6 juin Saint Marcellin Joseph-Benoît Champagnat

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Re: 6 juin Saint Marcellin Joseph-Benoît Champagnat

par ami de la Miséricorde » ven. 06 juin 2014, 10:55

Image

Testament Spirituel de Saint Marcelin Champagnat
http://www.champagnat.org/510.php?a=2b&id=1002&cat=2

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

Re: 6 juin Saint Marcellin Joseph-Benoît Champagnat

par ami de la Miséricorde » jeu. 06 juin 2013, 11:41

Saint Marcellin sur l'enfer
http://www.champagnat.org/510.php?a=2b&id=607&cat=2

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

6 juin Saint Marcellin Joseph-Benoît Champagnat

par ami de la Miséricorde » mer. 06 juin 2012, 12:23

Biographie
http://nominis.cef.fr/contenus/saint/12 ... agnat.html

Fins dernieres 5 - La mort du pécheur de Saint Marcellin

Souvenez vous de vos fins dernières et vous ne pécherez jamais.

Pourquoi mes chers frères, tombons nous dans le péché et suivons nous nos mauvais penchents? C'est parce que nous oublions nos fins dernières, parce-que nous ne pensons pas à ce qu'il doit nous arriver à la fin de notre vie. Nous rejettons la pensée de la mort, du jugement et des suites terribles de ce jugement et cependant cette seule pensée est capable, d'après l'expression du St Esprit d'arrêter la fougue de nos passions. Souvenez-vous de vos fins dernières et vous ne pécherez pas: [...] Pour vous rappeller une de ces quatre fins de l'homme que dans un moment votre pasteur viendra au milieux de vous portant la cendre bénite que l'Eglise lui met aujourd'hui à la main et vous adressant ces paroles que Dieu adressa au premier homme devenu pécheur: souviens toi, - homme que tu n'es que poussière et que tu retourneras en poussière. Que ce peu de cendre parle éloquemment à qui veut prêter l'oreille de son coeur.

Méditons-les, mes chers fères pendant ce carême, cette année, notre vie toute entière. La mort, nous trouvant occupé de cette sainte pensée, ne nous épouventera pas. Voyons combien est terrible la mort à celui qui n'y a jamais réflechi et qui par consequent ne s'y est jamais préparé: mors peccatorum pessima, la mort des pécheurs est très mauvaise.

Mauvaise par rapport aux circonstances qui la précédent, à celles qui l'accompagnent et à celles qui la suivent. Ces trois points feront tout notre sujet. St Bernard nous dit qu'il n'y a rien que le pécheur mourant repousse avec plus de soin que le souvenir de ses iniquités passées, et rien cependant qui se retrace plus vivement à sa mémoire que ce souvenir.

Voyons ce fameux pécheur dont nous parle la Sainte Ecriture: .

Maintenant que je suis étendu sur ce lit, accablé par la maladie, je me souviens de maux que j'ai faits dans Jérusalem. . Voyez mes chers frères comme l'approche de la mort lui fait bien reconnaître la vérité, il ne dit pas, qu'on m'a fait faire, qu'on m'a conseillé de faire, mais: quae ego feci, que j'ai fait moi-même. La mort lui fait encore discerner la qualité du mal qu'il a fait et contre qui il l'a fait: , c'est contre ma ville consacrée à Dieu, consacrée à son culte, consacrée à sa religion: . C'est contre les ministres de Dieu qui habitaient dans Jérusalem auxquels j'ai fait tout le mal que j'ai pu.

Ah! ce souvenir m'accable, ce souvenir m'abat, au moment de la mort le pécheur, comme un autre Antiochus dit: , je vois à cette heure tout ce que j'ai fait: péchés de mon enfance, péchés de ma jeunesse, péchés d'un âge plus mûr, enfin l'histoire entière de toute ma vie. Je vois les péchés contre Dieu et sa religion, contre ses ministres et son culte. : ici ce présente à mes yeux tous mes murmures contre la divine Providence, toutes mes imprécations, mes blasphèmes: dans quelle triste situation je me trouve.

