par Silica » lun. 07 juil. 2014, 12:09
Bonjour Suliko,
Suliko a écrit :Ce qui me mets mal à l'aise avec votre discours, c'est que j'ai l'impression que vous considérez que ces violences faites aux femmes sont uniquement le résultat d'une mentalité machiste et de mauvaises conditions sociales. Vous ne rappelez jamais qu'il y a tout simplement quelque chose de noir en l'homme, qui peut être attiré par le mal. Les chrétiens parleraient de péché originel. Donc, même si tous les enfants étaient éduquée dans les idées féministes (ce que je trouverais pour ma part déplorable) et même si les conditions sociales étaient bonnes pour tous, il y aurait toujours des mauvaises actions, des meutres, des viols! Le mal serait toujours là, car il n'est pas extérieur à l'homme! Bien sûr, l'éducation au respect joue un très grand rôle et vous avez raison de le souligner, mais cela n'a rien de spécifiquement féministe! Je ne suis pas féministe et je désire bien sûre être respectée, c'est évident...
(Vous ne pouvez pas non plus niez que certaines cultures et religions sont moins respectueuses de la femme, du moins lorsqu'elle ne se plie pas à des règles autrement plus restrictives que celles qui prévalaient dans nos anciens pays chrétiens.)
Pour être plus claire, je ne nie pas du tout la part d'incompréhensible et d'aléatoire de la violence inhérente à l'humain. Il y aura effectivement toujours des faits divers sordides, des tueurs en série, des viols sauvages, etc. Par contre, je tiens absolument à distinguer cette part de déraillage individuel et les phénomènes que je décris : les viols, le harcèlement de rue sont d'une banalité et d'une régularité affligeantes. Ils ne sont pas la conséquence uniquement de la part sombre de l'être humain : une femme a très largement les moyens d'assassiner son mari (avec un couteau ou une autre arme, même si il est en supériorité physique, il ne fait pas le poids), or on voit pourtant que les meurtres conjugaux sont commis par des hommes dans une écrasante majorité. Pourquoi ? Parce que les hommes et les femmes sont conditionnés dans cette répartition des rôles : on s'attend à de la violence et à de l'agressivité pour les hommes et on réprimera ces comportements chez les filles (à mon humble avis il faudrait les réprimer chez tout le monde, de toute façon !). Il n'y a pas de fatalisme à avoir, on peut combattre toutes ces violences justement par l'éducation.
Pour reprendre ce que Paxetbonum disait il est juste de dire que les violences sont liées, quelqu'un qui fait preuve de sadisme ou d'indifférence face à la douleur d'un animal est potentiellement dangereux pour ses semblables. Mais il faut aussi prendre en compte la réalité et l'orientation que prend cette violence.
Suliko a écrit :Notre société me paraît dans le fond très violente, peut-être même plus que celle d'autrefois. Ce n'est pas parce que cette violence est souvent exercée de manière douce que cela change quelque chose à la violence que subissent les individus. Les avortements massifs sont une violence et l'une des plus grandes négations de la féminité; le divorce généralisé est une violence, surtout pour les enfants; la destruction globale des liens familiaux et l'individualisme qui s'en suit est une violence; la mise en place d'une société sans Dieu était une violence faite aux âmes...Or, à ces problèmes-là, aucun gouvernement (ou si peu) ne cherche à apporter des solutions...Au contraire, le pouvoir aggrave même la situation en prônant toujours plus de pseudo-droits!
Sans doute suis-je trop réactionnaire d'oser même souligner cette réalité et même d'ajouter que le féminisme a joué un rôle négatif, puisqu'il a favorisé tout ce que je décris ci-dessus...
(Pour tout dire, je dois ajouter que lorsque vous déclarez ne pas manger de viande par respect pour les animaux, mais être pour l'avortement par féminisme, je considère que ces propos sont d'une extrême violence!)
Nous avons déjà abordé le sujet de l'avortement : pour ma part, je trouve également violent de vouloir contraindre une femme, alors que cela concerne son propre corps, à développer un bébé si un ovule a été fécondé par erreur. Il y a une limite légale pour faire un IVG (avorter à 8 mois serait assez horrible évidemment), ce sujet est à mon sens un non-sujet.
Si je pars sur le divorce etc cela emmènerait la question bien trop loin des ABCD, mais vous pourriez être surprise de savoir ce que j'en pense. En effet l'individualisme (qui est une fausse valeur : faire oublier à un être qu'il est social et fait partie d'un groupe pour mieux le grignoter) est très problématique aujourd'hui, à beaucoup d'égards philosophiques et moraux.
