par pierresuzanne » mar. 30 déc. 2014, 19:55
Jésus a été évoqué par des récits païens ou plutôt non chrétiens, dès le premier siècle :
- En 93, Flavius Josèphe rédige les Antiquités juives. Il y parle de Jean-Baptiste et de son exécution commandée par Hérode Antipas. Il nomme Jacques « le frère de Jésus, appelé Messie ». Le Testimonium flavianum, le témoignage flavien (surnommé ainsi par les chrétiens) parle du Christ, Messie vertueux et doué de puissance surnaturelle, Messie crucifié et ressuscité.
Une version copiée au Xe siècle par un arabe chrétien (Agapios de Menbidji) a été découverte au XXe siècle par l'historien israélien Shlomo Pinès. Elle semble fidèle à l'original de Flavius Josèphe. Elle dit : « À cette époque vivait un sage qui s'appelait Jésus. Sa conduite était juste et on le connaissait pour être vertueux. Et un grand nombre de gens parmi les juifs et les autres nations devinrent ses disciples. Pilate le condamna à être crucifié et à mourir. Mais ceux qui étaient devenus ses disciples continuèrent à être ses disciples. Ils disaient qu'il leur était apparu trois jours après sa crucifixion et qu'il était vivant : ainsi il était peut-être le Messie au sujet duquel les prophètes ont raconté des merveilles. » (Antiquités juives, XVIII, 63-64). L'allusion aux miracles du Christ est dans le dernier mot du texte qui parle de « merveilles ».
Voilà ce qu'écrivait Flavius Josèphe en 93 : le Christ est mort par crucifixion et « Ses disciples... disaient qu'il leur était apparu trois jours après sa crucifixion et qu'il était vivant ».
- L'historien Suétone (69-125) a raconté une révolte juive ayant eu lieu à Rome vers 50, en citant le nom du Christ : « Comme les juifs se soulevaient continuellement à l'instigation de Chrestus, [l'empereur Claude] les chassa de Rome. » (Suétone, Vie des Douze Césars, Claude, XXV). Le mot Chrestus a-t-il été écrit à la place de celui de « Christus », pour Christ en latin ? Il y a alors un contresens dans cette phrase de Suétone. Il semble bien que Suétone ignore la doctrine pacifique du Christ. Ce sont donc vraisemblablement des juifs non chrétiens qui se sont révoltés. D'autant que les Actes des Apôtres confirment que les juifs ont été chassés de Rome sous Claude, « à la suite d'un édit de Claude qui ordonnait à tous les juifs de s'éloigner de Rome. » (Act, 18, 2). La seule chose que l'on puisse déduire avec certitude de cette phrase ambiguë de Suétone, c'est que le Christ était suffisamment connu à Rome la fin du premier siècle, quand Suétone écrit, pour être présenté comme un chef emblématique du judaïsme.
- Au début du IIe siècle, Tacite (56-118) raconte les circonstances de la persécution des chrétiens : Néron les désigne comme responsables de l’incendie de Rome en 64. Il le fait pour se disculper. « Pour apaiser ces rumeurs, [l'empereur Néron] offrit d'autres coupables et fit souffrir les tortures les plus raffinées à une classe d'hommes détestés pour leurs abominations et que le vulgaire appelait chrétiens. Ce nom leur vient du Christ que le procurateur Ponce Pilate, sous le principat de Tibère, avait livré au supplice. Réprimée sur le moment, cette détestable superstition perçait de nouveau, non seulement en Judée où le mal avait pris naissance, mais encore à Rome où, ce qu'il y a de plus affreux et de plus honteux dans le monde, afflue et trouve une nombreuse clientèle. On commença donc par se saisir de ceux qui confessaient leur foi, puis, sur leurs révélations, d'une multitude d'autres qui furent convaincus, moins du crime d'incendie que de haine contre le genre humain. On ne se contenta pas de les faire périr : on se fit un jeu de les revêtir de peaux de bêtes pour qu'ils fussent déchirés par les dents des chiens ; ou bien ils étaient attachés à des croix, enduits de matières inflammables et, quand le jour avait fui, ils éclairaient les ténèbres comme des torches. Néron prêtait ses jardins pour ce spectacle, et donnait en même temps des jeux du cirque, où tantôt il se mêlait au peuple en habit de cocher, et tantôt conduisait un char. Aussi, quoique ces hommes fussent coupables et eussent mérité les dernières rigueurs, les cœurs s'ouvraient à la compassion, en pensant que ce n'était pas au bien public, mais à la cruauté d'un seul, qu'ils étaient immolés. » (Tacite, Annales, XV, 44).