Il voit, le pécheur mourant, il voit les sacrilèges, railleries qu'il a faites contre ce qu'il y avait de plus saint dans la religion. Il voit comme un autre Judas l'énormité du sacrilège usage qu'il a fait des sacrements et il dit comme ce fameux réprouvé: mon crime est trop grand pour en espérer le pardon: in desolationum deveni quantam.

Péchés contre le prochain: jalousie, envie, haine, médisance, calomnie, injustice, scandales, mauvais conseils, en un mot, tous les maux qu'on lui a fait commettre. Péchés contre soi-même: orgueil, avarice, paresse, intempérance, impudicité, etc... etc...

A la vue de toutes ces saletés impudiques dont il ne pouvait soutenir le souvenir, même lorsqu'il se portait bien, dans l'état où il est réduit, il ne peut y penser sans saisissement; il dit avec encore plus de force qu'Antiocus, parce-qu'il est plus instruit que lui, par conséquent plus capable: , - dans quelle terrible désolation me trouve-je réduit; , - et dans quels reflux de tristesse.

Pendant que le pécheur jouissait d'une bonne santé, tout le mal qu'il faisait ne lui semblait rien, il avalait l'iniquité comme l'eau, mais il en est plus de même maintenant que la maladie l'a atteint: , - mes péchés se présentent à moi sous la forme de bêtes affreuses; , - le pécheur ouvrira les yeux au moment de la mort.

Quelle étrange expression, s'écrie Saint Gregoire, nous fermons les yeux pour dormir, et nous les ouvrons à notre réveil; d'où vient donc qu'il est dit que le pêcheur ouvrira les siens pendant son sommeil. C'est que deux choses entrant dans sa composition de l'être du pêcheur, l'âme et le corps et que le sommeil se saisissant d'une de ces parties, l'autre s'éveille et ouvre les yeux.

Le présent aflige le pécheur aux prises avec la mort. Jugez, mes frères, par trois choses:
1º par les douleurs aiguës qu'un pécheur au lit de la mort éprouve dans son corps; par les alarmes effrayantes que la mort livre à son esprit; par l'impuissance où i l se trouve de se secourir lui-même dans ses misères.

1° Par les douleurs aigues. De tous les maux qui peuvent affliger l'homme il n'en est point auxquelles il soit plus sensible qu'aux maladies, surtout quand elles sont mortelles. Tandis qu'il n'est affligé que dans ses amis, dans ses biens, dans ses proches, il supporte ses peines. Quelque soit cette disgrâce, elle ne le touche que de loin, dit Saint Grégoire, en comparaison de la douleur intime et particulière qu'il souffre quand il est frappé et tourmenté dans sa propre personne.

C'est la réflexion que fait ce savant Pape sur la réponse que fit le démon à Dieu à l'égard de Job: il est inutile de dire que le démon fit contre Job tout ce qu'il put, mais tant qu'il ne sera affligé dans les choses qui ne tiennent pas à son corps , il gardera la paix; s'il n'est pas fort ému des choses qui lui sont étrangères, il rentre en lui-même, il se trouble quand il fait une sensible expérience de sa propre douleur. Si cela est généralement vrai à l'égard de tous les hommes, à combien plus forte raison est-ce vrai à l'égard des pécheurs.

2° Par les effroyables alarmes que la mort qui se présente à ses yeux, livre à son esprit. La mort du juste produit des effets bien différens dans l'un et dans l'autre, dit Saint Bernard. Dans le juste, la mort est bonne à cause du repos qu'il y trouve, de la nouvelle vie qu'il va recevoir et de l'éternité qui va lui être assurée. Il n'y a rien de si intime que l'âme et le corps, et, par conséquent que la séparation fasse plus de peine.

3° Pour que le pécheur put se secourir il foudrait qu'il eût absolument quatre choses, une d'elles manquant, le pécheur ne peut se convertir:
1. le temps; 2. l'usage des facultés de son âme; 3. la grâce de Dieu; 4. enfin la coopération à la grâce.

Le pécheur promenant ses regards dans l'avenir sera terriblement épouvanté: , - la mort des pécheurs est malheureuse dans leur sortie de ce monde; pejora autem in ingressu, - elle est encore plus mauvaise dans l'entrée de l'autre vie; très mauvaise par la réprobation qui suivra. La terre, les créatures qu'il a souillées et qu'il a forcées pour ainsi dire à lui aider à assouvir ses passions, lui livreront la guerre.

