par Carhaix » ven. 01 nov. 2019, 14:42
Mais je n'ai pas dit l'inverse. Oui, l'art contemporain se veut subversif, depuis au moins 100 ans.
Je ne sais pas à quoi pensent l'artiste et sa perfomatrice. À mon avis, l'ingénuité qu'elle affiche participe du sens de son action : vous savez comme moi qu'il est dans l'air du temps de revendiquer le droit d'exposer la nudité sans reconnaître l'effet de cette ostentation. Il y a un subtil double-discours, très difficile à contrer, qui se met actuellement en place, dont l'enjeu officiel est de défendre l'égalité, etc., et qui nie toute notion d'impudicité, et rend même coupable quiconque ose en parler de vouloir s'opposer à cette égalité revendiquée, et de prôner le patriarcat. Je vous renvoie aux Femen. Donc danser nue sur un autel, et déclarer ne pas voir où est le problème, tout en précisant qu'elle est aussi catholique, fait partie du "message".
Mais objectivement, nous sommes quand même bel et bien en présence d'un acte ouvertement blasphématoire : l'autel est le lieu le plus saint d'une église. C'est là où se déroule le sacrifice. C'est là où est renouvelé le sacrifice du corps et du sang du Christ. C'est là où est conservée la "pierre d'autel", relique d'un saint nécessaire pour y célébrer le mystère. Choisir précisément ce lieu pour y danser nu par-dessus, c'est véritablement insulter et profaner le sanctuaire (que la personne qui danse dessus soit un homme ou une femme, d'ailleurs).
Le choix de faire danser une femme plutôt qu'un homme est un vrai piège, car on va pouvoir accuser ceux qui parlent de blasphème d'être misogynes, et on va s'empresser de faire le lien avec le fondamentalisme islamique. Donc du coup, on est tenté de s'autocensurer, et de ne rien dire.
Mais le tableau fait tout de même furieusement penser à ce qu'on lit dans l'Apocalypse 17, Mathieu 24,15, Daniel 9,27 et 11,31.
Je pense que profondément, au-delà de ces symboles et ces provocations contre non seulement la foi mais surtout le culte catholique en lui-même, c'est à rattacher à ce que je disais plus haut : l'inversion de la vision de l'homme sur le plan métaphysique. La nudité qui danse dans le lieu saint, c'est une façon de nier le péché originel, très lié au rapport de l'homme avec la nudité de son corps, qui est le sujet central de l'histoire d'Adam et Ève (on en revient encore à cette question).
Mais je n'ai pas dit l'inverse. Oui, l'art contemporain se veut subversif, depuis au moins 100 ans.
Je ne sais pas à quoi pensent l'artiste et sa perfomatrice. À mon avis, l'ingénuité qu'elle affiche participe du sens de son action : vous savez comme moi qu'il est dans l'air du temps de revendiquer le droit d'exposer la nudité sans reconnaître l'effet de cette ostentation. Il y a un subtil double-discours, très difficile à contrer, qui se met actuellement en place, dont l'enjeu officiel est de défendre l'égalité, etc., et qui nie toute notion d'impudicité, et rend même coupable quiconque ose en parler de vouloir s'opposer à cette égalité revendiquée, et de prôner le patriarcat. Je vous renvoie aux Femen. Donc danser nue sur un autel, et déclarer ne pas voir où est le problème, tout en précisant qu'elle est aussi catholique, fait partie du "message".
Mais objectivement, nous sommes quand même bel et bien en présence d'un acte ouvertement blasphématoire : l'autel est le lieu le plus saint d'une église. C'est là où se déroule le sacrifice. C'est là où est renouvelé le sacrifice du corps et du sang du Christ. C'est là où est conservée la "pierre d'autel", relique d'un saint nécessaire pour y célébrer le mystère. Choisir précisément ce lieu pour y danser nu par-dessus, c'est véritablement insulter et profaner le sanctuaire (que la personne qui danse dessus soit un homme ou une femme, d'ailleurs).
Le choix de faire danser une femme plutôt qu'un homme est un vrai piège, car on va pouvoir accuser ceux qui parlent de blasphème d'être misogynes, et on va s'empresser de faire le lien avec le fondamentalisme islamique. Donc du coup, on est tenté de s'autocensurer, et de ne rien dire.
Mais le tableau fait tout de même furieusement penser à ce qu'on lit dans l'Apocalypse 17, Mathieu 24,15, Daniel 9,27 et 11,31.
Je pense que profondément, au-delà de ces symboles et ces provocations contre non seulement la foi mais surtout le culte catholique en lui-même, c'est à rattacher à ce que je disais plus haut : l'inversion de la vision de l'homme sur le plan métaphysique. La nudité qui danse dans le lieu saint, c'est une façon de nier le péché originel, très lié au rapport de l'homme avec la nudité de son corps, qui est le sujet central de l'histoire d'Adam et Ève (on en revient encore à cette question).