par Boris » sam. 28 avr. 2007, 14:52
Je tiens tout d'abord à vous dire que vous ne trouverez aucune tolérance de ma part, mais par contre vous aurez du respect de ma part.
Voici la réponse à votre question :
Concile Vatican II, in [i]Dei Verbum[/i], a écrit :
11.
La vérité divinement révélée, que contiennent et présentent les livres de la Sainte Ecriture, y a été consignée sous l'inspiration de l'Esprit-Saint. Notre sainte Mère l'Eglise, de par sa foi apostolique, juge sacrés et canoniques tous les livres tant de l'Ancien que du Nouveau Testament, avec toutes leurs parties, puisque, rédigés sous l'inspiration de l'Esprit-Saint (cf. , ils ont Dieu pour auteur et qu'ils ont été transmis comme tels à l'Eglise elle-même (1). En vue de composer ces livres sacrés, Dieu a choisi des hommes auxquels il eut recours dans le plein usage de leurs facultés et de leurs moyens (2), pour que, lui-même agissant en eux et par eux (3), ils missent par écrit, en vrais auteurs, tout ce qui était conforme à son désir, et cela seulement (4).
Dès lors, puisque toutes les assertions des auteurs inspirés ou hagiographes doivent être tenues pour assertions de l'Esprit-Saint, il faut déclarer que les livres de l'Ecriture enseignent fermement, fidèlement et sans erreur la vérité que Dieu pour notre salut a voulu voir consignée dans les Lettres sacrées (5) C'est pourquoi "toute écriture inspirée de Dieu est utile pour enseigner, réfuter, redresser, former à la justice, afin que l'homme de Dieu se trouve accompli, équipé, pour toute oeuvre bonne" (grec).
Notes:
(1) Cc Vat. I, Const. dogm. De fide cathol. cap.2 de revelat.: (3006). Comm. Biblic. Décr. 18/06/1915: (3629); EB 420 (enchi. Bibl.). S.S.C.S. Offici épist.22/12/1923: EB 499.
(2) cf. Pie XII, encycl. Divino afflante spiritu 30/09/1943: AAS 35 (1943), p. 314; EB 556.
(3) [en et par l'homme]: cf. et cf. (in); cf. passim (per). Cc Vat. I: schéma de doctr. cath., note 9, coll. Lac. VII, 522.
(4) Léon XIII,encycl.Providentis.Deus, 18/11/1893: (3293); EB 125.
(5) cf. St Augustin, ad litt. 2,9,20: PL 34 27O; Epis.082,3: PL 33 277; CSEL 34,2 p.354. St Thomas, De Ver.q.12,a.2 c. - Cc Trente, sess. 4 de canonicis Script. (1501). Léon XIII, encyc. Providentiss. EB 121 124 126-127. Pie XII encycl. Divino afflante: EB 539.
12.
Cependant, puisque Dieu, dans la Sainte Ecriture, a parlé par des hommes à la manière des hommes (6), il faut que l'interprète de la Sainte Ecriture, pour voir clairement ce que Dieu lui-même a voulu nous communiquer, cherche avec attention ce que les hagiographes ont vraiment voulu dire et ce qu'il a plu à Dieu de faire passer par leurs paroles.
Pour découvrir l'intention des hagiographes, on doit, entre autres choses, considérer aussi les "genres littéraires". Car c'est de façon bien différente que la vérité se propose et s'exprime en des textes diversement historiques, en des textes, ou prophétiques, ou poétiques, ou même en d'autres genres d'expression. Il faut, en conséquence, que l'interprète cherche le sens que l'hagiographe, en des circonstances déterminées, dans les conditions de son temps et l'état de sa culture, employant les genres littéraires alors en usage, entendait exprimer et a, de fait, exprimé (7). En effet, pour vraiment découvrir ce que l'auteur sacré a voulu affirmer par écrit, on doit tenir un compte exact soit des manières natives de sentir, de parler ou de raconter courantes au temps de l'hagiographe, soit de celles qu'on utilisait à cette époque dans les rapports humains (8).