J'en distingue trois: celle qui lui ont été amies; celles qui lui ont été indifférentes et dont il a abusé; d'autres qu'il ne connait pas et qui lui ont été ennemies.

Les premières sont les parents et les proches; les secondes, les créatures en général, les troisièmes sont les démons.

Source : champagnat.org

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

6 juin : Saint Marcellin Champagnat

par Sapin » ven. 06 juin 2008, 19:25

Je veux vous présenter aujourd'hui un saint que j'affectionne beaucoup et qui m'a été très interpellant pour le sacerdoce, car ce saint aimait beaucoup la prêtrise: saint Marcellin Chamapagnat.

Marcellin Champagnat est né le 20 mai 1789 à Marlhes (Loire) en France, mort le 6 juin 1840 à Saint-Chamond, France, prêtre et pédagogue, il est le fondateur des Frères Maristes appelés aussi: « Frères Maristes des Écoles », dont la vocation était de promouvoir l'enseignement primaire dans les campagnes. Voici sa biographie:

Résumé de la vie de Marcellin Champagnat

Et je reproduis ici son testament spirituel un peu avant sa mort:


«Testament Spirituel de Joseph Benoît Marcellin Champagnat, Prêtre, Supérieur et Fondateur des Petits Frères Maristes.

"Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il. "Ici, en la présence de Dieu, sous les auspices de la très sainte Vierge et de saint Joseph, voulant faire connaître à tous les Frères de Marie l'expression de mes dernières et de mes plus chères volontés, je recueille toutes mes forces, pour rédiger, selon que je le crois le plus conforme à la volonté divine et le plus utile au bien de la Société, mon Testament Spirituel .

"D'abord, je supplie très humblement tous ceux que je pourrais avoir offensés ou scandalisés en quelque manière, quoique je ne sache pas avoir fait volontairement de la peine à personne, de vouloir bien me pardonner en considération de la charité infinie de Notre Seigneur Jésus-Christ, et d'unir leurs prières aux miennes pour obtenir du bon Dieu qu'il daigne oublier les péchés de ma vie passée, et recevoir mon âme dans son infinie miséricorde. Je meurs plein de respect, de reconnaissance et de soumission pour le Révérend Père Supérieur Général de la Société de Marie et dans les sentiments de la plus parfaite union pour tous les membres qui la composent, spécialement pour les Frères que Dieu avait confiés à ma sollicitude, et qui ont toujours été si chers à mon coeur.

"Je désire qu'une entière et parfaite obéissance règne toujours parmi les Frères de Marie, que les inférieurs, envisageant dans les Supérieurs la personne de Jésus-Christ, leur obéissent de coeur et d'esprit, renonçant toujours, s'il est besoin, à leur volonté et à leur jugement propres. Qu'ils se souviennent que le Religieux obéissant remportera des victoires, et que c'est l'obéissance principalement qui est la base et le soutien d'une Communauté. Dans cet esprit, les Petits Frères de Marie se soumettront, non seulement aux premiers Supérieurs, mais encore à tous ceux qui seront préposés pour les diriger et les conduire. Ils se pénétreront bien de cette vérité de foi, que le Supérieur représente Jésus-Christ, et qu'il doit être obéi quand il commande, comme si c'était Jésus-Christ lui-même qui commandât.

"Je vous prie aussi, Mes bien chers Frères, de toute l'affection de mon âme et par toute celle que vous avez pour moi, de faire en sorte que la sainte charité se maintienne toujours parmi vous. Aimez-vous les uns et les autres comme Jésus-Christ vous a aimés. Qu'il n'y ait parmi vous qu'un même coeur et un même esprit . Qu'on puisse dire des Petits Frères de Marie, comme des premiers chrétiens: Voyez comme ils s'aiment!... C'est le voeu de mon coeur le plus

ardent, à ce dernier moment de ma vie. Oui, mes très chers Frères, écoutez les dernières paroles de votre Père, ce sont celles de notre bien-aimé Sauveur: Aimez-vous les uns les autres.

