par Christophe67 » jeu. 30 avr. 2015, 12:50
Bonjour,
Peut-être faut-il voir aussi que l'Église reconnait ses torts a posteriori, et non a priori.
Il faut prendre en compte que l'affaire Galilée, était une découverte qui bouleversait les connaissances et croyances anciennes et qu'il ne disposait pas de preuves directes. C'est très important dans une démarche scientifique, sans cela ce n'est ni plus ni moins qu'une théorie parmi d'autres.
Il est assez facile de condamner à la seule vue de nos connaissances actuelles, mais combien de nos théories actuelles seront des faits avérés, ou des erreurs, de demain ? Les générations futures nous prendront probablement aussi pour des générations obscurantistes : ce n'est pas pour cela que nous étions de mauvaise foi.
Mais dans les faits, il est plus simple d'accuser l'Église d'obscurantisme que de reconnaître que Galilée a manqué de rigueur scientifique. Ne pouvant démontrer ou reproduire, une théorie, une conviction ne peut être validée.
Le fait de n'avoir pas suivi les conseils de ses protecteurs (il y avait aussi des religieux), n'est-il pas aussi responsable de ses problèmes ? L'orgueil est peut-être le plus coupable dans cette affaire.
Concernant les Croisés, il ne faut pas oublier que ce sont des hommes parmi lesquels se trouvaient aussi des criminels qui cherchaient à échapper à une exécution, des hommes d'armes qui pouvaient être épris d'aventures, de richesses, de rapines plus que de foi. Des fois plus soldats que moines.
Et que comme pour les massacres des albigeois, il fallait parfois faire avec ce qu'on avait, c'est-à-dire avec des hommes à la recherche de terres et richesses qui se seraient gardés de défendre la chrétienté contre les hérésies sans cela.
Mais à la base les croisades n'étaient pas un mal, elles avaient pour but de rendre accessibles, aux pèlerins, les lieux les plus saints de la chrétienté. Et parmi ces pèlerins il y avait beaucoup de justiciables qui, au lieu d'être condamnés à mort, étaient condamnés à faire un pèlerinage à Jérusalem et en apporter la preuve. L'Église était donc bien dans son rôle en sauvant leurs corps mais aussi leur âmes, et cela on l'occulte.
Comme Charlemagne, on pouvait être amené à mettre à sac une ville chrétienne espagnole car celui de la ville musulmane n'avait pas aboutit. Était-ce un choix religieux, ou politique pour rétribuer les vassaux qui avaient suivi ? Ou bien exécuter 5000 ennemis, d'un peuple germanique rebelle refusant de se convertir, et à devenir plus tard le parrain de leur chef converti par la parole ? La jeunesse guerrière faisant place plus tard au développement de l'érudition.
Il faut prendre aussi en compte, qu'un monarque était responsable devant Dieu de la foi et des actions de ses sujets ; quand on dispose de la force et que l'espérance de vie est bien inférieure à aujourd'hui, n'aurait-on pas tendance à vouloir user de l'épée plutôt que de la patience ? A forcer plutôt que convertir ?
Dans tous ces exemples on voit qu'à la base la faute vient des hommes ; on a souvent tendance à condamner un ensemble par les actions néfastes d'une minorité.
C'est très réducteur, donc bien humain.
Cordialement.
Bonjour,
Peut-être faut-il voir aussi que l'Église reconnait ses torts a posteriori, et non a priori.
Il faut prendre en compte que l'affaire Galilée, était une découverte qui bouleversait les connaissances et croyances anciennes et qu'il ne disposait pas de preuves directes. C'est très important dans une démarche scientifique, sans cela ce n'est ni plus ni moins qu'une théorie parmi d'autres.
Il est assez facile de condamner à la seule vue de nos connaissances actuelles, mais combien de nos théories actuelles seront des faits avérés, ou des erreurs, de demain ? Les générations futures nous prendront probablement aussi pour des générations obscurantistes : ce n'est pas pour cela que nous étions de mauvaise foi.
Mais dans les faits, il est plus simple d'accuser l'Église d'obscurantisme que de reconnaître que Galilée a manqué de rigueur scientifique. Ne pouvant démontrer ou reproduire, une théorie, une conviction ne peut être validée.
Le fait de n'avoir pas suivi les conseils de ses protecteurs (il y avait aussi des religieux), n'est-il pas aussi responsable de ses problèmes ? L'orgueil est peut-être le plus coupable dans cette affaire.
Concernant les Croisés, il ne faut pas oublier que ce sont des hommes parmi lesquels se trouvaient aussi des criminels qui cherchaient à échapper à une exécution, des hommes d'armes qui pouvaient être épris d'aventures, de richesses, de rapines plus que de foi. Des fois plus soldats que moines.
Et que comme pour les massacres des albigeois, il fallait parfois faire avec ce qu'on avait, c'est-à-dire avec des hommes à la recherche de terres et richesses qui se seraient gardés de défendre la chrétienté contre les hérésies sans cela.
Mais à la base les croisades n'étaient pas un mal, elles avaient pour but de rendre accessibles, aux pèlerins, les lieux les plus saints de la chrétienté. Et parmi ces pèlerins il y avait beaucoup de justiciables qui, au lieu d'être condamnés à mort, étaient condamnés à faire un pèlerinage à Jérusalem et en apporter la preuve. L'Église était donc bien dans son rôle en sauvant leurs corps mais aussi leur âmes, et cela on l'occulte.
Comme Charlemagne, on pouvait être amené à mettre à sac une ville chrétienne espagnole car celui de la ville musulmane n'avait pas aboutit. Était-ce un choix religieux, ou politique pour rétribuer les vassaux qui avaient suivi ? Ou bien exécuter 5000 ennemis, d'un peuple germanique rebelle refusant de se convertir, et à devenir plus tard le parrain de leur chef converti par la parole ? La jeunesse guerrière faisant place plus tard au développement de l'érudition.
Il faut prendre aussi en compte, qu'un monarque était responsable devant Dieu de la foi et des actions de ses sujets ; quand on dispose de la force et que l'espérance de vie est bien inférieure à aujourd'hui, n'aurait-on pas tendance à vouloir user de l'épée plutôt que de la patience ? A forcer plutôt que convertir ?
Dans tous ces exemples on voit qu'à la base la faute vient des hommes ; on a souvent tendance à condamner un ensemble par les actions néfastes d'une minorité.
C'est très réducteur, donc bien humain.
Cordialement.