux os, mais ses yeux sont affreusement vivants. Il ne peut y avoir de réelle communauté d'esprit entre les forces qui ont produit des symboles aussi différents. [...] Le bouddhiste regarde l'intérieur avec une intensité particulière. Le chrétien regarde l'extérieur avec une intensité frénétique.

[...]

Je veux adorer le monde, non pas comme on aime un miroir, parce qu'il est soi, mais comme on aime une femme, parce qu'elle est complètement différente. Si les âmes sont séparées, l'amour devient possible. Si les âmes sont unies, l'amour devient de tout évidence impossible. On peut dire à la rigueur d'un homme qu'il s'aime, mais il aura du mal à tomber amoureux de lui-même ou, si cela arrive, la cour qu'il lui faudra faire sera bien monotone. Si le monde est peuplé de véritables moi, ce ne peut être des mois égoïstes. Mais d'après le principe bouddhiste, le cosmos tout entier n'est constitué que d'une seule personne d'un prodigieux égoïsme. C'est là précisément que le bouddhisme rejoint le panthéisme moderne et l'immanentisme. Et c'est là précisément que le christianisme rejoint l'humanité, la liberté et l'amour. L'amour requiert la personnalité, c'est pourquoi il requiert la division. L'instinct du christianisme est de se réjouir que Dieu ait brisé l'univers en petits morceaux, parce que ce sont de petits morceaux vivants. Son instinct est de dire :«Petits enfants, aimez-vous les uns les autres», plutôt que de dire à une unique et vaste personne de s'aimer elle-même. Tel est l'abîme intellectuel qui sépare le bouddhisme et le christianisme : pour le bouddhiste et le théosophe, la personnalité est la chute de l'homme, alors que pour le chrétien , elle est la finalité de Dieu, l'essence de son idée cosmique. L'âme-monde des théosophes demande à l'homme qu'il l'aime pour se plonger en elle. Mais le centre divin du christianisme a en réalité expulsé l'homme au-dehors afin que celui-ci puisse l'aimer.

La déité orientale est semblable à un géant qui aurait perdu un bras ou une jambe et qui serait sans cesse à sa recherche, alors que la puissance chrétienne est pareille à un géant qui, dans un accès de générosité, couperait sa main droite, afin qu'elle puisse d'elle-même lui rendre hommage. [...] Toutes les philosophies modernes sont des chaînes qui attachent et entravent; le christianisme est une épée qui sépare et libère. De fait, aucune autre philosophie ne permet à Dieu de se réjouir de séparer l'univers en âmes vivantes. Mais selon le christianisme orthodoxe, cette séparation entre Dieu et l'homme est sacrée, parce qu'elle est éternelle. Pour qu'un homme puisse aimer Dieu, il est nécéssaire qu'il y ait non seulement un dieu à aimer, mais aussi un homme pour l'aimer. Tous ces esprits théosophiques indécis pour qui l'univers est un immense creuset sont ceux-là mêmes qui, d'instinct, reculent devant les redoutables paroles de nos Évangiles selon lesquelles le Fils de Dieu n'est pas venu avec la paix mais avec une épée tranchante. Ces paroles sonnent tout à fait justes, même si on les prend pour ce qu'elles veulent manifestement dire : tout homme qui prêche l'amour véritable est certain d'éveiller la haine. [...] l'amour feint s'achève en compromis et en philosophie ordinnaire, mais le véritable amour a toujours fini dans le sang.