Cependant, puisque la Sainte Ecriture doit être lue et interprétée à la lumière du même Esprit qui la fit rédiger (9), il ne faut pas, pour découvrir exactement le sens des textes sacrés, porter une moindre attention au contenu et à l'unité de toute l'Ecriture, eu égard à la Tradition vivante de toute l'Eglise et à l'analogie de la foi. Il appartient aux exégètes de s'efforcer, suivant ces règles, de pénétrer et d'exposer plus profondément le sens de la Sainte Ecriture, afin que, par leurs études en quelque sorte préparatoires, mûrisse le jugement de l'Eglise. Car tout ce qui concerne la manière d'interpréter l'Ecriture est finalement soumis au jugement de l'Eglise, qui exerce le ministère et le mandat divinement reçus de garder la parole de Dieu et de l'interpréter (10).
Notes:
(6) St Augustin, De Civ. Dei, XVII, 6,2: PL 41 537; CSEL XL, 2,228.
(7) " " ", De Doctr. Christ. III 18 26: PL 34 75-76.
(8) Pie XII, l.c. (3829-3830); EB 469.
(9) St Jérôme, in Gal. 5,19-21: PL 26, 417 A.
(10) cf. Cc Vat. I, Const. dogm. De fide cathol. cap.2 de revel. (3307).
De tout cela il ressort donc que la Bible est un livre qui n'enseigne que la vérité. Mais il faut savoir décoder cette vérité.
Le passage en question est parfaitement vrai : il dit que la femme est l'égale de l'homme car elle est de la même nature que lui.
Donc oui, je crois que Dieu a créé la femme comme il le fait dire dans la genèse : non pas de manière scientifique, mais de manière spirituelle.
L'homme et la femme, bien que différents, sont en réalité de même nature et sont une chair séparée qui se réunit dans le mariage.
Je tiens tout d'abord à vous dire que vous ne trouverez aucune tolérance de ma part, mais par contre vous aurez du respect de ma part.
Voici la réponse à votre question :
[quote="Concile Vatican II, in [i]Dei Verbum[/i],"]
11.
La vérité divinement révélée, que contiennent et présentent les livres de la Sainte Ecriture, y a été consignée sous l'inspiration de l'Esprit-Saint. Notre sainte Mère l'Eglise, de par sa foi apostolique, juge sacrés et canoniques tous les livres tant de l'Ancien que du Nouveau Testament, avec toutes leurs parties, puisque, rédigés sous l'inspiration de l'Esprit-Saint (cf. , ils ont Dieu pour auteur et qu'ils ont été transmis comme tels à l'Eglise elle-même (1). En vue de composer ces livres sacrés, Dieu a choisi des hommes auxquels il eut recours dans le plein usage de leurs facultés et de leurs moyens (2), pour que, lui-même agissant en eux et par eux (3), ils missent par écrit, en vrais auteurs, tout ce qui était conforme à son désir, et cela seulement (4).
Dès lors, puisque toutes les assertions des auteurs inspirés ou hagiographes doivent être tenues pour assertions de l'Esprit-Saint, il faut déclarer que les livres de l'Ecriture enseignent fermement, fidèlement et sans erreur la vérité que Dieu pour notre salut a voulu voir consignée dans les Lettres sacrées (5) C'est pourquoi "toute écriture inspirée de Dieu est utile pour enseigner, réfuter, redresser, former à la justice, afin que l'homme de Dieu se trouve accompli, équipé, pour toute oeuvre bonne" (grec).
[i] Notes:
(1) Cc Vat. I, Const. dogm. De fide cathol. cap.2 de revelat.: (3006). Comm. Biblic. Décr. 18/06/1915: (3629); EB 420 (enchi. Bibl.). S.S.C.S. Offici épist.22/12/1923: EB 499.
