par Cinci » dim. 15 mars 2015, 3:42
Pour finir et ramasser un peu le tout ...
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- Il y a enfin ceux qui cherchent Dieu sous l'aspect de la Beauté. C'est un groupe complexe parce que la beauté peut être trompeuse. Comme les Grecs le savaient et comme Platon l'enseignait, nous ne trouvons la beauté inaltérable et infinie qu'en passant des beautés transitoires à la beauté essentielle. Comme la beauté et le plaisir, cependant, sont deux aspects de la même expérience, il y a toujours la tentation pour les chercheurs de la Beauté Divine de se contenter de moins.
Le meilleur exemple de chercheur de la Beauté Divine est le jeune saint Augustin. Plus tard, évêque, sa personnalité complexe se prolongera dans d'autres directions, mais pour l'Augustin des Confessions Dieu était «Beauté, si ancienne et si nouvelle». Le passage suivant illustre la réponse à l'appel de la beauté :
- Mais qu'est-ce que j'aime en vous aimant? Ce n'est pas la beauté des corps, ni leur éclat qui passe, ni la clarté du jour qu'aiment tant ces pauvres yeux, ni les douces mélodies des cantilènes variées, ni l'odeur suave des fleurs, des parfums et des aromates, ni la manne, ni le miel, ni les membres, délices des enlacements de la chair. Non, ce n'est pas cela que j'aime, quand j'aime mon Dieu. Pourtant, j'aime une clarté, une voix, un parfum, une nourriture, un enlacement quand j'aime mon Dieu : c'est la clarté, la voix, le parfum, l'enlacement de l'homme intérieur que je porte en moi, là, où brille pour mon âme une clarté que ne borne aucun espace, où chantent des mélodies que le temps n'emporte pas, où embaument des parfums que ne dissipe pas le vent, où la table a des saveurs que n'émousse pas la voracité. et l'amour des enlacements que ne dénoue aucune satiété; voilà ce que j'aime en aimant mon Dieu!
Tard je vous ai aimée, Beauté si ancienne et si nouvelle, tard je vous ai aimée. C'est que vous étiez au-dedans de moi, et moi, j'étais en dehors de moi! Et c'est là que je vous cherchais; ma laideur se jetait sur tout ce que vous avez fait de beau. Vous étiez avec moi et je n'étais pas avec vous. Ce qui loin de vous me retenait, c'étaient ces choses qui ne seraient pas, si elles n'étaient en vous. Vous m'avez appelé, vous avez crié, et vous êtes venu à bout de ma surdité; vous avez étincelé, et votre splendeur a mis en fuite ma surdité; vous avez répandu votre parfum, je l'ai respiré et je soupire après vous; je vous ai goûtée et j'ai faim et soif de vous; vous m'avez touché. et je brûle du désir de votre paix.
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Il y a de grands dangers pour les chercheurs de beauté. De Michel-Ange, qui disait régulièrement ses prières, à Oscar Wilde, que ne les disait que lorsqu'il avait des ennuis, il y a toutes sortes de chercheurs de la Divine Beauté qui s'arrêtent en chemin. Presque chaque fibre de l'être humain réclame du plaisir et de la beauté. L'amoureux de la beauté divine doit être constamment vigilant. Il doit être prêt à tomber et à se relever. Par conséquent, avec les chercheurs du Bien, il sera intuitivement conscient du besoin de pénitence et de la certitude du pardon de Dieu. Sans cela, il s'échappera dans une vague religiosité ou dans un hédonisme aveugle, devenant un de ces clowns tristes dont le sourire ne fait que masquer la détresse intérieure.
[...]
Le premier pas pour comprendre sa propre vie spirituelle est de reconnaître ce qui nous attire : l'Unique, le Vrai, le Bien ou le Beau.
Le danger est toujours de se contenter de moins. Nous cherchons le Ciel, mais nous jouons avec des choses qui en fin de compte nous conduisent vers le bas et loin de notre destinée éternelle [...] Quand le coeur est partagé, le progrès est lent et douloureux; la vie est un purgatoire. Il devrait être clair que du point de vue psychologique ces fidélités partagées, comme servir deux maîtres, sont une sorte de névrose. Le but de l'étude du développement spirituel est d'identifier, de comprendre, et de dépasser par la Grâce la tendance névrotique à s'installer dans ce qui est moins que Dieu alors que c'est Lui qui nous a appelés.
p.22
Pour finir et ramasser un peu le tout ...
