Critiquer le progrès : une maladie de riche

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Re: Critiquer le progrès : une maladie de riche

par Jean Abdul » dim. 09 août 2015, 0:58

Jeremy43 a écrit :Les sermons du Saint Curé sont tous magnifiques, merci d'en avoir partagé un.
PaxetBonum a écrit :Merci infiniment
Je vous en prie, je suis content d'avoir apporté quelque chose!

Re: Critiquer le progrès : une maladie de riche

par Héraclius » sam. 08 août 2015, 16:09

Un mode de vie paysanne, basé sur les cycles de la nature (et donc les lois naturelles, ce qui est source d'émerveillement) avec une forte vie religieuse (comme jadis dans notre beau pays) apporte bien plus de bonheur à l'homme que le monde moderne qui répond à tous les besoins de la chair mais pas du tout au coeur humain et ça les plus âgés peuvent en témoigner. Ils regrettent le temps dur (physiquement) de leur jeunesse mais tellement plus vrai et moins difficile moralement.
On pourrait vous rétorquer que la religion de nos ancètres paysans était bien souvent un culte utilitaire, lié à l'agriculture (prier pour les récoltes, bénir la mer...), mêlé de supersitions diverses, et bien peu conforme à la foi personnelle que l'Eglise promeut aujourd'hui. La possibilité d'éduquer les masse donne à beaucoup plus de gens accès à une compréhension plus profonde de la religion chrétienne. J'en viens parfois à douter que la France fut jamais chrétienne, à certains égards.

Re: Critiquer le progrès : une maladie de riche

par Jeremy43 » sam. 08 août 2015, 13:51

Bonjour,

Les sermons du Saint Curé sont tous magnifiques, merci d'en avoir partagé un.

Derrière la notion de progrès, il y a une idéologie, celle de la matière (et donc du monde, du démon) qui va de facto contre celle de notre religion (et désire faire des hommes des robots, je ne regarde plus toutes les infos mais il paraît qu'ils font des trucs de plus en plus dingues), de Dieu et là, la Parole de notre Seigneur prend tout son sens : à quoi sert-il à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme ? ce n'est pas seulement la perte éternelle dont il s'agit, mais la perte de ce qui fait de nous des hommes, des êtres uniques et nobles : notre coeur, temple de la Très Sainte Trinité.

Un mode de vie paysanne, basé sur les cycles de la nature (et donc les lois naturelles, ce qui est source d'émerveillement) avec une forte vie religieuse (comme jadis dans notre beau pays) apporte bien plus de bonheur à l'homme que le monde moderne qui répond à tous les besoins de la chair mais pas du tout au coeur humain et ça les plus âgés peuvent en témoigner. Ils regrettent le temps dur (physiquement) de leur jeunesse mais tellement plus vrai et moins difficile moralement.

Mais ça le monde ne veut pas le comprendre, les gens d'aujourd'hui ne comprennent pas le bonheur énorme qu'il y a à vivre une vie monastique, toute tournée vers la louange et l'action de grâces, alors que nous sommes pourtant tous fait pour ça (on ne peut pas tous vivre comme des bénédictins car physiquement c'est très dur mais dans l'esprit et les faits, je pense que la vie chrétienne doit ressembler à une vie monastique).

On a perdu l'Amour et en perdant l'Amour on a perdu la vie.

Re: Critiquer le progrès : une maladie de riche

par PaxetBonum » sam. 08 août 2015, 13:46

Merci infiniment

Re: Critiquer le progrès : une maladie de riche

par Jean Abdul » sam. 08 août 2015, 13:21

Mes frères pour M.F..
En remontant de deux pages, vous accédez aux quatre tomes des sermons, ainsi que les intuitions et d'autres textes :
http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Ars/table.htm

Re: Critiquer le progrès : une maladie de riche

par PaxetBonum » sam. 08 août 2015, 13:02

Merci Jean Abdul pour le lien vers le sermon.
Je dois être idiot, je ne comprends pas ce que signifient les initiales MF…

Re: Critiquer le progrès : une maladie de riche

par PaxetBonum » sam. 08 août 2015, 13:00

Jean Abdul a écrit :
Bénédictions a écrit : En tant que disciple du Christ on doit s'efforcer d'aimer le monde tel qu'il est.
Jean Abdul a raison

On devrait plutôt chercher à le rendre tel qu'il devrait être.
les lectures du jour, pour la St Jean Marie Vianney qui n'aimait pas le monde tel qu'il était mais a travailler sans relâche pour le rendre conforme au Christ, en Ezechiel sont très claires :

"Quand je dirai au méchant: Tu mourras! si tu ne l'avertis pas, si tu ne parles pas pour détourner le méchant de sa mauvaise voie et pour lui sauver la vie, ce méchant mourra dans son iniquité, et je te redemanderai son sang. Mais si tu avertis le méchant, et qu'il ne se détourne pas de sa méchanceté et de sa mauvaise voie, il mourra dans son iniquité, et toi, tu sauveras ton âme. "

Nous ne devons accepter le monde tel qu'il est mais agir pour qu'il change.

Re: Critiquer le progrès : une maladie de riche

par Jean Abdul » sam. 08 août 2015, 3:03

Bénédictions a écrit : En tant que disciple du Christ on doit s'efforcer d'aimer le monde tel qu'il est.
Plusieurs de vos propos me révoltent, celui ci en est peut être l'essence... Aimez vous aussi le Prince de ce monde?

Premier Épître de St Jean, 2:15 :
"N'aimez ni le monde, ni rien de ce qui est dans le monde. Si quelqu'un aime le monde, l'amour du Père n'est pas en lui. Car tout ce qui est dans le monde (...) vient non pas du Père, mais du monde."

