René Girard l' avait déjà noté

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Re:

par Zarus » mer. 26 févr. 2014, 19:33

elisseievna a écrit :Ce sont les "actes" d'un colloque de rabbins.

Ce qui est "sacré" c'est la torah.

Un peu le principe de la tradition catholique non ? des développements par des théologiens qui sont considérés comme inspiré par le Saint-Esprit.
Là c'est pareil; l'avis des Sages (Pas confondre avec les simples rabbins qui font la même chose mais avec des périodes ultérieures avec un poids moins important que le Talmud) étant soit considérés comme appuyées par Dieu, soit faisant partie d'une tradition orale aussi vieille que la loi écrite.

Critiquer une religion de l'exégece quand sa propre religion en est une aussi; c'est un peu l’hôpital qui se fiche de la charité. :p

par elisseievna » mer. 07 mars 2007, 10:40

Ce sont les "actes" d'un colloque de rabbins.

Ce qui est "sacré" c'est la torah.

par Charles-Edouard » mar. 06 mars 2007, 13:38

Le Talmud est d'inspiration humaine...

par elisseievna » lun. 05 mars 2007, 6:37

Sur la premiere vide :
- quel rapport entre les propos de cet homme ( qui est qui ?) et le talmud ????
- il dit qu'il compare les "noirs racistes" avec des singes, pas tous les noirs, (comme le dit le titre), c'est à dire qu'il répond au racisme par l'insulte raciste, c'est intolérable mais c'est son probleme


Sur la référence au Talmud par les juifs, vous n'avez decidement rien lu de ce que j'ai mis plus haut.
Bien sur que les juifs s'y referent, mais encore une fois vous oubliez que le talmud rapporte des débats, on n'en retient pas "tout", pas ce qui est incoherent avec le reste en tout cas.

Vous etes drole lorsque vous dites "on connait encore moins le talmud que le coran" ... le coran c'est 500 pages, le talmud environ dix fois plus, et vous ignorez la torah et la bible.

par Lutin Grognon » dim. 04 mars 2007, 22:08

Je sais que j'ai dit que j'arrêterais de prendre part à ce débat, mais voyez les quelques vidéos suivantes : http://www.youtube.com/watch?v=UO348vCWWk4 ; et http://www.youtube.com/watch?v=0c2neS0cobo.

Je ne dirai que ceci : vous faites encore l'erreur de confondre ce que dit le Talmud, et ce que disent les juifs. Si les juifs, comme les karaïtes, ne se réfèrent pas au Talmud, tant mieux.

par elisseievna » dim. 04 mars 2007, 19:39

Comment peut on comparer ce que quelques rabbins ont dit il y a plus de 1500 ans, et qui n'est plus repris par aucun, avec des preches actuels comme ceux là :

http://youtube.com/watch?v=A7eAFtQ8dTU& ... ed&search=

S'il y avait des discours de ce type par des rabbins, là vous pourriez à juste raison dire "attention, torah danger", mais où en voyez vous Lutin ????? où ?????
nulle part.

par elisseievna » sam. 03 mars 2007, 20:26

Lutin,


Je vous ai repondu en montrant qu'il n'y a aucun racisme dans le talmud :

1) par ce que les distinctions faites sont entre juifs et payens sur la base d'une foi ou d'une pratique et non d'une race,

2) par ce que le Talmud contient des condamnantions de juifs aussi ( voir l'exemple donne par Poliakov), (comme la bible est pleine de menace contre le peuple juif), et par ce qu'il contient des propos sur l'importance de chaque etre humain et le comportement à avoir envers tout etre humain également.


Je vous cite les propos les plus répandus dans la litterature des juifs sur le judaisme, les livres les plus connus, les plus diffusés, vous commettez une erreur de methode en les comparant avec des propos marginaux.

Si vous aviez recherché quels sont les propos tenus, par qui, dans quel cadre, vous auriez vu que les accusations tirées de certains passages du Talmud sont présentés par les neonazis et pogromistes,
que la contradictions de ces passages par d'autres passages a été expliquee par les rabbins depuis longtemps,
que ce sont les principes les plus bienveillants pour tous les etres humains, qui l'emportent largement, parce qu'ils sont COHERENTS entre eux et avec les principes juifs, et que ce sont eux qui sont enseignés par les rabbins.

Vous refusez de lire et vous m'accusez de mauvaise foi , c'est plutot comique.