"Je désire, mes bien chers Frères, que cette charité qui doit vous unir tous ensemble, comme les membres d'un même corps, s'étende aussi à toutes les autres congrégations. Ah! je vous en conjure par la charité sans bornes de Jésus- Christ, gardez-vous de jamais porter envie à personne et surtout à ceux que le bon Dieu appelle à travailler, comme vous, dans l'état religieux, à l'instruction de la jeunesse. Soyez des premiers à vous réjouir de leurs succès et à vous affliger de leurs disgrâces. Recommandez-les souvent au bon Dieu et à la divine Marie. Cédez-leur sans peine. Ne prêtez jamais l'oreille à des discours qui tendraient à leur nuire. Que la seule gloire de Dieu et l'honneur de Marie soient votre unique but et toute votre ambition.

"Comme vos volontés doivent se confondre avec celle des Pères de la Société de Marie, dans la volonté d'un Supérieur unique et général, je désire que vos coeurs et vos sentiments se confondent aussi toujours en Jésus et en Marie. Que leurs intérêts soient les vôtres, que votre plaisir soit de voler à leur secours ,toutes les fois que vous en serez requis. Qu'un même esprit; un même amour vous unisse à eux, comme des branches à un même tronc, et comme les enfants d'une même famille à une bonne Mère,la divine Marie. Le Supérieur des Pères, l'étant également de la branche des Frères, doit être le centre d'union des uns et des autres. Comme je n'ai eu qu'à me louer de la soumission et de l'obéissance que m'ont toujours montrées les Frères de Marie, je désire et j'entends que le Supérieur général trouve toujours la même obéissance et la même soumission. Son esprit est le mien, et sa volonté est la mienne. Je regarde cet accord parfait et cette soumission entière comme la base et le soutien de la Société des Frères de Marie.

"Je demande encore au bon Dieu et je souhaite de toute l'affection de mon âme, que vous persévériez fidèlement dans le saint exercice de la présence de Dieu, l'âme de la prière, de l'oraison, de toutes les vertus. Que l'obéissance et la simplicité soient toujours le caractère des Petits Frères de Marie. Qu'une dévotion tendre et filiale vous anime dans tous les temps et dans toutes les circonstances pour notre bonne Mère. Faites-la aimer partout, autant qu'il vous sera possible. C'est elle qui est la première Supérieure de toute la Société. Joignez à la dévotion à Marie la dévotion au glorieux saint Joseph, son très digne époux; vous savez qu'il est un de nos premiers Patrons. Vous faites l'office d'anges gardiens auprès des enfants qui vous sont confiés; rendez aussi à ces purs esprits un culte particulier d'amour, de respect et de confiance. "Mes très chers Frères, soyez fidèles à votre vocation, aimez-la et persévérez-y avec courage. Conservez-vous dans un grand esprit de pauvreté et de détachement. Que l'observance journalière de vos saintes Règles vous préserve de manquer jamais au voeu sacré qui vous lie à la plus belle et à la plus délicate des vertus. Il y a des peines pour vivre en bon Religieux; mais la grâce adoucit tout: Jésus et Marie vous aideront; d'ailleurs la vie est bien courte, et l'éternité ne finira jamais. Ah! qu'il est consolant, au moment de paraître devant Dieu, de se rappeler qu'on a vécu sous les auspices de Marie et dans sa Société! Daigne cette bonne Mère vous conserver, vous multiplier et vous sanctifier. Que la grâce de Notre Seigneur Jésus-Christ, l'amour de Dieu et la communication du Saint-Esprit soient toujours avec vous . Je vous laisse avec confiance dans les sacrés Coeurs de Jésus et de Marie, en attendant que nous puissions nous réunir tous ensemble dans la bienheureuse éternité.

"Telle est ma volonté dernière et expresse pour la gloire de Jésus et de Marie.
Le présent Testament Spirituel sera remis entre les mains de M. Colin, Supérieur général de la Société de Marie.

"Fait à Notre Dame de l'Hermitage, le 18 mai 1840.

"Joseph Benoît Marcellin CHAMPAGNAT, "Prêtre de la Société de Marie et Supérieur des Frères."



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S. Marcellin Champagnat, priez pour nous.

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