par Altior » sam. 26 juin 2021, 21:08
Stephane 34 a écrit : ↑sam. 26 juin 2021, 13:52
Est-ce que se moquer d'une personne par conformisme est un péché mortel?
Négatif.
Il faut distinguer l'ironie de la malice. Il est permis et parfois efficace, sinon souhaitable, d'être ironique, selon le principe "ridendo castigat mores". Pour qu'on soit limité à l'ironie, la condition est qu'il y ait toujours une intention, sinon médicinale, du moins une intention de débat loyal. Par contre, la malice suppose une mauvaise intention de rabrouer la personne. Dans le cadre d'un débat, utiliser la rhétorique mordante comme un fleuret c'est l'ironie, jeter des pierre pour anéantir la personne c'est de la malice.
La malice peut être un péché grave.
Les deux doivent être distingués de la médisance (=commerage). Elle aussi peut être un péché véniel au mortel, selon la matière, légère où grave, dont on accuse gratuitement celui qui est absent et ne peut pas se défendre. Par exemple, si je lance un message privé à l'utilisateur X en lui disant que vous posez des questions stupides, alors ce n'est pas un péché mortel, parce que poser des question stupides n'est pas une matière grave. Par contre, si je lance un message privé au même en lui disant que vous couchez avec votre soeur, là c'est un péché grave, car la matière est grave. Voilà, des exemples de médisance. D'ironie aussi, mais j'espère que vous ne l'avez pas pris pour malice, n'est-ce pas ?
Je m' explique : souvent, à mon travail des collègues de boulot se moquent de personnes diverses en venant me voir moi des fois. Je ne veux pas rigoler de leur moquerie qu'ils disent sur des personnes mais je suis lâche et n'ose pas m'opposer a eux et leur dire non je veux pas rigoler de ça avec toi.
Je comprends, ça arrive souvent. La tentation est grande. On se moque mieux de quelqu'un quand on est à deux Voire en... meute. Vous pouvez très bien, dans ce cas, vous en sortir de façon diplomatique. Ne pas être lâche, mais ne pas être confrontationnel non plus. Par exemple, vous pouvez dire "Allons! Il va se fâcher et moi je ne veux pas le fâcher, car il peut avoir la mémoire longue...".
Est-ce que, en confession, ne pas dire volontairement ce péché est grave? Ne pas omèttre volontairement un péché véniel est grave?
Négatif. Les péchés véniels ne rompent pas la liaison avec Dieu (quoiqu'ils puissent l'altérer). Leurs conséquences spirituelles (=les blessures de l'âme) sont remises par la contrition seule, accompagnée de la décision de faire un changement si un cas pareil apparaît de nouveau. Quant aux conséquences temporelles, je vous suggère de faire une indulgence à votre choix.
Par contre, j'ai oublié de dire le nombre de fois que j'ai péché en tout mortel comme véniel car je m'en souviens plus du nombre de fois que j'ai péché. Est-ce que ma confession est valide?
Comme règle générale, nous sommes tenus à confesser nos péchés en leur espèces et en leur nombre. Si, en dépit d'un examen de conscience pris au sérieux, nous ne savons plus combien de fois on a fait le même péché (chose qui devrait nous alarmer: soit nous prenons des choses graves à la légère, soit nous nous confessons trop rarement, soit nous avons une mémoire défaillante...), alors il est bien de dire "je ne m'en souviens pas combien de fois".
Dans le cas de figure, je pense que votre confession fut valide. Le confesseur aurait pu vous poser la question du nombre des fois. Mais je suppose qu'il a eu une intuition. Ils ont beaucoup d'expérience les confesseurs...
Par contre, ce qu'on oublie souvent c'est de mentionner, si c'est le cas, le fait d'avoir communié en état de péché. Là, il y a matière grave. Il faut toujours, à l'examen de conscience, se poser la question si on a communié en état de péché.
En espérant que ça aide,
A.