Vous pouvez afficher tout ce que vous voulez du Talmud ici ou ailleurs, mais vous enfuir apres que je vous donne les theses contraires et les citations contraires du Talmud ( voyez les textes ci dessus), cela n'est pas de la bonne foi.
Vous voulez rester dans la haine, restez y.

(Quant à opposer "un site propalestinien quelconque" à un site nazi, laissez moi rire : l'instrumentalisation de la "cause palestienne" par le monde arabe est directement liée aux rapports existants entre les nazis et les musulmans : le mouvement des freres musulman né dans les années 30 et ses acolytes comme le mufti al husseini de Jerusalem étaient pro nazis, le mufti est allé rendre hommage à Hitler, des musulmans bosniaques ont combattu sous la waffen SS ... tout ce beau monde haïssant les juifs comme les idees chretiennes d'ailleurs. L'arrivée des thèmes des Sages de Sion repris par Mein Kampf dans le monde arabe est directement lié à ce rapprochement. )

par Lutin Grognon » sam. 03 mars 2007, 14:50

Elisseievna, je vais pouvoir vous fournir une réponse plus complète, étant donné que j'ai le droit d'aller sur l'ordinateur en week-end.

J'ai porté une accusation au Talmud : celle de racisme ; je vous ai donné les références afin que vous puissiez voir pour vous-même quel racisme contient le Talmud (comme si le judaïsme constituait une race !), et comme des rabbins en parlent sans que cela soit remis en question. Aussi ai-je ajouté une citation assez connue qui peut être trouvée sur nombre de sites internet. (Je n'ai même pas parlé de toutes les autres horreurs que contient le Talmud.)

Mais alors que j'ai parlé du Talmud, vous n'avez fait que citer des juifs, que vous avez fait passer pour « les juifs ». Cependant, je ne vous ai pas parlé des juifs, mais du Talmud. Voyons, je peux vous fournir l'article d'un juif qui cite les Protocoles des Sages de Sion, et dire qu'ainsi parlent « les juifs » ! Si je vous parle du Talmud, je vous prie de me répondre au sujet de ce que vous y voyez, et non de ce qu'en disent certains juifs. Aussi votre malhonnêteté est-elle apparente en ce que vous avez recherché la citation que j'ai fournie, et au lieu de la prendre sur un site pro-palestinien quelconque, par exemple, vous avez parlé de sites néonazis, ayant même affiché un lien vers un des tels sites, dont je n'avais jamais entendu parler, et qui m'a même horrifié.

Je vais cesser de prendre part à ce débat, car votre argumentation est erronée, et vous vous sentez obligée de faire dans la calomnie.

Dieu vous bénisse,

par elisseievna » ven. 02 mars 2007, 22:54

Si vous cherchiez des informations , avant de colporter n'importe quel ragot, vous l'auriez trouvé.

par elisseievna » ven. 02 mars 2007, 20:26

Ce qui est frappant dans les propos de Lutin et de Popeye c'est leur façon de rechercher le mal.

Les juifs s'epoumonent à dire qu'ils veulent le bien des non juifs, mais non, il faut que l'on (les deux intervenants, comme les sites neo-nazis ci dessus cites, comme les antisemites tsaristes du XIXeme) se torde l'esprit pour croire qu'ils nous haissent. A qu'il est bon d'etre haïs, sans doute ...

Peu importe que la démarche "scientifique" soit au contraire de chercher tous les aspects d'une pensee et non de plaquer ses fantasmes dessus, ou de juger à propos de donnees partielles, peu importe que l'amour du prochain incline à eviter de lui trouver injustement des torts : non , il faut se sentir haï, ha qu'il est doux de se sentir haï ...

:clown: :clown: :clown: :dunce: :dunce: :dunce:

nb : juste avant ce passage, Poliakov rappelle que dans des affaires d'accusation de meurtre rituel, c'est l'Eglise qui tentait de ramener les accusateurs à la raison et d'innocenter les juifs ... en vain.

par elisseievna » ven. 02 mars 2007, 20:12

Voici l'histoire racontée par Léon Poliakov

( dans le meme ouvrage, vous apprendrez que le texte de Pranatis - 1892 - est contemporain des Protocoles des Sages de Sion - 1895 - et des mesures antisemites et pogroms en Russie : quand on veut tuer son chien ...)

