par Luciola » mar. 20 janv. 2015, 20:41
Bonjour,
@Axou, Je me doutais bien que la réponse (s'l y en avait une) à mes propos pouvait glisser vers ce dont vous faites état dans votre post. Je dirais que l'optimisme est lui aussi devenu une sorte d'obligation. Dès qu'il s'agit de remettre en cause certains sujets, le faux argument du pessimisme ne manque pas de tomber. Comme d'autres d'ailleurs, racisme quant on parle de problèmes d’immigration, antisémitisme quant on parle des juifs ou du sionisme etc...la liste est longue en fait. Bien sûr je ne dis pas que c'est votre cas.
Je pense que le pessimisme a mauvaise réputation. L'aversion de nos contemporains pour toute idée pessimiste provient, sans doute, de notre éducation, mais aussi de notre paresse. Les immenses succès obtenus par la civilisation matérielle ont fait croire que le bonheur se produirait tout seul, pour tout le monde, dans un avenir tout prochain; mais force est de constater que ce n'est pas le cas.
Une histoire du pessimisme serait une chose à faire, on verrait sûrement qu'il n'est pas ce qu'on semble vouloir faire de lui, aujourd’hui en tout cas. L'optimiste lui passe, avec une remarquable facilité, de la colère révolutionnaire au pacifisme social le plus ridicule. Pendant la Terreur, les hommes qui versèrent le plus de sang furent ceux qui avaient le plus vif désir de faire jouir leur semblables de l'âge d'or qu'ils avaient rêvé, et qui avaient le plus de sympathies pour la misère humaine; optimistes, idéalistes et sensibles, ils se montraient d'autant plus inexorables qu'ils avaient une plus grande soif du bonheur universel. Les exemples pourraient se multiplier.
Le pessimisme est tout autre chose que les caricatures qu'on en présente le plus souvent : c'est une métaphysique des mœurs bien plutôt qu'une théorie du monde; c'est une conception d'une marche vers la délivrance étroitement liée : d'une part, à la connaissance expérimentale que nous avons acquise des obstacles qui s'opposent à la satisfaction de nos imaginations (ou, si l'on veut, liée au sentiment d'un déterminisme social) - d'autre part, à la conviction profonde de notre faiblesse naturelle.
Tout ça juste pour vous dire que je ne pense pas le pessimisme comme vous le supposez, sinon je ne serais pas chrétien, comme vous l'avez justement souligné. Un pessimiste est bien souvent un optimiste désabusé, et je ne crois pas que l'un exclut l'autre.
Je vous rejoins sur votre expérience d'autres pays, mais je ne pense pas que ça soit applicable pour un pays comme le nôtre.C'est là d'ailleurs que réside tout l'aspect malsain de nos démocraties. Elles nous vendent et nous leurrent avec des libertés et des droits qui n'en sont pas. J'aime assez le mot de PaxetBonum, elles nous rendent républicompatibles. Avez-vous lu le début du fil?Le rang qu'occupe la France pour ce qui est des atteintes aux libertés?
Tout, ici, est beaucoup plus sournois, plus travesti. Le vide ontologique des peuples les conduit à se nourrir d’idéalismes dangereux pour eux, et qui finissent par les rendre incapable du sursaut de lucidité qui leur sauverait la vie, en retrouvant leur véritable libre arbitre.
Quant à croire que l'on peut vivre, ici, sa religion comme on l'entend, je n'y crois plus depuis longtemps.
[Les critiques contre l'Église catholique ne sont pas admises, d'autant plus si elles sont lâchées "en passant", manifestation d'une hostilité dont nous n'avons que faire sur un forum catholique.]
[Vous pouvez publier les éléments supprimés ailleurs dans d'autres sections plus appropriées. Voir plus bas.]
Enfin bref, modérez ce que vous voulez...
[C'est très aimable à vous de donner la permission à la modération de modérer ce qu'elle veut. C'est apprécié. Dans un premier temps, relisez le règlement du forum,
http://www.cite-catholique.org/viewtopic.php?f=94&t=437
en particulier ceci :
Nous signalons à nos honorables membres que les forums de La Cité catholique sont des espaces privés où règne l'absolutisme : les intervenants sont soumis au droit moral - discerné en conscience - et au jugement prudentiel des modérateurs qui ont pour mission de promouvoir le bien commun du forum. Les intervenants ne sont donc pas seulement soumis au présent règlement, aporétique par nature. L'inscription et la participation à ce forum vaut acceptation tacite de cette règle.
et ceci :
Respectez vos lecteurs et faites honneur à la langue française : vérifiez l'orthographe, la syntaxe et la grammaire de vos messages. Évitez l'utilisation des abréviations de style SMS.
Si vous souhaitez ouvrir une discussion sur les positions de Sa Sainteté Pie IX, ou attaquer d'autres positions de l'Église, veuillez le faire dans une section du forum qui est plus appropriée (en Apologétique, par exemple). La contestation de la modération, quant à elle, doit se faire dans "Vie de forum".