Par ailleurs, les textes du Nouveau Testament sont également des textes historiques qui ont été rédigés entre l'an 50 et l'an 90. Ils parlent tous de Jésus, de sa vie, de sa mort et de sa résurrection.
Le contenu de ces textes démontre qu'ils ont été écrits au premier siècle. Par exemple, Luc cite de nombreux gouverneurs et notables contemporains de la vie du Christ ou qui étaient aux affaires au début de l'ère chrétienne. Luc ne commet aucune erreur, démontrant que son évangile avait été écrit par quelqu'un qui était adulte en l'an 50.
Tous ces textes témoignent de l'existence historique de Jésus et ils ont été écrits par des contemporains. Comment imaginer qu'autant de témoins, chrétiens ou non, se soient coalisés pour inventer un mensonge aussi énorme.
Qui donc se serait égarer à imaginer un homme qui ressuscite après crucifixion ?
Si vous réfléchissez bien, il y a moins de preuve de l'existence de Jules César, qu'il n'y en a de l'existence de Jésus !
Mais, il existe une autre preuve de l'existence de Jésus..... le Saint Suaire de Turin. Le Pr Giulio Fanti, de l'université de Padoue, confirme que les datations au carbone 14 du Suaire au XIVe siècle ont été faussées par des contaminations. En avril 2013, grâce à la spectroscopie Raman, le Pr Giulio Fanti a établi une fourchette de tissage du tissu entre -300 et 400.
Jésus a donc existé, c'est une certitude historique dont personne de sérieux ne doute.... Seule sa résurrection peut faire l'objet d'un choix de foi, mais son existence et sa mort en croix sont des certitudes.
[b]Jésus a été évoqué par des récits païens ou plutôt non chrétiens, dès le premier siècle :[/b]
[b][color=#0000BF]- En 93, Flavius Josèphe rédige les [i]Antiquités juives[/i]. [/color][/b]Il y parle de Jean-Baptiste et de son exécution commandée par Hérode Antipas. Il nomme Jacques «[i] le frère de Jésus, appelé Messie[/i] ». Le [i]Testimonium flavianum[/i], le témoignage flavien (surnommé ainsi par les chrétiens) parle du Christ, Messie vertueux et doué de puissance surnaturelle, Messie crucifié et ressuscité.
Une version copiée au Xe siècle par un arabe chrétien (Agapios de Menbidji) a été découverte au XXe siècle par l'historien israélien Shlomo Pinès. Elle semble fidèle à l'original de Flavius Josèphe. Elle dit : « [i]À cette époque vivait un sage qui s'appelait Jésus. Sa conduite était juste et on le connaissait pour être vertueux. Et un grand nombre de gens parmi les juifs et les autres nations devinrent ses disciples. Pilate le condamna à être crucifié et à mourir. Mais ceux qui étaient devenus ses disciples continuèrent à être ses disciples. Ils disaient qu'il leur était apparu trois jours après sa crucifixion et qu'il était vivant : ainsi il était peut-être le Messie au sujet duquel les prophètes ont raconté des merveilles.[/i] » ([i]Antiquités juives[/i], XVIII, 63-64). L'allusion aux miracles du Christ est dans le dernier mot du texte qui parle de « [i]merveilles[/i] ».