Tel est le sens de ce bonheur presque dément dont témoignent les yeux du saint médiéval. Tel est le sens des paupières scellées de la somptueuse image bouddhiste. Le saint chrétien est heureux parce qu'il est véritablement coupé du monde; il est séparé des choses et il les contemple avec étonnement. Mais pourquoi le saint bouddhiste s'étonnerait-il des choses, puisqu'il n'y a en réalité qu'une seule chose, et qu'étant impersonnelle, elle ne peut guère s'étonner d'elle-même? [...] Le panthéiste ne peut s'émerveiller parce qu'il ne peut louer Dieu ni quoi que ce soit de vraiment distinct de lui-même. Mais ce qui nous intéresse ici dans l'immédiat, c'est l'effet de cette admiration chrétienne (qui agit vers l'extérieur, vers une déité distincte de l'adorateur) sur le besoin général d'activité morale et de réforme sociale. Et cet effet est assez manifeste. Il n'y a pas de réelle possibilité d'échapper au panthéisme par un élan particulier vers l'action morale. Car, par sa nature, le panthéisme suppose qu'une chose est aussi bonne qu'une autre, alors que, par sa nature, l'action suppose qu'une chose est préférable à une autre.

Au plus fort de son scepticisme, Swinburne essaya en vain de se débattre contre cette difficulté. Dans Les chants d'avant l'aube, inspirés par Garibaldi et par l'insurrection du peuple italien, il proclama la nouvelle religion et le Dieu plus pur qui anéantirait tous les prêtres du monde :

  • Que fais-tu à présent
    A pleurer les yeux tournés vers Dieu
    Je suis moi, tu es toi,
    Je suis en bas, tu es en haut,
    Je suis toi que tu cherches pour le trouver,
    trouve-toi mais toi-même, tu es moi.


Vers dont la déduction immédiate et évidente est que les tyrans sont autant les fils de Dieu que les Garibaldi, et que le roi de Naples, étant brillamment parvenu à «se trouver», est identique au bien suprême de toute chose. La vérité est que l'énergie occidentale qui détrône les tyrans résulte directement de la théologie occidentale qui affirme : «je suis moi, tu es toi». La même séparation spirituelle qui faisait lever les yeux pour voir un bon roi dans l'univers faisait aussi lever les yeux pour voir un mauvais roi à Naples. En insistant sur l'immanence de Dieu, nous obtenons l'introspection, l'isolement, le quiétisme, l'indifférence sociale : le Tibet. En insistant en particulier sur la transcendance de Dieu, nous obtenons l'émerveillement, la curiosité, l'aventure morale et politique, la vertu d'indignation : la chrétienté. En instant sur la présence de Dieu dans l'homme, l'homme demeurera à l'intérieur de lui-même. En insistant sur le fait que Dieu transcende l'homme, l'homme s'est lui-même transcendé. »

Source : G.K. Chesterton, Orthodoxie, Paris, Éditions Flammarion, 2010 (1908, édition originale), pp. 208-216

Re: Le Bouddhisme

par Anne » sam. 28 mars 2015, 15:02

Pour ceux et celles qui étaient passionnés par la critique du forum, les publications ont été déplacées dans la section "Vie de forum" sous le titre évocateur de : ledisciple : ce forum est intolérant !

Place au bouddhisme...

Re: Le Bouddhisme

par p.cristian » ven. 06 mars 2015, 21:58

En passant. ...
Joé a écrit :avec un faible tôt d'alphabétisation;
Elle m'a fait sourire celle-là. ...

:fleur: oui je sors. ..

Re: Le Bouddhisme

par Héraclius » sam. 14 févr. 2015, 22:15

S'il vous plaît, soyez un peu moins virulent. Ne vous sentez pas agressé. :fleur:

Ah, vous reconnaissez maintenant que le bouddhisme est une religion ?
Vous avez lu le contraire dans mes posts ?