[quote="Stephane 34" post_id=436508 time=1624708338]
Est-ce que se moquer d'une personne par conformisme est un péché mortel? [/quote]
Négatif.
Il faut distinguer l'ironie de la malice. Il est permis et parfois efficace, sinon souhaitable, d'être ironique, selon le principe "ridendo castigat mores". Pour qu'on soit limité à l'ironie, la condition est qu'il y ait toujours une intention, sinon médicinale, du moins une intention de débat loyal. Par contre, la malice suppose une mauvaise intention de rabrouer la personne. Dans le cadre d'un débat, utiliser la rhétorique mordante comme un fleuret c'est l'ironie, jeter des pierre pour anéantir la personne c'est de la malice.
La malice peut être un péché grave.
Les deux doivent être distingués de la médisance (=commerage). Elle aussi peut être un péché véniel au mortel, selon la matière, légère où grave, dont on accuse gratuitement celui qui est absent et ne peut pas se défendre. Par exemple, si je lance un message privé à l'utilisateur X en lui disant que vous posez des questions stupides, alors ce n'est pas un péché mortel, parce que poser des question stupides n'est pas une matière grave. Par contre, si je lance un message privé au même en lui disant que vous couchez avec votre soeur, là c'est un péché grave, car la matière est grave. Voilà, des exemples de médisance. D'ironie aussi, mais j'espère que vous ne l'avez pas pris pour malice, n'est-ce pas ?
[quote] Je m' explique : souvent, à mon travail des collègues de boulot se moquent de personnes diverses en venant me voir moi des fois. Je ne veux pas rigoler de leur moquerie qu'ils disent sur des personnes mais je suis lâche et n'ose pas m'opposer a eux et leur dire non je veux pas rigoler de ça avec toi. [/quote]
Je comprends, ça arrive souvent. La tentation est grande. On se moque mieux de quelqu'un quand on est à deux Voire en... meute. Vous pouvez très bien, dans ce cas, vous en sortir de façon diplomatique. Ne pas être lâche, mais ne pas être confrontationnel non plus. Par exemple, vous pouvez dire "Allons! Il va se fâcher et moi je ne veux pas le fâcher, car il peut avoir la mémoire longue...".
[quote]Est-ce que, en confession, ne pas dire volontairement ce péché est grave? Ne pas omèttre volontairement un péché véniel est grave? [/quote]
Négatif. Les péchés véniels ne rompent pas la liaison avec Dieu (quoiqu'ils puissent l'altérer). Leurs conséquences spirituelles (=les blessures de l'âme) sont remises par la contrition seule, accompagnée de la décision de faire un changement si un cas pareil apparaît de nouveau. Quant aux conséquences temporelles, je vous suggère de faire une indulgence à votre choix.
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Par contre, j'ai oublié de dire le nombre de fois que j'ai péché en tout mortel comme véniel car je m'en souviens plus du nombre de fois que j'ai péché. Est-ce que ma confession est valide?
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Comme règle générale, nous sommes tenus à confesser nos péchés en leur espèces et en leur nombre. Si, en dépit d'un examen de conscience pris au sérieux, nous ne savons plus combien de fois on a fait le même péché (chose qui devrait nous alarmer: soit nous prenons des choses graves à la légère, soit nous nous confessons trop rarement, soit nous avons une mémoire défaillante...), alors il est bien de dire "je ne m'en souviens pas combien de fois".
Dans le cas de figure, je pense que votre confession fut valide. Le confesseur aurait pu vous poser la question du nombre des fois. Mais je suppose qu'il a eu une intuition. Ils ont beaucoup d'expérience les confesseurs...
Par contre, ce qu'on oublie souvent c'est de mentionner, si c'est le cas, le fait d'avoir communié en état de péché. Là, il y a matière grave. Il faut toujours, à l'examen de conscience, se poser la question si on a communié en état de péché.
En espérant que ça aide,
A.