bonjour,
La légion d'honneur a subit les soubresauts de l'histoire et s'est adaptée au creuset républicain.
Son attribution, ses conditions ... sont définies sur
http://www.legiondhonneur.fr/fr pour ceux que cela intéresse.
Je porterai 2 jugements sur cette décoration :
1- à titre militaire, Napoléon l'attribuait à tout militaire méritant quel que soit son grade ( et comportait, à sa création, une rente annuelle et insaisissable de deux cent cinquante francs or conséquente pour les soldats d'origines modestes). A notre époque elle n'est plus attribuée qu'à titre posthume aux militaires du rang et aux sous-officiers qui au plus haut de leur carrière ne peuvent espérer que la médaille militaire. Par contre elle est attribuée ( sur demande comme le veut la coutume) à tous les officiers supérieurs ayant eu un commandement en tant que chef de corps ou officiers généraux. Je veux bien mais où est le mérite ?
2- à titre civil, la légion d'honneur dans le grade de grand'croix est attribuée automatiquement au Président de la République lors de son investiture. Je ne vois pas où se trouve également le mérite sinon celui d'avoir été élu et donc de devenir grand maître de l’ordre. Si au moins elle était attribuée en fin de mandat ...
En dehors de l'aspect honorifique, elle apporte un intérêt pour ses descendants : l'accès aux maisons d'éducation qui sont quand même des écoles d'excellence ( 100% réussite au bac dont 98% avec mention et 100% au brevet des collèges) en khâgne par exemple ouvrant largement les portes aux grandes écoles. Je crois même, mais sans certitude absolue, qu'en cas de décès des parents, les enfants deviennent pupilles de la nation.
Au vu de ces exemples, il peut être compréhensif que certains ont en haute estime cette décoration et s'opposent à la proposition de devenir membre de l'ordre, pouvant prétexter comme Geneviève de Fontenay « [qu'elle] est distribuée maintenant comme une médaille en chocolat» ce qui peut expliquer une liste de refus notamment parmi nos contemporains :
Liste des refus.
Cordialement.