Léon Poliakov
Histoire de l' antisémitisme
1. L'âge de la foi
Calmann-Lévy

"Ainsi qu'on le sait, les discussions entre Juifs et Chrr tiens au sujet des vertus comparées de leurs religion ont connu une grande vogue dès les premiers siècles d christianisme. Une abondante littérature patristique leu fut consacrée, et ces controverses reprirent dans I'Europ médiévale, se poursuivant souvent dans un climat d'étot nante franchise et de cordialité, jusqu'à ce que la propa gation d'un mythe d'un nouveau genre : celui d'un doctrine haineuse et scélérate, enseignée en secret dar les livres juifs, soit venue porter à ces débats un cou fatal.
La lutte contre les Albigeois et les Vaudois avz entraîné la création d'institutions spéciales — l'Inquisition, I'ordre des Dominicains — expressément chargé de l'extirpation de toutes les hérésies. Mais si la fonction crée l'organe, l'organe à son tour crée et perpétue la fonction : un inquisiteur se doit de flairer le sacrilège partout, et ces corporations ne pouvaient pas ne pas oanif ester quelque intérêt à l'égard des Infidèles en généal, et des Juifs et de leurs doctrines en premier lieu. Du este, l'occasion directe leur semble avoir été fournie par certains Juifs eux-mêmes.
Entre autres choses, les gardiens de l'orthodoxie chréienne étaient fort préoccupés, en ce début du xIIIe siècle, uar l'influence des idées aristotéliennes qui, par l'internédiaire des traducteurs arabes et juifs, commençaient 1 pénétrer en Europe. En 1210, en 1215, le Saint-Siège rterdit l'enseignement de la « Physique » et de la « Métathysique » d'Aristote ; en 1228, Grégoire IX défend expresiément de « souiller le Verbe divin au contact des fictions les philosophes ». L'effroi de certains théologiens juifs levant la nouvelle tendance rationaliste (dont le principal représentant juif était Maïmonide) était plus grand encore, et ils vouaient les « maïmonistes » à toutes les gémonies. Ne disposant d'aucune autorité coercitive centrale, mais entretenant d'excellents rapports avec les docteurs de l'Inquisition, c'est à eux que s'adressent certains rabbins français, en leur demandant de se constituer en gardiens de la pureté de la foi juive. Deux de ces rabbins, Salomon ben Abraham et Jonas Gerondi, tinrent, assure-t-on, les propos suivants aux dominicains de Montpellier : « Pourquoi ne faites-vous pas attention à nos hérétiques et à nos athées, corrompus par la doctrine de Moïse d'Egypte (c'est-à-dire Moïse Maïmonide), auteur d'ouvrages impies ? Puisque vous déracinez vos hérésies, déracinez les nôtres aussi et ordonnez de brûler les livres malfaisants.» Les inquisiteurs ne se firent pas prier : des perquisitions furent faites, des autodafés solennels des ouvrages de Maïmonide eurent lieu en 1234, tant à Montpellier qu'à Paris.

C'est ainsi, semble-t-il, que l'intérêt de l'Inquisition fut éveillé par le contenu du Talmud. Cet immense et peu accessible traité, rédigé aux Ive-vIe siècles à Babylone, contient un peu de tout, et il est paradoxal de constater que ce sont les disciples de Maïmonide qui recommandaient de faire une distinction entre ses deux parties, Halakha ou la Loi proprement dite, de valeur dogmatique, et Haggada, mélange touffu de contes et paraboles, de préceptes moraux, de superstitions et de recettes médicales, tandis que les orthodoxes se pen-chaient sur chaque mot et sur chaque virgule du tex sacré avec une égale révérence. Quelques années pli tard, à l'époque même où les experts ci-devant Jui convoqués par Frédéric II lavaient le judaïsme de l'ace sation de meurtre rituel, un autre Juif converti enta prenait une action en sens contraire. Frère dominica de la Rochelle, l'apostat Nicolas Donin se rendait à Rom et exposait à Grégoire IX que le Talmud était un liv immoral et offensant pour les Chrétiens. Le pape s'adres aux rois de France, d'Angleterre, de Castille et d'Aragc ainsi qu'à divers évêques, en leur enjoignant d'ouvrir une enquête pour vérifier le bien-fondé de l'accusation.