De multiples autres versets vont dans ce sens, ainsi que quantité de textes ; notamment de splendides sermons du curé d'Ars :
"Jésus-Christ nous dit, M.F., que nous ne pouvons pas servir deux maîtres, c'est-à-dire, Dieu et le monde. Vous ne pouvez plaire à Dieu et au monde, nous dit-il. Malgré tout ce que vous ferez, vous ne pourrez convenir à tous les deux en même temps. En voici la raison, M.F., c'est qu'ils sont extrêmement opposés dans leurs pensées, leurs désirs et leurs actions : l'un promet une chose tout à fait contraire à ce que promet l'autre ; l'un défend ce que l'autre permet et commande ; l'un vous fait travailler pour le temps présent, et l'autre pour le temps à venir, qui est le ciel ; l'un vous offre les plaisirs, les honneurs et les richesses, l'autre ne vous présente que les larmes, la pénitence et le renoncement à vous-mêmes ; l'un vous appelle dans un chemin de fleurs, du moins en apparence, et l'autre dans celui des épines. Chacun, M.F., demande notre cœur, c'est à nous de choisir lequel de ces deux maîtres nous voulons suivre. L'un, qui est le monde, nous promet de nous faire goûter tout ce que nous pouvons désirer pendant notre vie, quoiqu'il promette toujours plus qu'il ne donne ; mais, en même temps, il nous cache les maux qui nous sont réservés pendant l'éternité. L'autre, qui est Jésus-Christ, ne nous promet point toutes ces choses ; mais il nous dit, pour nous consoler, qu'il nous aidera et que même il adoucira grandement nos peines : « Venez à moi, je vous consolerai ; et à ma suite vous trouverez la paix de l'âme et la joie du cœur. » Voilà, M.F., ces deux maîtres qui nous demandent notre cœur ; auquel voulez-vous appartenir ? Tout ce que le monde vous présente n'est que pour le temps présent. Les biens, plaisirs et honneurs finiront avec la vie, et en finissant la vie, nous allons commencer une éternité de tourments. Mais, si nous voulons suivre Jésus-Christ, qui nous appelle, chargé de sa croix, nous verrons bientôt que les peines de son service ne sont pas aussi grandes que nous le croyons bien : il marchera devant nous, il nous aidera, il nous consolera, et il nous promet, après quelques petits instants de peines, un bonheur qui durera autant que lui-même. Mais, pour mieux vous le faire comprendre, M.F., je vais vous montrer qu'il est impossible de plaire à Dieu et au monde. Ou tout à Dieu, ou tout au monde : point de partage."
Sermon complet...

Re: Critiquer le progrès : une maladie de riche

par PaxetBonum » mar. 02 juin 2015, 8:11

Bénédictions a écrit :Je serais prêt à accepter un emploi très immoral en le faisant en priant, en pardonnant, en méditant, en contemplant, en ne jugeant pas mes clients désagréables, en ne me plaignant pas du travail.
Je ne suis pas d'accord avec vous.
Prier, méditer, contempler, ne pas juger et ne pas se plaindre ne contrebalance pas un travail immoral.
Jésus ne dit pas aux collecteurs d'impôts de prier, contempler… tout en continuant d'escroquer les gens, il leur demande de la moralité dans leur travail en premier lieu.
On ne peut devenir saint en vendant de la drogue ou des films pornographiques.
Il nous sera réclamé des comptes pour ceux dont nous avons provoqué la perdition malgré toutes nos prières, contemplations.
La prière ne saurait justifier l'immoralité de nos œuvres.

Re: Critiquer le progrès : une maladie de riche

par Bénédictions » lun. 01 juin 2015, 17:53

PaxetBonum a écrit :
Bénédictions a écrit : Si j'étais Nord-Coréen je n'aurais pas beaucoup de scrupules à devenir militaire ou policier.
Pensez-vous qu'un français devrait avoir des scrupules à devenir militaire ou policier ?


Un français devrait avoir des scrupules à ne pas avoir 8 enfants, à ne pas lire la bible longuement tous les jours. Un français ne devrait pas lire les journaux mais plutôt prier.
Un français devrait avoir des scrupules vis à vis de quasiment tous les emplois modernes. Mais être rentier ou vivre des aides sociales volontairement est encore plus immoral.

Personnellement je vis très bien d'être imparfait. Je serais prêt à accepter un emploi très immoral (buraliste par exemple) en le faisant en priant, en pardonnant, en méditant, en contemplant, en ne jugeant pas mes clients désagréables, en ne me plaignant pas du travail.

Re: Critiquer le progrès : une maladie de riche

par PaxetBonum » lun. 01 juin 2015, 8:08

Bénédictions a écrit : Si j'étais Nord-Coréen je n'aurais pas beaucoup de scrupules à devenir militaire ou policier.
Pensez-vous qu'un français devrait avoir des scrupules à devenir militaire ou policier ?

Re: Critiquer le progrès : une maladie de riche

par Bénédictions » sam. 30 mai 2015, 21:16

Bernard Beauzamy

Re: Critiquer le progrès : une maladie de riche

par Toto » sam. 30 mai 2015, 19:47

Qui citiez-vous?

Re: Critiquer le progrès : une maladie de riche

par Bénédictions » sam. 30 mai 2015, 19:33

Vous êtes certainement mieux placé que moi. Je ne faisais que citer un expert.

Re: Critiquer le progrès : une maladie de riche

par Toto » sam. 30 mai 2015, 13:51

Bénédictions a écrit : Les instruments de calculs permettent de se passer de personnel très qualifié.
Au contraire! Moi qui travaille dans le domaine des mathématiques, je constate que plus la force de calcul des instruments est grand et plus les techniques statistiques sont développées, plus il faut des gens compétents pour bien comprendre les chiffres sortis et prendre les bonnes décisions.

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