par etienne lorant » lun. 23 févr. 2015, 17:32
Les critiques fusaient vendredi, en particulier en Allemagne et au Royaume-Uni, après des déclarations du pape François estimant qu'un père pouvait donner une fessée à son enfant pour le punir.
«Un bon père sait attendre et pardonner mais aussi corriger avec fermeté. Il n'est ni faible, ni laxiste, ni sentimental», avait déclaré le pape lors de son audience générale mercredi au Vatican, consacrée au rôle du père dans la famille. Sortant comme souvent du texte préparé, il avait ajouté: «Une fois dans une réunion, j'ai entendu un père déclarer: "je dois parfois frapper un peu mes enfants. Mais jamais sur le visage pour ne pas les humilier". Cela, c'est beau, il a le sens de la dignité. Il doit punir, et le fait de manière juste».
Réactions :
«Il n'existe aucun coup contre les enfants qui soit digne. Il faut être clair. Toute violence contre des enfants est totalement inacceptable», a ainsi répliqué la ministre allemande de la Famille Manuela Schwesig (SPD, centre-gauche) dans le quotidien Die Welt à paraître samedi.
L'association Aide allemande à l'enfance a appelé le pontife argentin à corriger au plus vite son erreur: «Ce pape est particulièrement humain mais tout homme peut se tromper. En affirmant qu'il est normal de frapper (un enfant) si cela se fait dans la dignité, il se fourvoie totalement».
http://www.lapresse.ca/international/eu ... fessee.php
Note personnelle : tous mes camarades d'école, et parmi eux ceux qui ont réussi de hautes études, et occupent des places en vue dans la société, pourraient rappeler comment ils "avaient fait de travers" et comment leur père leur avait fait comprendre de ne jamais recommencer. Il y avait des mots d'argot pour désigner la fessée, et parfois la raclée, selon "l'intensité" de la colère paternelle, mais ce qui est sûr et certain, c'est que ni les uns ni les autres n'ont jamais plus "contrevenu aux règles".
En ce qui me concerne, personnellement, j'ai eu droit à quelques fessées et un jour à une douche froide.
Beaucoup plus tard, lors d'une réunion d'anciens élèves, mes copains d'école et moi-même sommes tombés d'accord sur le fait qu'à un moment donné de notre scolarité, nous étions tous "sur une mauvaise pente", mais que l'autorité des parents ( et de la direction de l'établissement également) nous avait permis de "retomber sur nos pieds".
Les critiques fusaient vendredi, en particulier en Allemagne et au Royaume-Uni, après des déclarations du pape François estimant qu'un père pouvait donner une fessée à son enfant pour le punir.
«Un bon père sait attendre et pardonner mais aussi corriger avec fermeté. Il n'est ni faible, ni laxiste, ni sentimental», avait déclaré le pape lors de son audience générale mercredi au Vatican, consacrée au rôle du père dans la famille. Sortant comme souvent du texte préparé, il avait ajouté: «Une fois dans une réunion, j'ai entendu un père déclarer: "je dois parfois frapper un peu mes enfants. Mais jamais sur le visage pour ne pas les humilier". Cela, c'est beau, il a le sens de la dignité. Il doit punir, et le fait de manière juste».
Réactions :
[quote]«Il n'existe aucun coup contre les enfants qui soit digne. Il faut être clair. Toute violence contre des enfants est totalement inacceptable», a ainsi répliqué la ministre allemande de la Famille Manuela Schwesig (SPD, centre-gauche) dans le quotidien Die Welt à paraître samedi.
L'association Aide allemande à l'enfance a appelé le pontife argentin à corriger au plus vite son erreur: «Ce pape est particulièrement humain mais tout homme peut se tromper. En affirmant qu'il est normal de frapper (un enfant) si cela se fait dans la dignité, il se fourvoie totalement».[/quote]
[url]http://www.lapresse.ca/international/europe/201502/06/01-4841948-volee-de-critiques-apres-des-declarations-du-pape-favorables-a-la-fessee.php[/url]
Note personnelle : tous mes camarades d'école, et parmi eux ceux qui ont réussi de hautes études, et occupent des places en vue dans la société, pourraient rappeler comment ils "avaient fait de travers" et comment leur père leur avait fait comprendre de ne jamais recommencer. Il y avait des mots d'argot pour désigner la fessée, et parfois la raclée, selon "l'intensité" de la colère paternelle, mais ce qui est sûr et certain, c'est que ni les uns ni les autres n'ont jamais plus "contrevenu aux règles".
En ce qui me concerne, personnellement, j'ai eu droit à quelques fessées et un jour à une douche froide.
Beaucoup plus tard, lors d'une réunion d'anciens élèves, mes copains d'école et moi-même sommes tombés d'accord sur le fait qu'à un moment donné de notre scolarité, nous étions tous "sur une mauvaise pente", mais que l'autorité des parents ( et de la direction de l'établissement également) nous avait permis de "retomber sur nos pieds".