par Silica » sam. 12 avr. 2014, 15:26
Je suis à peu près entièrement d'accord avec le constat de cet article !
A quelques exceptions près : d'abord l'accusation de "fanatisme" que je trouve assez malvenue et fausse. Au contraire, ce qui est très pervers dans cette histoire c'est que cet état d'esprit se distille discrètement, sous couvert du cool. Rien de fanatique, mais du sinueux.
D'autres mots de vocabulaire type "bien-pensance" (employé par Finkielkraut, tristesse), "totalitarisme", "de souche" etc sont également, en plus d'être très énervants car inopérants à force de les répéter inlassablement dans tous les contextes, complètement hors de propos, c'est dommage je trouve que ça tire cette bonne analyse vers le bas.
Ensuite je ne mettrais absolument pas Groland dans le même lot : justement, avec leur format hebdomadaire et leur traitement véritablement décalé (au contact de l'actualité mais pas à 100% et toujours par allusions) ils détonnent de tout ce qui se fait autrement sur Canal. Je pense que cette émission est conservée uniquement parce qu'elle fait une très bonne audience, car rien en commun entre eux et le reste de la chaîne.
quel est l’indésirable contre quoi se définit ce fanatisme « cool » ? Il est ce que Philippe Muray avait judicieusement baptisé le « plouc-émissaire ». Le beauf, le provincial, le populo, le vieux, le ringard, le Français de souche, cette cible permanente du programme humoristique « Groland », en somme : le peuple français traditionnel tel qu’il est haïssable et tel qu’il doit disparaître.
Groland, au contraire des autres, prend en compte ceux que désigne cette citation, et ne s'en moque pas. Ce n'est pas du foutage de gueule mais quelque chose de beaucoup plus subtil et nuancé malgré les apparences. Cette émission est pour moi la seule véritablement positivement politique de ce qui passe en clair sur la chaîne.
A le relire je trouve que cette analyse a un sous-texte auquel je n'adhère pas du tout. Mais je suis quand même largement d'accord avec ses constats.
Je suis à peu près entièrement d'accord avec le constat de cet article !
A quelques exceptions près : d'abord l'accusation de "fanatisme" que je trouve assez malvenue et fausse. Au contraire, ce qui est très pervers dans cette histoire c'est que cet état d'esprit se distille discrètement, sous couvert du cool. Rien de fanatique, mais du sinueux.
D'autres mots de vocabulaire type "bien-pensance" (employé par Finkielkraut, tristesse), "totalitarisme", "de souche" etc sont également, en plus d'être très énervants car inopérants à force de les répéter inlassablement dans tous les contextes, complètement hors de propos, c'est dommage je trouve que ça tire cette bonne analyse vers le bas.
Ensuite je ne mettrais absolument pas Groland dans le même lot : justement, avec leur format hebdomadaire et leur traitement véritablement décalé (au contact de l'actualité mais pas à 100% et toujours par allusions) ils détonnent de tout ce qui se fait autrement sur Canal. Je pense que cette émission est conservée uniquement parce qu'elle fait une très bonne audience, car rien en commun entre eux et le reste de la chaîne.
[i][quote]quel est l’indésirable contre quoi se définit ce fanatisme « cool » ? Il est ce que Philippe Muray avait judicieusement baptisé le « plouc-émissaire ». Le beauf, le provincial, le populo, le vieux, le ringard, le Français de souche, cette cible permanente du programme humoristique « Groland », en somme : le peuple français traditionnel tel qu’il est haïssable et tel qu’il doit disparaître.[/quote][/i]
Groland, au contraire des autres, prend en compte ceux que désigne cette citation, et ne s'en moque pas. Ce n'est pas du foutage de gueule mais quelque chose de beaucoup plus subtil et nuancé malgré les apparences. Cette émission est pour moi la seule véritablement positivement politique de ce qui passe en clair sur la chaîne.
A le relire je trouve que cette analyse a un sous-texte auquel je n'adhère pas du tout. Mais je suis quand même largement d'accord avec ses constats.