Bonjour,
@Axou, Je me doutais bien que la réponse (s'l y en avait une) à mes propos pouvait glisser vers ce dont vous faites état dans votre post. Je dirais que l'optimisme est lui aussi devenu une sorte d'obligation. Dès qu'il s'agit de remettre en cause certains sujets, le faux argument du pessimisme ne manque pas de tomber. Comme d'autres d'ailleurs, racisme quant on parle de problèmes d’immigration, antisémitisme quant on parle des juifs ou du sionisme etc...la liste est longue en fait. Bien sûr je ne dis pas que c'est votre cas.
Je pense que le pessimisme a mauvaise réputation. L'aversion de nos contemporains pour toute idée pessimiste provient, sans doute, de notre éducation, mais aussi de notre paresse. Les immenses succès obtenus par la civilisation matérielle ont fait croire que le bonheur se produirait tout seul, pour tout le monde, dans un avenir tout prochain; mais force est de constater que ce n'est pas le cas.
Une histoire du pessimisme serait une chose à faire, on verrait sûrement qu'il n'est pas ce qu'on semble vouloir faire de lui, aujourd’hui en tout cas. L'optimiste lui passe, avec une remarquable facilité, de la colère révolutionnaire au pacifisme social le plus ridicule. Pendant la Terreur, les hommes qui versèrent le plus de sang furent ceux qui avaient le plus vif désir de faire jouir leur semblables de l'âge d'or qu'ils avaient rêvé, et qui avaient le plus de sympathies pour la misère humaine; optimistes, idéalistes et sensibles, ils se montraient d'autant plus inexorables qu'ils avaient une plus grande soif du bonheur universel. Les exemples pourraient se multiplier.
Le pessimisme est tout autre chose que les caricatures qu'on en présente le plus souvent : c'est une métaphysique des mœurs bien plutôt qu'une théorie du monde; c'est une conception d'une marche vers la délivrance étroitement liée : d'une part, à la connaissance expérimentale que nous avons acquise des obstacles qui s'opposent à la satisfaction de nos imaginations (ou, si l'on veut, liée au sentiment d'un déterminisme social) - d'autre part, à la conviction profonde de notre faiblesse naturelle.
Tout ça juste pour vous dire que je ne pense pas le pessimisme comme vous le supposez, sinon je ne serais pas chrétien, comme vous l'avez justement souligné. Un pessimiste est bien souvent un optimiste désabusé, et je ne crois pas que l'un exclut l'autre.
Je vous rejoins sur votre expérience d'autres pays, mais je ne pense pas que ça soit applicable pour un pays comme le nôtre.C'est là d'ailleurs que réside tout l'aspect malsain de nos démocraties. Elles nous vendent et nous leurrent avec des libertés et des droits qui n'en sont pas. J'aime assez le mot de PaxetBonum, elles nous rendent républicompatibles. Avez-vous lu le début du fil?Le rang qu'occupe la France pour ce qui est des atteintes aux libertés?
Tout, ici, est beaucoup plus sournois, plus travesti. Le vide ontologique des peuples les conduit à se nourrir d’idéalismes dangereux pour eux, et qui finissent par les rendre incapable du sursaut de lucidité qui leur sauverait la vie, en retrouvant leur véritable libre arbitre.
Quant à croire que l'on peut vivre, ici, sa religion comme on l'entend, je n'y crois plus depuis longtemps.
[color=#804040][b][Les critiques contre l'Église catholique ne sont pas admises, d'autant plus si elles sont lâchées "en passant", manifestation d'une hostilité dont nous n'avons que faire sur un forum catholique.][/b][/color]
[size=150][b][color=#008000][Vous pouvez publier les éléments supprimés ailleurs dans d'autres sections plus appropriées. Voir plus bas.] [/color][/b][/size]
Enfin bref, modérez ce que vous voulez...
:arrow: [color=#008000][[b]C'est très aimable à vous de donner la permission à la modération de modérer ce qu'elle veut. C'est apprécié. Dans un premier temps, relisez le règlement du forum[/b],
http://www.cite-catholique.org/viewtopic.php?f=94&t=437
[b]en particulier ceci[/b] :[/color]
[color=#800000]Nous signalons à nos honorables membres que les forums de La Cité catholique sont des espaces privés où règne l'absolutisme : les intervenants sont soumis au droit moral - discerné en conscience - et au jugement prudentiel des modérateurs qui ont pour mission de promouvoir le bien commun du forum. Les intervenants ne sont donc pas seulement soumis au présent règlement, aporétique par nature. L'inscription et la participation à ce forum vaut acceptation tacite de cette règle.[/color]
[b]et ceci[/b] :
[color=#800000]Respectez vos lecteurs et faites honneur à la langue française : vérifiez l'orthographe, la syntaxe et la grammaire de vos messages. Évitez l'utilisation des abréviations de style SMS.[/color]
[b][color=#008000]Si vous souhaitez ouvrir une discussion sur les positions de Sa Sainteté Pie IX, ou attaquer d'autres positions de l'Église, veuillez le faire dans une section du forum qui est plus appropriée (en Apologétique, par exemple). La contestation de la modération, quant à elle, doit se faire dans "Vie de forum".[/b][/color]