Comme vous l'avez dit, cela dépend grandement de l'obédience bouddhiste et du degré d'éducation de ses adhérents. Le Theravada sous la forme la plus intellectuelle se rapproche à certains égards plus de la philosophie que de la religion mais sa pratique populaire frôle souvent la pure superstition (comme une certaine forme de catholisme populaire peut aussi l'être, là n'est pas la question).
Et les échanges entre bouddhistes et chrétiens, les catholiques s'y mirent avec un retard assez impressionnant que ce forum "musclé" ne contredit toujours pas, qu'en faites-vous des quantités de moines percevant le bouddhisme comme un apport de paix et de pratique ?
Je suis fasciné par les valeur morale promues par le Bouddhisme, qui sont souvent très proche de celle du Christianisme. J'apprécie beaucoup aussi le parallèle entre la sanctification chrétienne et la quête de l'éveil, notamment dans le Mahayana, qui présente des points communs étonnants.
Ce forum ne changera donc jamais, toujours aussi radical, et toujours de moins en moins de monde.
Vous finirez par écoeurer tout dialogue inter-religieux, je vous rassure, il y a belle lurette que les catholiques prennent leurs distances avec ce vieux catholicisme réducteur, qui pense pour vous, binaire, opposé. Bref terrible.
Dire que le bouddhisme est faux d'un point de vue catholique est une simple constatation. L'idée du Grand Tout et celle du Dieu transcendant sont contradictoires, elles ne peuvent cohabiter. Un peu comme le communisme et le capitalisme. Ce n'est pas un jugement de valeur, mais un fait. On ne peut être à la fois communiste et capitaliste ; même chose pour le Christianisme et le Bouddhisme.
Le plus inquiétant est que notre souverain pontife n'a strictement rien compris avec cet appel basique en arabe. En principe, il devrait être protégé par le Saint-Esprit, et sans aller forcément au dons des langues, anglais, arabe, sont des langues basiques, surtout pour des expressions de prières. Ben non, notre pape n'a rien compris.
Je ne suis pas sûr que les choses fonctionnent comme cela.
Vous êtes moins de 60 connectés, comme si les radicaux n'avaient toujours pas compris qu'un forum, c'est fait pour dialoguer, pas se faire écraser. Mon tort ? Avoir dit simplement un fait historique.
Notre forum ne se veut pas traditionnaliste ou intégriste, simplement catholique dans la ligne actuelle du St Siège, adhérant à la théologie catholique telle qu'elle est enseignée aujourd'hui. Ce n'est pas particulièrement radical comme approche.
Tant que vous opposerez les gens et les religions, vous ne vaudrez pas la saveur de l'indulgence.
Le christianisme est une religion exclusiviste. Elle définie la vérité comme une. C'est écrit dans l'Evangile.

Mais exclusivisme n'est pas intolérance, n'est pas fermeture d'esprit.
C'est vrai, pourquoi avons-nous souffert tant alors que nous avions des tenues de méditation autrement plus confortables ? Pourquoi avoir tant attendu pour comprendre enfin que vivre était bien, et que c'est dans la voie d'un bien être en rapport entre son corps, son esprit, ses émotions, qu'on devient plus conciliant avec la vie ?

Il nous manque cette petite pratique du confort quotidien qu'on trouve simplement dans le bouddhisme, je prends de suite !
La tradition chrétienne, comme d'ailleurs une bonne partie du bouddhisme, est plutôt en faveur de l'ascèse que du confort, qui est justemment rejeté. Le modèle chrétien des premiers temps, c'est le martyr, ou le moine qui part vivre seul dans le désert en se coupant de tout pour vivre avec intensité l'Amour de Dieu.
En somme, ici, qui pratique un peu le bouddhisme, sans se croire voué pour l'enfer pour avoir trahi l'évangile ?
Pratiquer des techniques bouddhiques (de méditation, par exemple) dans un cadre chrétien n'est pas bien méchant.

Ce qui importe, c'est la doctrine. Croyons nous que le monde est fondé sur l'amour, et qu'il faut lutter contre le néant du désamour par la grâce d'un Dieu transcendant, ou à la néssécité de combattre notre individualité pour fuir la souffrance du monde et entrer en communion avec le Grand Tout ? Il faut faire un choix.