Saint Louis fut le seul à y donner suite : dans toute France, des exemplaires du Talmud furent saisis, et, 1240, une grande controverse publique s'ouvrait à Par à laquelle prirent surtout part Eudes de Châteauros chancelier de la Sorbonne, et Nicolas Donin du ce chrétien, Yehiel de Paris et Moïse de Coucy du côté ju Nous en possédons des relations circonstanciées, ta latines qu'hébraïques. Les thèmes traités furent group en trente-cinq articles, tels que les suivants :
Etait-il vrai qu'au 1" siècle, après la prise de Jé! salem, le rabbin Simon ben Yohaï ait proclamé : « meilleur des goyim, tuez-le » ? Et que faut-il au juste ente dre par « goy » ? Est-il exact qu'un « goy » qui se repc le samedi, ou qui s'occupe de l'étude de la Loi, mér d'après le Talmud la mort ? Que Jésus était un enfe illégitime ; qu'il serait condamné en enfer au supplice la boue bouillante ? Que, depuis la destruction du Temr Dieu ne dispose dans le monde que d'un espace de qua] coudées carrées ; que dans le paradis, le Léviathan se servi à la table des justes ? Telles furent quelques-ur des questions sur lesquelles porta le débat.
Stoïques honnêtes, les rabbins y firent face avec un grand courage : aux citations de leurs adversaires, ils répliquait par d'autres citations (car, de même que dans tout recu servant à consigner la sagesse des nations, on peut opposer à chaque maxime de la Haggada une maxime exactement contraire 11. De plus, il faut toujours faire la part du style très particulier 1 pre à la Haggada. A peu près à la même époque où Simon ben Yc s'exclamait : « Le meilleur des goyim, tuez-le » R. Eléazar, un ai docteur de la Loi, vitupérait contre les Juifs incultes (am-haaretz) des termes que la Haggada rapporte ainsi : • R. Eléazar a dit : « On a le droit d'abattre un am-haaretz même le • jour du Grand Pardon, même si ce jour tombe un samedi ,, ; ses eleves lui dirent • Maître, dis s tuer » au lieu de « abattre »• M Mais aZ répondit • Il faut une bénédiction pour tuer, il n'en faut pas pour abattre, s (Pesahim, 49 b.)) ;
ils mettaient en avant les nombreux commandements prescrivant de faire preuve à l'égard des Juifs et des non-Juifs d'une charité égale, d'être scrupuleusement honnêtes envers les étrangers, commandements bien plus caractéristiques pour l'esprit du Talmud.

Mais l'issue de la joute, dans laquelle les accusateurs tout comme les juges étaient des champions du Christ vainqueur, était évidemment tranchée d'avance. Le Talmud fut condamné et tous ses exemplaires solennellement brûlés, tout comme huit années auparavant les oeuvres de Maimonide, dont l'un des détracteurs, ce Jonas Gérondi dont nous avons parlé plus haut, s'imposant de cruelles pénitences, errait de communauté en communauté, et proclamait dans les synagogues : « Maimonide a raison et son enseignement est juste : nous fûmes des menteurs ! »

C'est en vain que les Juifs s'efforcèrent de faire réhabiliter leurs textes sacrés. Quelques années plus tard, Innocent IV consentit à faire réexaminer le verdict : mais une seconde commission, présidée par Albert le Grand, ne fit que l'entériner. L'année suivante, le célèbre dominicain allait enseigner à Cologne, où il semble avoir provoqué de nouvelles et retentissantes condamnations, et cette agitation, franchissant le cadre étroit des théologiens spécialisés, ameutait l'opinion publique contre les Juifs.

On en trouve les échos chez divers troubadours allemands de l'époque : ainsi chez Konrad de Würzburg (1268) :
Malheur aux Juifs lâches, sourds et méchants, qui n'ont [cure de se préserver des souffrances de l'enfer. Le Talmud les a abêtis et leur a fait perdre l'honneur. »
En France, la populaire Desputaison de la Sainte Eglise
Chez un anonyme de la même époque :
« Ils sont tombés bien bas Car Gamaliel leur a enseigné L'hérétique Talmud
Dont les faussetés
Leur voilent la vraie foi. »

et de la Synagogue du jongleur Clopin, qui date de la même époque, semble elle aussi être un écho direct de la grande controverse de 1240. S'adressant à un large auditoire, c'est ainsi que se constitue un mythe particulière-ment vivace, dont au xixe siècle, comme au xxe, les agitateurs antisémites feront un abondant usage, et où. les Juifs sont représentés non plus en empoisonneurs des corps, niais en empoisonneurs de l'esprit.

