par Cinci » mar. 09 déc. 2014, 16:53
Une lumière qui se veut franche, éblouissante, crue, brutale, décapante, tranchante, expéditive, mais c'est assez souvent une lumière qui se concentre que sur un pan très partiel de la réalité. Avec Michel Onfray moi c'est à ça qu'il m'arrive de penser. L'homme peut être plutôt sincère à la base. Il peut amener des remarques intéressantes. Mais je croirais remarquer comment il semble souvent être amené à conclure trop rapidement et comme dans une atmosphère crépusculaire théâtrale de mort assez désespérée.
Un éclairage plus rond peut-être, moins froid, plus chaleureux, plus sympathique, plus attentif, plus aimant, plus fertilisant, plus optimiste et surtout plus vivant amènerait sûrement une perception moins manichéenne du sujet.
«Il y a comme deux sortes d'éclairage possible.» Quelqu'un disait ça, mais je ne me souviens plus qui.
Maintenant, moi je dirais que la première sorte de lumière pourrait être placée au rang de la sorte de lumière que Maurice Pialat avait voulu rendre dans son film «Sous le soleil de Satan». Une lumière qui ratatine les êtres, les accuse, les désespère, etc.
Le beau film de 1956 «Crime et châtiment» avec Robert Hossein jouait beaucoup avec cet enchevêtrement d'éclairage pouvant alterner.
Dans ce dernier film qui comptait Gabin dans la distribution, Bernard Blier, Marina Vlady, il y avait aussi Carette qui jouait le rôle d'un poivrot, un alcoolique fini, faible, lâche, jeté par tout le monde y compris sa femme, mais possiblement le personnage du film qui s'approcherait le plus d'un véritable «enfant de Dieu» par certains côté. Le jeune Hossein qui va se faire assassin, le regard incandescent, impitoyable, est pourtant à genoux intérieurement devant l'humanité de l'autre. C'est comme si le premier ici percevait au-delà cette lumière plus ronde, plus attentive malgré son propre état ... or que le deuxième était davantage informé par la lumière crue, dur, désespérante. Il y a un peu de ce dernier type de lumière crue-désespérante qui entre dans les analyses de Michel Onfray; c'est ce que je veux dire.
Le personnage de Robert Hossein dans le film de 1956 peut se faire assassin bien qu'il ne semble pas être une fripouille non plus, pas quand il peut être touché par la grâce au final. Il va se livrer lui-même aux flics afin qu'un innocent ne soit condamné à sa place. Michel Onfray n'est pas une fripouille ...non, non. Mais, juste dans l'éclairage ...
Une lumière qui se veut franche, éblouissante, crue, brutale, décapante, tranchante, expéditive, mais c'est assez souvent une lumière qui se concentre que sur un pan très partiel de la réalité. Avec Michel Onfray moi c'est à ça qu'il m'arrive de penser. L'homme peut être plutôt sincère à la base. Il peut amener des remarques intéressantes. Mais je croirais remarquer comment il semble souvent être amené à conclure trop rapidement et comme dans une atmosphère crépusculaire théâtrale de mort assez désespérée.
Un éclairage plus rond peut-être, moins froid, plus chaleureux, plus sympathique, plus attentif, plus aimant, plus fertilisant, plus optimiste et surtout plus vivant amènerait sûrement une perception moins manichéenne du sujet.
«Il y a comme deux sortes d'éclairage possible.» Quelqu'un disait ça, mais je ne me souviens plus qui.
Maintenant, moi je dirais que la première sorte de lumière pourrait être placée au rang de la sorte de lumière que Maurice Pialat avait voulu rendre dans son film «Sous le soleil de Satan». Une lumière qui ratatine les êtres, les accuse, les désespère, etc.
Le beau film de 1956 «Crime et châtiment» avec Robert Hossein jouait beaucoup avec cet enchevêtrement d'éclairage pouvant alterner.
Dans ce dernier film qui comptait Gabin dans la distribution, Bernard Blier, Marina Vlady, il y avait aussi Carette qui jouait le rôle d'un poivrot, un alcoolique fini, faible, lâche, jeté par tout le monde y compris sa femme, mais possiblement le personnage du film qui s'approcherait le plus d'un véritable «enfant de Dieu» par certains côté. Le jeune Hossein qui va se faire assassin, le regard incandescent, impitoyable, est pourtant à genoux intérieurement devant l'humanité de l'autre. C'est comme si le premier ici percevait au-delà cette lumière plus ronde, plus attentive malgré son propre état ... or que le deuxième était davantage informé par la lumière crue, dur, désespérante. Il y a un peu de ce dernier type de lumière crue-désespérante qui entre dans les analyses de Michel Onfray; c'est ce que je veux dire.
Le personnage de Robert Hossein dans le film de 1956 peut se faire assassin bien qu'il ne semble pas être une fripouille non plus, pas quand il peut être touché par la grâce au final. Il va se livrer lui-même aux flics afin qu'un innocent ne soit condamné à sa place. Michel Onfray n'est pas une fripouille ...non, non. Mais, juste dans l'éclairage ...