par Enyo32 » mar. 12 mai 2015, 23:42
Bonjour à tous,
Ma question est une question au sujet de la Providence, en essayant de comprendre comment elle s'exerce au niveau particulier, contingent, et non "en général." J'ai conscience qu'on ne peut peut-être pas y répondre, seulement dire "c'est un mystère, on comprendra là-haut, les voies du seigneur sont impénétrables, etc..." Mais je veux tout de même essayer de comprendre ce qu'il est possible de comprendre à mon niveau (ét à notre niveau humain).
Ma question peut sembler un peu bizarre, mais l'on peut bien évidemment la formuler pour n'importe qui, que ce soit vous qui lisez ce message, moi, la Ste Vierge, Napoléon, Mère Teresa ou votre voisin : Dieu a-t-il voulu que j'existe ?
Parce que d'un côté, j'ai envie de dire oui :
1) parce que l'on dit que Dieu a "un projet" pour chacun de nous (une vocation), qu'il nous laisse bien entendu libre de suivre ou non. Dieu est Provident, dit-on, et il nous laisse libre en même temps.
2) De plus, si l'on dit qu'il ne voulait pas je vive :
• soit on l'entend dans le sens qu'il ne le voulait pas "absolument", "positivement" mais qu'il n'était pas non plus contre : en gros mon existence lui était indifférente, ne lui fait "ni chaud ni froid". Et c'est bien pourquoi il m'a permis, il m'a laissé naître. Mais dire que cela le laisse indifférent, ni chaud ni froid, cela est contraire à son amour. Donc ce n'est pas dans ce sens là.
• Soit on l'entend dans le sens négatif : mais c'est impossible, car rien qui ne se fait n'est contraire à sa volonté. Donc s'il ne voulait pas que je vive, réellement, il ne l'aurait pas permis : or le fait est qu'il l'a permis. Donc ce n'est pas dans ce sens là.
--> Donc on ne peut dire que Dieu ne voulait pas que je vive. Donc il voulait que je vive.
De l'autre côté :
S'il voulait vraiment que je vive, alors cela lui a demandé un travail "titanesque", de fourmi. Car ma venue à l'existence est le fruit de tellement de contingence : il fallait que mes parents se rencontrent, à telle heure, à tel endroit. Qu'ils se connaissent. Que mon père soit amoureux de ma mère. Que ma mère le soit aussi, etc... Cela est tellement contingent, dépend tellement des circonstances. Un rien peut tout changer : si mon futur père était malade ce jour-là, n'était pas sorti de chez lui, etc.. Et ainsi pour le père de mon père, la mère de mon père, le père de ma mère, la mère de ma mère, etc, etc à l'infini presque.... Et de même nous pourrions dire que si ma mère après ma conception, avait dormi dans une position légèrement différente, un autre spermatozoïde aurait atteint l'ovule, et je ne serais pas là. Et ainsi pour mes parent, mes grands-parents, mes arrières-grands-parents, etc....Voyez-vous ce que je veux dire ?
Cela semble fou, car cela voudrait dire que Dieu dans sa Providence règle TOUT, absolument tout, toutes les circonstances.Bien qu'il nous laisse libre de choisir comment réagir et agir dans ces circonstances ? Cela me semble difficile à croire.
Voyez donc mon problème : où y a-t-il erreur(s) dans mes réflexions ?
Merci d'avance,
Bonjour à tous,
Ma question est une question au sujet de la Providence, en essayant de comprendre comment elle s'exerce au niveau particulier, contingent, et non "en général." J'ai conscience qu'on ne peut peut-être pas y répondre, seulement dire "c'est un mystère, on comprendra là-haut, les voies du seigneur sont impénétrables, etc..." Mais je veux tout de même essayer de comprendre ce qu'il est possible de comprendre à mon niveau (ét à notre niveau humain).
Ma question peut sembler un peu bizarre, mais l'on peut bien évidemment la formuler pour n'importe qui, que ce soit vous qui lisez ce message, moi, la Ste Vierge, Napoléon, Mère Teresa ou votre voisin : Dieu a-t-il voulu que j'existe ?
[b][u]Parce que d'un côté, j'ai envie de dire oui :[/u][/b]
1) parce que l'on dit que Dieu a "un projet" pour chacun de nous (une vocation), qu'il nous laisse bien entendu libre de suivre ou non. Dieu est Provident, dit-on, et il nous laisse libre en même temps.
2) De plus, si l'on dit qu'[i]il ne voulait pas je vive[/i] :
• soit on l'entend dans le sens qu'il ne le voulait pas "absolument", "positivement" mais qu'il n'était pas non plus contre : en gros mon existence lui était indifférente, ne lui fait "ni chaud ni froid". Et c'est bien pourquoi il m'a permis, il m'a laissé naître. Mais dire que cela le laisse indifférent, ni chaud ni froid, cela est contraire à son amour. Donc ce n'est pas dans ce sens là.
• Soit on l'entend dans le sens négatif : mais c'est impossible, car rien qui ne se fait n'est contraire à sa volonté. Donc s'il ne voulait pas que je vive, réellement, il ne l'aurait pas permis : or le fait est qu'il l'a permis. Donc ce n'est pas dans ce sens là.
--> Donc on ne peut dire que [i]Dieu ne voulait pas que je vive[/i]. Donc il voulait que je vive.
[u][b]De l'autre côté : [/b][/u]
S'il voulait vraiment que je vive, alors cela lui a demandé un travail "titanesque", de fourmi. Car ma venue à l'existence est le fruit de tellement de contingence : il fallait que mes parents se rencontrent, à telle heure, à tel endroit. Qu'ils se connaissent. Que mon père soit amoureux de ma mère. Que ma mère le soit aussi, etc... Cela est tellement contingent, dépend tellement des circonstances. Un rien peut tout changer : si mon futur père était malade ce jour-là, n'était pas sorti de chez lui, etc.. Et ainsi pour le père de mon père, la mère de mon père, le père de ma mère, la mère de ma mère, etc, etc à l'infini presque.... Et de même nous pourrions dire que si ma mère après ma conception, avait dormi dans une position légèrement différente, un autre spermatozoïde aurait atteint l'ovule, et je ne serais pas là. Et ainsi pour mes parent, mes grands-parents, mes arrières-grands-parents, etc....Voyez-vous ce que je veux dire ?
Cela semble fou, car cela voudrait dire que Dieu dans sa Providence règle TOUT, absolument tout, toutes les circonstances.Bien qu'il nous laisse libre de choisir comment réagir et agir dans ces circonstances ? Cela me semble difficile à croire.
Voyez donc mon problème : où y a-t-il erreur(s) dans mes réflexions ?
Merci d'avance,