(2) cf. Pie XII, encycl. Divino afflante spiritu 30/09/1943: AAS 35 (1943), p. 314; EB 556.
(3) [en et par l'homme]: cf. et cf. (in); cf. passim (per). Cc Vat. I: schéma de doctr. cath., note 9, coll. Lac. VII, 522.
(4) Léon XIII,encycl.Providentis.Deus, 18/11/1893: (3293); EB 125.
(5) cf. St Augustin, ad litt. 2,9,20: PL 34 27O; Epis.082,3: PL 33 277; CSEL 34,2 p.354. St Thomas, De Ver.q.12,a.2 c. - Cc Trente, sess. 4 de canonicis Script. (1501). Léon XIII, encyc. Providentiss. EB 121 124 126-127. Pie XII encycl. Divino afflante: EB 539.[/i]
12.
Cependant, puisque Dieu, dans la Sainte Ecriture, a parlé par des hommes à la manière des hommes (6), il faut que l'interprète de la Sainte Ecriture, pour voir clairement ce que Dieu lui-même a voulu nous communiquer, cherche avec attention ce que les hagiographes ont vraiment voulu dire et ce qu'il a plu à Dieu de faire passer par leurs paroles.
Pour découvrir l'intention des hagiographes, on doit, entre autres choses, considérer aussi les "genres littéraires". Car c'est de façon bien différente que la vérité se propose et s'exprime en des textes diversement historiques, en des textes, ou prophétiques, ou poétiques, ou même en d'autres genres d'expression. Il faut, en conséquence, que l'interprète cherche le sens que l'hagiographe, en des circonstances déterminées, dans les conditions de son temps et l'état de sa culture, employant les genres littéraires alors en usage, entendait exprimer et a, de fait, exprimé (7). En effet, pour vraiment découvrir ce que l'auteur sacré a voulu affirmer par écrit, on doit tenir un compte exact soit des manières natives de sentir, de parler ou de raconter courantes au temps de l'hagiographe, soit de celles qu'on utilisait à cette époque dans les rapports humains (8).
Cependant, puisque la Sainte Ecriture doit être lue et interprétée à la lumière du même Esprit qui la fit rédiger (9), il ne faut pas, pour découvrir exactement le sens des textes sacrés, porter une moindre attention au contenu et à l'unité de toute l'Ecriture, eu égard à la Tradition vivante de toute l'Eglise et à l'analogie de la foi. Il appartient aux exégètes de s'efforcer, suivant ces règles, de pénétrer et d'exposer plus profondément le sens de la Sainte Ecriture, afin que, par leurs études en quelque sorte préparatoires, mûrisse le jugement de l'Eglise. Car tout ce qui concerne la manière d'interpréter l'Ecriture est finalement soumis au jugement de l'Eglise, qui exerce le ministère et le mandat divinement reçus de garder la parole de Dieu et de l'interpréter (10).
[i]
Notes:
(6) St Augustin, De Civ. Dei, XVII, 6,2: PL 41 537; CSEL XL, 2,228.
(7) " " ", De Doctr. Christ. III 18 26: PL 34 75-76.
(8) Pie XII, l.c. (3829-3830); EB 469.
(9) St Jérôme, in Gal. 5,19-21: PL 26, 417 A.
(10) cf. Cc Vat. I, Const. dogm. De fide cathol. cap.2 de revel. (3307).[/i][/quote]
De tout cela il ressort donc que la Bible est un livre qui n'enseigne que la vérité. Mais il faut savoir décoder cette vérité.
Le passage en question est parfaitement vrai : il dit que la femme est l'égale de l'homme car elle est de la même nature que lui.
Donc oui, je crois que Dieu a créé la femme comme il le fait dire dans la genèse : non pas de manière scientifique, mais de manière spirituelle.
L'homme et la femme, bien que différents, sont en réalité de même nature et sont une chair séparée qui se réunit dans le mariage.