Dieu vous garde dans Son étreinte aimante,



Héraclius -

Re: Le Bouddhisme

par ledisciple » sam. 14 févr. 2015, 21:37

Héraclius a écrit :Il n'en demeure pas moins que les deux religions se contredisent dans leurs fondements.
Ah, vous reconnaissez maintenant que le bouddhisme est une religion ?
Et les échanges entre bouddhistes et chrétiens, les catholiques s'y mirent avec un retard assez impressionnant que ce forum "musclé" ne contredit toujours pas, qu'en faites-vous des quantités de moines percevant le bouddhisme comme un apport de paix et de pratique ?
Héraclius a écrit :Soit le Bouddhisme a raison, soit c'est le Christianisme, soit les deux ont tort.
Ce forum ne changera donc jamais, toujours aussi radical, et toujours de moins en moins de monde.
Vous finirez par écoeurer tout dialogue inter-religieux, je vous rassure, il y a belle lurette que les catholiques prennent leurs distances avec ce vieux catholicisme réducteur, qui pense pour vous, binaire, opposé. Bref terrible.

Vous me parlez d'Assise, mais c'est fini depuis longtemps ! Quand le pape François a voulu prier pour la paix, il s'est fait humilier dans les jardins du Vatican par un imam invitant au Djihad. Il se croyait encore en 1986, il était en 2014 sous les génocides des islamistes... On ne prie pas avec des nazis, on s'y oppose. Cette erreur est tragique, elle montre que Vatican ne sait pas défendre ses fidèles coptes, catholiques, et nous, nous avons compris que ce sont les Etats qui ont la puissance de guerre.

Le bouddhisme l'a compris il y a longtemps, et eux ne sont jamais tombés dans de telles erreurs de jugements utopiques.

Le plus inquiétant est que notre souverain pontife n'a strictement rien compris avec cet appel basique en arabe. En principe, il devrait être protégé par le Saint-Esprit, et sans aller forcément au dons des langues, anglais, arabe, sont des langues basiques, surtout pour des expressions de prières. Ben non, notre pape n'a rien compris.

Notre monde ne se fait plus dans la soumission. Je me rappelle, parce que j'avais osé signaler le baiser de JP2 du Coran, j'avais été attaqué ici par un modérateur qui ne semble plus y être en fonction. C'était un montage, parait-il, et j'avais profondément énervé sans rien comprendre. Le forum tournait autour de 200 connexions, il y avait une pub déguisée en interview pour Boutin.

Vous êtes moins de 60 connectés, comme si les radicaux n'avaient toujours pas compris qu'un forum, c'est fait pour dialoguer, pas se faire écraser. Mon tort ? Avoir dit simplement un fait historique.

Je reviens, étonné que mon pseudo existe encore, des années plus tard, et c'est le même état d'esprit, impitoyable, sans coeur, terriblement dur.

C'est fini, ce catholicisme radical. On n'a plus besoin de curé qui sont du reste trop vieux pour exercer. On s'est adapté, et d'abord au dialogue, aux rencontres.

Il y a 20 ans, les pathos expliquaient au monde les religions, mais c'est fini tout cela. Ce radotage n'intéresse plus personne.

Il y a des religions, et des variétés énormes au sein d'une religion comme le christianisme. Parler du bouddhisme, du christianisme, qu'est-ce que cela veut dire encore ? Plus rien.

Je suis content que les religions reviennent, en liberté, et sans rien demander. On a gagné cette liberté de croire, de penser, d'aimer, sans plus besoin de subir ce toit du plomb d'incompétences pour mieux nous conserver. "Attention, le bouddhisme n'est pas une religion ; attention, le vrai Dieu est avec nous uniquement, etc." C'est bas.

Tant que vous opposerez les gens et les religions, vous ne vaudrez pas la saveur de l'indulgence.