Du reste, il n'y a pas entre ces deux versions de séparation bien nette, tout comme il n'y a pas dans l'esprit du temps, de claire distinction entre salut des corps et salut des âmes. Aussi bien les deux thèmes se confondent-ils dans l'étrange et considérable rôle joué au cours de tout le Moyen Age par les médecins juifs, révérés et craints à l'instar de puissants magiciens aux-quels on impute les crimes les plus atroces et dont on sollicite les services avec une singulière insistance. Nous y reviendrons plus loin. Nous allons en venir maintenant aux formes nouvelles que revêtent à l'ère des croisades la structure et la vie interne des communautés juives. Elles ne manqueront pas de ressentir le double impact des persécutions dont les Juifs font l'objet et des bizarres idées qui commencent à circuler à leur égard ; elles s'en accommoderont par une espèce d'évolution adaptative, laquelle, par un inévitable choc en retour, donnera nais sance à des concepts encore plus fantastiques, qui s'impo seront au sein de la chrétienté aux siècles suivants.

par elisseievna » ven. 02 mars 2007, 16:28

suite et fin :

7. L'effort pour arriver à une vie vertueuse
Ce n'est pas tout d'éviter le mal; il faut aussi rechercher le bien : « Ecarte-toi du mal et fais le bien ! 1) Après avoir remporté une victoire sur ses fautes, il faut entrer dans la voie du bien. La première règle à observer : « Et tu aimeras le Soigneur, ton Dieu, de tout ton coeur ! » L'amour de Dieu engendre la crainte du mal et encourage au bien, même si celui-ci est mal récompensé.
« Mais il n'est pas d'homme juste sur terre qui ne fasse que le bien et ne pèche jamais » 2). L'homme est faible par nature. Il succombe parfois aux tentations de ses sens. Fort heureusement, il peut s'arracher à cet état de péché par la Techouba (;1 110'11), littéralement : le retour, la pénitence. r Par ma vie, dit le Seigneur Dieu, je ne souhaite pas que le méchant meure, mais qu'il renonce à sa voie et qû il vive ! » 3) Le Techouba consiste à faire honnêtement, sincèrement, le procès de ses propres fautes, à se les représenter une à une e à se promettre, même à se jurer, de ne plus y retomber. C'est la seule voie qui conduise à la vie vertueuse. Pour le reste, confions-nous en toute sécurité en Dieu et disons : « Que la bienveillance du Seigneur, notre Dieu, soit avec nous ! ~Y 4)
(1) Psaume XX XIV,o.
(2) Ecclésiaste VII20.
(3) Ezéchiel XXXIII,,.
(4) Psaumes XCrr.

par elisseievna » ven. 02 mars 2007, 16:27

suite :

(I) Psaume XII.-s citation tirée de Maimonide, Déôt chap. 7..

6. Devoirs envers nous-mêmes
La nature porte l'homme à s'aimer lui-même. Chacun s'applique de toute ses forces à devenir heureux. Ce senti-ment est humain, puisque la Tora proclame : « Aime ton prochain comme (tu t'aimes) toi-même ! »
Il est évident que cet amour de soi doit se mouvoir dans certaines limites dont les extrêmes sont l'égoïsme et le mépris de soi-même.
L'égoïsme est une disposition qui porte l'individu à ne songer qu'à lui-même, à sa conservation, à son développe-ment sans tenir compte des intérêts d'autrui. Il faut s'en tenir éloigné autant que du sentiment contraire, le mépris de soi-même. « Prenez garde à vous-mêmes » 4). Le mépris de soi-même est contraire à la nature de l'homme qui est créé à l'image de Dieu. Il importe donc de choisir le juste milieu. Les devoirs que nous devons observér sont de deux ordres : ceux qui ont pour but le bien-être corporel, et ceux

(1) Lévitique XXIIaa.
(2) Céphania Mn.
(3) 'Hôchen-Michpat 369.
Deutéronome W,s.

qui poursuivent le bien-être spirituel. Les premiers consistent à avoir soin de notre vie et de notre santé par la modération et. la propreté. Les seconds, à nous corriger de nos défauts par une discipline sur nous-mêmes.
Un amour de soi bien compris engendre la dignité. Elle consiste à se surveiller constamment avec un soin jaloux afin que les pensées mêmes intimes et les actes se meuvent dans le cadre de la convenance. Celui qui néglige ce devoir élémentaire s'abaisse à ses propres yeux et devient un objet de mépris aux yeux de ses semblables.