Au plaisir de vous lire
Bonjour Suliko,
[quote="Suliko"]Ce qui me mets mal à l'aise avec votre discours, c'est que j'ai l'impression que vous considérez que ces violences faites aux femmes sont uniquement le résultat d'une mentalité machiste et de mauvaises conditions sociales. Vous ne rappelez jamais qu'il y a tout simplement quelque chose de noir en l'homme, qui peut être attiré par le mal. Les chrétiens parleraient de péché originel. Donc, même si tous les enfants étaient éduquée dans les idées féministes (ce que je trouverais pour ma part déplorable) et même si les conditions sociales étaient bonnes pour tous, il y aurait toujours des mauvaises actions, des meutres, des viols! Le mal serait toujours là, car il n'est pas extérieur à l'homme! Bien sûr, l'éducation au respect joue un très grand rôle et vous avez raison de le souligner, mais cela n'a rien de spécifiquement féministe! Je ne suis pas féministe et je désire bien sûre être respectée, c'est évident...
(Vous ne pouvez pas non plus niez que certaines cultures et religions sont moins respectueuses de la femme, du moins lorsqu'elle ne se plie pas à des règles autrement plus restrictives que celles qui prévalaient dans nos anciens pays chrétiens.)[/quote]
Pour être plus claire, je ne nie pas du tout la part d'incompréhensible et d'aléatoire de la violence inhérente à l'humain. Il y aura effectivement toujours des faits divers sordides, des tueurs en série, des viols sauvages, etc. Par contre, je tiens absolument à distinguer cette part de déraillage individuel et les phénomènes que je décris : les viols, le harcèlement de rue sont d'une banalité et d'une régularité affligeantes. Ils ne sont pas la conséquence uniquement de la part sombre de l'être humain : une femme a très largement les moyens d'assassiner son mari (avec un couteau ou une autre arme, même si il est en supériorité physique, il ne fait pas le poids), or on voit pourtant que les meurtres conjugaux sont commis par des hommes dans une écrasante majorité. Pourquoi ? Parce que les hommes et les femmes sont conditionnés dans cette répartition des rôles : on s'attend à de la violence et à de l'agressivité pour les hommes et on réprimera ces comportements chez les filles (à mon humble avis il faudrait les réprimer chez tout le monde, de toute façon !). Il n'y a pas de fatalisme à avoir, on peut combattre toutes ces violences justement par l'éducation.
Pour reprendre ce que Paxetbonum disait il est juste de dire que les violences sont liées, quelqu'un qui fait preuve de sadisme ou d'indifférence face à la douleur d'un animal est potentiellement dangereux pour ses semblables. Mais il faut aussi prendre en compte la réalité et l'orientation que prend cette violence.
[quote="Suliko"]Notre société me paraît dans le fond très violente, peut-être même plus que celle d'autrefois. Ce n'est pas parce que cette violence est souvent exercée de manière douce que cela change quelque chose à la violence que subissent les individus. Les avortements massifs sont une violence et l'une des plus grandes négations de la féminité; le divorce généralisé est une violence, surtout pour les enfants; la destruction globale des liens familiaux et l'individualisme qui s'en suit est une violence; la mise en place d'une société sans Dieu était une violence faite aux âmes...Or, à ces problèmes-là, aucun gouvernement (ou si peu) ne cherche à apporter des solutions...Au contraire, le pouvoir aggrave même la situation en prônant toujours plus de pseudo-droits!
Sans doute suis-je trop réactionnaire d'oser même souligner cette réalité et même d'ajouter que le féminisme a joué un rôle négatif, puisqu'il a favorisé tout ce que je décris ci-dessus...
(Pour tout dire, je dois ajouter que lorsque vous déclarez ne pas manger de viande par respect pour les animaux, mais être pour l'avortement par féminisme, je considère que ces propos sont d'une extrême violence!)
[/quote]Nous avons déjà abordé le sujet de l'avortement : pour ma part, je trouve également violent de vouloir contraindre une femme, alors que cela concerne son propre corps, à développer un bébé si un ovule a été fécondé par erreur. Il y a une limite légale pour faire un IVG (avorter à 8 mois serait assez horrible évidemment), ce sujet est à mon sens un non-sujet.
Si je pars sur le divorce etc cela emmènerait la question bien trop loin des ABCD, mais vous pourriez être surprise de savoir ce que j'en pense. En effet l'individualisme (qui est une fausse valeur : faire oublier à un être qu'il est social et fait partie d'un groupe pour mieux le grignoter) est très problématique aujourd'hui, à beaucoup d'égards philosophiques et moraux.
Au plaisir de vous lire