[spoiler]Il y a enfin ceux qui cherchent Dieu sous l'aspect de la Beauté. C'est un groupe complexe parce que la beauté peut être trompeuse. Comme les Grecs le savaient et comme Platon l'enseignait, nous ne trouvons la beauté inaltérable et infinie qu'en passant des beautés transitoires à la beauté essentielle. Comme la beauté et le plaisir, cependant, sont deux aspects de la même expérience, il y a toujours la tentation pour les chercheurs de la Beauté Divine de se contenter de moins.
Le meilleur exemple de chercheur de la Beauté Divine est le jeune saint Augustin. Plus tard, évêque, sa personnalité complexe se prolongera dans d'autres directions, mais pour l'Augustin des [i]Confessions[/i] Dieu était «Beauté, si ancienne et si nouvelle». Le passage suivant illustre la réponse à l'appel de la beauté :
[size=85][list] Mais qu'est-ce que j'aime en vous aimant? Ce n'est pas la beauté des corps, ni leur éclat qui passe, ni la clarté du jour qu'aiment tant ces pauvres yeux, ni les douces mélodies des cantilènes variées, ni l'odeur suave des fleurs, des parfums et des aromates, ni la manne, ni le miel, ni les membres, délices des enlacements de la chair. Non, ce n'est pas cela que j'aime, quand j'aime mon Dieu. Pourtant, j'aime une clarté, une voix, un parfum, une nourriture, un enlacement quand j'aime mon Dieu : c'est la clarté, la voix, le parfum, l'enlacement de l'homme intérieur que je porte en moi, là, où brille pour mon âme une clarté que ne borne aucun espace, où chantent des mélodies que le temps n'emporte pas, où embaument des parfums que ne dissipe pas le vent, où la table a des saveurs que n'émousse pas la voracité. et l'amour des enlacements que ne dénoue aucune satiété; voilà ce que j'aime en aimant mon Dieu!
Tard je vous ai aimée, Beauté si ancienne et si nouvelle, tard je vous ai aimée. C'est que vous étiez au-dedans de moi, et moi, j'étais en dehors de moi! Et c'est là que je vous cherchais; ma laideur se jetait sur tout ce que vous avez fait de beau. Vous étiez avec moi et je n'étais pas avec vous. Ce qui loin de vous me retenait, c'étaient ces choses qui ne seraient pas, si elles n'étaient en vous. Vous m'avez appelé, vous avez crié, et vous êtes venu à bout de ma surdité; vous avez étincelé, et votre splendeur a mis en fuite ma surdité; vous avez répandu votre parfum, je l'ai respiré et je soupire après vous; je vous ai goûtée et j'ai faim et soif de vous; vous m'avez touché. et je brûle du désir de votre paix.[/list][/size]
Il y a de grands dangers pour les chercheurs de beauté. De Michel-Ange, qui disait régulièrement ses prières, à Oscar Wilde, que ne les disait que lorsqu'il avait des ennuis, il y a toutes sortes de chercheurs de la Divine Beauté qui s'arrêtent en chemin. Presque chaque fibre de l'être humain réclame du plaisir et de la beauté. L'amoureux de la beauté divine doit être constamment vigilant. Il doit être prêt à tomber et à se relever. Par conséquent, avec les chercheurs du Bien, il sera intuitivement conscient du besoin de pénitence et de la certitude du pardon de Dieu. Sans cela, il s'échappera dans une vague religiosité ou dans un hédonisme aveugle, devenant un de ces clowns tristes dont le sourire ne fait que masquer la détresse intérieure.
[...]
Le premier pas pour comprendre sa propre vie spirituelle est de [b]reconnaître ce qui nous attire[/b] : l'Unique, le Vrai, le Bien ou le Beau.
Le danger est toujours de se contenter de moins. Nous cherchons le Ciel, mais nous jouons avec des choses qui en fin de compte nous conduisent vers le bas et loin de notre destinée éternelle [...] Quand le coeur est partagé, le progrès est lent et douloureux; la vie est un purgatoire. Il devrait être clair que du point de vue psychologique ces fidélités partagées, comme servir deux maîtres, sont une sorte de névrose. Le but de l'étude du développement spirituel est d'identifier, de comprendre, et de dépasser par la Grâce la tendance névrotique à s'installer dans ce qui est moins que Dieu alors que c'est Lui qui nous a appelés.
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