C'est vrai, pourquoi avons-nous souffert tant alors que nous avions des tenues de méditation autrement plus confortables ? Pourquoi avoir tant attendu pour comprendre enfin que vivre était bien, et que c'est dans la voie d'un bien être en rapport entre son corps, son esprit, ses émotions, qu'on devient plus conciliant avec la vie ?

Il nous manque cette petite pratique du confort quotidien qu'on trouve simplement dans le bouddhisme, je prends de suite !

En somme, ici, qui pratique un peu le bouddhisme, sans se croire voué pour l'enfer pour avoir trahi l'évangile ?

Re: Le Bouddhisme

par Jeremy43 » sam. 14 févr. 2015, 18:30

Bonjour,

La Vérité est intolérante par nature, quand on rentre dans un mur, on se détruit, qu'on croit ou pas en l'existence du dit mur, ça ne change rien, le mur est là. C'est pareil avec Dieu et comme l'a dit Héraclius il ne peut y avoir qu'une seule Vérité. Le Christ nous a dit qu'Il Est la Vérité, seconde Personne de la Très Sainte Trinité, venu par le Père pour sauver le monde.

Si chacun regarde au fond de lui, il voit que nous avons besoin d'être sauvé car nous sommes profondément incliné au mal, qui peut dire le contraire ? la Bible dit vrai, il n'y a qu'une seule norme morale, celle de Dieu et nous devons la respecter. Celle-ci est inscrite dans notre conscience, ne pas la suivre et la tordre pour suivre nos passions déréglées c'est se pervertir.

Re: Le Bouddhisme

par Héraclius » sam. 14 févr. 2015, 17:46

Il n'en demeure pas moins que les deux religions se contredisent dans leurs fondements.

Soit le Bouddhisme a raison, soit c'est le Christianisme, soit les deux ont tort.

Assise n'est en rien une reconnaissance des autres religions comme vraies. C'est tout au plus la reconnaissance d'une part de vérité (essentiellement éthique dans le cadre des religions indiennes) contenue dans ces mouvements vers le divin.

Re: Le Bouddhisme

par ledisciple » sam. 14 févr. 2015, 17:37

Qu'on raconte n'importe quoi au nom du catholicisme, ce n'est pas glorieux, mais chez certains c'est assez courant.
C'est du reste dans le temps une des chutes de connexions de ce forum, trop de servitude pour plaire, jusqu'à déplaire. Bref, nier que le bouddhisme, qui est officiellement la 3e religion de France, n'est plus,selon certains catholiques, une religion, est amusant.

Le mieux, c'est qu'il y a DES bouddhismes, et que 11 mouvances sont associées en France. Eh oui, parler du bouddhisme, c'est parler comme du christianisme, les mouvances sont nombreuses.

Le Dieu du monothéisme hébreu, Eloah, al'Ilah (Allah), YHWH, c'est le Dieu unique des hébreux initialement, quoiqu'avec Abraham nous soyons plus proche de la Mésopotamie.

Cela signifie juste qu'un dieu a été élevé au rang de Dieu unique, c'est tout. Cela ne signifie pas du tout qu'il n'en existe qu'un.

Prenons le panthéon égyptien, quand le Pharaon Aménophis IV choisit un dieu, celui du cercle solaire, Aton, il en fit le Dieu unique, un autre, différent et sans rapport avec celui issu du panthéon de la Mésopotamie. C'est pourtant historiquement un dieu entre tous.

Et dans des mouvances historiques du bouddhisme, pour certains, Bouddha est Dieu.

On pourrait rester en Inde et choisir un avatar devenu pour certain, de dieu local insignifiant, leur Dieu unique : Krishna.

C'est ainsi, l'Eglise a voulu reconnaitre avec Assise 1986 le divin et l'humanisme. Alors, il faut faire avec... Ou sans, la laicité ayant séparé l'Eglise de l'Etat.

Le bouddhisme est bien une grande et puissante religion qui n'a de cesse de progresser en Europe, bien plus ancienne que le christianisme.

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