[b][color=#800000]Voilà ce qu'écrivait Flavius Josèphe en 93 : le Christ est mort par crucifixion et « [i]Ses disciples... disaient qu'il leur était apparu trois jours après sa crucifixion et qu'il était vivant[/i] ».[/color][/b]
[b][color=#0000BF]- L'historien Suétone (69-125) a raconté une révolte juive ayant eu lieu à Rome vers 50, en citant le nom du Christ [/color]:[/b] « [i]Comme les juifs se soulevaient continuellement à l'instigation de [b]Chrestus[/b], [l'empereur Claude] les chassa de Rome. [/i]» (Suétone, [i]Vie des Douze Césars[/i], [i]Claude[/i], XXV). Le mot Chrestus a-t-il été écrit à la place de celui de « Christus », pour Christ en latin ? Il y a alors un contresens dans cette phrase de Suétone. Il semble bien que Suétone ignore la doctrine pacifique du Christ. Ce sont donc vraisemblablement des juifs non chrétiens qui se sont révoltés. D'autant que les [i]Actes des Apôtres[/i] confirment que les juifs ont été chassés de Rome sous Claude, « [i]à la suite d'un édit de Claude qui ordonnait à tous les juifs de s'éloigner de Rome.[/i] » (Act, 18, 2). [b]La seule chose que l'on puisse déduire avec certitude de cette phrase ambiguë de Suétone, c'est que le Christ était suffisamment connu à Rome la fin du premier siècle, quand Suétone écrit, pour être présenté comme un chef emblématique du judaïsme.[/b]
[b][color=#000080]- Au début du IIe siècle, Tacite (56-118) raconte les circonstances de la persécution des chrétiens[/color][/b] : Néron les désigne comme responsables de l’incendie de Rome en 64. Il le fait pour se disculper. « [i]Pour apaiser ces rumeurs, [l'empereur Néron] offrit d'autres coupables et fit souffrir les tortures les plus raffinées à une classe d'hommes détestés pour leurs abominations et que le vulgaire appelait chrétiens. Ce nom leur vient du Christ que le procurateur Ponce Pilate, sous le principat de Tibère, avait livré au supplice. Réprimée sur le moment, cette détestable superstition perçait de nouveau, non seulement en Judée où le mal avait pris naissance, mais encore à Rome où, ce qu'il y a de plus affreux et de plus honteux dans le monde, afflue et trouve une nombreuse clientèle. On commença donc par se saisir de ceux qui confessaient leur foi, puis, sur leurs révélations, d'une multitude d'autres qui furent convaincus, moins du crime d'incendie que de haine contre le genre humain. On ne se contenta pas de les faire périr : on se fit un jeu de les revêtir de peaux de bêtes pour qu'ils fussent déchirés par les dents des chiens ; ou bien ils étaient attachés à des croix, enduits de matières inflammables et, quand le jour avait fui, ils éclairaient les ténèbres comme des torches. Néron prêtait ses jardins pour ce spectacle, et donnait en même temps des jeux du cirque, où tantôt il se mêlait au peuple en habit de cocher, et tantôt conduisait un char. Aussi, quoique ces hommes fussent coupables et eussent mérité les dernières rigueurs, les cœurs s'ouvraient à la compassion, en pensant que ce n'était pas au bien public, mais à la cruauté d'un seul, qu'ils étaient immolés.[/i] » (Tacite,[i] Annales[/i], XV, 44).
[b][color=#000080]Par ailleurs, les textes du [i]Nouveau Testament[/i] sont également des textes historiques qui ont été rédigés entre l'an 50 et l'an 90.[/color][/b] Ils parlent tous de Jésus, de sa vie, de sa mort et de sa résurrection.
Le contenu de ces textes démontre qu'ils ont été écrits au premier siècle. Par exemple, Luc cite de nombreux gouverneurs et notables contemporains de la vie du Christ ou qui étaient aux affaires au début de l'ère chrétienne. Luc ne commet aucune erreur, démontrant que son évangile avait été écrit par quelqu'un qui était adulte en l'an 50.
[b][color=#BF0040]Tous ces textes témoignent de l'existence historique de Jésus et ils ont été écrits par des contemporains. Comment imaginer qu'autant de témoins, chrétiens ou non, se soient coalisés pour inventer un mensonge aussi énorme.
Qui donc se serait égarer à imaginer un homme qui ressuscite après crucifixion ?[/color][/b]
Si vous réfléchissez bien, il y a moins de preuve de l'existence de Jules César, qu'il n'y en a de l'existence de Jésus !
[b][color=#000080]Mais, il existe une autre preuve de l'existence de Jésus..... le Saint Suaire de Turin.[/color][/b] Le Pr Giulio Fanti, de l'université de Padoue, confirme que les datations au carbone 14 du Suaire au XIVe siècle ont été faussées par des contaminations.[b] [color=#FF0000]En avril 2013, grâce à la [i]spectroscopie Raman[/i], le Pr Giulio Fanti a établi une fourchette de tissage du tissu entre -300 et 400. [/color][/b]
[b]Jésus a donc existé, c'est une certitude historique dont personne de sérieux ne doute.... Seule sa résurrection peut faire l'objet d'un choix de foi, mais son existence et sa mort en croix sont des certitudes.[/b]