Dans cet ordre d'idées c'est à l'amour de la vérité qu'il faut faire la première place. Les relations entre les hommes se font au moyen de la parole. Que l'on s'imagine les tristes conséquences que peut engendrer une parole mensongère ! C'est pourquoi la Tora proclame ° « Eloigne-toi de la parole mensongère ! » 1) Que ton non » soit « non » — que ton « oui » soit « oui » ! Que les paroles de tes lèvres soient l'écho de ton coeur ! » 2)
Une autre forme du mensonge, c'est l'hypocrisie. Quoi de plus méprisable que de vouloir paraître meilleur qu'on ne l'est en réalité ! « Que tes yeux regardent bien en face, que tes paupières s'ouvrent droit devant toi ! 3) Le Talmud regorge de sentences qui dirigent leurs flèches acérées contre les hypocrites. Bornons-nous à citer la, suivante
L'hypocrite dit : « Dites-moi quels sont encore mes devoirs afin que je les accomplisse ! » 4)
L'usage et les bonnes moeurs demandent que nous nous servions parfois de formules, dites de politesse, qui, si elles sont exagérées, relèvent du mensonge. C'est pourquoi il faut en user avec modération et surtout éviter celles qui pour-raient tromper nos prochains sur nos véritables sentiments à leur égard. Gardons-nous, par exemple, de combler de témoignages d'affection ou d'amitié quelqu'un qui nous est indifférent au fond de notre coeur.
Il y a des situations où le mensonge cesse d'être un men-songe et où il devient un véritable devoir. Il est permis de tromper un malade sur la nature de son mal; ce mensonge
{1) Exode XX11Ia.
(2) Cf. Baba Metsia 49 a.
(3) Proverbes IVE.
Soto 22b.
est un réel bienfait puisqu'il lui inspire courage et patience. Qui sa ferait scrupule de mentir, si par cet expédient il arrive à éviter un malheur ? Certes, il vaut mieux cacher la vérité si c'est possible, que de dire un mensonge. Il appartient à l'éducateur de veiller avec un soin jaloux sur l'emploi judicieux de cette tolérance.

par elisseievna » ven. 02 mars 2007, 16:25

suite :

(I) Psaume XII.-s citation tirée de Maimonide, Déôt chap. 7..

6. Devoirs envers nous-mêmes
La nature porte l'homme à s'aimer lui-même. Chacun s'applique de toute ses forces à devenir heureux. Ce senti-ment est humain, puisque la Tora proclame : « Aime ton prochain comme (tu t'aimes) toi-même ! »
Il est évident que cet amour de soi doit se mouvoir dans certaines limites dont les extrêmes sont l'égoïsme et le mépris de soi-même.
L'égoïsme est une disposition qui porte l'individu à ne songer qu'à lui-même, à sa conservation, à son développe-ment sans tenir compte des intérêts d'autrui. Il faut s'en tenir éloigné autant que du sentiment contraire, le mépris de soi-même. « Prenez garde à vous-mêmes » 4). Le mépris de soi-même est contraire à la nature de l'homme qui est créé à l'image de Dieu. Il importe donc de choisir le juste milieu. Les devoirs que nous devons observér sont de deux ordres : ceux qui ont pour but le bien-être corporel, et ceux

(1) Lévitique XXIIaa.
(2) Céphania Mn.
(3) 'Hôchen-Michpat 369.
Deutéronome W,s.

qui poursuivent le bien-être spirituel. Les premiers consistent à avoir soin de notre vie et de notre santé par la modération et. la propreté. Les seconds, à nous corriger de nos défauts par une discipline sur nous-mêmes.
Un amour de soi bien compris engendre la dignité. Elle consiste à se surveiller constamment avec un soin jaloux afin que les pensées mêmes intimes et les actes se meuvent dans le cadre de la convenance. Celui qui néglige ce devoir élémentaire s'abaisse à ses propres yeux et devient un objet de mépris aux yeux de ses semblables.

par elisseievna » ven. 02 mars 2007, 16:23

suite :
(1) Deutéronome XXIIR.
(2) Traité Sanhédrin IVe.
(3) Traité des principes II,e.
(4) Sanhédrin 107 a.
(5) Baba Metsia 58 b.
Lévitique XIXae.


Il y a trois péchés qui sont punis dans ce monde et dans le monde futur : l'idolâtrie, l'adultère et l'assassinat; la calomnie cependant, connaîtra une sentence plus sévère encore, car elle tue triplement : le calomniateur, celui qui l'écoute (avec satisfaction) et le calomnié. C'est à eux que s'appliquent les versets : « Que le Seigneur supprime toutes les langues mielleuses, les lèvres qui s'expriment avec arrogance, ceux qui disent : Par notre langue nous triomphons, nos lèvres sont notre force : qui serait notre maître ? » 1)

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